
Attention ! L'élection présidentielle a lieu les dimanches 22 avril et 6 mai.
Ces dates correspondent aux vacances scolaires de plusieurs zones.
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Le PS a lancé le site procuration 2012

Notre Candidat François Hollande à un projet pour redresser enfin notre pays. Cela peut se résumer par 60 engagements. Lors du meeting du Bourget, François Hollande s'est engagé à les appliquer au cours des 5 années de présidence.
Le Changement, c'est maintenant!
Pour lire ces propositions, cliquez sur le lien 60 engagements pour la Fance
Gérard Longuet a dépassé ce matin les frontières de l’admissible, en bafouant la décence la plus élémentaire due aux victimes du naufrage du Concordia et à leurs familles endeuillées.
Rien ne peut justifier un tel manque d’égard à la personne humaine, un tel irrespect de la vie, une telle ignominie à l’encontre d’un adversaire politique dans un pays démocratique et républicain comme la France.
Non seulement Gérard Longuet doit retirer ses propos sans délai et présenter ses excuses les plus formelles, mais un sévère rappel à l’ordre du chef du gouvernement - comme des instances de son parti -s’impose désormais pour atténuer le déshonneur qu’il a jeté sur l’ensemble de la politique française.
Sur le plan politique, cette dernière sortie d’un membre de l’UMP doit sonner la fin d’un cycle de déclarations qui salissent la campagne présidentielle très au-delà de l’acceptable : la stratégie de défausse du gouvernement s’apparente désormais à une débandade incontrôlée qui met en péril les conditions mêmes de notre vie démocratique.
Lors de ses voeux aux acteurs de l’éducation, le candidat sortant s’est félicité du bilan de l'action qu'il a menée avec la majorité depuis 2007. Une supercherie de la part du liquidateur de l'école de la République, qui ne résiste pas à l'examen des faits.
1. La dévalorisation du métier enseignant
- 80000 suppressions de postes de 2007 à 2012, ce sont des écoles qui ferment, des classes surchargées, des enseignants moins disponibles pour leurs élèves, des professeurs non remplacés. La France, avec 5 enseignants pour 100 élèves, est au dernier rang des 37 pays de l’OCDE en matière de taux d’encadrement en primaire.
- Suite à la catastrophique réforme de la mastérisation, les nouveaux enseignants sont envoyés devant les élèves, à temps complet, sans avoir reçu de formation pratique ! Pour le Gouvernement, être enseignant serait donc le seul métier qui ne s’apprend pas.
- D'après l'OCDE, le salaire relatif des enseignants par rapport aux autres professions a fortement diminué (- 17 % en 9 ans). Sarkozy prétend avoir revalorisé la rémunération des jeunes enseignants de 18 %. En réalité, sur le quinquennat, seuls les enseignants débutants ont vu leur traitement augmenter d’à peine 5%.
- Résultat : une perte d’attractivité gravissime du métier d’enseignant. Le nombre de candidats aux Concours est passé de 7 pour 1 poste offert en 2004 à 2,6 pour un poste offert en 2009 (ce ratio est de 10 dans les pays les plus performants comme la Finlande ou Singapour).
2. L’intérêt de l’élève méprisé
- Avec la semaine de 4 jours, généralisée de façon arbitraire, les enfants ont les journées les plus longues d’Europe en même temps que les semaines et l’année les plus courtes. Au prix d’un stress croissant.
- Dans les enquêtes internationales (PISA), entre 2000 et 2009, les élèves français sont passés de la 12e à la 18e place pour la lecture.
- La scolarisation des moins de 3 ans s’est effondrée, passant de 35% en 2001 à moins de 15% aujourd’hui.
3. Des inégalités scolaires qui explosent et un pays qui décroche
- La France est désormais l’un des pays où les inégalités sociales ont l’impact le plus fort sur les inégalités scolaires, et les attaques incessantes contre la carte scolaire ont encore renforcé la ségrégation sociale.
- Les enfants bénéficiant des dispositifs d’accompagnement personnalisé et de soutien, comme les RASED, sont les premières victimes des suppressions de postes.
- Résultat : le nombre d’élèves en grande difficulté augmente et 150 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification ni diplôme.
4. L’école privée favorisée, la laïcité attaquée
- La loi Carle sur le financement des écoles privées a imposé aux municipalités de financer des écoles privées d’autres communes si leurs résidents ont choisi d’y scolariser leurs enfants.
- Le privé ne supporte que 10 % des suppressions d’emplois au lieu des 20 % que l’équité exigerait.
- Des fondations visant a développer l’enseignement privé hors contrat sont reconnues d’utilité publique.
Le Président de la destruction de l'école ne saurait être celui de sa reconstruction en 2012.
Pour ceux qui aiment et qui vivent l'école, c'est François Hollande qui porte le projet du redressement éducatif : fin de la règle aveugle du non-remplacement d'un poste sur deux et création de 60 000 postes d'enseignants et d'encadrants sur la législature, priorité au primaire et aux zones d'éducation prioritaires, rétablissement d'une formation initiale et continue des enseignants digne de ce nom, mise en oeuvre concertée d'une nouvelle sectorisation.
Pour l'école, le changement, c'est maintenant
Plusieurs ministres (X. Bertrand, V. Pécresse) ont annoncé que la TVA sociale se ferait « avant
l'élection présidentielle ». Aussitôt, le Gouvernement a reçu le soutien du Medef : pour L. Parisot,
cette mesure « loin d'une faute sociale » serait « un avantage social ». La réalité est tout autre :
concrètement, la droite propose d'augmenter de plusieurs points la TVA.
La TVA ne peut pas être sociale : c'est l'impôt le plus injuste. Son poids est d'autant plus
important que les revenus des ménages sont faibles : elle représente 14 % du revenu des 10 %
des ménages les plus pauvres, contre 5 % du revenu des plus riches.
La droite fait porter les efforts par les plus modestes. Les deux plans de rigueur Sarkozy-
Fillon se sont traduits, notamment, par la taxe sur les mutuelles (+4,7 % de hausse moyenne
des tarifs pour 2012) et par une hausse du prix du gaz de +4,4 % pour 10 millions de foyers,
mais aussi par le passage du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 %. Sont notamment concernés
la consommation d'eau, les transports en commun (+3,2 % de hausse en moyenne pour la
SNCF depuis le 1er janvier), le bois de chauffage, le logement social, les livres et fournitures
scolaires. Dans le même temps, la majorité UMP à l'Assemblée nationale a décidé de baisser
l'impôt sur la fortune et de supprimer la taxe exceptionnelle sur les nuitées dans les hôtels de
luxe ! Avec la « TVA anti-sociale », la droite veut dégrader un peu plus encore la vie
quotidienne des ménages modestes alors même qu'ils dépensent la totalité de leur revenu
quand les plus fortunés, eux, en épargnent l'essentiel. Les bas salaires, aujourd’hui exonérés
de cotisations patronales maladie-famille, subiront de plein fouet cette nouvelle hausse
d’impôt, alors qu’à l’inverse une bonne part des revenus du capital en seront exemptés, dès
lors que la TVA autorise la déduction intégrale des dépenses d’investissement.
En plus d’être injuste, la TVA anti-sociale Sarkozy entraînera un risque de récession.
Après avoir creusé la dette de 500 milliards d'euros et alors que la France compte un million
de chômeurs de plus qu'en 2007, le Président sortant promet sans dire comment de rétablir les
comptes publics et faire redémarrer la croissance. Une hausse de TVA, en plombant le
pouvoir d'achat des Français, entraînera une chute immédiate de la consommation. Elle
enfermera notre économie dans la récession, réduira le carnet de commande des entreprises,
aggravera plus encore le chômage et, au final, creusera les déficits publics.
Prétendre que « seuls les produits importés seront concernés » est mensonger. Non
seulement tous les produits et tous les services consommés ou utilisés en France par les
Français verront leur prix augmenter fortement, mais les importations représentent à peine un
tiers de la consommation des ménages.
4 janvier 2012
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Promettre que cette mesure empêchera les délocalisations ne résiste pas à l'épreuve des
faits. Dans la compétition internationale, que vaudra une baisse des prix à l’exportation de 3%
ou 4 % quand l’essentiel du déficit de compétitivité de l'économie française n'est pas liée au
prix, mais à la perte de substance de notre industrie, l'insuffisant effort de recherche publique
et privée, le manque de financement pour que les PME puissent innover, grandir et exporter ?
Au contraire, il est plus que probable que la baisse d’impôt sera utilisée par nombre
d'entreprises – et d'abord les plus grandes – pour augmenter leur taux de marge, ce qui
augmentera le prix TTC des produits français et annulera le prétendu gain en compétitivité.
Qui peut penser qu'une hausse de 2 ou 3 points de tous les taux de TVA pour compenser ne
baisse de 2 à 3 points de cotisations patronales permettrait de combler le différentiel salarial
avec la Chine de l'ordre de 1 à 30 ?
L'alternative à cette politique qui a échoué et que la droite veut amplifier, c'est le projet
porté par François Hollande.
- Pour le redressement productif et la compétitivité-qualité à travers une politique
industrielle digne de ce nom dont les leviers sont une Banque publique d'investissement sous
forme de fonds régionaux, un livret d'épargne industrie, l'indispensable sécurisation des
parcours professionnels par la formation initiale et continue.
- Pour le soutien au pouvoir d'achat avec, notamment, un plan national de rénovation
thermique de l'habitat, la tarification progressive pour les consommations essentielles
d'énergie et d'eau, l'encadrement des loyers dans les zones de spéculation.
- Pour la justice fiscale à travers une réforme fondée sur deux principes forts : chacun doit
payer selon ses moyens et les revenus du capital doivent être soumis au même barème de
l'impôt que les revenus du travail.
Le sarkozysme a commencé en donnant aux riches et il se termine en taxant les pauvres :
après le paquet fiscal de 2007, le boulet fiscal de 2012 !
« Le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, précise qu’il n’acceptera aucune augmentation de la TVA dans sa forme actuelle qui aurait pour effet de réduire le pouvoir d’achat des Français. »
Communiqué de la Présidence de la République, juin 2007
« Opérer un tel transfert n'est pas sans danger dans notre pays, où la croissance est largement portée par la consommation. D'autant plus que cela éroderait le pouvoir d'achat des Français, à commencer par celui des retraités. »
Jean-François Copé, tribune sur 6 février 2010
« Je ne suis pas favorable à cette TVA sociale »
Xavier Bertrand, 21/10/2010
« Cette TVA sociale en tant que telle, en l’état de la croissance en France et sans un accompagnement très ferme en matière de maintien des prix ne serait pas propice en ce qu’elle serait facteur d’inflation »
Christine Lagarde, septembre 2010
« Faire basculer les cotisations sociales payées par quelques-uns sur une TVA sociale payée par tous serait contre-productif »
Christian Estrosi, février 2011
« Je ne suis pas favorable à cette mesure. Il faudrait un effort très conséquent d'augmentation de la TVA pour que cela ait un impact, au moins 5 points probablement, et qui peut imaginer qu'une augmentation de 5 points de la TVA n'aurait pas des conséquences dramatiques sur notre activité économique aujourd'hui ? »
François Baroin, février 2011
« "On parle de convergence avec l'Allemagne mais, Berlin ayant relevé sa TVA, les taux français et allemand sont à peu près équivalents. Si on augmente notre TVA, on se redécale par rapport à l'Allemagne". Plutôt que de réfléchir à une augmentation des recettes fiscales, mieux vaut se concentrer sur "diminuer les dépenses" »
François Fillon, février 2011
« C’est une idée qui nécessite du temps pour être mise en oeuvre dans des conditions satisfaisantes. Il faut deux ou trois ans pour la digérer. On aurait pu le faire en 2007. On y a renoncé »
Gilles Carrez, cité dans l’Humanité du 05/01/2012
« Dans la crise actuelle, proposer une réduction du pouvoir d'achat des Français pour le transférer vers les entreprises ne me paraît pas de bonne politique. »
Alain Madelin, 03/01/2012
Le Gouvernement vient de confirmer son intention d’augmenter, le 1er janvier 2012, les tarifs réglementés de vente de gaz aux particuliers de près de 5 %. Dix millions de foyers sont concernés.
Malgré l’engagement solennel du Gouvernement devant le Parlement d’empêcher toute hausse cet hiver, cette augmentation s'ajoute à celles qui sont intervenues depuis avril 2010 : en un an et demi, les tarifs ont augmenté de +25 %, soit une hausse moyenne de la facture de gaz d’environ 250 € par an pour un foyer se chauffant au gaz.
Ces tarifs ont même augmenté de plus de 60 % depuis les décisions de la droite d’introduire GDF en bourse en 2005 et de la fusionner avec Suez en 2008 pour le privatiser.
Cette explosion des tarifs de gaz dégrade lourdement le pouvoir d’achat des Français et plus particulièrement la situation de ceux qui se chauffent au gaz parmi les 4 millions de précaires qui consacrent plus de 10 % de leurs revenus à leurs factures d’énergie hors carburants.
Derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes pour qui les sacrifices s'accumulent : familles monoparentales, chômeurs longue durée, retraités avec faible pension, habitants des campagnes, jeunes.
Les demandes de coupures de gaz ont d’ailleurs été multipliées par dix depuis 2007.
Voilà le bilan énergétique au quotidien de Sarkozy !
M. Sarkozy est manifestement incapable de peser sur les décisions d’une entreprise dont il est pourtant le premier actionnaire pour la conduire à respecter les engagements de l’Etat,
En 2012, nous mettrons en place une nouvelle tarification progressive du gaz, de l'électricité et de l'eau qui garantira l’accès de tous à ces biens essentiels. Plus que jamais il y a urgence à revaloriser fortement le tarif social de gaz et à augmenter significativement le nombre de ses bénéficiaires.
Pour Sarkozy, se chauffer est un luxe. Pour François Hollande, c'est un droit. Pour la droite, le bouclier fiscal pour quelques uns, pour la gauche le bouclier énergétique.