Ces dernières années, sous le Gouvernement Fillon-Sarkozy, l’Ecole, socle fondamental de notre nation a été sacrifiée sur l’autel de la rentabilité et de la rigueur budgétaire.
Suppression de postes, précarisation du corps enseignant, non remplacement des professeurs absents, appel à Pôle emploi pour mettre en présence des enfants des personnes n’ayant aucune formation, surcharge des classes : ce sont là les maux que connaît l’Ecole cette année scolaire 2010-2011. A la prochaine rentrée avec 16 000 personnels supplémentaires supprimés il faut s’attendre à des situations catastrophiques : des matières qui n’auront plus le nombre d’heures de cours nécessaires, la suppression des dédoublements de classes en TP ou technique…
Cela n’est plus supportable, l’école n’est pas une marchandise !
Depuis 2007, plus de 50 000 postes de professeurs ont été supprimés alors que la France possède le taux d’encadrement en primaire le plus faible des pays de l’OCDE.
Notre département n’est pas épargné, loin de là :
Mouthiers maternelle, Gensac primaire, Saint-Même primaire, Cognac Michelet, Cognac Bert, Ruffec Curie, Saint Amant de Boixe, Massignac, Charmé Magnac, Roullet Pagnol. Onze classes qui doivent à la rentrée prochaine fermer leurs portes.
Six autres sont en suspens et devront être soumises au comptage pour connaître leur devenir :
Villefagnan, Etagnac, Angoulême Fournier, Angoulême Ronsard, Chabanais, Saint Michel élémentaire.
Cette casse du service public touche également le secondaire avec le non remplacement d’enseignant ou la fermeture de filière. Dans notre Académie, près de 300 postes seront supprimés dans le secondaire pour la prochaine rentrée. Les nouveaux enseignants n’ont plus de formation et se voient confier des postes à temps plein dès la première année.
Ces fermetures de classes et ces suppressions de postes surviennent alors même que les élèves charentais seront plus nombreux à la rentrée prochaine.
La Fédération du Parti socialiste de la Charente, de nombreux élus socialistes appellent dans l’immédiat à un moratoire sur les suppressions de postes et se tiennent aux côtés des collectifs de défense des services publics et des associations de parents d’élève.
L’Education Nationale doit être une priorité !
Soutenons notre école publique !
Signataires :
Averlan Joëlle, Conseillère régionale, Maire adjointe de Champniers
Comet David, Conseiller Général, canton d’Angoulême Ouest
Ngombet Madeleine, Conseillère Régionale et Vice Présidente du Conseil Régional, Confolens
Gourinchas Michel, Maire de Cognac et Conseiller Régional, Vice Président du Conseil Régional
Veaux Roland, Maire de Sers
Daure Jean-François, Maire de La Couronne et Conseiller Général
Pinville Martine, Député de la 4ème circonscription
Lavaud Philippe, Maire d’Angoulême
Saulnier Edgard, Conseiller Général du canton de Villefagnan
Bonnet Franck, Conseiller Général du canton d’Aigre
Royer Jérôme, Maire de Jarnac
Carry Romuald, Adjoint à la Mairie de Cognac
Nandeau Françoise, Maire Adjointe de Cognac
Guindet Claude, Maire Adjoint de Cognac
Guinandie Janine, Maire Adjointe d'Angoulême et Conseillère Générale
Clément Jean-Luc, Adjoint à la Mairie de Ruelle
Magnanon Bertrand, Maire Adjoint du Gond Pontouvre
Pascal Jean Michel Adjoint à la Mairie du Gond Pontouvre
Reynaud Marie-Line, Député de la Charente
La Charente n’est pas épargnée par la destruction de cette grande institution qu’est l’Education Nationale. Pourtant, nous sommes nombreux à être redevable à nos instituteurs, à nos professeurs de leur travail. Ces femmes, ces hommes nous ont permis de nous éveiller à la culture, à la connaissance et devenant ainsi les acteurs même de l’ascension sociale de beaucoup de Français.
Ces enseignants sont aujourd’hui sacrifiés pour une logique purement comptable avec le sacro-saint principe de Nicolas Sarkozy : le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Par ce raisonnement, à la rentrée 2011, dans le secondaire il y aura 4800 emplois en moins en France alors que nous aurons 48.500 élèves en plus. Le primaire devra lui se passer de 8967 postes d’enseignants alors 9000 élèves supplémentaires sont attendus. La Charente perdrait une quinzaine de postes dans le secondaire et une vingtaine dans le primaire.
Les conséquences de telles mesures sont malheureusement bien connues : des conditions d’enseignement de plus en plus difficiles, des effectifs par classe toujours plus importants (entre 30 et 40 élèves par classe en Lycée et bientôt en collège) ; une précarisation croissante du métier d’enseignant ; une mise en place de programmes édulcorés et de plus en plus pauvres.
La restriction de moyens s’est déjà fait sentir cette année avec notamment la suppression brutale des EVS (emploi vie scolaire), personnel qui assistait utilement les enseignants de primaire.
La tension dans le milieu enseignant est de ce fait très forte, et nous pouvons aisément le comprendre. L’Education Nationale est en droit d’attendre mieux de son Ministre Luc Chatel qui malgré la réduction drastique des moyens, persiste à faire croire qu’il œuvre pour l’élévation du niveau général des élèves. La seule logique qui prévaut actuellement au ministère c’est la réduction du personnel, des dépenses de l’Education Nationale comme en témoigne la lettre adressée à Luc Chatel par Michel ACSHER, proviseur honoraire. Ce dernier, rejoint par d’autres de ses collègues, a rendu ses diplômes de Chevalier et d’Officier des Palmes Académiques. Dans sa lettre M. ACSHER manifeste son indignation face à la mesure prise par le gouvernement d’attribuer une prime allant de 15.000 à 20.000 euros par an s’ils parviennent à supprimer le plus de postes possible ou à supprimer des établissements scolaires.
Pour le Parti Socialiste, l’Education Nationale doit être au cœur du projet de la France de demain.
Voici quelques unes des propositions du Parti Socialiste :
- Dès 2 ans, le choix pour les parents, entre des solutions de garde collective et l’école maternelle. Ecole rendue obligatoire à partir de 3 ans.
- En primaire, une nouvelle organisation de la semaine sur 5 jours et de la journée. Journée mieux partagée entre travail, activités sportives et éducatives et intégrant le travail personnel.
- Pour l’entrée au collège, la mise en place de parcours personnalisés et un renforcement du rôle du professeur principal.
- Au lycée, la mise en place d’un service public d’orientation de proximité dans les régions.
- Pour ceux qui sont déjà sortis du système, la création d’un dispositif « nouvelle chance ».
- À l’université, la transformation des premières années pour lutter contre l’échec. Avec une amélioration de l’encadrement et une moins grande spécialisation des filières, organisées en grands domaines d’enseignements.
Suppressions massives de postes, diminutions des moyens, réformes dangereuses...
La rentrée 2009, c’est moins de moyens pour éduquer nos enfants.
Une autre politique pour l’éducation est urgente !
Découvrez les propositions des socialistes
- Téléchargez le tract (PDF)
- Le communiqué de presse
- La Conférence de presse

Le parti socialiste engage un travail de rénovation de l'école autour de dix chantiers de réflexion. Parce que l'école est un sujet éminemment politique, qui appelle des choix ambitieux et courageux, c'est à l'ensemble des françaises et des français de définir le projet que la gauche portera dans les années à venir. Le blog "Agir pour l'éducation" se veut un outil de dialogue, d'échanges et de réflexion, pour tous ceux qui veulent soutenir et changer l'école.
Aller sur le blog "Agir pour l'éducation"
Télécharger "L'école en danger", l'état des lieux de la politique éducative du gouvernement
VIDÉO : Voir l'interview de Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'éducation
Compte-rendu COMMISSION EDUCATION 19/03/08 – Siège de
Présents : Dubois Karen, Vergnier Fabrice, Gresso Hélène, Douet Anthony, Cusintino Christèle, Coudret Stéphane, Testaud Esther. (Deux autres adhérents avaient « réagi » par mail ou sur l’agora d’Angoulême).
Proposition Ordre du Jour :
-Tour de table
-Rappel rôle commission
-Point sur les réformes en cours (ce qui est acté, ce qui est suspendu, ce qui reporté)
-Analyse : projet politique cohérent, libéral, de désengagement de l’Etat, de casse du service publique d’éducation
- Document d’appui : Diaporama « L’école de demain »
-Situation en Charente, Poitou-Charentes : suppressions de postes, fermetures de classes (chiffres); actions citoyennes, actions et positionnement du PS
-Pistes de réflexions et d’actions : quelles sont les réformes, évolutions, nécessaires et comment les mettre en oeuvre ?
Ordre du Jour non-respecté ! Prises de parole en fonction des questionnements de chacun !
FQue pouvons-nous faire concrètement pour « refonder » le système éducatif, témoigner de ce qui fonctionne / ou pas, dans les établissements scolaires, les associations d’éducation populaire, dans notre département ?
Proposition d’une « enquête » sur le terrain : auprès des militants socialistes travaillant dans l’éducation, en activant nos réseaux syndicaux, d’élus.
- Quid de l’isolement de l’enseignant dans sa classe ? Quels sont ou quels peuvent être les relais de l’enseignant pour rompre cet isolement ?
Cf. notion d’équipe éducative : équipe pédagogique, CPE, assistants d’éducation, documentaliste, etc.; heures de cours en binôme, tutorat enseignant expérimenté/novice ; Soutien aux enseignants en difficulté : possibilité d’un soutien psychologique ?
FCarte scolaire : la remettre en place et lutter contre le phénomène des établissements scolaires-ghettos ; développer des filières «d’excellence » dans des établissements sensibles (ex : classe CHAM)
Points de vue divergents au sein de la commission. Absence de mixité sociale dans les écoles surtout liée à l’urbanisation des dernières décennies. Mais surtout pas de loi du marché qui « régule » ces inégalités. Les solutions sont à trouver pour recréer de la mixité sociale au sein des établissements scolaires.
- Diaporama : d’accord sur le constat (pas de libéralisation de l’école, ni de marchandisation de l’éducation et du système éducatif français), travailler sur nos valeurs : lutter contre les inégalités, faire que l’école de la république permette à chaque enfant de trouver sa place dans la société de demain. Comment lutter contre l’échec scolaire ?
Renforcer la scolarisation dès 3 ans (2 ans pour certains enfants issus de familles « défavorisées »), la poursuivre jusqu’ à 18 ans, en développant les parcours individualisés, différenciés, les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire, les passerelles entre formations, notamment générales et professionnelles. Développer des filières d’excellence ne signifie pas favoriser l’élitisme, l’objectif étant que chaque enfant, avec ses compétences, trouve sa place dans la société.
Ne professionnaliser l’enseignement qu’en fin de lycée : année supplémentaire ou « test » de compétences pour se spécialiser (positionnement) ; cf. problème des « filières royales », qui fausse le « recrutement ».
- Renforcer et institutionnaliser les partenariats avec les « organismes éducatifs » hors éducation nationale, sur les temps scolaire et périscolaire ; travail sur les savoir-être, savoir-faire.
- Rappel sur ce qu’est « l’éducation populaire »
- Quelques chiffres en Charente : - 71 dans le premier degré et -56 dans le second degré ; -73 postes RASED dans l’académie dont 14,5 en Charente ; 8 fermetures de classe sûres en Charente, 3 conditionnelles, pour 3 ouvertures.
Pourquoi lutter contre les fermetures de classe ? Ce n’est pas simplement une question de rééquilibrage en termes de territoires, et un problème de mobilité des enseignants, mais bien de conditions d’enseignement, de prise en charge de la difficulté scolaire plus difficile avec de gros effectifs, et de seuils de réouverture plus élevés.
Point sur la situation à l’Université de Poitiers : essoufflement du mouvement étudiant contre
Alors que le Président de la République Nicolas Sarkozy et son gouvernement prévoient, à la rentrée
prochaine, des milliers de suppressions de postes dans l’Education nationale et dans les mouvements d’éducation populaire…
Alors que son ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, malmène les enseignants en les méprisant et grèvent l’avenir des élèves les plus défavorisés… Lycéens, Enseignants, Parents, Citoyens responsables et inquiets, nous sommes nombreux à nous élever contre cette «sape» délibérée de l’Ecole Publique !...
Les nombreuses actions, manifestations, initiatives prises en Charente («apéros-débats» dans les écoles, création d’un collectif d’enseignants en résistance, mobilisation contre la suppression du RASED, débrayages dans les établissements, etc.) le démontrent à l’évidence.
L’idéal républicain, l’égalité des chances, est plus que jamais d’actualité,malgré les difficultés réelles de notre système éducatif, qui a besoin de l’énergie de l’ensemble de ses acteurs de terrain pour se réformer en profondeur.
C’est par la reconnaissance du travail des enseignants, parole donnée à leur expertise, la concertation avec le plus grand nombre, la confiance en son institution retrouvée, que l’Ecole de la République remplira pleinement ses missions.
Ainsi trouvera-t-elle les solutions pédagogiques et structurelles pour s’adapter à nos réalités sociétales complexes et répondre pleinement aux besoins croissants de justice sociale.
Nous, Socialistes devons nous mobiliser et oeuvrer, avec l’ensemble des citoyens, pour l’Ecole de la République,
• gratuite et laïque,
• garante de l’accès à l’éducation pour tous,
• pour préparer à la pratique d’une citoyenneté pleine et entière,
• comme apprentissage à l’exercice libre de la raison, indispensable à une insertion sociale et professionnelle réussie.
C’était le sens de notre participation à la manifestation du 17 janvier comme cela reste le fondement de nos actions à venir.
Karen DUBOIS - Déléguée fédérale à l’Education - janvier 2009