Culture
Présentation de la Commission Culture ( Conseil Fédéral du 05-03-09)
Il ne peut y avoir de projet politique sans culture, car cette dernière est un facteur essentiel de cohésion sociale. Ce constat qui, au parti socialiste était évident de 1977, gain des municipales à 1990 a laissé la place par la suite à des préoccupations gestionnaires et à une forme « d’économisme ». Si, à présent, nos politiques s’intéressent à la culture , c’est qu’ils se rendent compte que dans la crise actuelle, elle irrigue les principaux domaines de notre vie en société.
Notre parti a été réactif, notamment sur les questions concernant les salariés du spectacle( dits intermittents), il s’est beaucoup préoccupé, à juste titre du spectacle vivant , des arts de la rue et de l’audiovisuel, mais il s’est pratiquement désintéressé de l’ensemble des processus de création individuels et de la condition de l’artiste auteur, qu’il soit compositeur, écrivain ou plasticien, ne les faisant figurer dans le projet socialiste qu’en annexes ou en fiches techniques. Il n’est que temps de revenir aux fondamentaux : « Libre accès à la culture et libre choix de la culture »
Quel est le rôle de la Commission fédérale Culture dans ces perspectives ?
• Inventorier les priorités aux plans culturel et artistique, en Charente, en Région sans oublier la dimension nationale et européenne
• Attirer l’attention des élus sur des cas spécifiques. Il n’est pas question de contester leurs décisions. Mais ici, dans le parti, la parole doit être plus libre et les relations avec les élus doivent être confiantes mais franches.
• Proposer, imaginer à l’échelle territoriale mais aussi dépasser la notion de territoire pour proposer , imaginer afin d’ enrichir le plan de relance et le projet de société du Parti Socialiste
• Mettre en place une méthodologie de travail qui tienne compte des aspirations, intérêts ou ( et) compétences de chacune et chacun : Comptes rendus, Rapports d’étapes , Etudes spécifiques etc …
• Faire profiter de nos analyses, de nos réflexions et de nos propositions les autres secrétariats fédéraux et délégations fédérales.
Jaurès nous a dit ; « Aller à l’idéal et comprendre le réel » C’est le rôle de la Culture en relation avec le lien social. Lèon Blum a précisé: « Notre diversité est notre richesse » Ce peut être une définition de la Culture.
Pierre RATERRON - Secrétaire Fédéral à la Culture
La commission culture - notre façon de travailler ... ( Conseil Fédéral du 05-03-09)
La commission culture est composée de militants venant professionnellement d'horizons divers.
Certains appartiennent au domaine de la culture, plasticiens, comédiens, réalisateurs, au secteur de l'animation, d'autres sont des pratiquants amateurs et d'autres encore "simples consommateurs" culturels.
Lors des deux premières réunions de cette commission, nous avons cherché à nous connaître dans nos aspirations et nos volontés d'action.
Il s'est dégagé assez clairement une volonté d'agir et pas seulement de réagir. Dans ce sens, nous allons proposer des rencontres avec des Élus, des responsables de structures, des artistes professionnels ou amateurs, ainsi que les syndicalistes impliqués dans les entreprises culturelles et de production.
Nous rencontrerons également des spectateurs et des utilisateurs de toutes les formes artistiques présentes dans notre département.
Nous souhaitons, bien évidemment réfléchir et intervenir dans les domaines de la création mais aussi dans ceux de la créativité. Nous entendons par là tous ceux qui utilisent les moyens d'expression artistique pour leur plaisir et leur équilibre personnel et qu'il est convenu d'appeler des amateurs.
Nous souhaitons également créer des liens avec d'autres commissions car, comme chacun le sait, le domaine sociologique de la culture est vaste. Nous avons, dans cet état d'esprit, déjà signifié notre intérêt pour la commission sport.
Au-delà des grands et nombreux enjeux culturels : pour notre patrimoine, notre langue, notre pays et l'Europe et des débats passionnants qu'ils suscitent et auxquels modestement nous participons, nous avons comme objectif pragmatique de faire en sorte que la culture dans notre département soit un investissement majeur de cohésion sociale.
Notre commission est ouverte, rejoignez-nous !
Alexis Tikovoi - Sécrétaire fédéral adjoint à la Culture
Conseil supérieur de la création artistique : un non-sens rétrograde !…
Monsieur le Président de la République,La vie peut se résumer en un choix : «avoir» ou «être». Pour ce qui est d’avoir, vous avez magnifiquement réussi : bouclier fiscal, flexibilité extrême de l’emploi, mise en place d’un SAMU des banques et j’en passe…
Tous ceux qui voulaient s’enrichir, thésauriser en spéculant ou en considérant les entreprises sous le strict aspect de la rentabilité financière,ont été comblés. Si certains encore se plaignent, ce n’est qu’un simple malentendu qui se réglera en famille…
Et les autres, Monsieur le Président, celles et ceux qui voulaient «être», c’est-à-dire exister, à qui vous vous êtes présenté comme le champion du pouvoir d’achat, de l’ouverture, que sont-ils devenus ?… Eh bien,ils survivent, Monsieur le Président, ils survivent, mais pas grâce à vous !…
Non content d’encourager le développement du crédit hypothécaire (cause de la crise des subprimes aux USA) vous avez à ce point réussi que le nombre de foyers vivant sous le seuil de la pauvreté et le nombre de chômeurs ont augmenté de manière significative dans les deux premières années de votre quinquennat.
Pourtant, ce sont des Françaises et des Français qui ne demandent que d’avoir, tout d’abord, une vie décente et digne, des loisirs, des passions, de pouvoir augmenter leurs connaissances, affirmer leur sens critique,en somme d’avoir libre accès à la culture de leur choix…
Et là, Monsieur le Président, vous vous êtes vraiment occupé d’eux avec, semble-t-il, quelque jubilation : dans un premier temps, vous avez ordonné le regroupement de toutes les directions du Ministère de la Culture en une seule, en lieu et place d'une ministre, surprise (pas mise au courant, elle a l’habitude) mais ravie : Pensez donc, la gestion centralisée de la Culture, c’est quand même plus aisé et cela ressemble plus à la gestion du Château de Versailles…
Vous avez, alors, estimé qu’il fallait donner le coup de grâce : vous avez créé le Conseil Supérieur de la Création artistique, en reprenant certains arguments de la gauche, bien entendu que vous avez détournés et falsifiés : c’est votre sport favori, juste après le jogging…
Je n’aurai pas l’outrecuidance de mettre en doute vos connaissances, mais permettez-moi de vous rappeler une notion fondamentale, en matière de culture : l’auteur, dans quelque domaine qu’il s’exprime, est à l’origine du message culturel ou artistique. Il a donc une démarche de création qui se trouve être, par définition, en transgression par rapport aux règles imposées…
Entendons-nous bien, il s’agit d’auteurs, pas de «peoples» dont le seul souci est de tirer profit au plus proche du pouvoir en place, quel qu’il soit…
Ah, quelle fierté, pour vous, de recréer en 2009 le concept de «création artistique officielle»!... Vous rejoignez dans sa gloire, toute relative, Napoléon III, «le petit» ( n’y voyez aucune allusion personnelle, c’est Victor Hugo qui l’a surnommé ainsi…) et tous les cuistres officiels, aujourd’hui oubliés, qui s’illustrèrent de bien triste manière en refusant dans les Salons, manifestations et bâtiments de la République les Impressionnistes, les Matisse, Picasso, Braque, Duchamp, les Schönberg, Prokofiev, les Rimbaud, Verlaine et autres créateurs qui ont atteint la gloire universelle…
Et que dire des dictateurs qui, eux, restent à jamais en nos mémoires ?…
Ce que vous avez fait là, Monsieur le Président, ce n’est ni une erreur,ni une faute, c’est un non-sens rétrograde !...
Pierre RATERRON
Secrétaire Fédéral à la Culture et à la Presse Fédérale
Politiser la culture ...
Mardi 3 Février 2009
La culture ne saurait se résumer au mieux à la distraction, au pire à la marchandise.
Les festivals quelqu'ils soient doivent s'articuler à la vie artistique et culturelle. Ils sont des évènements ponctuels, certes festifs, qui ne peuvent faire oublier qu'ils constituent aussi un moyen de soutien à l'action territoriale. Les retombées économiques ne sauraient occulter que leur légitimité se fonde sur un travail de terrain parfois plus discret mais largement aussi important.
Quant à l'action culturelle, elle doit permettre à la création artistique de se développer et de toucher un public toujours plus large en lui permettant de s'emparer des éléments les plus novateurs de cette dernière.
Enfin, on ne peut faire l'impasse sur les rapports (à établir ?) entre l'art sous toutes ses formes les plus larges, les citoyens, les territoires :
- il n'y a pas de culture sans arts et sans artistes
- il n'y a pas de culture sans territoire
- il n'y a pas de culture sans solidarité
- il n'y a pas de culture sans économie.
Le Parti socialiste souhaite qu'un état des lieux soit dressé avec tous les intervenants culturels du territoire et que soient mises en débat les orientations en matière de politique publique. Il engagera, en lien avec les élus en charge de ces sujets, une série d'entretiens culturels destinés à renforcer la cohérence et la lisibilité des actions engagées, mais également de mettre en perspective l'horizon culturel charentais des prochaines années.
Pour le Bureau fédéral à l'unanimité, Pouria Amirshahi Premier fédéral.
Des articles sont parus récemment dans la presse qui interpellent et interrogent sur la politique culturelle de la Ville d'Angoulême et de son agglomération. Pour le Parti socialiste, il est temps de sortir des seules logiques financières asorties de requêtes parfois irrecevables et de défense souvent contestables.