Droits de l'Homme, libertés publiques et laïcité
Pétition de personnalités françaises en soutien à la contestation en Iran
Dans les rues de Téhéran le samedi 20 juin (AFP)
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"Nous avons envie que le peuple iranien aboutisse, réussisse ce changement. Les modalités lui appartiennent et le débouché devra très certainement être négocié, mais pour cela, il faut tenir", affirment notamment les signataires.
Dans un appel publié mardi 23 juin dans Libération, des personnalités politiques issues de différentes formations de gauche, et de la culture ont lancé une pétition invitant à soutenir la contestation démocratique en Iran. "Nous avons envie que le peuple iranien aboutisse, réussisse ce changement. Les modalités lui appartiennent et le débouché devra très certainement être négocié, mais pour cela, il faut tenir. Certes, cela dépend en grande partie du peuple iranien mais aussi de notre solidarité", affirment les signataires dont le premier est Pouria Amirshahi, secrétaire national du parti socialiste aux Droits de l'Homme, d'origine iranienne.
Dans la Presse :
Article de Sud Ouest du 24 juin : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/opinions/article/629206/mil/4697495.html
site du Nouvel Obs : http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/international/special_iran/20090623.OBS1604/petition_de_personnalites_francaises_en_soutien_a_la_co.html
site libération : http://www.liberation.fr/monde/0101575708-soutenons-les-iraniens
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"Cessation des tirs meurtriers"
Premiers signataires: Pouria Amirshahi, Martine Aubry, Pascal Boniface, Marie-George Buffet, Elisabeth Badinter, Olivier Besancenot, Harlem Désir, Bertrand Delanoë, Jean-Pierre Dubois, Caroline Fourest, Marek Halter, Bernard Langlois, Noël Mamère, Gustave Massiah, Dominique Sopo, Benjamin Stora…
Plusieurs écrivains, notamment Elisabeth Badinter, Chahla Chafiq, Caroline Fourest, Marek Halter, et le réalisateur iranien Bahman Ghobadi se sont associés à la démarche, de même que Jean-Pierre Dubois, président de Ligue des Droits de l'Homme, et Dominique Sopo, président de SOS Racisme.
Les personnalités réclament "la cessation des tirs meurtriers", "l'arrêt des violences sur les manifestants", "le respect du droit des journalistes de rendre compte librement des événements" et "la libération des manifestants arrêtés".
Selon eux, "au-delà du respect de leur vote qu'exigent tous les Iraniens, ceux de l'intérieur comme ceux de l'extérieur, ce qui se passe en Iran peut changer la face du monde et être porteur d'un avenir neuf".
NOUVELOBS.COM | 23.06.2009 | 14:12
première réunion de la commission nationale "Droits de l'Homme" - samedi 28 mars
Une première réunion de la commission nationale "Droits de l'Homme" a eu lieu le samedi 28 mars à Paris. L’objectif était d’échanger, avec l’ensemble des secrétaires fédéraux en charge de cette question ainsi qu'avec les militants investis sur ce sujet, à la fois sur l’actualité des droits de l’Homme en France et dans le monde mais également sur les outils à construire pour permettre au Parti Socialiste d'intervenir fortement sur cette question.
Le secrétaire national – qui se trouve être notre premier fédéral – a tout d'abord précisé les enjeux de la thématique des droits de l'Homme pour le Parti Socialiste. Il s’est arrêté sur la notion même de droits de l'Homme et a rappelé que nous devons en parler, non seulement parce que c’est un enjeu social mais surtout parce que c’est un enjeu politique.
D'ou la nécessité, comme ce fut le cas lors de la réunion du Zénith, de renouer des liens avec des mouvements comme la CIMADE, RESF, la LDH, etc., avec qui nous n’avions plus beaucoup de contact. En effet, les socialistes ne sont pas à l'aise sur ces questions et sont souvent mis en porte-à-faux du fait d'une certaine neutralité.
Dans une volonté de réelle efficacité, les axes de travail suivants sont proposés :
1- Les droits économiques et sociaux : ils figurent dans la Déclaration universelle des droits de l"Homme mais sont plus considérés comme des objectifs que comme des droits (droit à la sécurité sociale, droit syndical, droit de vivre décemment, etc.).
2- Les droits civils et politiques : droit à la vie contre la peine de mort (75 états, seulement, l'ont abolie), lutte contre les tortures, situation dans les prisons, lutte contre l'esclavage, etc.
3- La justice et le droit international : la France est un des 3 pays les plus condamnés par la Cour européenne des droits de l'Homme.
4- Le droit des migrants : lutter contre les idées reçues relatives à la régularisation des "sans-papiers". Ce ne serait ni un « appel d'air » ni un « nous sommes envahis ». Rappelons, d’autre part, que par exemple, le taux d'immigration est plus important intra continent africain que de l'Afrique vers l'Europe.
5- Citoyenneté, sciences et éthique : les bonnes volontés sont attendues sur ce sujet assez pointu
6- Lutte contre les discriminations, combattre le racisme ne doit pas être qu'une position de principe, opposition au CV anonyme (cacher ses origines revient à rajouter une discrimination).
7- Les politiques de développement : constat de la suppression du ministère de la coopération et nécessité d'avoir une vision différente de celle des institutions internationales s'agissant de l'aide publique au développement
Signalons :
1- L'initiative de camarades qui organisent des débats autour de 2 films actuels, "Welcome" et "La journée de la jupe".
2- Les interrogations qu’ont nombre de municipalités socialistes sur la vidéo surveillance. En effet, n’est pas « l'arbre qui cache la forêt » en ne faisant que déplacer le problème ?
En conclusion, pour mener notre action politique, il faut :
REAGIR para des manifestations, point presse, événements, etc.
IRRIGUER par des lettres, des notes de formation, des tracts, des argumentaires, etc.
ORGANISER le militantisme par exemple en créant un kit militant, etc.
DEFENDRE nos valeurs et nos fondamentaux, etc.
Jean-Michel NIVET, secrétaire fédéral.
Grand rassemblement organisé par le Parti Socialiste : “Le printemps des libertés”
Restons Vigilants !… fev 2009
Il y a quelques jours le vent soufflait particulièrement fort sur la France ; presque aussi fort que lorsque Sarkozy fait une annonce ! En effet, beaucoup de ce qu’il affirme à grand renfort de publicité est du vent. On allait voir ce qu’on allait voir sur le chômage, le pouvoir d’achat, la croissance, les droits de l’homme… Sur les SDF, lors d’un discours à Charleville-Mézières en décembre 2007, il certifiait que «dans 2 ans personne ne dormira dans la rue». Il annonçait même, toujours à la même période une «politique de civilisation» !...
Demandez aux salariés de Gandrange ce qu’ils en pensent.
Il allait revenir et injecter de l’argent… Le vent est passé, mais de Sarkozy, point ! Ils l’attendent toujours !
En revanche, ce qui n’est pas du vent, ce sont les atteintes, fréquentes et nombreuses aux libertés qui, elles, sont hélas bien réelles. On «embastille» à tout va comme Julien Coupat, pour «terrorisme», sans être en mesure 3 mois plus tard d’en fournir la moindre preuve, au détriment de toute présomption d’innocence !…
On se souvient de l’ex directeur du journal Libération qui a subi (comme un certain nombre de Français) une fouille à corps lors d’une garde à vue, cela à cause d’une broutille.
Ou encore de policiers, accompagnés de chiens, débarquant dans une classe d’un collège sans problèmes du Gers, recherchant de la drogue et se comportant avec les adolescents et le professeur comme s’il s’agissait de criminels. Et que penser de ce lycéen d’Evry qui a été renvoyé devant les tribunaux pour avoir craché par terre ?… Citons, enfin, l’histoire de Jean-François de Lauzun, polytechnicien, âgé de plus de 50 ans (y a pire comme rebelle) qui traverse une rue alors que le pictogramme piéton est rouge ; arrêté chez lui, en pyjama, peu après, il subit 19h de garde à vue pour un motif qui fait fureur actuellement : outrage et rébellion…
En fait, la pression sur les policiers est énorme ; ils doivent faire du chiffre. D’ailleurs en 5 ans, depuis que le petit Nicolas est en responsabilité, les gardes à vue ont augmentées de 54 pour cent !… Tout cela traduit aussi un climat où nous constatons, dans de nombreux domaines, des atteintes insidieuses à la démocratie. Dans l’audiovisuel, à l’Assemblée, dans la mise en place de fichiers (Edwige, STIC, base élèves), dans la révocation des fonctionnaires (à Saint-Lô où le préfet et le directeur de la police sont mutés parce qu’on avait sifflé son éminence…
Ils ont eu de la chance d’échapper à l’écartèlement en place publique !).
Dans un tel contexte, la «vigilance libertés» est plus que nécessaire, c’est même un devoir pour un socialiste !…
Droits de l’Homme et Ecole Publique
Le congrès terminé, les querelles d’ego et de clans dépassées, souhaitons que tous les socialistes se rassemblent et qu’enfin ils travaillent à mettre fin au règne ravageur de Nicolas Sarkozy et se remobilisent sur les fondamentaux du socialisme. Et en ce 10 décembre 2008, si fondamentaux il y avait, c’étaient bien les Droits de l’Homme et la défense de l’Ecole Publique. C’est pourquoi, notre fédération avait appelé à se joindre à toutes les initiatives qui avaient lieu en ce sens à Angoulême.
Désapprouvant l’esprit liberticide du gouvernement actuel, déplorant le comportement du président de la République et sa propension à établir une forme d’ordre moral et de police de la pensée, de nombreux socialistes, arborant le poing et la rose, ont assisté sur le parvis de l’Hôtel de ville d’Angoulême aux rassemblements commémoratifs du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Satisfaits de voir que des élus PS (Nicole Bonnefoy, Bernard Lacoeuille et Marianne Reynaud) n’ont pas hésité à symboliquement faire revivre le vieux concept républicain consistant à donner la nationalité française à tout étranger sans papiers parrainé par deux français, ils se sont également joints à la manifestation de défense de l’Ecole publique, à l’appel des enseignants et des lycéens.
Notons, pour l’anecdote, le comportement du préfet qui, refusant tout signe politique et syndical, a quitté le rassemblement. Attitude peu respectueuse, justement, de ce droit qu’est la liberté d’expression, pour quelqu’un qui à d’autres moments, bafouant le concept de laïcité républicaine, n’hésite pas à inviter – ès qualité – à des rassemblements où le port et l’utilisation de signes y sont beaucoup plus ostentatoires.
Jean-Michel NIVET
Secrétaire fédéral aux Droits de l’Homme aux Libertés Publiques et à la Laïcité.
Décembre 2008