France, terre des Festivals… Pour combien de temps encore ?.
"Coup de gueule n°4" de Pierre Raterron
France, terre des Festivals… Pour combien de temps encore ?...
France, première destination touristique au monde, encore cette année. Ouf, le vent du boulet nous a réveillé et tout le monde a poussé un soupir de soulagement, , gouvernement et majorité en tête… La baisse sensible de la TVA en faveur des cafés et restaurants est intervenue à point nommé pour la période estivale.
Que ce cadeau de Nicolas 1er n’ait que très partiellement été suivi d’effet pour les consommateurs Français est considéré par le gouvernement comme un aléa inévitable à la suite d’une telle mesure. Bref, "cela est acté, alors passons à autre chose…"
Justement, parlons Culture, ce mot si souvent employé quand il s’agit de "culture économique", de "culture d’entreprise" et même de "culture du non emploi " ( sic). Coluche avait paraphrasé un trait d’esprit d’Alphonse Allais : "La société doit faire œuvre de pédagogie : apprendre aux riches à bien choisir ce qu’ils achètent …et aux pauvres à s’en passer !... "
A présent que la culture est presque exclusivement traitée, au quotidien, dans sa seule dimension "spectacle" (nécessaire, mais pas suffisante…), on est en droit de se demander si l’austérité budgétaire croissante au niveau national, les transferts de charges de l’état aux collectivités locales sans compensation budgétaire et la réforme territoriale ne vont pas porter un coup fatal à cette dimension spectacle de la culture, en particulier les festivals…
Car ils constituent un attrait non négligeable pour les étrangers et les Français. En effet la France est "Terre de festivals", mais pour combien de temps encore ?....Pour l’instant, il n’est pas encore question de remettre en cause les festivals emblématiques, quasi institutionnels. Mais quand le Ministre de la Culture déclare qu’il va diminuer les crédits de son ministère dans les trois ans ( pour le gouvernement, une annonce dans les trois ans signifie une réduction drastique l’année prochaine…), que croyez-vous que devront se résoudre à faire les collectivités ?...
D’autant, que dans la réforme des collectivités, le gouvernement souhaite supprimer la clause de "compétence générale" qui permettait à ces dernières de s’occuper de domaines qui n’étaient pas en principe de leur compétence, en particulier l’aide à la création…
3500 conseillers territoriaux remplaceront les 6.000 conseillers régionaux et généraux en 2014. Cette importante entité territoriale sera-t-elle en capacité de soutenir la création dans les festivals, alors que les révisions, diminutions et parfois suppressions de subventions sont déjà d’actualité ?...
Heureusement, avant 2014, il y a 2012. Ce n’est pas une lapalissade, c’est une chance !... Alors, si nous refusons la "culture du non-emploi" comme la "culture de l’austérité", notamment en matière de festivals, mobilisons-nous pour que 2012 ne soit pas uniquement l’année de l’alternance, mais aussi l’année de la victoire de la gauche rassemblée !...
16-08-2010 Pierre RATERRON
"Déchéance de la nationalité Française"?
"Coup de gueule n°3" de Pierre Raterron
« Déchéance de la nationalité Française » ?... Ben voyons, mais c’est Besson qui s’y colle ...Des trois Eric, c’est le seul disponible !....
Mâchoire serrée, à présent sûr de lui, sûr d’être protégé ( avec Nicolas, rien de moins certain…) l’exécuteur des basses œuvres est prêt . Pas folle la droite, ce n’est pas l’un des leurs ( pur jus) qui se proposerait, non, c’est le transfuge qui s’y colle. Il aurait même été vexé que quelqu’un d’autre le fasse à sa place. Il est comme ça Eric Besson, c’est le service total , « all included »…Le pragmatisme à courte vue pour plaire à Nicolas 1er en ces temps où les siens ne lui donnent pas du tout satisfaction ( et c’est un euphémisme…).
En plus, c’est un merveilleux donneur de leçon : comment , tous se défilent, mais lui, il les a bien accrochées pour faire le taf, bande de dégonflés !... Rien de plus simple : « Pas la peine de changer la Constitution,…C’est simple ! »... clame-t-il. On va voir ce que l’on va voir…. Merci, nous avons vu sa piteuse prestation sur l’identité nationale !...
Car il sait se rendre indispensable : Avec sa cote de popularité ‘dans les chaussettes’ les ambitions personnelles qui contestent de plus en plus son autorité, la raréfaction de ses bons petits soldats qui vont au feu, la fleur au fusil, Nicolas a absolument besoin de ses trois Eric : Woerth, Besson et Raoult.
Des trois, c’est ce dernier le plus réjouissant, car lui au moins, dès qu’il exhorte haut et fort, on sait que c’est une connerie, comme par exemple sa sortie sur le devoir de respect vis-à-vis du gouvernement de la France que doivent avoir les lauréats du Prix Goncourt…..Mais il est utile dans son rôle de tambour de ville : il détourne, cinq minutes, l’attention des Français des vrais problèmes. C’est toujours ça de gagné dans la panique actuelle, mais insuffisant pour la période estivale!...
Woerth, lui, c’est Monsieur Retraites, au sourire scotché de sérénité peinée parce que de plus en plus de monde ( droite comprise) ne fait que lui faire des misères. Et c’est en toute ingénuité qu’il ne comprend pas que lui soient reprochés le conflit d’intérêt entre le Trésorier de l’UMP et le Ministre du Budget, son implication dans l’affaire Bettencourt, De Maistre (dont son épouse était, par hasard, l'employée) et , récemment, son intervention dans la succession du sculpteur César… Mettez vous à la place de ce pauvre cher homme...
Donc, c’est bien Eric Besson qui s’est rué pour satisfaire son maître, de plus en plus incohérent, et se racheter de son échec identitaire. Parce qu’il n’a pas le choix, un transfuge, ça ne fonctionne que dans un sens. Il est à présent solidaire d’une crémaillère qui l’emmène inexorablement vers toutes sortes d’aberrations, comme par exemple la négation du « Droit du Sol »…
Alors que les constitutionalistes et bon nombre de politiques estiment que la volonté de Nicolas Sarkozy de « déchoir des délinquants de la nationalité Française est , par essence, contraire au texte fondateur de la République », Eric Besson affirme gravement, sans ciller : « le Président de la République a raison de vouloir rétablir le droit républicain».( ???)
Il n’est absolument pas question de prendre la défense de délinquants ou de meurtriers des membres des forces de l’ordre. Nous avons connu la double peine, à présent c’est la déchéance de la nationalité Française…. Le Parti Socialiste a eu raison de répondre que tout cela n’était qu’un leurre destiné à faire perdre de vue le chantier des retraites et à étouffer l’affaire Woerth .
Et pour agiter ce leurre qui est plus qualifié qu’un transfuge, condamné à servir son maître ( pratiquement le seul à l’accepter à droite) dans ses dérives sécuritaires qui ont été une voie royale pour son élection de 2007, alors que depuis dix ans, il est en charge de la sécurité avec les piètres résultats que l’on connait?...
Non, nous ne jouerons pas le jeu de la droite et les Français ne se laisseront pas abuser deux fois de suite !...
04-08-2010 Pierre RATERRON
*A la Une du journal Mediapart, éditions des 05 et 06-08-2010, sous le titre: Besson? Ministre de la déchéance...et sur le blog:www.mediapart/club/blog/pierre-raterron
A propos de la réunion à l'Elysée sur les Gens du voyages et les Roms.
"Coup de gueule n°2" de Pierre RATERRON
Bien évidemment, Nicolas Sarkozy a commencé sa campagne de réélection et pour cela, il enfourche son mulet préféré: l'insécurité. La monture est harassée, blanchie sous le harnais mais elle ne manque pas de picotin…
Quoi de plus facile que de focaliser les problèmes de sécurité en stigmatisant une " minorité visible" qui, heureux hasard pour le gouvernement et Nicolas 1er, ne vit pas comme nous, a sa propre culture et n'est pas « blanc bleu », comme toute communauté...
Parce que nous, nous sommes évidemment blanc bleu... Pas de querelles de voisinage, pas de conflits de mitoyenneté, pas d'exécration d'un voisin ou d'une voisine ( et même d'une famille), mis au ban d'un village, pas de vols, pas de rixes, surtout pas de refus de voir une déchetterie, une maison d'éducation surveillée à proximité... Un vrai bonheur serein, blanc bleu...
Dans ces conditions de société idéale, comment pourrait-on accepter des aires de stationnement (avec approvisionnement d'eau, d'électricité et l'évacuation des déchets) pour " les Gens du voyage" et les "Roms", qui ne "sont pas d'cheu nous"?...
C'est faire preuve de populisme que d'évoquer à ce propos les progrès possibles du FN sur ce sujet, comme c'est faire preuve de populisme cynique que de provoquer une réunion à l’Elysée sur les effets nuisibles de la proximité avec les Gens du voyage et les Roms, sans en analyser, au préalable, les causes, les besoins et la meilleure ( ou la moins mauvaise) raison de " vivre ensemble"
Avant la seconde guerre mondiale, c'étaient les Polonais et les Italiens, puis les Espagnols, les Portugais, les Maghrébins, les Africains sub-sahéliens, à présent les Gens du voyage et les Roms avec cette particularité: ceux-là ont toujours été rejetés!...
Etes- vous sûrs que les prochains qui seront stigmatisés ne seront pas choisis parmi nous?...
28-07-2010 Pierre RATERRON
Médiapart est menacé
"Coup de gueule n°1" de Pierre Raterron
A la suite de l'article d'Edwy Plenel " Mediapart et le droit d'informer" en réponse à Simone Veil et Michel Rocard.
"Cher Edwy Plenel,
Dans votre réponse à Simone Veil et Michel Rocard,, vous prenez suffisamment de hauteur de vue pour être en mesure de contempler le naufrage de deux personnalités remarquables en leur temps... Mais il semble bien qu'elles aient oublié ce qu'elles réclamaient alors, c'est à dire une presse libre et indépendante. Je ne suis même pas sûr qu'elles aient conscience de leur propre naufrage...
Bien sûr, eu égard à ce qu'elles ont été, nous ne les laisserons pas se noyer et pour cela, votre réponse constitue un radeau de survie tout à fait opérationnel, à condition qu'elles s'en saisissent et que leur état ne s'aggrave pas....
Une presse libre et indépendante!... Internet n'est pas dans l'air du temps, c'est un outil. C'était une gageure de créer un organe de presse sur le web, avec les mêmes exigences qui devraient être celles de la presse écrite.
Voilà pourquoi j'ai choisi de m'y exprimer et d'y débattre dès décembre 2007. Et puisque Mediapart est attaqué, si cela est nécessaire, eh bien nous l'aiderons, chacune et chacun selon ses moyens si c'est le prix à payer pour que cette presse reste libre et indépendante..."
Pierre Raterron
Un 1er mai pour l'emploi, les retraites et le pouvoir d'achat
Le 1er mai, ce sera pour les socialistes, avec la gauche politique et syndicale, l’occasion de réaffirmer la nécessité de retraites justes, de salaires décents, et d’emplois stables, dans une France juste et solidaire. Il faudra être nombreux pour être entendu et préparer l’avenir. Lire la suite
Projet de loi sur l'immigration Des étrangers décidément indésirables
Communiqué 1er avril 2010 Premiers signataires
ACAT-France, Avocats pour la défense des droits des étrangers, Amnesty International (France), ANAFE, FASTI, Fédération SUD Education, FSU, Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives, GISTI, la Cimade, LDH, MRAP, RESF, Réseau chrétien – Immigrés, Secours catholique,
Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UNEF
Sous couvert de conformer le droit français des étrangers à trois directives européennes, le gouvernement a adopté le 31 mars 2010 un nouveau « projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité » (le sixième depuis 2002).
Derrière la technicité du texte se cachent des dispositions qui portent une atteinte grave aux droits des migrants.
Du seul fait de leur arrivée, les étrangers dépourvus de documents, même demandeurs d'asile, se trouveront ipso facto en zone d'attente, c'est-à-dire enfermés et privés de l'essentiel de leurs droits.
La création de l'« interdiction de retour », qui pourra frapper tout étranger en situation irrégulière, institue un véritable bannissement des territoires français et européen. Conjoints de Français, travailleurs, résidents en France depuis de longues années y seront exposés.
En portant la durée de la rétention à 45 jours, en repoussant l'intervention du juge des libertés, en réduisant son pouvoir de contrôle, le gouvernement banalise l'enfermement des étrangers et organise l'impunité de l'administration.
De multiples obstacles réduisent le droit d'asile à une peau de chagrin. De plus en plus de persécutés en quête de la protection de la France verront leur demande examinée de manière expéditive.
Ainsi, avec ce projet, le gouvernement tourne-t-il le dos à la devise de la République...
« L’ECHARPE ET LE CANOTIER » un livre sur Jean-Maurice POITEVIN par Jean-Pierre POITEVIN
Jean-Maurice Poitevin a été maire de Ruelle sur Touvre durant 43 ans. !
Il a aussi été Conseiller Général socialiste de la Charente durant 36 ans. !
Fils d’un ouvrier de Ruelle, il a milité très jeune. Il a appartenu 70 ans au parti socialiste, a été de tous ses combats et un artisan de l’émergence du socialisme en Charente. Il a bien connu François Mitterrand et participé à toutes les campagnes électorales.
Il a transformé Ruelle, connue par la Fonderie Nationale de la Marine créée par le Marquis de Montalembert, mais aussi ville ouvrière berceau des mouvements syndicaux et coopératifs
Il s’est illustré durant la difficile guerre de 1939 . Il a été résistant dans les maquis de « Dordogne Nord » avec la Brigade RAC et à débarqué, comme officier de réserve, à la tête de ses troupes pour libérer l’Ile d’Oléron. Il a été décoré commandeur de la Légion d’Honneur à titre militaire et de la Silver Star américaine.
Un livre vient d’être écrit sur sa vie ; dans le cadre aussi de l’histoire de Ruelle du siècle passé grâce à des extraits de cahiers de l’Université Populaire.
JMPoitevin a participé aux évènements marquants de son siècle. Il est passé naturellement du métier d’enseignant à celui de maire et participé à tous les débats d’où naquit la gauche moderne. Dans le livre abondamment illustré , on trouve sa figure à la fois volontaire et débonnaire qui se détache sur fond de mémoire : la Fonderie de la Marine, la fontaine François 1er qu’il a mise à l’honneur, Ruelle qui voit défiler les figures illustres de Présidents de la République comme Vincent Auriol et le Général De Gaulle . C’est Ruelle aussi qui accueille une étape du Tour de France .
Au centre du livre on trouve ses « mémoires de guerre » qu’il a écrites un an avant sa mort .
Ce livre nous interpelle par les valeurs qui fondent aussi notre Histoire : l’engagement, le courage, la fidélité. Bien plus que le roman d’une vie charentaise c’est un « roman français » de 1904 à 1990.
Jean-Pierre Poitevin
Pour se procurer le livre le mieux est de vous adresser à « Association Jean-Maurice Poitevin » (association loi 1901 à but non lucratif) en écrivant à JPPoitevin 12 rue Victor Hugo 78230 le Pecq ou par mail (jean-pierre.poitevin@centraliens.net) qui aimerait beaucoup que les militants et responsables socialistes puissent posséder ce livre si « charentais » d’un de leur ancien.
Contre la mesure annoncée qui vise à taxer les indemnités des accidentés du travail
Il y a quelque chose d’obscène dans la mesure annoncée qui vise à imposer les indemnités des accidentés du travail. C’est s’en prendre aux salariés dans leur chair.
Alors que, subordonnés à l’employeur, ils viennent d’être brutalement vulnérabilisés par un accident survenu au travail.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n’était qu’une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D’autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécoms, ne sont pas reconnus légalement autant qu’il le faudrait comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d’autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vies que l’organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.
Premiers signataires :
• Pouria Amirshahi (Secr Nat du PS) • Nathalie Artaud (LO) • Clémentine Autain (Fédération Alt soc et ecol) • Olivier Besancenot (NPA) • Gérard Berthiot (1er VP Région Champagne-Ardenne PS) • Eric Beynel (porte-parole solidaire) • Michel Bianco (Collectif le travail tue…) • Martine Billard (députée écologiste) • Jean-Jacques Boislaroussie (Alt) • Luc Boltanski (sociologue EHESS) • Gilles Caron (F.O. Banques) • Leila Chaibi (exécutif NPA) • Jean-Christophe Cambadélis (Secr. Nat du PS) • Annick Coupé (Solidaires) • Claude Debons (Secr nat PG) • Sandra Demarcq (exécutif NPA) • Gérard Filoche (CN PS, inspecteur du travail) • Jacqueline Fraysse (députée PCF 92) • Laurent Garrouste (inspecteur du travail) • Razzy Hammadi (Sec. Nat FP du PS) • Benoit Hamon (Porte-parole du PS) • Lucien Jallamion (Porte-Parole de République et Socialisme) • Régis Juanico (député PS, 42, Trésorier national du PS) • Charles Hoareau (CGT Marseille) • Michel Husson (économiste) • Bernard Lacroix (professeur science politique, Institut Universitaire de France) • Arlette Laguiller (LO) • Pierre Laurent (coordinateur national du PCF) • Frédéric Lebaron (professeur de sociologie, Institut Universitaire de France) • Hervé Le Fiblec (BN Snes-Fsu) • Marie-Noëlle Lieneman (VP région Nord Pas-de-Calais) • Noël Mamère (Député Les Verts) • Philippe Marliére (Universitaire) • Caroline Mécary (Copernic) • Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) • Catherine Mills (économiste spécialiste de la protection sociale) • Roland Muzeau (député PCF) • Willy Pelletier (Copernic) • Christian Picquet (Gauche unitaire) • Jean-Baptiste Prévost (Président de l’UNEF) • Violaine Roussel (professeur de sociologie, université Paris VIII) • Bob Siné (dessinateur, patron de presse) • Annie Thébaud-Mony (sociologue Inserm) • Alain Vidalies (Sec nat entreprises PS)
Festival International de la Bande Dessinée - Edition 2010
Retrouvez ici, avec d'autres interventions, le voeu du conseil municipal d'Angoulême du 4 Novembre 2009 concernant le Festival International de la Bande Dessinée - Edition 2010, ainsi que la lettre de Philippe Lavaud, maire d'Angoulême au Ministre de la Culture.
le voeu du conseil municipal d'Angoulême
et la lettre au Ministre de la culture
La position de la Commissiion Culture de la Fédé16
Interview de Gilles Ciments
Directeur Général de la CIBDI
Le mot de Gerard Balinziala Président du FIBD
Tous les textes en dessous ....
CONSEIL MUNICIPAL - Voeu sur le FIBD et la Lettre du Maire au Ministre de la Culture
4 NOVEMBRE 2009
Le Festival International de la Bande Dessinée aura bien lieu à Angoulême du 28 au 31 janvier 2010, comme prévu.
La Municipalité s'est engagée comme les années précédentes pour une subvention de 1 million d'euros, inscrite dans la convention triennale. C'est une somme extrêmement importante pour une commune de 43 000 habitants qui accueille par ailleurs 6 autres festivals.
En 36 ans, ce festival créé par des passionnés et développé par des bénévoles, s'est imposé comme le rendez-vous du monde de la bande dessinée, notamment grâce au soutien des collectivités locales : ville, agglomération, département, région. Il a fortement contribué à faire émerger des auteurs, à rendre visible des éditeurs, à apporter une reconnaissance au 9ème art, autrefois considéré comme marginal et devenu aujourd'hui moteur de la filière économique de l'édition.
Le conseil municipal, dans son ensemble, souhaite rappeler son très fort attachement au festival. Aujourd'hui ce dernier fait partie de l'identité de notre ville et porte le nom d'Angoulême au delà de nos frontières. Pour cette raison, le festival n'a sa place qu'à Angoulême.
Nous n'oublions pas qu'il est à l'origine du développement de la filière image. Celle ci a permis de voir se structurer des entreprises, des écoles, et des espaces culturels, notamment grâce à la Cité Internationale de la bande-dessinée et de l'image. C'est un projet global de développement de notre territoire auquel Angoulême contribue à hauteur de 8% de son budget de fonctionnement. Ces choix politiques ne sont pas remis en cause même si leurs financements doivent tenir compte du contexte économique et financier que tout le monde connait.
Pour cet événement majeur, la solidarité des partenaires publics doit également s'exprimer, notamment celle de l'État.
Le conseil municipal demande l'organisation rapide d'une réunion conclusive avec l'association FIBD et l'ensemble des partenaires du festival.
le mot de la commission culture de la Fédération du PS charente :
Le festival de la bande dessinée est une manifestation qui a traversé bien des aléas et dont la pérennité est régulièrement mise en question, car il excite les appétits de beaucoup d’autres villes disposant, pour certaines, d’infrastructures d’accueil plus performantes et d’un parc hôtelier plus important. Le conseil municipal d’Angoulême devrait avoir compris qu’il s’agit de la manifestation la plus emblématique de la ville, ancrée depuis des décennies dans un territoire qu’elle valorise plus qu’aucune autre, en pleine cohérence avec une politique de l’image plus globale. Cette manifestation doit donc être sanctuarisée, et toute annonce susceptible de la fragiliser est intempestive, surtout à quelques semaines de la prochaine édition.
Une éventuelle remise à plat des clés de financement ne peut intervenir qu’à froid, dans un contexte dépassionné et un esprit constructif. Si l’on peut regretter que la gestion du festival ait été confiée à une structure privée, on ne peut nier que cette dernière a démontré depuis deux ans un professionnalisme certain. Au prix, il est vrai, d’un déficit démocratique que nous déplorons. Dans l’hypothèse d’un désengagement partiel des collectivités, il ne faudrait pas que les tarifs de la billetterie, déjà élevés (30 euros le pass de 4 jours pour un visiteur adulte), augmentent encore davantage.
Thierry Groensteen, pour la commission culture du PS, fédération de Charente
3 questions à Gilles Ciment Directeur Général de la CIBDI
Rassurez-nous, le festival 2010 aura-t-il bien lieu ?
Oui ! et la Mairie d’Angoulême a eu raison de donner ce signe rassurant aux millions de passionnés qui attendent avec impatience leur beau rendez-vous de janvier.
Et puis le riche programme artistique et culturel de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image est prêt, sans compter toutes les expos et les événements qu’elle va accueillir ! Je suis sûr que cette année sera un bon cru.
Au-delà du festival, comment la bande dessinée contribue-t-elle, selon vous, au développement de nos territoires ?
Par la Cité, justement ! Car elle offre des infrastructures culturelles toute l’année dans le quartier du Nil, si bien situé au bord de la Charente ; elle favorise les coopérations (du Théâtre d’Angoulême aux Thermes de Chassenon en passant par le Musée des Beaux Arts et les divers festivals) ; elle met aussi en œuvre une politique culturelle pour le plus grand nombre : gratuité le dimanche et pour les moins de 18 ans, centre de ressources en ligne, médiation culturelle pour tous les âges... Je tiens à souligner également, en matière de lecture publique, la mise en réseau des bibliothèques de la Comaga, sans compter notre partenariat avec le Centre du livre et de la lecture de la région.
N’oublions pas non plus que nous drainons une ambition qui va au-delà : entreprises de l’image, pépinières de création graphique, pôle de formation supérieure… le visage de la Charente se dessine aussi par l'image. J’espère même qu’on pourra dire, dans quelques années : « au commencement il y avait le dessin » !
Et en dehors de nos terres charentaises ?
En voyageant partout en France et même dans divers pays du monde, les expositions de la Cité font parler d’Angoulême et, surtout, entretiennent la flamme du 9ème Art au-delà des 4 jours de notre cher Festival, auquel je suis pour ma part fidèle depuis 1983, sans discontinuer et quels que soient les organisateurs du moment. Ce qui compte, c’est l’événement, c’est-à-dire le contenu, le programme et l’accès du plus grand nombre : bref, ce qui compte, c’est la fête.
Le mot de Gerard Balinziala - Président du FIBD
En faisant le point ce vendredi soir 6 novembre on peut dire que toutes les personnes responsables à quelque niveau que ce soit souhaitent que le festival se déroule dans les meilleures conditions et mettent tout en oeuvre pour que les problèmes financiers qui ont été évoqués tout au long de la semaine se règlent rapidement.