Depuis dimanche 22 avril, sur la façade d’apparence marmoréenne que les membres du gouvernement dressent autour de Nicolas Ier, de fâcheuses lézardes n’ont pas échappé aux moins sagaces des observateurs de la vie politique française…
En attendant de se déchirer pour le leadership après le 6 mai, les sous-chefs de l’UMP, nantis des calamiteux « éléments de langage », font des interventions péremptoires : sur les plateaux de télévision, pour être présents ils se répandent, coupant sans cesse la parole à leurs interlocuteurs… Bref, une extrême nervosité dénonce les sourires qui se veulent carnassiers mais ne sont que rageurs…
On ne flirte plus avec les thèses du Front National, on couche avec, on s’y vautre… Nicolas, après avoir juré solennellement que jamais il ne se pacserait avec le FN, cache sa Rolex, se met en jeans, blouson et, la conscience tranquille, se « débraille » pour fricoter et s’encanailler entre les deux tours. C’est qu’il a toujours une idée à portée de main, celui qui se veut le Harry Potter de la droite! Après tout, si c’est la condition pour gagner, le jugement moral, il s’en tape !
Sur la scène de ce vaudeville, côté cour, il n’y a qu’à voir et écouter des parlementaires de la « Droite Populaire » traiter Chantal Jouanno de « grognasse » parce qu’elle a clairement déclaré qu’en cas de duel Marine / François, elle voterait pour ce dernier… A cette occasion, les propos de bidet et les épithètes de caniveau ont fait florès….
Côté jardin, ce serait plutôt la débandade ! Celles et ceux qui avaient sauté à pieds joints (et sans état d’âme…) dans le cabriolet Cadillac, couleur fraise écrasée, de Nicolas, se découvrent à présent, au tréfond d’eux-mêmes, une âme de gauche qu’ils n’ont jamais cessé d’avoir, clament-ils haut et fort….En fait c’est leur GPS, comme celui de Fadela Amara, qui leur indique à présent une direction à 180° de leur parcours des cinq dernières années.
Nombreux sont les visiteurs ou visiteuses du soir à l’Elysée qui font le marathon des dîners en ville au cours desquels ils, elles, assurent n’avoir jamais cru vraiment en Nicolas : analystes, conseillers n’ont pas de mots assez durs pour déplorer cet acharnement thérapeutique qui prolonge la vie politique de Nicolas… Les « people » s’y mettent aussi, soucieux qu’ils sont d’en faire suffisamment pour être prêts à courtiser le nouveau pouvoir et, prudents, pas trop afin de garder leur coupe-file pour la poterne dérobée du palais , au cas où… Seul Eric Besson, mâchoires serrées, fait mine d’être content de son sort. Il n’a pas le choix : la traîtrise c’est toujours un aller simple, le retour lui est interdit.
Pendant ce temps, de quelle nouvelle et merveilleuse idée notre ersatz d'Harry Potter de la droite nous fait-il profiter ? Eh bien, à qui veut l’entendre, il réclame trois débats entre les deux tours, ce qui peut être interprété par : « Pouce ! Le premier tour ne compte pas, je vais vous expliquer : on m’a mal renseigné sur François Hollande. J’étais à peine échauffé… J’ai droit à une seconde chance, non ? Et là, il faut bien au moins trois débats, non? » (pas nouveau tout ça,…. déjà en 81, Valéry…)
Réponse de François : « Pourquoi changer les règles ?... Comme tout mauvais élève le Président sortant veut des oraux de rattrapage. Pourquoi pas quatre ou cinq ?... Non, il n’y aura qu’un seul grand débat !... »
Alors quoi, la magie n’opère plus ?... Oui, c’est vraiment la panique à la cour de Nicolas !...
Article également en Une de MEDIAPART du 28 avril 2012
Pierre RATERRON
Le pire reproche d’un politique vis-à-vis de son adversaire est de le traiter d’idéaliste. Et pourtant, dans tous les discours, toutes les harangues, toutes les proclamations, il est question d’idéaux !... Il en est de même pour le rêve : « Vous n’êtes que des rêveurs, alors que nous proposons des solutions concrètes !... » nous rabâche la droite. Or, depuis dix ans et particulièrement ces cinq dernières années, les « solutions concrètes » se sont révélées n’être que des fantasmes, c'est-à-dire, dixit Le Robert, une « production de l’imaginaire, par laquelle le moi cherche à échapper à l’emprise de la réalité » le moi désignant bien évidemment le Président sortant, Nicolas Sarkozy…
Mais comme la personnalité de ce dernier ne peut admettre de ne pas réaliser son fantasme, les effets d’annonces, les brusques changements de cap et les promesses non tenues ont plu comme à Gravelotte, sur fond de crise internationale, bien commode pour absoudre l’incapacité gouvernementale !...Dans le même temps, Nicolas le Bienheureux, estimant son devoir accompli vis-à-vis du peuple, a pu laisser libre cours à ses penchants naturels, c'est-à-dire favoriser son clan et privilégier les nantis….
En 2007, une partie du peuple avait cru en ce candidat énergique et péremptoire qui s’affirmait « Président du pouvoir d’achat » et en son slogan « Travailler plus pour gagner plus »… Qu’en est-il aujourd’hui ?...Le pouvoir d’achat des Français est en chute libre, les inégalités et les injustices sociales se sont accrues de manière vertigineuse, le commerce extérieur est en déroute et la dette souveraine est en progression exponentielle, pour ne parler que de ces aspects là…
Alors quand le Président-candidat, devenu il y a peu, le Candidat-président, sollicite un second mandat en promettant avec emphase et cynisme une énième feuille de route comme s’il n’était pour rien dans le bilan catastrophique de son mandat présidentiel, n’évoquant « ses erreurs » que du bout des lèvres, eh bien, il ne faut pas s’étonner qu’on lui réponde « même pas en rêve !... »
Car le rêve est important pour le peuple de France, surtout dans la situation actuelle. Le rêve, celui d’un travailleur, d’un ou d’une employée, d’un artisan, c’est l’espoir légitime d’un mieux-être. C’est, pour un émigré, la fin d’un parcours de combattant dans l’espoir de ne pas être reconduit à nos frontières. Pour le SDF, c’est l’attente d’un toit et de plus de solidarité. Pour les moins favorisés, c’est de pouvoir retrouver leur dignité, c’est avoir le droit à bénéficier de la protection sociale et de pouvoir se soigner. C’est aussi le rêve des parents pour que leurs enfants puissent avoir un avenir meilleur. C’est enfin la petite lueur qui persiste à briller au sein du désespoir quand on a tout perdu pour avoir cru aux promesses fallacieuses….
Ce n’est pas d’une « France forte » dont les Françaises et les Français rêvent mais bien d’un changement immédiat dans leur vie quotidienne. La « France forte » proposée, c’est avant tout une France conservatrice qui se consolide grâce aux valeurs sûres de la droite , le capital et la spéculation.. Alors que le rêve des Français est tout simplement l’espoir d’une nation plus juste. Aussi, le changement, c’est maintenant qu’ils le veulent!...
Pierre RATERRON
Représentant « Culture » du Parti Socialiste
Au Parti Socialiste Européen
Comité départemental de campagne (16)
pour l’élection de François Hollande
Ma grand-mère maternelle, Creusoise, avait coutume de dire : « Prévoir la grande lessive ou le grand nettoyage le jour où nous recevons des invités, c’est indécent et stupide !... ». En l’occurrence, ces invités sont ce que les technocrates définissent comme étant une « une entité sociologiquement identifiée et circonscrite » qu’on appelle communément… le peuple.
Nous sommes toutes et tous contre la fraude et les malversations et nous avons à cœur de les combattre. En cela, Arnaud Montebourg (pour qui j’ai de la sympathie, il le sait) a toujours été à la pointe de ce combat avec des enquêtes précises, argumentées et circonstanciées. Mais quelle ne fut pas ma surprise de m’apercevoir qu’Arnaud, qui s’est rallié à François Hollande, lors du second tour des primaires, ne figurait pas dans l’organigramme de l’équipe de notre candidat !...
Saluons son habileté et son intelligence qui le font soutenir notre candidat en gardant sa liberté de parole et de mouvement : chapeau !...Mais la liberté est difficile à gérer et souvent d’avocat on devient procureur… Le risque c’est l’outrance, le mauvais timing et le souci constant de la trajectoire et de la visibilité personnelles, légitimes certes, mais qui ne semblent pas s’inscrire dans la démarche commune en vue de la victoire aux présidentielles et aux législatives de 2012.
Nous pouvons tout nous dire, entre camarades, à condition que cela ne se transforme pas en une mise en cause publique. La lettre à notre Première Secrétaire était déjà « border line » entre camarades, mais la rendre publique a créer la confusion des genres et la satisfaction de la droite, soulagée « On craignait que les socialistes aient changé, heureusement ce n’est pas le cas et c’est tant mieux !... » Alors, à quoi bon cette primaire exemplaire ?...
Et tous ceux qui jouent le « coup d’après », qui se voient déjà ministres, celles et ceux qui ne se préoccupent que de leur avenir personnel aux législatives, font le jeu de Marine Le Pen qui sait manier les thèmes populistes les plus dégradants. De même, ne nous y trompons pas, pour élire Nicolas Sarkozy, la droite sera en rangs serrés, sans doute le dernier carré, mais elle ne fera pas la lessive ou le grand nettoyage pendant la campagne !...
Je suis loin d’être le seul à le penser, nous commençons à en avoir ras la casquette !...Après trois défaites aux présidentielles, nos victoires aux municipales, aux cantonales, aux régionales, la conquête du Sénat, arrêtons de brouiller la perception que le peuple a de nos idéaux et de nos politiques par des actions ou des prises de position parasites .Que notre message soit toujours clair : nous voulons que François Hollande soit notre prochain Président de la République !...
Pierre RATERRON
Article en Une de Mediapart
Secrétaire Fédéral (16)
Représentant « Culture du Parti Socialiste
au Parti Socialiste Européen
Dimanche soir 16 octobre 2011, sur le perron de Solférino, une image forte : François Hollande, notre Candidat à l’élection présidentielle et Martine Aubry, notre Première Secrétaire, la main dans la main… Samedi 22 octobre, à la Convention d’investiture autre image forte : tous les acteurs de cette primaire étaient présents, unis et enthousiastes, dans une ambiance de veille du combat pour la victoire.
Près de trois millions de votes exprimés au second tour des primaires citoyennes, mais la droite persifle, mieux , elle « victimise »…Jean François Copé n’a cessé de nous émouvoir par son marathon dans tous les medias où il se plaignait que l’UMP n’avait pas eu assez de temps pour s’exprimer, la faute aux socialistes et à leur primaire . « A présent, nous allons occuper le terrain !... » ajoutait-il….
Comment le secrétaire général du principal parti de la majorité, soutien du gouvernement, peut-il en venir à des querelles de cour de récréation ?...De la part de Nadine la « pitbullette», cela ne nous aurait pas étonné, elle qui dans l’émission Mots Croisés , s’adressant à un contradicteur, déclarait : « Alors, vous croyez que je ne n’ai pas de cerveau et que je ne suis pas capable d’analyse politique ?...» Superbe déclaration d’un ministre de la République…
Alors comme ça, la majorité , avec tous les pouvoirs ( le Sénat en moins, on y a mis bon ordre !..), le gouvernement et le timonier en chef ont vu, impuissants, passer le train des primaires citoyennes, condamnés qu’ils étaient à ne brouter que l’herbe de leur pré carré ?... Surprenant, non ?...
Et pourtant cette impuissance s’est révélée exacte lorsque le lundi 17 octobre, les corrals ont été ouverts et que toute la droite a déboulé pour « occuper le terrain ». Elle n’avait pas de mots assez durs, souvent grossiers, pour fustiger la gauche et les socialistes. Elle est même allée jusqu’à organiser une sorte de « rétro-téléthon » pour « anéantir »(sic) le projet socialiste sans même se rendre compte que sa pseudo démonstration , par ses outrances, atteignait les sommets du ridicule…
Car, en fait, la droite monolithique, derrière son chef , n’est plus une réalité, c’est un fantasme : il faudrait parler non pas de la droite mais des droites, populaire, sociale, humaniste, libérale…, qui sont autant de dérivations ( quand il ne s’agit pas de dérives…) d’une idéologie conservatrice. Or, chacun sait que plus il y a de dérivations sur un flux, moins ce dernier a de force. Au contraire des courants qui, eux, ont pour résolution une confluence qui renforce l’idée directrice.
Cette unité confluente a été clairement déclarée et ressentie lors de la Convention d’investiture de notre candidat à l’élection présidentielle. François Hollande est notre candidat. Martine Aubry est notre première secrétaire, c’est bien ainsi. N’épargnons pas nos efforts, restons unis, avec nos partenaires de gauche, pour gagner les combats de 2012, face à ces droites hystériques !...
Pierre RATERRON Secrétaire Fédéral (16) Représentant « Culture » du Parti Socialiste au Parti Socialiste Européen |
Le Sénat n’a pas « basculé » à gauche, ce sont les grands électeurs qui ont choisi de faire confiance à la gauche !...Rappelons-nous la morgue des leaders de la droite quand ils affirmaient :
« La gauche, en particulier le PS, ne gagne que les élections locales, pas les nationales… »
Tiens donc ...Mais, ce sont justement les victoires aux Municipales, aux Cantonales et aux Régionales qui ont permis de gagner la majorité au Sénat, l’une des deux assemblées du Parlement !... A moins que, par un de ces arguments spécieux qu’elle tient toujours en réserve, la droite considère que la victoire de la gauche au Sénat n’est pas de niveau national…
Il n’y avait qu’à entendre Raffarin, dimanche soir, pratiquer la méthode Coué et clamer les mêmes «arguments de langage» qu’utilisait J.F. Copé : «Rien n’est joué, les sénateurs sont des hommes sages, qui réfléchissent… Ils ne voudront pas prendre le risque d’une telle aventure… »
Pathétique, Larcher, qui les résultats déjà connus, avait peine à reprendre son souffle en constatant «une forte poussée de la gauche», encore un élément de langage commun au Ministre de l’Intérieur, au Secrétaire général de l’UMP et à JP Raffarin. L’Elysée avait passé ses consignes …
Ubuesque, le Président sortant qui affirmait à qui voulait l’entendre qu’il avait des sympathies à gauche et qu’il présenterait sa candidature à la présidence du Sénat, le 1er octobre avec « confiance et légitimité » pour la garder , évoquant avec lyrisme des ralliements possibles et des accords individuels… En fait, tripatouillages pour « garder » le perchoir et présider un Sénat dont la majorité est à gauche !...
Pitoyable ce refus autiste d’accepter l’alternance républicaine et de se comporter comme les gardiens légitimes de la Haute Assemblée… Il est vrai que cela faisait 50 ans que la droite verrouillait le Sénat et prenait ses aises dans un édifice prestigieux dont elle estimait être propriétaire…
Eh bien non !... Elle n’était que locataire et le bail n’est pas renouvelé, car les grands électeurs en ont décidé ainsi.
A l’inverse, la majorité des candidats à la primaire étaient côte à côte pour participer à cette victoire historique de la gauche qui est la première étape en vue de la victoire à la présidentielle et aux législatives. Pour Nicolas 1er, une fessée est un bon prélude à une éjection prochaine !...
Sénatrices, sénateurs de la droite républicaine, vous qui, dans plusieurs occasions avez montré votre indépendance d’esprit, respectez la démocratie !…
Pierre RATERRON
Secrétaire fédéral (16)
Représentant « Culture » du Parti Socialiste
au Parti Socialiste Européen
( à la Une de Mediapart les 26, 27-09-2011 )
Après avoir été raillée, brocardée et caricaturée par la droite, le chef de l’Etat en tête, la « primaire »est reconnue comme un moyen moderne de faire de la politique. Nous, nous le savions car, au contraire de la droite, nos choix passent toujours par le débat et non par la recherche paresseuse ou effrénée ( c’est selon…) du chef providentiel , toujours un homme, jamais une femme !…
Le droit de choisir, en toute liberté, la candidate ou le candidat à l’élection présidentielle est un des privilèges de la démocratie. Ne pas en prendre conscience, c’est refuser une démarche citoyenne et devenir un spectateur passif qui, le plus souvent disserte à l’envie sur la démocratie sans participer au destin de son propre pays !...
Car, faire ce choix, ce n’est pas un engagement militant, mais bien un engagement citoyen. Et quand on partage les valeurs « premières » de la gauche, même en partie, alors il nous faut nous mettre en cohérence et passer à l’acte, c'est-à-dire devenir acteur ou actrice de ce choix démocratique.
A gauche, ne laissons pas passer notre chance de choisir les 9 et 16 octobre 2011 !...
Pierre RATERRON
Secrétaire Fédéral (16)
Représentant « Culture » du Parti Socialiste
Au Parti Socialiste Européen
" Toute vérité, pour être officielle, doit impérativement être vérifiée à plusieurs sources avant d'être proclamée. " Pour cette affirmation publique, Ibn El Khaldoun ( 1332-1406), historien , ,philosophe, diplomate, a été emprisonné. C’était l’un des pères de la méthode historique moderne et un précurseur de la sociologie moderne.
Dans la pitoyable affaire du Sofitel de New-York, qu’en est-il de la vérité officielle ?... Elle est absente, pour la bonne raison qu’elle n’est pas encore établie. Le système judiciaire américain est basé sur une instruction à charge, dans un premier temps. Nous en sommes là.
Sans préjuger de l’issue de cette affaire, mais connaissant bien les Etats-Unis, je ne peux que ressentir une certaine gêne à ce que toute l’accusation semble verrouillée et parfaitement en place comme un puzzle dont on aurait prévu la résolution. Il n’y avait qu’à voir le sourire mutin de la présidente de l’audience préliminaire, devant les photographes, et son évocation du cas Polanski ( de nationalité française) pour percevoir de façon palpable la satisfaction ( délirante dans la presse américaine) d’avoir fait « plonger » un Frenchy de cette envergure….
Ce qui n’empêche pas certains medias en France, en particulier les chaînes d’information permanente, de diffuser en boucle les images dégradantes, aussi bien pour la victime supposée que pour le présumé coupable, en l’état actuel de l’instruction. Le prétexte de « l’information » , l’excuse d’images venant des agences américaines ( en contradiction avec la loi Guigou sur la présomption d’innocence…) ne sont que faux semblants pour mettre en place une « vérité médiatique »aussi puissante et à l’inverse des sondages « déterminants » attribués à un candidat à la présidentielle qui ne s’était pas encore déclaré…
En 2009, Bernard-Henry Lévy affirmait « Le « Parti Socialiste doit disparaître !... » Foutaises, lui avons-nous répondu et nous avons bien fait. Depuis, pour une noble cause et en qualité de conseiller personnel du Président de la République, il se fait filmer en chef de guerre à Benghazi. Mais n’est pas Malraux qui veut…
Aujourd’hui, c’est la droite, gouvernement compris, qui saute sur le fait divers pour discréditer le PS. Il n’y a qu’à voir la mine réjouie des personnalités de droite quand elles prononcent l’expression « présomption d’innocence » en préambule de constats à charge qu’elles distillent avec gourmandise, prenant chaque jour un peu plus d’assurance dans leurs jugements dont le conditionnel n’est que de pure forme…
Quel discrédit ?... Les femmes et les hommes, militants et élus qui oeuvrent pour le « Changement », ne sont pas à la recherche d’une personne providentielle qui tel un deus ex machina imposerait ses solutions. Ca, c’est la culture de la droite, celle du chef ; Nous, à gauche, nous avons la culture des idées exprimées dans le débat démocratique.
Martine Aubry, notre Première secrétaire, a su remettre le parti au travail en installant un climat de concertation entre toutes ses sensibilités . « Gardons le cap !... » nous dit-elle , le cap sur notre programme pour lequel nous votons aujourd’hui en sections , avec des amendements qui enrichiront le contenu . Le cap, aussi sur la date limite de dépôt des candidatures, le 28 juin. Le cap, enfin sur les primaires qui se dérouleront au dernier trimestre de cette année. L’agenda est respecté parce qu’il n’y a aucune raison de le modifier.
Le Parti Socialiste n’était pas « audible » aux dires des medias , quand il préférait travailler que faire des effets d’annonce dont la droite abuse. A présent, notre programme est connu, diffusé et en voie de finalisation grâce aux votes des militants et de leurs amendements . Ce sera une base de rassemblement de toute la gauche pour battre la droite et ses affidés en 2012.
Pierre Raterron
Représentant Culture du Parti Socialiste au Parti Socialiste Européen
Coup de gueule N° 07 de Pierre Raterron
Dans cet atmosphère délétère où se complet le gouvernement, où les propos « off record » sont les plus médiatisés, où tout arrive à se savoir ( heureusement) en dépit des effets d’annonce, des démentis et des promesses-kleenex du candidat Sarkozy, devenu le « shrunk president » (président rétréci , ainsi que le surnomment les Britanniques), il est salutaire de revenir à ce qui est concret, c’est à dire à quelques réalités qui démontrent que cette fameuse réforme des retraites est profondément injuste :
Certes, une réforme des retraites est nécessaire, tout le monde s’accorde sur ce point, mais pas menée à la hussarde, en préférant les consultations aux concertations, sans réels débats, sans possibilités de choix, en une marche forcée pour accomplir le « grand œuvre » du quinquennat de Nicolas Sarkozy ...
Quand un pays exprime son refus par des revendications, par des manifestations répétées d’une telle ampleur, il n’est pas acceptable que ce refus soit jugé avec mépris comme étant « la rue »…A ce point, cela relève de l’autisme !...L’obstination, maintes fois déclarée, du Chef de l’état et de son gouvernement, devient une posture « jusqu’au-boutiste », indigne de responsables politiques d’une nation !...
Prétendre qu’il faut présenter un handicap de 10 à 20 % pour bénéficier de la clause de pénibilité, relève d’une vision bureaucratique de la santé que la médecine du travail dément quotidiennement…
Réserver aux femmes des modalités de retraite qui aggravent leurs conditions au travail, déjà désavantagées par rapport aux hommes, à qualifications égales, c’est aussi une vision bureaucratique générée par une misogynie persistante… Et ce ne sont que deux points de cette « méforme » des retraites qui en comporte bien d’autres toutes aussi injustes vis-à-vis des classes moyennes et des moins favorisés.
Dans la confusion des genres où se débat le gouvernement, ses membres sont plus préoccupés de connaître leur sort après le « rechapage » prévu pour octobre, puis novembre et repoussé ( sait-on jamais ?...) à Noël par le Président de la République, capable de le présenter comme un cadeau fait aux Français !...
Mépris pour la protestation populaire, autisme, mais aussi cynisme caractérisé… La preuve en est cet amendement voté au Sénat stipulant qu’en 2013, un autre système de retraites devra être étudié, dont « la retraite à points, qui a fait ses preuves… » dixit le rapporteur UMP !...Or la retraite à points est l’une des pistes que propose le Parti Socialiste.
2013, c’est un an après l’élection présidentielle. Est-il sûr de gagner en 2012 ?...Pas certain, quand il se regarde dans la glace en se rasant… Mais c’est un joueur cynique, on peut même l’imaginer : « Si je gagne en 2012, on remettra en chantier les retraites et si je perds, les Socialistes se débrouilleront !... En attendant, cette réforme va permettre de combler les déficits les plus criards…» En définitive, cette méforme des retraites est indigne car jouée sciemment sur « impair et passe… »
Pierre RATERRON
Représentant Culture du Parti Socialiste au Parti Socialiste Européen
aussi sur le blog du PSE: www.pes.org/fr/blogs
et sur www.mediapart.fr
Brice H. : « On m’a mal compris…. »
Eric B. : « Je n’étais pas au courant… »
Nicolas 1er : « Si les Luxembourgeois …. »
Ainsi, la honteuse circulaire qui ciblait précisément les Roms a ( sans doute) été envoyée par pigeons voyageurs à tous les préfets de France … Par pur esprit de nuisance, un complot de colombophiles, malveillants vis-à-vis du gouvernement, a dû se répartir la tâche pour intercepter tous les messages républicains du Ministre de l’Intérieur et les remplacer par la circulaire de discrimination ethnique contraire aux principes fondamentaux de notre République et de la Communauté Européenne ( ces derniers votés par le Parlement Européen avec l’assentiment appuyé du Président de la République, Jacques Chirac… On arriverait presque, sur ce sujet, à le regretter !...)
Pour ne pas perdre la face, Brice, d’habitude boute-feu, s’est fendu d’une explication . Allait-il reconnaître la faute, invoquer les circonstances, la précipitation que l’ami de 30 ans avait mise à satisfaire Nicolas 1er, dès sa descente de tribune à Grenoble ?... Hélas, non !...Sa seule explication : « On m’a mal compris… », arguant de la transmission tronquée, de l’interprétation erronée de son message républicain… et tutti quanti…
Il est vrai qu’à l’heure du numérique, le pigeon voyageur n’est pas le moyen le plus approprié pour alerter les préfets. Mais quand un Ministre de l’Intérieur en arrive à nous donner ce type de non-explication, osons le dire, c’est qu’il a salement « merdé » !....
Quant à Eric la Menace ( ni colombophile, ni préfet ), de n’avoir pas été prévenu, il a piqué une colère noire ( oui, je sais, mais c’est une image …). Comme il se tire des bourres avec Brice pour être le préféré de Nicolas, il a sans doute fait son rapport en s’indignant de n’avoir pas de colombier pour recevoir les messages auprès de Nicolas, en train d’écoper ( comme le titrait fort à propos Libération du 15-09-2010 : « La droite prend l’eau… »). Agacé par cette visite impromptue, il dut lui recommander : « T’as qu’à dire que tu n’étais pas au courant !... » Ce que fit Eric sans état d’âme et surtout sans prendre conscience de l’énormité et du ridicule de la situation pour le Ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale !...
Mais ce n’est pas tout !... A leur sortie de l’Elysée après un déjeuner avec le chef de l’Etat, les parlementaires UMP s’en sont donnés à cœur joie. L’un d’eux a d’ailleurs synthétisé ce que leur a dit Nicolas 1er : les injonctions de Bruxelles sont nulles et non avenues. Mais si les Luxembourgeois veulent les Roms, on les leur laisse avec plaisir,… faisant allusion en termes choisis et élégants à la nationalité de « Viviane Reding, en charge de la Justice et des droits fondamentaux au sein de la Commission européenne qui a menacé Paris de poursuites judiciaires pour non respect de la législation de l'UE concernant la trop fameuse circulaire ciblant expressément les Roms. » ( cf CL du 16-09-2010)
Quand on voit les moyens et les procédés mis en œuvre par l’Elysée pour découvrir les sources des journalistes du Monde au mépris des droits fondamentaux des journalistes à protéger leurs sources…
Quand on voit l’autoritarisme du président de l’Assemblée, pris de panique, qui interrompt brutalement l’expression des députés de l’opposition et refuse que les non inscrits s’expriment avant le vote…
Quand on voit qu’Eric le Wertueux est encore ministre…
On constate que la barge de la droite prend l’eau de toutes parts. Mais qu’elle flotte encore. Les calfateurs sont de plus en plus maladroits, ils transpirent de panique mais la barge doit tenir jusqu'au printemps 2012 et, d’ici-là, être transformée en un superbe yacht , avec spectacle de sons et lumières pour tenter d’éblouir les Françaises et les Français. Seulement, voilà… ça fait longtemps que ces derniers ne croient plus à la « rupture », au « pouvoir d’achat », à la « justice sociale » et aux recettes de bonheur de Nicolas Sarkozy, genre « travailler plus pour gagner moins » ou comment se passer de l’essentiel !...
Claude Chabrol vient de nous quitter. Il se trouve que j’ai été stagiaire décorateur sur un de ses premiers films. Nous nous sommes revus souvent depuis. J’ai de l’affection pour ce cinéaste qui a marqué ces 50 dernières années. Quand on lui demandait ce qu’il exécrait par-dessous tout il répondait : « Etre pris pour un imbécile par un politicien »…
C’est pourtant ce que ne cessent de faire ce gouvernement et son patron Nicolas. Que les citoyens Français soient pris pour des imbéciles, ce n’est pas seulement une faute, mais c’est surtout qu’ eux, ils ne l’oublieront pas !...
17-09-2010 Pierre RATERRON
"Coup de gueule n°4" de Pierre Raterron
France, terre des Festivals… Pour combien de temps encore ?...
France, première destination touristique au monde, encore cette année. Ouf, le vent du boulet nous a réveillé et tout le monde a poussé un soupir de soulagement, , gouvernement et majorité en tête… La baisse sensible de la TVA en faveur des cafés et restaurants est intervenue à point nommé pour la période estivale.
Que ce cadeau de Nicolas 1er n’ait que très partiellement été suivi d’effet pour les consommateurs Français est considéré par le gouvernement comme un aléa inévitable à la suite d’une telle mesure. Bref, "cela est acté, alors passons à autre chose…"
Justement, parlons Culture, ce mot si souvent employé quand il s’agit de "culture économique", de "culture d’entreprise" et même de "culture du non emploi " ( sic). Coluche avait paraphrasé un trait d’esprit d’Alphonse Allais : "La société doit faire œuvre de pédagogie : apprendre aux riches à bien choisir ce qu’ils achètent …et aux pauvres à s’en passer !... "
A présent que la culture est presque exclusivement traitée, au quotidien, dans sa seule dimension "spectacle" (nécessaire, mais pas suffisante…), on est en droit de se demander si l’austérité budgétaire croissante au niveau national, les transferts de charges de l’état aux collectivités locales sans compensation budgétaire et la réforme territoriale ne vont pas porter un coup fatal à cette dimension spectacle de la culture, en particulier les festivals…
Car ils constituent un attrait non négligeable pour les étrangers et les Français. En effet la France est "Terre de festivals", mais pour combien de temps encore ?....Pour l’instant, il n’est pas encore question de remettre en cause les festivals emblématiques, quasi institutionnels. Mais quand le Ministre de la Culture déclare qu’il va diminuer les crédits de son ministère dans les trois ans ( pour le gouvernement, une annonce dans les trois ans signifie une réduction drastique l’année prochaine…), que croyez-vous que devront se résoudre à faire les collectivités ?...
D’autant, que dans la réforme des collectivités, le gouvernement souhaite supprimer la clause de "compétence générale" qui permettait à ces dernières de s’occuper de domaines qui n’étaient pas en principe de leur compétence, en particulier l’aide à la création…
3500 conseillers territoriaux remplaceront les 6.000 conseillers régionaux et généraux en 2014. Cette importante entité territoriale sera-t-elle en capacité de soutenir la création dans les festivals, alors que les révisions, diminutions et parfois suppressions de subventions sont déjà d’actualité ?...
Heureusement, avant 2014, il y a 2012. Ce n’est pas une lapalissade, c’est une chance !... Alors, si nous refusons la "culture du non-emploi" comme la "culture de l’austérité", notamment en matière de festivals, mobilisons-nous pour que 2012 ne soit pas uniquement l’année de l’alternance, mais aussi l’année de la victoire de la gauche rassemblée !...
16-08-2010 Pierre RATERRON
"Coup de gueule n°3" de Pierre Raterron
« Déchéance de la nationalité Française » ?... Ben voyons, mais c’est Besson qui s’y colle ...Des trois Eric, c’est le seul disponible !....
Mâchoire serrée, à présent sûr de lui, sûr d’être protégé ( avec Nicolas, rien de moins certain…) l’exécuteur des basses œuvres est prêt . Pas folle la droite, ce n’est pas l’un des leurs ( pur jus) qui se proposerait, non, c’est le transfuge qui s’y colle. Il aurait même été vexé que quelqu’un d’autre le fasse à sa place. Il est comme ça Eric Besson, c’est le service total , « all included »…Le pragmatisme à courte vue pour plaire à Nicolas 1er en ces temps où les siens ne lui donnent pas du tout satisfaction ( et c’est un euphémisme…).
En plus, c’est un merveilleux donneur de leçon : comment , tous se défilent, mais lui, il les a bien accrochées pour faire le taf, bande de dégonflés !... Rien de plus simple : « Pas la peine de changer la Constitution,…C’est simple ! »... clame-t-il. On va voir ce que l’on va voir…. Merci, nous avons vu sa piteuse prestation sur l’identité nationale !...
Car il sait se rendre indispensable : Avec sa cote de popularité ‘dans les chaussettes’ les ambitions personnelles qui contestent de plus en plus son autorité, la raréfaction de ses bons petits soldats qui vont au feu, la fleur au fusil, Nicolas a absolument besoin de ses trois Eric : Woerth, Besson et Raoult.
Des trois, c’est ce dernier le plus réjouissant, car lui au moins, dès qu’il exhorte haut et fort, on sait que c’est une connerie, comme par exemple sa sortie sur le devoir de respect vis-à-vis du gouvernement de la France que doivent avoir les lauréats du Prix Goncourt…..Mais il est utile dans son rôle de tambour de ville : il détourne, cinq minutes, l’attention des Français des vrais problèmes. C’est toujours ça de gagné dans la panique actuelle, mais insuffisant pour la période estivale!...
Woerth, lui, c’est Monsieur Retraites, au sourire scotché de sérénité peinée parce que de plus en plus de monde ( droite comprise) ne fait que lui faire des misères. Et c’est en toute ingénuité qu’il ne comprend pas que lui soient reprochés le conflit d’intérêt entre le Trésorier de l’UMP et le Ministre du Budget, son implication dans l’affaire Bettencourt, De Maistre (dont son épouse était, par hasard, l'employée) et , récemment, son intervention dans la succession du sculpteur César… Mettez vous à la place de ce pauvre cher homme...
Donc, c’est bien Eric Besson qui s’est rué pour satisfaire son maître, de plus en plus incohérent, et se racheter de son échec identitaire. Parce qu’il n’a pas le choix, un transfuge, ça ne fonctionne que dans un sens. Il est à présent solidaire d’une crémaillère qui l’emmène inexorablement vers toutes sortes d’aberrations, comme par exemple la négation du « Droit du Sol »…
Alors que les constitutionalistes et bon nombre de politiques estiment que la volonté de Nicolas Sarkozy de « déchoir des délinquants de la nationalité Française est , par essence, contraire au texte fondateur de la République », Eric Besson affirme gravement, sans ciller : « le Président de la République a raison de vouloir rétablir le droit républicain».( ???)
Il n’est absolument pas question de prendre la défense de délinquants ou de meurtriers des membres des forces de l’ordre. Nous avons connu la double peine, à présent c’est la déchéance de la nationalité Française…. Le Parti Socialiste a eu raison de répondre que tout cela n’était qu’un leurre destiné à faire perdre de vue le chantier des retraites et à étouffer l’affaire Woerth .
Et pour agiter ce leurre qui est plus qualifié qu’un transfuge, condamné à servir son maître ( pratiquement le seul à l’accepter à droite) dans ses dérives sécuritaires qui ont été une voie royale pour son élection de 2007, alors que depuis dix ans, il est en charge de la sécurité avec les piètres résultats que l’on connait?...
Non, nous ne jouerons pas le jeu de la droite et les Français ne se laisseront pas abuser deux fois de suite !...
04-08-2010 Pierre RATERRON
*A la Une du journal Mediapart, éditions des 05 et 06-08-2010, sous le titre:
Besson? Ministre de la déchéance...et sur le blog: www.mediapart/club/blog/pierre-raterron
Bien évidemment, Nicolas Sarkozy a commencé sa campagne de réélection et pour cela, il enfourche son mulet préféré: l'insécurité. La monture est harassée, blanchie sous le harnais mais elle ne manque pas de picotin…
Quoi de plus facile que de focaliser les problèmes de sécurité en stigmatisant une " minorité visible" qui, heureux hasard pour le gouvernement et Nicolas 1er, ne vit pas comme nous, a sa propre culture et n'est pas « blanc bleu », comme toute communauté...
Parce que nous, nous sommes évidemment blanc bleu... Pas de querelles de voisinage, pas de conflits de mitoyenneté, pas d'exécration d'un voisin ou d'une voisine ( et même d'une famille), mis au ban d'un village, pas de vols, pas de rixes, surtout pas de refus de voir une déchetterie, une maison d'éducation surveillée à proximité... Un vrai bonheur serein, blanc bleu...
Dans ces conditions de société idéale, comment pourrait-on accepter des aires de stationnement (avec approvisionnement d'eau, d'électricité et l'évacuation des déchets) pour " les Gens du voyage" et les "Roms", qui ne "sont pas d'cheu nous"?...
C'est faire preuve de populisme que d'évoquer à ce propos les progrès possibles du FN sur ce sujet, comme c'est faire preuve de populisme cynique que de provoquer une réunion à l’Elysée sur les effets nuisibles de la proximité avec les Gens du voyage et les Roms, sans en analyser, au préalable, les causes, les besoins et la meilleure ( ou la moins mauvaise) raison de " vivre ensemble"
Avant la seconde guerre mondiale, c'étaient les Polonais et les Italiens, puis les Espagnols, les Portugais, les Maghrébins, les Africains sub-sahéliens, à présent les Gens du voyage et les Roms avec cette particularité: ceux-là ont toujours été rejetés!...
Etes- vous sûrs que les prochains qui seront stigmatisés ne seront pas choisis parmi nous?...
"Coup de gueule n°1" de Pierre Raterron
A la suite de l'article d'Edwy Plenel " Mediapart et le droit d'informer" en réponse à Simone Veil et Michel Rocard.