Environnement

Exigeons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires

Signez et faites signer la pétition !


A nos côtés, demandez l’ouverture d’un débat public contradictoire, équitable envers toutes les parties prenantes, honnête et non truqué, sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs.

Signez la pétition : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html

Faites suivre largement ce lien à tous vos contacts
(proches, ami-e-s, collègues, ...) pour les inciter à signer eux aussi la pétition !

Soutenez nos actions, faites un don en ligne :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/don-en-ligne.html

Il existe 121 installations nucléaires en France, imposées aux Français sans aucune consultation démocratique. 14 d’entre elles sont arrêtées. Se pose aujourd’hui la question de leur démantèlement et du devenir de leurs déchets radioactifs.

Les autorités tentent d’occulter cette question en morcelant les dossiers enquête par enquête. Le 6 juin 2007, le Réseau "Sortir du nucléaire" a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat, qui a annulé le décret autorisant le démantèlement de la centrale de Brennilis (Finistère), aucun débat public n’ayant eu lieu. A plusieurs reprises, le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux ministres concernés l’ouverture d’un débat public sur la question globale du démantèlement des installations nucléaires et du devenir de leurs déchets, conformément aux directives européennes en vigueur.

Pourquoi engager précipitamment les opérations de démantèlement, alors que les travailleurs seront beaucoup plus exposés à la radioactivité et qu’il n’existe à ce jour aucune installation pour le stockage des déchets les plus radioactifs ? Demandons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires !

Réseau "Sortir du nucléaire"

Débat sur le Nucléaire, organisé par la Fédération PS de la Charente
 

Devant plus d’une quarantaine de personnes, Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau «  sortir du nucléaire » a développé une argumentation serrée, argumentée et percutante qu’il est difficile de résumer en quelques lignes.
Nous nous trouvons aujourd’hui à un tournant, la plupart des réacteurs nucléaires sont en bout de course et pour les rénover des sommes gigantesques sont en jeu ( 400 millions d’euros par réacteurs … et il y en a 58). la construction de l’EPR de Flamanville est un gouffre financier.
or, le nucléaire n’est pas une solution à la crise climatique car il ne produit que 2% de l’énergie électrique consommée au niveau mondial, même en doublant le nombre de réacteurs, son incidence ne peut être que marginale.
le nucléaire ne nous assure pas l’indépendance énergétique car, tout l’uranium fissible est importé, de plus, la France importe de l’électricité, produite dans des centrales à charbon en Allemagne lors des pics de consommation, et enfin la quasi-totalitéé des cuves de réacteurs ont été construites sous licences américaines.
le nucléaire ne crée pas d’emplois car le financement de la rénovation des réacteurs pourrait être utilisé bien plus utilement dans des investissements destinés à économiser l’énergie ou à développer des énergies renouvelables, ce qui créerait alors bien plus d’emplois pérennes.
les risques s’accroissent à la suite du mauvais entretien des centrales françaises qui n’ont plus qu’un taux de disponibilités de 78% ( 91% au Etats Unis ).
les déchets s’accumulent et même des sites «  géologiquement sûrs » s’avèrent non fiables.
la prolifération de produits radioactifs s’accentue avec les promesses de vente de réacteurs à des pays peu fiables ( Libye).
il n’y a aucun débat démocratique devant le parlement sur la justification des sommes gigantesques mises en jeu.
enfin, mondialement,  sur le nombre important de projets ayant fait l’objet d’effets d’annonces grandioses, une grande partie sont abandonnés discrètement compte tenu du coût de leur réalisation.
Devant ces difficultés majeures, de plus en plus de syndicats ( I G Metall par ex ) ou de partis socialistes ( espagnols, allemands ) prennent leur distance par rapport à cette technologie jugée « arriérée et vieillissante ».
Les solutions pour se passer de l’énergie nucléaire tout en diminuant drastiquement l’émission des gaz à effet de serre consistent d’abord à réaliser des investissements importants dans les économies d’énergie puis à développer un panel d’énergies renouvelable ( solaire, biomasse, éolien etc…).
Ces solutions doivent être mises en place par un véritable service public de l’énergie – ce que n’est malheureusement plus EDF aujourd’hui – et pourraient être financée par exemple  la Contribution Climat Energie Universelle telle qu’elle est proposée par le PS .
 

Le débat a soulevé de nombreuses interrogations ; le coût très élevé pour les collectivités de la réduction de la consommation d’énergie, le scandale de la production d’électricité renouvelable considéré comme activité financière, l’éolien injustement critiqué alors que des centaines de milliers de pylônes de lignes THT sillonnent la France.

A une question de la salle, Pouria Amirshahi, Premier Fédéral de Charente a indiqué que le parti socialiste s'engageait résolument dans la recherche d'un autre modèle de développement : celui qui nous gouverne aujourd'hui exploite les plus pauvres, pollue et menace la viabilité même de la planète. Autrement dit, il faudra produire autrement, sans doute moins et consommer différemment. Le développement des circuits courts qui favorisent autant que faire se peut l'emploi local et polluent moins sont une piste.
Sur le nucléaire, la position du Parti socialiste repose sur 3 principes : diversification des sources d'énergie, investissements massifs dans les énergies renouvelables et non polluantes, et autorité publique sur les ressources énergétiques (cela devrait valoir pour l'eau aussi). Mais la remise en cause du tout nucléaire n'est plus un tabou : les gens comprennent qu'on peut produire de l'électricité de plusieurs façons et avec plusieurs technologies et qu'ils n'en sont pas si dépendants que ça...
Enfin, il indique que, sur ce sujet comme sur d'autres, toute la gauche doit et peut converger pour rendre visible et cohérent un programme alternatif à celui de la droite.
Il remercie les partenaires de gauche d'être venu à cette réunion publique.

Enfin nos camarades verts, après avoir souligné le danger de minimiser la part du nucléaire dans la production d’électricité au niveau mondial, s’interrogent pour savoir quelle serait la meilleure façon de lutter contre le renouvellement des centrales nucléaires de notre région ( Civeaux ) dans le cadre des élections régionales.

Débat organisé par Jean-Yves Frouard
Secrétaire Fédéral à l'environnement
.
 

COMMISSION ENVIRONNEMENT ( texte de réflexion...)

COMMISSION ENVIRONNEMENT

1) UN CONCEPT FLOU

Ecologie, Environnement, Développement durable

Tous ces mots tournent autour d’une idée sans jamais la définir correctement : l’idée que nous vivons sur une planète isolée dans l’espace
Planète dont nous épuisons les ressources naturelles ( pétrole, minerais, mais aussi espace, alimentation …) à une vitesse telle que la raréfaction  de certaines de ces  ressources est à l’échelle d’une vie humaine
Et dans laquelle nos déchets ( gaz à effets de serre, mais aussi déchets radioactifs, chimiques, etc…) empoisonnent progressivement notre environnement jusqu’à le modifier complètement avec des conséquences aujourd’hui incalculables ( réchauffement climatique, perte de la biodiversité, migration de la pauvreté, etc… ) 

Face à ces échéances, deux directions opposées se confrontent
Nous allons avoir, demain, avec l’aide de nos scientifiques et de nos entreprises, les moyens de surmonter ces difficultés ; l’énergie nucléaire ( fission aujourd’hui, fusion demain ), les plantes génétiquement modifiées, la séquestration du gaz carbonique, le retraitement des déchets, nous permettront de surmonter ces difficultés et promettent un nouvel avenir à l’homme
Ou bien au contraire, la race humaine a déjà été au delà de ses limites et la poursuite de notre mode de vie occidental étendu à l’ensemble de la population mondiale ( et pourquoi refuserions nous aux indiens ou au chinois le même mode de vie que le notre ) conduit à un suicide planétaire et il est urgent d’adopter un mode de vie plus frugal et économe et de limiter l’extension de notre race .

Bien entendu, il s’agit là d’orientations totalement contradictoires mais toutes les options intermédiaires sont possibles

2) LES SOCIALISTES ET L’ENVIRONNEMENT

Les socialistes ont toujours été mal à l’aise avec cette question environnementale
« l’histoire de la gauche est indissociable d’une part de l’adhésion au progrès scientifique et technologique complément de la lutte contre l’obscurantisme et d’autre part, de la défense du salariat industriel »  ( L Rossignol)
de plus, organisation de défense des classes sociales les moins fortunées, l’amélioration des conditions de vie s’est souvent confondue avec l’acquisition d’un maximum de biens de consommation ( cf le contre plan de relance du PS)

or la question sociale est indissociable de la protection de l’environnement

comment dire que le prix du pétrole va inéluctablement augmenter à des salariés qui peinent à payer l’essence pour se rendre à leur travail ou le fuel pour leur chauffage?
comment prévenir que l’énergie électrique va augmenter à des familles qui se demandent chaque mois comment payer leur factures d’EDF ?
comment affirmer qu’une alimentation de qualité doit être payée à son juste prix à des mères qui se demandent comment elles vont pouvoir nourrir leur famille jusqu’à la fin du mois ?
comment contredire nos camarades maires de communes rurales qui font le maximum pour attirer des jeunes foyers sur leur commune pour sauver leur école et leur services que, demain, avec le renchérissement du coût du transport pour rejoindre leur travail, ces foyers devront faire face à des difficultés considérables ?
comment aborder la notion de décroissance avec des personnes qui n’ont pas aujourd’hui le minimum vital et vivent dans des habitats indignes ?

en tant que socialistes, nous nous devons d’avoir des projets, des programmes plausibles, cohérents, efficaces ; et des réponses réalistes, logiques, pertinentes, nous en avons si nous voulons bien nous donner la peine de réfléchir à ce que peut être l’amélioration de la qualité de vie sans que celle ci soit forcément liée à une augmentation de la consommation

un développement des services publics efficaces et performants garants de l’égalité entre tous les usagers
la réduction des inégalités par une meilleure répartition de la valeur ajoutée en faveur du travail
la socialisation (état ? collectivités publiques ?) des services pour lesquels la concurrence est fictive ( énergie, eau , traitement des déchets, etc…)
la sécurité des citoyens, en particulier sur leur revenu et dans leur travail
un accès aisé à l’éducation, à la culture, à la santé
et pourquoi pas la socialisation ( coopératives ? collectivités publiques ? état ?) des moyens de production ?
etc…

nous devons clairement afficher nos convictions socialistes et affirmer que la dégradation de l’environnement que nous connaissons actuellement, l’épuisement de nos ressources naturelles sont inhérentes au capitalisme dont la recherche du profit à court terme est la cause majeure des dégâts dont nous et nos enfants subiront les conséquences

3)DES ORGANISATIONS DISPARATES

de plus, dans la quantité d’associations et de mouvements environnementaux qui existent, se juxtaposent des organisations conservatrices ( ou de droite ) dont les objectifs dont en premier lieu le maintien de la qualité de vie de leurs mandants ( vent de colère, le CIRE, etc…)  mais tous leurs arguments sont ils irrecevables ? et des organisations « de gauche » ont des méthodes et un argumentaire qui heurtent parfois les convictions de certain d’entre nous et entraînent leur rejet
cela ne facilite pas la prise en charge du fait environnemental par les socialistes

4)LA CULPABILISATION DE L’INDIVIDU

nous nous devons aussi de refuser la culpabilisation à outrance qui est le leurre par lequel le pouvoir élude péremptoirement ses responsabilités
et toi, qu’as tu fait aujourd’hui pour protéger la planète ? as tu pensé à fermer le robinet quand tu te lavais les dents ? et économiser ainsi ½ litre d’eau …alors que ton voisin maïsiculteur irriguant en a consommé 2000 mètres cubes à l’hectare pour arroser son maïs pour peut être faire de l’agrocarburant ; as tu pensé a utiliser des ampoules basse consommation ?…alors que sur la zone commerciale de ta ville, les grandes surfaces  sont éclairées et chauffées/climatisées à outrance jour et nuit
refuser la culpabilisation  ne veut pas dire éluder nos responsabilités individuelles mais doit nous permettre de les relativiser

5) LA QUESTION TECHNIQUE

la question des techniques ne doit pas non plus être laissée aux « spécialistes », même si cela nous pose quelquefois certains problèmes de compréhension à nous qui étions plus habitués à philosopher sur des grands principes ou à nous affronter sur des candidatures à des postes éligibles car , en dehors de ses aspects environnementaux, une option technique n’est pas neutre, ni économiquement, ni socialement, ni politiquement, ni judiciairement et impacte donc, même si nous n’en avons pas toujours conscience, les décisions que nous serions amener à prendre si nous revenions au gouvernement ; aussitôt élus, nos camarades seraient l’objet des attentions les plus pressantes de la part des lobbys industriels et financiers ; si nous n’avons pas clairement, publiquement, majoritairement,  optés pour des choix techniques environnementaux, nous  risquons de voir nos élus succomber délicieusement et entériner des choix dont les conséquences sociales et politiques nous seraient à terme grandement préjudiciables 

6) REPRENDRE LA MAIN

jusqu’à présent, nous avions , en grande partie, abandonnés les problématiques environnementales aux « Verts » ; qui, normalement, après les approches courtisanes d’usage et les négociations âprement délicates, se rapprochaient « in fine » de nous pour le final des élections ; la constitution de la liste « Europe Ecologie » qui regroupe José Bové et les proches de Nicolas Hulot, montre que certains d’entre eux acceptent très bien de privilégier la protection de l’environnement par dessus les relations sociales et sont près d’accepter un « modus vivendi » avec un capitalisme passé au « green washing » ( même si en parallèle, certains auteurs de leur mouvance font le lien entre dégradation de l’environnement et capitalisme de façon on ne peut plus clair); nous devons tenir compte de ce fait et reprendre l’écologie dans notre réflexion sous peine de voir les campagnes de communication des entreprises « vertes » supplanter notre argumentation et promouvoir un capitalisme qui tout en étant plus « soft » en terme environnementaux n’en sera néanmoins  pas moins aliénant.

7) QUEL ROLE POUR UNE COMMISSION ENVIRONNEMENT DEPARTEMENTALE

Dans ce contexte, quels peuvent être bien les fonctions et rôles d’une commission environnement dans le département ?

Organiser des débats au niveau départemental permettant aux membres du Parti Socialiste de se positionner sur certains des grands enjeux environnementaux actuels ( OGM, nucléaire, agriculture bio, etc…) voire même de prendre des décisions d’orientation de la fédération sans attendre que le PS national , empêtré dans ses contradictions internes ne se positionne ; un premier débat pourrai avoir pour sujet l’énergie nucléaire .
Informer les militants et  leur donner les moyens d’argumenter dans leurs confrontations avec la droite en proposant des réunions d’information au niveau des sections
Intervenir au niveau des autres commissions pour que celles ci prennent mieux en compte le fait environnemental
Rencontrer les élus départementaux ( ou régionaux) pour leur faire part de nos observations sur les politiques menées et leur faire des propositions ( si nous en avons les possibilités)- Créer des événements permettant de montrer que les « Verts » ne sont pas les seuls à être propriétaires des idées environnementales
Et, « in fine » améliorer nos résultats électoraux !

8) ET LE GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT DANS TOUT CA ?

il importe de montrer clairement que le grenelle de l’environnement n’a été que du vent mais là nous ne devrions pas avoir trop de difficultés !!!

Jean Yves Frouard - Secrétaire Fédéral à l’environnement