Editos

Poitou Charentes : l'avenir est toujours à gauche !
 

Les élections régionales de mars prochain seront un moment fort pour montrer le bilan de la politique de gauche conduite depuis 6 ans par Ségolène Royal et son équipe au service des habitants de la région Poitou-Charentes.

Elles seront aussi l’occasion de sanctionner la droite au plan national et de repousser le projet néfaste pour les territoires concocté par Nicolas Sarkozy et son représentant local M. Bussereau.

La Fédération de la Charente du Parti socialiste contribuera pleinement à mettre en cohérence ce bilan – partagé par toute la gauche – et le programme qui devra, demain, être porté par le parti socialiste et ses partenaires.

La condition de ce rassemblement sera double : d’une part un score élevé du parti socialiste au soir du premier tour ; d’autre part des convergences sur le programme pour le second tour : (re)localisation de l’emploi, fin des subventions aux entreprises bénéficiaires qui fraudent et/ou licencient, solidarité entre les territoires, aide au développement des coopératives ouvrières, construction d’un autre mode de développement énergétique, etc.

Ainsi, l’union de toutes les forces de gauche ne saurait se réduire, comme on veut nous le faire croire, à un slogan dépassé : au contraire, elle détermine le contenu du programme, car on voit mal comment un programme de gauche peut naître d’alliances contre-nature.

Une fois seulement la gauche rassemblée, nos listes pourront s’ouvrir au second tour à toutes celles et tous ceux qui veulent se retrouver autour d’un projet de gauche, dans la clarté des engagements, la cohérence des convictions et le respect des militants.

La Fédération de la Charente du Parti socialiste appelle à la mobilisation de tous les  citoyens pour reconduire et renforcer la majorité de gauche à la région.

le Bureau Fédéral  du 10 décembre 2009 - à l'unanimité

A gauche pour gagner en Poitou-Charentes
Pouria Amirshahi - Premier Fédéral Pouria Amirshahi - Premier Fédéral

Nous connaissons désormais la liste des 14 socialistes charentais qui partiront à la bataille des prochaines élections régionales.  Je tiens à les féliciter tous et les assurer du soutien de tous.

Michel Gourinchas, Maire de Cognac, Conseiller sortant; Joëlle Averlan, Maire adjointe de Champniers; Michel Broncy, Maire de Ruelle, vice-président de la Comaga; Madeleine Ngombet, Conseillère Régionale sortante; David Comet, Attaché parlementaire; Danièle Trimoulinard, Avocate; Jacques Mikulovic, Conseiller municipal de St Bonnet, Fanta Diallo, Conseillère municipale de Soyaux; Jean-Marie Parenteau, Maire de Birac, Conseiller sortant; Marianne Reynaud, Attaché parlementaire, Maire adjointe de Cognac; Fabrice Point, Conseiller municipal de Chasseneuil; Annie Peronnet, Conseillère municipale de Soyaux; Laurent Peslerbes, Maire adjoint d'Angoulême; Elisabeth Durin, Conseillère municipale de Montignac.

Les élections de mars prochain en Poitou-Charentes auront pour enjeu d'amplifier la politique de progrès engagée depuis 2004 sous l’impulsion de Ségolène Royal, et d'inventer des solutions nouvelles pour dépasser la crise : (re)localisation de l’emploi, solidarité entre territoires, excellence environnementale en poursuivant le plan croissance verte, valorisation de nos PME et de notre artisanat, développement de la recherche et des filières hautement technologiques et bien sûr formation tout au long de la vie. En cas de victoire, nous aurons du pain sur la planche !

Toute la gauche est propriétaire de ce bilan et cela signifie donc que toute la gauche peut se retrouver autour  d'une même ambition collective. En Poitou-Charentes comme dans les autres Régions, la démonstration devra être faite que la gauche peut se rassembler autour d'une orientation, d'un programme et des mesures.

Nous savons qu'une très marge majorité des citoyens rejette le pouvoir actuel. Mais, face à une droite en ordre de bataille derrière Nicolas Sarkozy, nous devrons convaincre les électeurs que la politique que nous mènera la future majorité de gauche sera tournée toute entière vers eux.

Cela commence dès dimanche à la Couronne.

Pouria Amirshahi. Premier Secrétaire Fédéral.

Hommage à François Mitterrand le 8 janvier 2010
 

Edito de Pouria Amirshahi.

Comme chaque 8 janvier, nous nous retrouverons à Jarnac.

Certes, les socialistes ne sont jamais baignés dans le culte de la personnalité et, plutôt que de célébrer une naissance ou de pleurer une disparition, nous préférons nous retrouver pour honorer une oeuvre, un parcours et discuter d'un certain héritage : unité, abolition, retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, libertés publiques, grands travaux, ambition culturelle inégalée depuis, priorité à l'éducation et à la recherche...
Certes les critiques de gauche et les attaques de droite n'ont pas cessé et, si nous sommes plus sensibles aux premières qu'aux secondes,

l'histoire fait son chemin et l'actualité nous montre avec une clarté frappante où est la voie : dénoncer l'ordre injuste de la marche du monde doit s'accompagner d'un programme dans lequel se retrouvent les plus nombreux d'entre nous, ceux qui aspirent à une vie douce, à la justice ; d'un programme qui veut «mettre le réformisme au service de l'idéal révolutionnaire » ; d'un programme qui se construit, forcément, dans l'unité des forces de gauche. L'unité est un long combat et les citoyens récompensent toujours ceux qui veulent l'unité face à ceux qui divisent. Alors ne dévions pas de notre chemin, celui tracé par François Mitterrand, après Jaurès, après le Front Populaire : rassembler les socialistes, réunir la gauche, convaincre les Français.
Pouria Amirshahi - premier secrétaire fédéral

Entre la mobilisation des élus locaux et la votation citoyenne pour défendre la Poste, un seul enjeu : défendre la République.
 

Derrière la soi-disante modernité affichée par le pouvoir, prétexte à toutes ses actions de démantèlement (RGPP, réforme des collectivités, changement de statut de la poste, …) se cache un une stratégie d'affaiblissement de la démocratie. Le cynisme à l'oeuvre est toujours le même : pour « défendre notre système de retraite » on remet en cause le droit à la retraite, pour « défendre l'emploi » on généralise l'emploi précaire, pour promouvoir « l'égalité entre tous » on étend le travail du dimanche et on supprime les « acquis » des femmes et des fonctionnaires. La musique est donc connue : au nom de la « simplification » on renforce des intercommunalités non élues au suffrage universel direct et on affaiblit des institutions d'intérêt général comme les départements et les communes ; au nom de la « compétitivité » on supprime des bureaux de postes dans nos communes pour aller acheter des entreprises à l'étranger (où est la mission de service public ?). En réalité, les intérêts que sert la droite sont les mêmes, et la crise n'y a rien changé : la loi du marché pour le profit de quelques-uns ; le pouvoir dans les mains d'un seul.
Face à ce mouvement dangereux de dépossession des citoyens de ce qui est pourtant à eux, la gauche se doit de construire un rapport de force sans concession : c'est ce qu'ont fait plus de deux millions de personnes  en votant ce 3 octobre ; c'est ce que font nos camarades élus et en particulier ceux qui dirigent aujourd'hui les Départements indispensables à la cohésion des territoires. Michel Boutant est de ceux-là et nous avons choisi de lui donner la parole car le combat qu'il mène est celui de la gauche :  l'égalité entre les territoires et donc entre les citoyens, c'est-à-dire une certaine idée de la République.
Des propositions pour vitaliser nos villes et nos campagnes, des idées pour étendre et moderniser les services publics, des engagements pour consolider la démocratie, la gauche n'en manque pas.  Nous y reviendrons, bien sûr. C'est maintenant que cela se joue. Ici et maintenant.

Pouria Amirshahi - Premier secrétaire fédéral

 

Aller à l'essentiel  
mauvaise nouvelle pour l’Europe… 
Les résultats en Charente - élections européennes 
Une Charente d'avance ...  
Appel aux Charentais pour changer l'Europe - Angoulême, le 1er juin 
A tous les socialistes charentais 
Pourquoi le vote du 7 juin est-il très important ?… 
Réunion du G20 
Marcher sur ses deux jambes : 
Elections Européennes : Nouveau Monde, Nouvelle Europe. 
Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 Janvier 2009 
Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 dec 2008 
mauvaise nouvelle pour l’Europe…
 

Les résultats des élections européennes ne sont pas à la hauteur nien France, ni dans la circonscription grand-ouest où le parti socialiste n’aura que deux élus. C’est un échec pour la gauche, échec aggravé par un taux d’abstention record. C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car cette politique libérale va manifestement se prolonger,avec ses effets néfastes pour l’emploi et pour l’environnement.
Le divorce entre les citoyens et le rêve européen risque de s’accentuer plus encore. Au-delà de cette analyse rapide, la question principale qui se pose est celle d’un véritable projet. Une alternative est possible : aujourd’hui les verts, le front de gauche, les radicaux et les socialistes gouvernent ensemble les collectivités locales. Ces partis politiques ont gouverné ensemble quand la gauche a été au pouvoir.
Il est urgent de faire converger ces formations dans une même dynamique politique, car leur dispersion fait le jeu de la droite. C’est une nécessité politique nationale mais aussi pour nos territoires : l’UMP ne va pas manquer d’utiliser ce scrutin à d’autres fins, et en particulier celle de remettre en cause les choix politiques en Région et en Charente.
C’est pourquoi il faudra dès demain s’atteler à montrer les progrès et les protections que les majorités locales de gauche sont en mesure d’apporter à nos concitoyens : énergies renouvelables, politiques sociales, défense du tissu industriel, petite enfance, formation professionnelle, etc. autant de politiques publiques au service de l’émancipation des citoyens et de leur épanouissement personnel.
La fédération du Parti Socialiste s’y consacrera pleinement, avec tous les militants qui portent haut leurs couleurs : c’est d’ailleurs en Charente que le parti socialiste réalise le meilleur score (21,54%) de tout le grand ouest. Que les militant(e)s qui ont participé à cette campagne et permis ce score soient remerciés, ainsi que les électeurs qui ont choisi de voter pour la liste conduite par Bernadette Vergnaud.

Le Bureau Fédéral

TRIBUNE Version intégrale de la Tribune parue dans la Charente Libre du 25 juillet 2009
Pierre Rateron Secrétaire Fédéral Pierre Rateron Secrétaire Fédéral

Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy

Artiste, militant, membre du bureau de la Fédération du parti socialiste charentais, Pierre RATERRON répond à Bernard- Henri LEVY qui, dans la dernière édition du Journal du Dimanche jugeait que le PS était mort. 
  
Nous nous sommes croisés parfois et , plus rarement, nous avons échangé quelques mots à l’occasion de comités, pétitions ou au cours d’un jeudi de Solférino organisé par Henri Weber. Nous aurions pu aussi nous rencontrer à Sarajevo, pendant le siège, comme ce fut  le cas avec Jean Claude GUILLEBAUD, à l’aéroport, dans le dédale des containers remplis de sable qui protégeaient des tirs de snipers les chanceux passagers de la fameuse MAY BE AIRLINES …
    Vos maîtres ont été ALTHUSER et LEVINAS, les miens furent BACHELARD et DELEUZE. Vos révoltes, vos dénonciations sont souvent vivifiantes, au départ, et certaines de vos analyses ont eu le mérite d’être prémonitoires. Je n’éprouve aucune antipathie envers votre personnage, car votre souci d’image, de posture, est très adolescent, gage de longévité. Et si l’utilisation systématique de vos actions ou de vos écrits pour votre propre promotion en agace beaucoup, Mon Dieu (comme dirait Michel ONFRAY…), il faut bien que tout le monde vive de son travail et en tire  bénéfice….
    Vous vous affirmez de gauche, mais vous déclarez que vous avez voté socialiste « comme tout le monde, par habitude et en ayant le sentiment qu’on essayait de ranimer un cadavre… »Pour vous, le parti Socialiste est mort « et il doit disparaître !... ». Mais d’où parlez-vous ,?..D’une tribune universelle, supra magister de la pensée humaine qui éclaire le malheur des hommes?.. Vous êtes de gauche, dites-vous, sans doute d’une gauche planétaire, en relation directe avec le Secrétariat général des Nations Unies, avec les Présidents, avec d’autres intellectuels préoccupés par le bonheur des peuples.. C’est là votre domaine (j’allais dire votre emploi, en référence au monde du spectacle).     Alors continuez , en prenant garde, toutefois à ce que «  l’ego ne tue pas l’intelligence… » , mais ne vous proclamez pas de gauche, car un homme de gauche ne vote jamais par habitude. Et ne vous préoccupez plus du Parti Socialiste !... Il est vrai que vous n’éprouvez  aucun attrait pour l'aspect social du socialisme et que vous préférez Mai 68 au Front populaire. Il vous est même arrivé  de confier  : «Oui, c’est vrai,…je suis un peu sourd à la question sociale. Que voulez-vous, on écrit avec son intelligence et son inconscient…»
    Votre inconscient vous regarde, mais votre intelligence nous intéresse car elle a été prise en défaut à plusieurs reprises, comme par exemple en vous laissant comparer avec condescendance le PS au    «  prolétariat de jadis qui ne parait ironiquement occupé qu’à se nier en tant que tel… » Vous avez une vision patronale du militantisme populaire. Votre part d’inconscient ?... Je ne sais, mais c’est une vraie lacune pour un homme qui s’affirme de gauche… Vous l’aviez compris, je suis militant socialiste (depuis 52 ans) et lorsque j’ai adhéré à la Section Française de l’Internationale Ouvrière, c’était beaucoup plus risqué, physiquement, qu’un reportage en Géorgie.
    Les militants se  refusent à participer à la séance d'auto flagellation qui suit toutes nos défaites depuis celle , emblématique, de 2.002. De même, nous ne croyons plus à la ritournelle:" Les Français nous ont fait passer un message, nous l'avons entendu et nous en tiendrons compte..." car elle nous a souvent été chantée par les un(e)s et par les autres sans aucun effet. Mais si nous sommes militants, ce n'est pas pour vadrouiller au gré de nos états d'âme dans des  concepts politiques qui sont "tendance" comme par exemple «  Le Parti Socialiste est mort, il doit disparaître !... » …Nous ne sommes pas militants pour appliquer des recettes , mais pour  être fidèles aux principes fondamentaux du socialisme, actifs et vigilants, donc en éveil.   
    " Un projet d'avenir ne peut se construire qu'en tenant compte des  enseignements tirés des échecs passés" C'est ce que Mendès- France affirmait quand il mit fin à la guerre d'Indochine. Avons-nous tenu compte des enseignements tirés des échecs , depuis 2.002?... Absolument pas!... Mais quand on voit le dévouement, le souci de  l’intérêt collectif qu’ont nos élus en régions et la vigilance incisive de nos parlementaires on ne peut que constater qu’ils pratiquent toujours le militantisme populaire. C’est toute cette force militante que vous avez oubliée ( ou ignorée) dans votre diagnostic légiste. Pour paraphraser Jean-Claude GUILLEBAUD, qui s’exprimait à propos  des cellules de soutien psychologique, vous êtes «  un expert en chagrin » dont le diagnostic est faux.
   

    Oui, Martine AUBRY a eu raison de mettre Manuel VALS devant ses responsabilités. Oui, Bertrand DELANOE a eu raison de déclarer « "Il y a du gâchis de talents, d'idées et de personnalités valables mais elles doivent comprendre qu'elles n'ont aucun débouché seules". Oui, Ségolène ROYAL a eu raison de faire part de son soutien à "tous les socialistes, dont Martine AUBRY, qui travaillent, qui font des efforts, qui essaient de se relever" et de regretter « qu'on réduise l'avenir politique à gauche à un feuilleton quotidien de petites phrases". Il ne s’agit pas de « caporalisation » , comme vous l’affirmez, mais bien de certaines règles que militants et élus se doivent de respecter. Nous avons des droits, mais aussi des devoirs..
    Et si, nous militants dans nos fédérations, nous retrouvions notre imagination, non pour refonder, reconstruire ou appliquer d’autres concepts, mais bien pour transformer le Parti Socialiste ?......Déjà aux Etats généraux de juillet 1993, nous avions essayé de nous faire entendre, avec quelque succès, mais il était trop tôt : les ambitions personnelles étaient trop inscrites dans des stratégies collectives et se nourrissaient encore de soutiens populaires.
    Pourquoi ne pas essayer de proposer aux fédérations, d’abord  de notre région mais aussi d’autres régions, de préparer et mettre au point des Assises entre fédérations ?.....Les régionales sont bientôt et nous ferons ce qu’il faut pour que notre Présidente de région  renouvelle son mandat. Mais en avril ou mai 2010, ce serait possible, D’ici là, nous aurions le temps de travailler à l’échelle de chaque fédération, puis de tenir ces assises, et pourquoi pas en Charente ?... .Ce serait la prise de conscience de notre force militante et de notre volonté de participer à l’élaboration du projet socialiste, en y associant les sympathisants, les syndicats, le monde associatif et, par la suite, nos partenaires de gauche. 
    Il ne s'agit ni d'être nostalgique, ni d’appliquer une recette. Nous sommes des militants bien de notre temps, qui avons  besoin d’espoir et de rêve, les pieds bien plantés dans la glèbe et l’esprit grand ouvert, à l’ère du numérique. En somme,  «  Aller à l’idéal et comprendre le réel…. »

 Pierre RATERRON