Editos

En Charente, Le CHANGEMENT C’EST MAINTENANT.

Mes amis, mes camarades,

A moins de 100 jours du premier tour de la présidentielle, le paysage s’éclaircit, les enjeux se dessinent. Ce dimanche 22 janvier 2012, notre candidat, François Hollande a tenu un discours historique, dans lequel il a donné sa vision de la fonction d’Etat : « Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l’État, dans la Constitution. », a affirmé le candidat socialiste.

François Hollande a dévoilé le vrai visage de son opposant dans « cette bataille » : « Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. »  François Hollande a insisté sur la maîtrise de la finance  en faisant voter une loi à destination des banque Française qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Mais plus important encore,  aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux.

Enfin, la priorité de François Hollande sera la « réindustrialisation de la France ». Tout sera mis en œuvre, aussi bien l’instauration d’une Banque publique d’investissement qui en complément des fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises stratégiques, que l’orientation des financements et des allègements fiscaux vers les entreprises qui investissent sur notre territoire. Les entreprises qui délocalisent devront rembourser immédiatement les aides publiques reçues. Les PME seront les piliers de cette réindustrialisation à travers la création d’un livret d’épargne dédié à leur financement ou encore l’abaissement de leur impôt sur les sociétés voire même la mise en place d’une agence qui leur sera consacrée.

François Hollande s’est engagé à revenir sur le Traité européen conclu le 9 décembre 2011, dénonçant les « 16 sommets européens de la dernière chance » et prévoyant davantage de coordination des politiques économiques, la relance de grands travaux dans le domaine industriel et énergétique.

Notre Fédération, Martine Pinville et l’équipe départementale mais surtout les militants que vous êtes vont jouer  un rôle éminent dans le devenir de notre pays. Gardons en-tête le discours fondateur prononcé par notre candidat et engageons ensemble le combat avec confiance et courage.  Partout en Charente faisons connaître les grandes thématiques de notre candidat pour qu’au soir du 6 mai 2012   François Hollande soit :

 

-          Le candidat de la France qui espère et qui ne veut plus être trompée.

 

-          Le candidat qui recrée le lien fraternel entre tous les français.

 

-          Le candidat de la justice fiscale car, en 4 ans, la droite et l’UMP ont creusé les inégalités, faisant porter le fardeau de cette crise aux couches moyennes et populaires. Il a été le premier à proposer une réforme fiscale qui est aujourd'hui une nécessité absolue reconnue par toute la gauche et les écologistes.

 

-           Le candidat de la jeunesse car elle est la condition pour préparer notre avenir et rassembler toutes les générations. L’éducation redeviendra un enjeu prioritaire quand la politique du gouvernement actuel la fragilise avec la fermeture des classes et la suppression massive de postes d’enseignants.

 

-           Le candidat de l’emploi avec la création d’un contrat de génération liant l’embauche d’un jeune et le maintien d’un sénior dans l’entreprise ; l’aide aux PME-PMI, à l’innovation et la recherche pour réindustrialiser la France et tirer profit d’une croissance nouvelle avec la prise en compte de l’écologie ; le soutien au pouvoir d’achat, grâce à une fiscalité privilégiant l’investissement et les salaires plutôt que la distribution de dividendes aux actionnaires.

 

 

En Charente, Le CHANGEMENT C’EST MAINTENANT.

 

Jonathan Munoz

Au nom de la collégialité Fédérale.

L'U.R.S tenait sa réunion en Charente

L’Union Régionale Socialiste, en collaboration avec la Fédération du Parti Socialiste de Charente, tenait réunion ce samedi 26 novembre à Ruelle sur Touvre. En présence du Premier Vice Président du Conseil Régional, Jean François Macaire, le maître de cérémonie, Philippe Grégoire a  remercié le Maire Michel Broncy et le Premier Fédéral Pouria Amirshahi. Puis il a annoncé aux participants les deux principaux thèmes de cette réunion :

-    l’action du Conseil Régional pour les lycées et les lycéens en région Poitou-Charentes; Michel Broncy en charge des lycées au Conseil Régional était chargé de la présentation et a répondu avec plaisirs aux pertinentes questions de notre secrétaire fédéral en charge de l’Education Fabrice Vergnier
-    le développement des TIC par Christophe Ramblière, Conseiller Régional et vice-président de la CDC Braconne-Charente.

Notre ami Christophe Ramblière a bien voulu nous communiquer le diaporama de son intervention. Vous pouvez pour cela la lire en cliquant sur le lien ci-dessous

TIC

Photothèque
 

CRÉATION D’UN CENTRE NATIONAL DE LA MUSIQUE

La création d’un Centre national de la musique, attendue par toute la filière musicale, peut être positive à condition qu'un certain nombre de préalables soient respectés, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.
Chacun sait que la filière musicale traverse une crise, et tout particulièrement le secteur de la musique enregistrée qui est confronté aux conséquences de la révolution numérique en cours. La migration des pratiques culturelles vers les supports et les réseaux numériques a déséquilibré le partage de la valeur ajoutée au profit des fournisseurs d’accès à internet et des fabricants de terminaux, qui ne participent pas au financement de la création musicale. Cette situation est injuste pour les auteurs, les artistes interprètes, les éditeurs et les producteurs, qui investissent dans cette création et en assument le risque financier.
C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place un dispositif permettant à la filière de sécuriser son modèle économique, de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance numérique et de pouvoir concourir à la préservation de la diversité musicale.
Mais la mise en place d'un CNM ne doit pas contribuer au démembrement du Ministère de la Culture engagée par la droite et accélérée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, ce centre ne doit pas avoir vocation de satisfaire les demandes des majors de la musique en oubliant l'apport des labels indépendants à l'émergence des nouveaux talents et négligeant le champ de diffusion essentiel pour la création musicale qu'est le spectacle vivant. Or, à l'heure actuelle on sait ce qu'on perd avec l'apport spécifique de structures qui ont vocation à rejoindre le CNM, mais on ne sait pas encore précisément ce qu'on va gagner.
Le modèle vertueux du financement du cinéma et de la production audiovisuelle du fonds de soutien du Centre National du Cinéma (CNC) montre que les potentialités sont réelles à partir du moment où les objectifs sont précisément définis. Le principe, à cet égard, doit être clairement affirmé : il revient notamment aux diffuseurs et tout particulièrement aux nouveaux opérateurs de contribuer au financement de la création. Dans cet esprit il ne s'agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul et les hypothèses actuellement émises de recettes affectées au futur CNM ne sont pas acceptables (réattribution de fonds attribués aujourd'hui au CNC ou captation des 25% de la redevance pour copie privée qui vont à l'action culturelle et qui permettent, chaque année, de soutenir 5000 manifestations sur tout le territoire national).
C'est la raison pour laquelle le Parti socialiste qui n'est pas dupe des arrières pensées électorales qui amènent Nicolas Sarkozy à vouloir précipiter la création d'un CNM, promeut un autre projet pour ce centre qui, de la musique enregistrée au spectacle vivant, permette, en associant tous les acteurs de la filière musicale, de sécuriser son modèle économique, de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance numérique et de concourir à la préservation de la diversité.

 

Communiqué du bureau national
SYLVIE ROBERT, Secrétaire nationale à la culture
PATRICK BLOCHE, Secrétaire national aux médias
KARINE GLOANEC MAURIN, Secrétaire nationale-adjointe à la culture

Vidéo de Pouria Amirshahi lors de la convention nationale sur le Projet
Français du monde : une chance pour la France

Notre premier Secrétaire Fédéral, Pouria Amirshahi qui est aussi Secrétaire National à la coopération, à la francophonie et aux droits de l’Hommeétait l'invit" de Médiapart le 16 mai 2011. Il revient sur les propos de Claude Goasgen et de Thierry Mariani. De telles déclarations sont pour lui « un signe supplémentaire de la montée de la xénophobie au sein de la droite française ».

 

Les récentes déclarations de Claude Goasguen et Thierry Mariani, suggérant de limiter voire d'interdire la pluri-nationalité, sont un signe supplémentaire de la montée de la xénophobie au sein de la droite française.  Mais elles ne sont pas que cela: après quatre ans de stigmatisation insupportable et continue des étrangers, voilà que la majorité s'en prend directement à ses propres compatriotes. Car qui sont les bi-nationaux, si ce n'est aussi... des Français, égaux en droits et en devoirs à l'égard et au sein de notre patrie républicaine? 
Pour comprendre comment la majorité UMP a reformulé sa pensée en la matière, il faut se remémorer la grande stratégie de communautarisation, théorisée par la nouvelle droite depuis les années 70 et largement véhiculée par le Front national. Plutôt que de cultiver un discours ouvertement raciste, ces nouveaux militants réactionnaires avaient utilisé la fameuse tactique dite de la «triangulation». Elle consiste à reprendre à son compte les thèses de l'adversaire (en l'occurrence celle du «droit à la différence» invoquée par une partie de la gauche pour vanter la nature «mélangée» du peuple français) pour en faire un axiome inversé dans sa propre pensée. Ainsi, puisqu'il faut reconnaître le droit à la différence, commençons par énoncer qu'en effet, les «Français de souche» ont, eux aussi, le droit d'affirmer les leurs. Que «nous» ne sommes pas pareils que «eux». Et de prendre pour fausses preuves toutes ces «façons de vivre», ces violences plus répandues chez «eux» que chez «nous» («ici» comme «là-bas»), etc. La rhétorique vise à «démontrer» l'incompatibilité de cultures...
Et c'est ainsi que nous sommes passés peu à peu du droit à la différence à... la différence des droits pour laquelle plaide désormais ouvertement la droite française (projet d'exclusion de l'aide médicale d'Etat, restrictions injustifiées à l'accès à de nombreux emplois,  etc.). La facilité avec laquelle cette idéologie différentialiste progresse en France (1) est tout simplement effrayante. Non seulement nous assistons depuis quelques années à une négation de la citoyenneté française, fondée sur l'universalisme et l'égalité mais de nombreux Français se sont vus assignés à résidence communautaire comme, par exemple, beaucoup de nos compatriotes «supposés» musulmans et croyants... rayant ainsi d'un trait de plume leur identité pourtant on ne peut plus française. Ces «Français noirs» qui prendraient  trop de place sur le terrain de football (au détriment de qui? de Français?), ces Français «arabes» qui seraient habités par la délinquance (qui mène tout droit au terrorisme comme chacun sait!)...
Voilà donc les ennemis de l'intérieur! Il y aurait ainsi, parmi les Français, des centaines de milliers de possibles «traîtres à la patrie»! Se repliant résolument sur une vision rabougrie de la seule France métropolitaine, les nouveaux avocats de la «vraie nationalité» montrent désormais du doigt d'autres français au prétexte qu'ils auraient une, voire deux autres nationalités. La discrimination fondée sur le préjugé et/ou la xénophobie n'est hélas pas neuve: beaucoup de nos compatriotes, pourtant français en droit comme en histoire (depuis au moins une ou deux générations), se sont vu fermer les portes de leur propre administration ou de leurs propres entreprises, etc. Ce soubassement raciste des pratiques discriminantes et vexatoires a produit chez eux un sentiment qui mêle doute et rage. Comment peut-il d'ailleurs en être autrement quand vous êtes derechef privés d'une part de vous même? Alors, bien sûr, à force d'être renvoyé à ses origines et rejeté dans son propre pays... on finit parfois à s'abandonner à une autre identité,  même quand il s'agit de celle des parents et des grands-parents,  du moment qu'elle soit plus apaisante. Et ce «retour aux sources» vaut aussi pour de nombreux Français qui n'ont pourtant que... la nationalité française. Cela arrive et nier ce problème serait une erreur, mais tous les authentiques républicains savent que c'est en faisant à chacun une place égale dans la communauté nationale que nous ferons reculer autant les préjugés que les rancœurs.
Surtout, cela ne justifie en rien que l'on s'acharne ainsi à saper les fondements mêmes de notre unité nationale. Au-delà des dangereux calculs électoralistes de Nicolas Sarkozy, il est impossible que toute la droite française ait sombré dans la même absurde intolérance. Va-t-elle jusqu'au bout laisser faire la jonction avec ses rives brunes marines? Car c'est bien de cela qu'il s'agit pour la nouvelle droite sarkozyste: rendre lepéno-compatible les thèses de l'UMP. Or, en donnant un argument supplémentaire à la théorie de la «préférence nationale», un pas de plus est franchi... Avec cet argument, le pont est désormais établi entre deux vieux slogans: «les Français d'abord» et «la France, tu l'aimes ou tu la quittes».
En jetant l'opprobre sur une partie d'entre nous, non seulement on fragilise la cohésion nationale à l'intérieur mais on plonge également dans le désarroi de nombreux compatriotes vivant à l'étranger. Ceux-là, qui sont plus de deux millions, œuvrent quotidiennement au rayonnement de la France et en sont même l'avant-garde éclairée dans un monde bouleversé par la mondialisation et l'accélération des échanges,  y compris culturels. Non seulement leur pluri-nationalité est une chance pour eux, mais elle constitue un atout pour la France, en particulier dans une période où, pour des raisons différentes, elle est parfois incomprise à New York, Dakar, Tunis, Bruxelles, Buenos Aires, etc. Ces Français travaillent et vivent hors de leurs frontières et contribuent à leur manière aux efforts de co-développement et de solidarité internationale. Combien d'ingénieurs, de coopérants, d'enseignants, de commerçants trouvent un supplément d'âme à leur métier en restant volontairement dans certains pays parfois jugés «dangereux» par le ministère des affaires étrangères? Beaucoup, parmi eux, sont bi-nationaux. Le gouvernement français ne serait-il pas mieux avisé de les défendre, de les encourager et même, oui même, de les remercier? Il sont bien plus nombreux là-bas à mériter la légion d'honneur que ces quelques nobliaux bien introduits en cour ici et dont on ne voit pas toujours quels services ils rendent à leur pays. 
Comme le rappelle fort justement l'Association démocratique des Français de l'étranger, «le fait d'avoir deux ou plusieurs nationalités est une réalité de notre époque et constitue une richesse culturelle et une ouverture au monde. Dans un foyer binational on n'a pas à choisir, on ne choisit pas une culture et une nationalité par rapport à l'autre: l'une et l'autre peuvent se vivre pleinement, et ce vécu est un facteur de compréhension entre les peuples, de fraternité et de paix». Transmis à MM. Goasguen et Marini...
(1)  Ce parfum nauséabond se répand dans toute l’Europe. N’a-t-on pas entendu ces derniers temps Angela Merkel et David Cameron « constater » l’échec du multiculturalisme dans leur pays respectif ?

Nos députés sont toujours mobilisés pour la défense de l'école et le font savoir au Gouvernement

Lors des questions au Gouvernement, notre camarade et Députée Marie-Line Reynaud interpelle le Ministre de l’Education Nationale sur la situation alarmante de l’Education Nationale pour la prochaine rentrée 2011-2012.


M. le président. La parole est à Mme Marie-Line Reynaud, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Mme Marie-Line Reynaud. Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, la colère est grande dans le monde de l’éducation suite à l’annonce de la baisse de la dotation horaire pour la prochaine rentrée 2011-2012. Vous avez créé une forte colère dans le monde enseignant ainsi qu’auprès des parents d’élèves, colère légitime compte tenu des décisions que vous avez annoncées.
Partout en France, des manifestations se multiplient, chaque semaine plus nombreuses, regroupant parents, enseignants, élus et élèves. Vous invoquez la nécessaire réduction des dépenses publiques pour justifier vos suppressions de postes, mais vous faites porter l’effort financier sur le seul avenir des jeunes, alors que dans le même temps vous offrez de nombreux cadeaux fiscaux aux plus riches.
Pour ne prendre qu’un seul exemple, dans un lycée public du département de la Charente, une filière technique se trouve amputée d’un tiers de sa dotation horaire globale annuelle : il faudra assurer le même programme et transmettre les savoirs avec 100 heures en moins à la rentrée prochaine. La situation est la même dans tout le pays. Je précise que vos annonces de réduction de postes d’enseignants n’ont été précédées d’aucune négociation. À l’injustice de vos décisions, vous ajoutez le mépris à l’égard des acteurs du monde de l’éducation nationale ! (« Très juste ! » sur plusieurs bancs du groupe SRC.)
M. Bernard Roman. Elle a raison !
Mme Marie-Line Reynaud. Après la réforme des programmes et la réduction des heures de certaines matières, les sciences en particulier, la suppression de nombreux postes d’AVS et d’EVS, l’application injuste et brutale de la RGPP, la répartition politique de la part complémentaire de la dotation horaire, le Gouvernement fait le choix de réduire la dotation horaire globale.
L’école laïque de la République a pour mission de donner à chaque enfant un accès au savoir dans les meilleures conditions possibles. Chaque jour, par ses décisions, le Gouvernement s’éloigne un peu plus de cette mission. Pour la première fois à la rentrée prochaine, des élèves se retrouveront sans enseignant.
Monsieur le ministre, ma question est simple : quand allez-vous revoir votre copie pour une éducation nationale digne de ce nom ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)
M. le président. La parole est à M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative.
M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Madame la députée, vous m’interrogez sur la situation dans l’éducation nationale. Je pense que vous faites référence aux discussions qui ont lieu en ce moment sur la carte scolaire du premier degré. Concernant ce premier degré, les écoles de France, il y aura, à la rentrée prochaine, 12 000 enseignants de plus que lorsque vos amis étaient aux responsabilités, au début des années 90, alors qu’il y a 270 000 élèves de moins dans le primaire. À la rentrée prochaine, le taux d’encadrement sera donc renforcé par rapport à ce qu’il était il y a quinze ou vingt ans. C’est une réalité qu’il faut rappeler aux Français.
Alors, oui, madame la députée, nous réorganisons pour faire davantage là où il y a des priorités. Nous regroupons là où c’est nécessaire, par exemple lorsque, dans une classe, quinze élèves sont répartis sur trois niveaux. Je suis élu d’un territoire rural et je pense qu’il est parfois nécessaire de procéder à des regroupements pédagogiques intercommunaux avec des services pour les familles, un accueil périscolaire tôt le matin, une demi-pension, des activités périscolaires. C’est ça un service moderne de l’éducation nationale : un service capable de s’adapter, de se moderniser et de mobiliser les moyens là où ils sont nécessaires ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
À la rentrée prochaine, il y aura, en moyenne, vingt-cinq élèves par classe en maternelle. Ce nombre était de vingt-sept au début des années 90 ! En primaire, il y aura vingt-deux élèves par classe ; ce nombre était de vingt-trois au début des années 90.
M. Bernard Roman. Ce n’est pas vrai !
M. Luc Chatel, ministre. Cessez donc d’avoir une lecture purement comptable ! Attaquons-nous au fléau, aux difficultés en matière de lecture ! C’est ce que nous faisons dans le cadre des plans de lutte contre l’illettrisme et contre le décrochage scolaire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)"

"Mardi 3 mai
Question au Gouvernement : Éducation nationale

Rassemblement du 1er mai contre le racisme et la xénophobie

Le Parti socialiste prendra part au rassemblement organisé dimanche 1er mai par les organisations réunies « contre la politique du pilori et contre la xénophobie ».

Ce rassemblement est organisé le dimanche 1er mai à 11h au Pont du Caroussel (Paris), en présence de Bertrand Delanoë, Maire de Paris. Il rendra hommage à la mémoire de Brahim Bouarram, assassiné à 29 ans le 1er mai 1995, et à toutes les victimes des crimes racistes. Marie-Pierre de la Gontrie, Pascale Boistard et Sandrine Mazetier, secrétaires nationales, y représenteront le Parti socialiste.

Paris, le 28 avril 2011
Communiqué

La Fédération du Parti Socialiste soutien l’appel de nombreuses formations syndicales pour l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité. Elle appelle tous les militants et sympathisants du département à se rassembler place Hergé à Angoulême le 28 avril à 17heures

Une aide humanitaire d'urgence doit être immédiatement apportée à la Côte d'Ivoire

Plus d'un million de personnes survivent actuellement dans la forêt ivoirienne, après avoir fui les violences qui ont opposé les partisans de Laurent Gbagbo à ceux du président Alassane Ouattara. La ville d'Abidjan elle-même, théâtre de pillages, a vu les stocks de denrées de première nécessité disparaître suite à des vols.

La population ivoirienne a été confrontée, pendant quatre mois, à des violences, à des pillages et à des déplacements forcés qui ont créé une véritable crise humanitaire. Les ONG présentes sur le terrain alertent sur l'état d'urgence humanitaire du pays.

Le Parti socialiste appelle à la mobilisation immédiate d'une aide humanitaire d'urgence, à la hauteur des besoins de la population ivoirienne.
 

 

Paris, le 14 avril 2011
Communiqué
Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme

Délégation au Niger, le PS représenté par notre Premier Secrétaire Fédéral

Paris,
Communiqué duA
Parti socialiste




 
Jeudi 7 avril 2011, M. Mahmadou Issoufou sera officiellement investi dans ses fonctions de président de la République du Niger, à Niamey. M. Issoufou, militant socialiste pour la démocratie s'est engagé à mettre son pays sur le chemin du développement et de la paix. Elu avec plus de 58% des voix, M. Issoufou va ainsi mettre fin à la "transition" militaire et pouvoir lancer les réformes démocratiques, économiques et agraires dont le Niger a tant besoin pour sortir de l'ornière de la pauvreté et de l'instabilité. Au Niger comme dans d'autres pays d'Afrique et du Moyen-Orient, les conquêtes démocratiques sont plus que jamais à l'ordre du jour.
 
Le parti socialiste sera à cette occasion représenté par Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'Homme. Porteur d'un message de soutien de Martine Aubry, première secrétaire, il réaffirmera les engagements de la gauche pour que, dès 2012, la France mène une nouvelle politique de coopération et de co-développement, basée sur le respect, l'égalité et la confiance.
 
Le parti socialiste demande au gouvernement français d'être particulièrement attentif aux évolutions du Niger, démocratie jeune et fragile qui fait face à un immense défi : reconstruire les capacités régaliennes d'un Etat pour faire reculer la pauvreté et les actions terroristes qui s'en nourrissent.

Victoire du PS et de la gauche aux cantonales : «un vote exigeant»

 


Les leçons des cantonales par Benoît Hamon par PartiSocialiste


Benoît Hamon, porte-parole, dresse en point presse le bilan des élections cantonales. Constatant la victoire du Parti socialiste et de la gauche il a rapellé que le PS réalise seul près de 35,75% des suffrages, que le PS et ses alliés réalisent près de 42,15% et que la gauche dans son ensemble approche les 50%, dans un contexte de forte abstention.

Tunisie, Egypte, Algérie : «Tous les peuples sont mûrs pour la démocratie»


Egypte : tous les peuples sont mûrs pour la démocratie
envoyé par PartiSocialiste. - L'info video en direct.

Vidéo du Porte Parole du Parti Socialiste au sujet des évènements de Tunisie et d'Egypte.

Pour le Parti Socialiste, la France devrait pleinement accompagner cet élan démocratique du sud des bords de la Méditerranée. Cette attitude serait autrement plus digne que celle de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, qui une fois encore préfèrent agiter le chiffon rouge de l'intégrisme et d'un risque de mouvement migratoire de ressortissants de cette zone du monde; cela à des seules fins électoralistes.

 

Téhéran, Tunis. D'une révolution à l'autre


   

Contrairement à ce que disent les membres du Gouvernement Français dont la Ministre des Affaires Etrangères; Michèle Alliot-Marie, l'attitude de la France n'a pas été digne face au soulèvement de la population tunisienne qui n'aspirait qu'à plus de liberté. Il semblerait en réalité que Nicolas Sarkozy et son Gouvernement ont simplement manqué de discernement, altérant encore une fois et durablement, l'image de notre pays auprès des populations qui luttent pour leur liberté. Le Secrétaire national du PS aux droits de l'homme, à la coopération et à la francophonie mais aussi Premier Secrétaire Fédéral de la Charente, Pouria Amirshahi nous donne la position du Parti Socialiste, rappelant ainsi que notre parti a toujours été aux côtés des Hommes privés de liberté.

 



Secrétaire national du parti socialiste aux droits de l'Homme, je n'ai cessé depuis ma  prise de fonction de prendre, ou de faire prendre à mon parti, des positions politiques sans ambiguïté à l'égard du régime tunisien et du parti au pouvoir, le RCD. Malheureusement, et sans doute parce que je ne fais pas partie des dirigeants régulièrement invités à s'exprimer en public, elles ont été peu relayées. Je ne souhaite pas revenir ici sur ces déclarations, quiconque souhaite en prendre connaissance peut le faire sur le site Internet du PS. Pas plus que je ne souhaite pointer mes mises en garde répétées depuis 2008 sur la situation politique en Tunisie, à rebours de la pensée post-coloniale dominante dans les élites françaises. Néanmoins, refusant de faire de ma responsabilité (la défense des «droits de l'Homme») un supplétif de l'analyse diplomatique qui prévaut trop souvent, je veux livrer ici quelques éléments sur ce qui se joue dans la révolution tunisienne.

 

Le monde est en train de vivre la fin d'un cycle, celui inauguré à la fin des années 70 par les deux grands mouvements réactionnaires qui ont façonné les rapports de force internationaux:

- le premier, issu de la révolution conservatrice importée d'Outre Manche et d'Outre Atlantique, et porteuse de la mondialisation libérale, connaît depuis 2008 et la crise financière les premiers symptômes de sa fin ;

- le second, né du coup d'Etat islamiste pendant la révolution iranienne de 1979, qui se propagea alors comme une traînée de poudre dans tout le Moyen-Orient en donnant de la force aux multiples militants du jihad, a vu ses fondations ébranlées en 2009, par la révolte citoyenne au lendemain de la réélection frauduleuse de M. Ahmadinejad. 

 

Si beaucoup a été dit sur la crise mondiale du capitalisme, peu de commentateurs ont inscrit le dernier mouvement populaire iranien dans un processus global qui touche désormais l'ensemble du Moyen-Orient et a déjà entraîné des bouleversements historiques. La révolution tunisienne en marche éclaire à nouveau l'enjeu majeur qui se joue aujourd'hui au Moyen-Orient: la conquête démocratique par les peuples eux-mêmes et le recul nécessaire de l'intégrisme religieux.

 

Dans les années 1950, les tentatives de synthèse entre socialisme, démocratie et nationalisme se soldent par des échecs politiques (Mossadegh en Iran), militaires (Nasser en Egypte), et ferment pour longtemps les portes de la démocratie. La responsabilité des puissances occidentales est, déjà, très lourde, puisqu'elles choisissent alors d'installer ou de laisser s'installer des régimes corrompus, au nom de leurs intérêts stratégiques et d'approvisionnement en matières premières (pétrole, gaz, uranium, etc.) que les dictateurs, de Saddam Hussein au Shah d'Iran, leur garantissent.

La contestation sociale passe alors par l'instrumentalisation de l'islam comme arme politique. C'est ainsi que la prise du pouvoir en Iran par Khomeiny sonne le début d'une nouvelle ère mondiale, faisant émerger dans son sillon, par delà les divergences entre sunnites et chiites, les formations politiques radicales. La voie islamique fait la preuve de sa capacité à renverser un régime dictatorial (rappelons que le discours de l'Ayatollah Khomeiny était alors accroché aux revendications sociales et démocratiques portées par les gauches iraniennes). C'est donc par là que passerait la libération, voire, comme certains l'ont dit, «l'indépendance véritable» au lendemain des mouvements de décolonisation.

En pointe dans la contestation de la corruption, présent sur le terrain social (les leaders et cadres des formations de gauche ayant été pour la plupart emprisonnés ou contraints à l'exil), l'activisme religieux progresse dans les populations. Sous des formes diverses (les Talibans en Afghanistan, le FIS en Algérie, le Hezbollah au Liban, le Hamas en Palestine, les «franchisés» d'Al Qaïda disséminés sur tout le Moyen-Orient, etc.), les intégristes s'installent, parfois même avec la légitimité incontestable du suffrage universel. Pendant toute cette période, la gauche est soit aveuglée (une partie de l'extrême gauche française apporta son soutien à Khomeiny), soit gagnée par la résignation d'un certain «réalisme», c'est-à-dire in fine par le renoncement.

Face à la montée de l'islamisme radical (et après en avoir soutenu des franges, comme Ben Laden en Afghanistan, face à l'Union soviétique), les grandes puissances occidentales, Etats-Unis en tête, ont  choisi deux impasses: soit la «guerre des civilisations» en Irak ou en Afghanistan (dont on sait aujourd'hui les motivations économiques), soit la sacralisation des bastions qui avaient fait de l'éradication islamiste leur principal argument de survie. La Tunisie était de ceux-là. Les élites françaises, a fortiori quand elles furent liées à la détestable Françafrique comme la droite l'est encore, sont ainsi restées sur une analyse binaire: la dictature «éclairée» plutôt que le Moyen-âge ou, si on préfère, le népotisme pro-occidental plutôt que l'islamisme.

 

Cette pensée de «la digue face au péril» n'a pas épargné certains dirigeants de gauche, qui comptent parfois parmi mes amis. Leur grande peur a pris forme lorsque le FIS remporta les élections législatives de 1991 en Algérie. Cette peur était compréhensible, mais elle niait la légitimité supérieure du peuple qui vote. Surtout, elle n'a pas débouché sur une transformation radicale de la politique de développement de son gouvernement. Autrement dit, cette stratégie est un échec: d'abord, elle n'a permis en rien d'accoucher de la démocratie. Au contraire, et alors que la Tunisie était prête à évoluer, le régime de M. Ben Ali n'a fait que se durcir.

C'est alors le peuple qui, armé de la seule arme qui lui soit indispensable pour briser ses chaînes, le «savoir», choisit d'écrire les termes de sa propre émancipation. Ensuite, et conséquemment, les Tunisiens font la démonstration que la démocratie ne s'importe pas par les armes mais se conquiert par les citoyens eux-mêmes. C'est très exactement ce qui a commencé à se produire au printemps 2009 en Iran (où, là aussi, le taux de scolarisation et le niveau d'instruction de la population est un des plus élevés au monde), lorsque le putsch électoral de M. Ahmadinejad a été rejeté par l'immense majorité du peuple iranien.

Les citoyens de tout le Moyen-Orient, en particulier à travers les images diffusées par Al Jazira et le militantisme d'Internet, ont ainsi vu, 30 ans après 1979, qu'il était donc à nouveau possible de se soulever contre les dictatures. L'échec de la dernière révolte citoyenne d'Iran (beaucoup plus laïque que ne l'ont dit les observateurs) a cependant ouvert la voie.

Ce sont donc aujourd'hui les Tunisiens qui prennent le relais, inscrivant leur révolution dans une dimension universelle, ce que précisément les élites occidentales ont toujours considéré inaccessible aux masses du Moyen-Orient, renforçant ainsi le relativisme des droits de l'Homme brandi par les intégristes.

 

Mais la révolution tunisienne en cours est aussi une révolution sociale: n'oublions pas que c'est sur fond de crise du système capitaliste qu'ont lieu ces bouleversements. Si on a cru un temps que la plupart des Etats africains avaient été épargnés par la crise comme certains éminents spécialistes qui louaient alors les modèles émergents (Chine, Tunisie notamment), on a rapidement perdu de vue que c'est surtout en raison de la faiblesse de leur inclusion dans le système financier international, et non de la vertu de leur «modèle de croissance». A cet égard, ce sont les pays occidentaux, inventeurs et organisateurs du système, qui ont été les premiers ébranlés. Ces derniers ont donc réduit fortement les investissements directs étrangers ainsi que les fonds de développement et largement réduit les importations en provenance de ces pays.

La forte réduction des entrées de capitaux en provenance des pays occidentaux (y compris des envois de fonds des travailleurs émigrés, ces derniers privilégiant leur propre consommation, a fortiori quand ils sont souvent les premiers  fragilisés dans leurs statuts d'immigrés en Occident) a très rapidement mis ces pays dans des situations économiques intenables. Par ricochet, la crise a ensuite rapidement atteint les autres pays, dont la Tunisie, propageant ses effets dans toutes les couches sociales. Ayons en tête, surtout, que la précipitation de la chute de Ben Ali s'opère quand l'UGTT, le principal syndicat des travailleurs, lance un appel à la grève générale, très largement suivi.

 

La revendication sociale et la soif démocratique ont opéré ainsi une jonction inespérée en Tunisie, débouchant ainsi sur une des plus belles révolutions de l'ère moderne. La neutralité de l'armée, la concorde nationale pour préparer les élections, la maturité de la société tunisienne et la forte structuration syndicale des ouvriers tunisiens à travers l'UGTT feront le reste, pour leur propre bien-être mais aussi pour celui de millions de citoyens de la région qui tiennent là un exemple.

Les démocrates doivent maintenant soutenir les Tunisiens autant qu'ils nous le demandent, cela sera aussi utile aux autres peuples, là où l'économie de rente permet à leurs dirigeants de tenir... mais pour combien de temps encore? Car de belles conquêtes sont à l'ordre du jour: conquêtes démocratiques bien sûr, mais aussi conquête de souveraineté économique, pour des peuples dont les ressources naturelles sont encore la propriété d'une clique ou des grandes multinationales privées.

Enfin, il faut repenser totalement la stratégie de coopération extérieure de la France, refondée sur des bases d'égalité et déshabillée de tous ses oripeaux compassionnels ou, pire, post-colonialistes. Dans la période qui s'ouvre, le rôle de l'Union européenne est fondamental: soit elle passe à côté de l'Histoire en observant les événements, soit elle saisit l'opportunité historique d'ouvrir la voie à un partenariat privilégié  à la Tunisie (comme pour la Turquie), pour aider les  tunisiens à consolider leur révolution démocratique.

La gauche en particulier doit relancer fortement le projet euro-méditerranéen, premier jalon d'une ère de prospérité et de paix, à quelques centaines de kilomètres du conflit israélo-palestinien et à quelques dizaines de kilomètres d'une Egypte explosive. Une Egypte où, là aussi,  peu de consciences ont osé montrer du doigt le soi-disant processus électoral qui a reconduit M.Moubarak, (à cause, toujours, d'une pensée dominante qui pose la dictature militaire comme rempart à l'islamisme intégriste). Une Egypte où le niveau de développement et d'instruction n'est nullement comparable à celui de la Tunisie, et où le choc démographique laisse prospérer tous les dangers.

La gauche doit enfin renouer avec la solidarité concrète envers les mouvements citoyens qui fleurissent partout, de la Chine à l'Iran. L'Occident a raté plusieurs wagons, privilégiant sa domination plutôt que le co-développement. A l'heure où cette domination est remise en cause par l'émergence de nouvelles puissances, il serait suicidaire, pour l'Europe, de laisser passer une énième (et ultime?) fois le train de l'Histoire. Cette occasion historique commence dès aujourd'hui,  chez nous, par dénoncer sans ambiguïté la Françafrique, par  reconnaître le droit au développement de tous les peuples, par favoriser les logiques d'intégration régionale et de développement endogène.

Les enjeux sont énormes: poussée démographique sans précédent, hyper concentrations urbaines,  raréfaction des ressources, généralisation de la pauvreté, progression des violences... autant d'éléments d'un cocktail qui franchira tôt ou tard les rives de la Méditerranée, si des bases de coopération radicalement neuves ne sont pas posées. La gauche aussi, la gauche d'abord, doit se tourner à nouveau vers ce nouvel horizon. Tout cela est parfaitement possible, y compris en respectant la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. Et à la condition de ne jamais rester silencieux sur le viol des droits et des libertés fondamentales.
 

Hommage à François Mitterrand.

  Il y a 15 ans de cela, le 8 janvier 1996, François Mitterrand, nous quittait.
L’année 2011 marque le 15ème anniversaire de sa disparition mais aussi le 30ème anniversaire de son élection à la Présidence de la République. Durant 10 années, son mandat a été marqué par l’action de gouvernements de gauche. Dans une mondialisation libérale naissante, dominée par les figures de Margareth Thatcher et de Ronald Reagan et par le fameux « consensus de Washington » qui a vu s’engager le vaste cycle de dérégulation, la gauche française a fait plus que résister :
-    En France, de grandes conquêtes sociales ont vu le jour : retraite à 60 ans, 39heures, 5ème semaine de Congés payés, abolition de la peine de mort, lois Auroux dans les entreprises, lois Quillot pour les locataires, dynamisme et ambition culturelles, RMI, paix en Nouvelle Calédonie … Autant de mesures fortes que venait accompagner un volontarisme progressiste qui ne craignait pas que la politique décide en économie (la nationalisation ni la planification n’étaient taboues). Aujourd’hui, en proposant, par exemple, un pôle public financier ou un pôle public d’investissement industriel, le parti socialiste entend renouer avec l’idée que l’économie est faite pour l’Homme et non l’inverse.
-    Pour l’Europe, François Mitterrand défendit l’idée d’un continent solidaire, loin de la mise en concurrence exacerbée qui met les peuples européens en compétition alors qu’ils avaient décidé de s’unir. Aujourd’hui, le parti socialiste entend renouer avec le grand rêve européen, basé sur des politiques structurelles et régulées, y compris dans le cadre de son commerce extérieur (à travers la proposition, désormais reprise par le Parti socialiste des Européens, du « Juste Echange »).
-    Dans le Monde, la France était grandie, à l’image de l’idée que se faisait François Mitterrand de son histoire, de son rôle, de notre République. Héritier de son combat pour la Paix, le parti socialiste a fait récemment des propositions pour « une nouvelle donne internationale ».
Quoi qu’on en dise (et il y a des critiques justes et constructives), nous restons, avec les Français, fiers de ce Président là, qui sut rester le gardien intransigeant des valeurs humanistes fondamentales de 1789. Un homme qui sut, le 10 mai 1981, faire gagner la gauche grâce à deux principes : le rôle de la gauche est de défaire les rapports de domination ; pour y parvenir, elle doit s’unir.
Le Parti Socialiste s’associe à cette journée de commémoration et a le plaisir de vous annoncer que, Martine Aubry, Première Secrétaire, sera présente ce 8 janvier 2011 à Jarnac.

Pouria Amirshahi, Premier Secrétaire Fédéral

"Egalité Réelle": le texte adopté par le Conseil National du PS

Le parti Socialiste s’est donné pour objectif en 2010 de construire une plate forme de propositions afin d’accompagner le ou la candidate socialiste en 2012. La 4ème Convention, présidée par Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste est intitulée: Egalité réelle. Le mardi 9 novembre, le texte a été adopté par le Conseil National du PS, 59 voix pour et 12 abstentions.

Comme le souligne l’article du journal « Le Monde », ce travail collectif avait reçu l’engagement mais aussi l’implication de nombre de dirigeants politiques de premier plan tels que Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Martine Aubry ou Vincent Peillon. Ce texte, souligne notre Première Secrétaire National, confirme le fait que le PS est bien  tourné vers la France et les problèmes des Français ; « L’égalité réelle, c’est la véritable crédibilité des socialistes aujourd’hui, notre voie : forcément à gauche, c’est cela qui portera notre crédibilité »
Voici donc en lien le texte soumis au vote des militants, vote qui interviendra le 2 décembre afin d’entériner le texte le 11 décembre en convention nationale.

Lire le texte.

Le Parti Socialiste est aux côtés des salariés de Schneider.

Le Premier Secrétaire Fédéral Pouria AMIRSHAHI a été alerté par des représentants syndicaux sur la situation de l’emploi dans l’entreprise Schneider Electric.

Il s’adresse aux élus charentais qui sont déjà, ces derniers temps intervenus sur cette question : Michel GOURINCHAS, Maire de Cognac, Jean-François MACAIRE, premier vice-président de la Région Poitou-Charentes, Robert RICHARD, conseiller général ; Martine PINVILLE et Marie-Line REYNAUD, députés du département.
Pouria AMIRSHAHI, leur demande de lui faire part de leur approche sur cette question tant sur le plan social, économique qu’environnemental. Pour lire la lettre cliquez ici

3ème Convention: La Nouvelle Donne Internationale et Européenne.

Le Parti Socialiste poursuit sa réflexion afin de proposer un projet crédible et ambitieux pour la présidentielle de 2012.
Le thème de la Troisième Convention porte sur « La Nouvelle donne Internationale et Européenne ». Cette convention a pour but de définir la politique étrangère que nous voudrons mener.

Sous la Présidence de Laurent Fabius, un comité de pilotage est chargé de soumettre un texte au Conseil National le 8 septembre puis au vote des militants le 30 septembre et mis en débat lors de la Convention nationale le 9 octobre. Parmi les membres de ce comité de pilotage nous avons notamment  Jean Christophe Cambadélis, Secrétaire national chargé des questions internationales et européennes ; Elisabeth Guigou Secrétaire nationale à la réforme de l’Etat et des collectivités territoriales ainsi que Pouria Amirshahi, notre Premier Secrétaire Fédéral également Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme.
Dans une lettre d’introduction à cette convention, Laurent Fabius et Jean Christophe Cambadélis précisent les principaux enjeux :
 
"Au regard des crises conjointes que nous vivons où les orientations fondamentales, les visées stratégiques doivent relever de choix politiques clairs et assumés.
Il importe de repenser en profondeur le monde nouveau qui émerge sous nos yeux. En France, comme en Europe et partout dans le monde, le socialisme démocratique n’est plus confronté au choix de la guerre ou de la paix sur son territoire, à la décolonisation, voire à son positionnement dans un monde partagé en deux blocs, mais à la réorganisation chaotique d’un monde qui depuis 20 ans n’a toujours pas trouvé ses équilibres post-guerre froide. Aujourd’hui, la tendance planétaire est aux ébranlements - du capitalisme financier, du monde industriel, de la co-existence dite pacifique, de la démographie -, mais aussi au risque d’asphyxie écologique, énergétique ou alimentaire.
Le nouveau monde offre au mouvement socialiste matière à renouer avec ses fondements internationalistes. Ils s’expriment autour de cinq grands enjeux :
1) Quelle orientation la France et l’Europe doivent-elles défendre sur l’évolution des règles du commerce mondial ? Quel contenu donner au « juste échange » ?
2) Quelle vision de l’avenir de l’Europe les socialistes porteront-ils dans les années qui viennent ? Quelles stratégies d’alliance, quelles propositions concrètes ?
3) Quelles solidarités pour faciliter le développement des pays les plus pauvres ? Comment organiser la transition des économies, le développement, la compétition pour l’accès aux ressources, les flux migratoires ?
4) Quelle vision de la « communauté internationale », quelles réformes des institutions multilatérales la France doit-elle proposer ?
5) Quelle approche de la sécurité collective les socialistes doivent-ils préconiser ? Quelle politique de défense pour la France ? Quels principes adopter dans la gestion des principaux conflits ?
Vous trouverez ci-après les documents de travail issus de la réflexion engagée dans le comité de pilotage de la Convention. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à nous faire part de vos réflexions et propositions d’amendements. Nous les étudierons avec la plus grande attention.
Un rapport final, débattu devant la Convention et soumis au vote de l’ensemble des militants, sera issu de ce travail.."

Lire le texte adopté par le Conseil National le 8 septembre 2010

Deuxième convention : La rénovation

Le 8 juin, le Conseil national du Parti Socialiste a donné le coup d’envoi de la deuxième Convention nationale consacrée à la rénovation.

Plusieurs questions essentielles figurent dans le texte soumis aux votes des adhérents :

1)    Une rénovation du parti dans son fonctionnement interne :

a.    Parce qu’il s’agit d’un principe élémentaire de démocratie interne et de rassemblement de tous les courants de pensée socialiste, les instances nationales resteront composées à partir du principe de la proportionnelle des votes militants

b.    Parce qu’il s’agit d’un principe d’efficacité, seuls les deux textes arrivés en tête pourront proposer une éventuelle synthèse à tous les autres et présenter un(e) candidat(e) au poste de premier secrétaire national. Surtout le vote sur un texte de synthèse et l’élection du premier secrétaire auront lieu en même temps, ce qui mettra fin au risque d’incohérence entre une orientation politique majoritaire et un premier secrétaire qui ne la partagerait pas.

2)    Une rénovation du parti par le renouvellement :


a.    La fin du cumul des mandats : conformément au vote majoritaire des militants du 1 er octobre, dès septembre 2012, il ne sera plus possible de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local pour les grandes collectivités. La possibilité ouverte pour la première fois de conquérir le Sénat en 2011 nous a conduit à proposer ce délai (septembre 2012), afin que les sénateurs en situation de cumul aient le temps de préparer leur succession avec les camarades élus à leur côté et en lien avec le parti.

b.    La parité totale dans les candidatures, aux élections législatives en particulier, premier pas vers un rééquilibrage égalitaire de la vie politique nationale

c.     Des candidatures autant que des dirigeants représentatifs de la société : ouvriers et employés, citoyens de couleurs, français issus de l’immigration, etc.
 

3)    Enfin, l’organisation des primaires pour la désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle :

a.    Notre porte parole en 2012 s’appuiera sur l’orientation du parti socialiste ; c’est pourquoi une convention extraordinaire du projet, faisant suite à nos quatre conventions et à nos 6 forums des idées, précédera les primaires par un vote militant. Notre candidat, quel qu’il soit, s’inscrira ainsi dans un projet partagé par tous les socialistes.

b.    Le parti socialiste continue de proposer aux autres formations de la gauche de participer à cette dynamique commune en vue de la victoire de la gauche

c.     Ces primaires s’ouvriront à tous les citoyens qui le désirent : il faudra alors nous adresser à tous les français et convaincre toutes celles et ceux qui sont mobilisés dans la société depuis 2007, de faire de ce premier rendez-vous populaire une réussite politique. Bref, il s’agira de labourer le pays en profondeur autour des idées de gauche.

Le texte adopté :  le télécharger ici

Les débats, les interventions du conseil national....

La rénovation: primaires, renouvellement, parité, diversité - L'hebdo n°575 est en ligne



Le calendrier des 2 prochaines conventions :

· International :

Mardi 7 septembre : Conseil National
Jeudi 30 septembre : Votes     
Samedi 9 octobre : Convention Nationale

· Egalité Réelle :

Mardi 9 novembre : Conseil National
Jeudi 2 décembre : Votes
Samedi 11 décembre : Convention nationale

Edito : première convention du projet...
 

 

Le parti socialiste va lancer dès le mois de mai, sa première convention du projet. Elle sera consacrée à la construction d'un "nouveau modèle de développement", celui que le gauche entend construire dans les années qui viennent. Quel modèle de société voulons-nous affirmer ? Comment accélérer la mutation sociale-écologique de notre pays ? Quels modes de production, pour quelle politique (et stratégie) industrielle ? Comment garantir une fiscalité progressive ? Tous les militants sont invités à y contribuer, notamment à partir du site internet du parti socialiste et, en Charente, selon des modalités que nous adopterons en Bureau fédéral le 15 avril prochain, avec l'idée d'une participation la plus large possible. Suivront dans les semaines suivantes trois autres conventions : internationale, rénovation, et égalité réelle. Elles seront balisées par des forums thématiques dont vous aurez dans les prochains jours les intitulés.

En même temps que l'élaboration de son projet, le parti socialiste a décidé de lancer une grande campagne d'adhésion pour proposer aux citoyens qui le souhaitent d'être partie prenante des combats politiques qui s'annoncent

Nous savons en Charente que nous sommes confrontés aux conséquences de la politique menée ; les collectivités qui mènent une politique de gauche ne peuvent s'y substituer mais elles agissent dans leurs domaines de compétences et donnent clairement des signes de leur engagement en faveur de la population. En s'appuyant sur les citoyens, nous serins encore plus fort dans ce combat.
Le 1er mai arrive et nous serons là, fidèle à ce rendez-vous de la dignité des travailleurs qui font l'essentiel des richesses de la France.

Enfin, nous avons acté en Conseil fédéral le 1 avril l'organisation prochaine, avec l'udesr, d'un grand banquet socialiste et républicain. Nous vous confirmerons la date très prochainement.

En attendant, bonne lecture et n'hésitez pas à surfer sur notre site internet ou celui de nos élus : cette semaine, la lettre de Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente. La fédération vous tiendra chaque fois que nécessaires de l'action que nos élus mettent en place au nom du parti socialiste.

Pouria Amirshahi
1er fédéral

 

Régionales 2010, une victoire qui oblige
 

Angoulême, le 21 mars 2010

2ème tour des élections régionales 2010 :

Régionales 2010, une victoire qui oblige

En premier lieu, bravo aux élus socialistes qui font leur entrée à l'assemblée régionale en Poitou-Charentes. Nul doute que, face aux difficultés actuelles, ils et elles auront à coeur de tout mettre en oeuvre pour améliorer la vie des habitants : plus de transports, (re)localisation des sites de production, développement économique solidaire et durable seront, entre autres, les grandes préoccupations à venir. Bravo et courage donc, à Michel Gourinchas, Joëlle Averlan, Michel Broncy et Madeleine Ngombet, ainsi qu'aux deux écologistes Françoise Coutant et Jean-Christophe Hortolan. Bravo aussi à notre ami radical de gauche Christophe Ramblière. Même si les socialistes charentais, malgré leur score très élevé, comptent un élu de moins que par rapport à la précédente mandature, ils pourront compter sur le soutien total de la fédération et de tous les socialistes dans cette tâche. Bravo aussi aux militantes et militants qui ont mené la campagne dans leur communes et dans leur canton.
En-dehors de l'île la Réunion, les Français ont reconduit les président(e)s sortants. La dimension régionale est donc réelle, et les équipes actuellement en place ont reçu un quitus des électeurs, comme le montre de manière significative le score élevé de Ségolène Royal.
La volonté de mettre fin à la politique de la droite exprime dans le même temps une volonté de changement par la gauche, même si l'abstention est toujours là, élevée, et indique qu'il reste encore à convaincre plus largement encore.
La victoire de la gauche est donc nette, elle est nationale et elle porte en elle plusieurs obligations.
Il faudra en particulier faire vivre l'unité de toutes les forces de gauche : elle existe déjà dans la plupart des collectivités qu'elles dirigent ensemble. Elle doit devenir la force motrice des victoires futures, ce qui passera aussi par la recherche d'un programme de gouvernement commun. Chacun devra faire des propositions et les soumettre au débat dans ce but.
Lors de ses prochaines conventions nationales, c'est ce à quoi s'attèlera le parti socialiste et ses militants, en Charente comme ailleurs.


Pouria Amirshahi, Premier secrétaire fédéral.
 

1er tour des élections régionales 2010 : Transformer l'essai le 21 mars prochain
 


C'est malheureusement devenu une habitude, d'élection en élection : le nombre d'abstentionnistes ne cesse d'augmenter, marquant ainsi un peu plus la fragilisation de la démocratie française. Le décrochage des électeurs est le signe de la défiance profonde entre les électeurs et le pouvoir, et sans doute même plus largement avec le régime politique.
Deux motivations principales se sont manifestement exprimées : d'une part la volonté de reconduire des présidents de Région porteurs d'un bon bilan, ce qui est particulièrement vrai en Poitou-Charentes ; d'autre part une sanction à l'égard de la politique anti-sociale de Nicolas Sarkozy.
Le score de la liste conduite par Ségolène Royal, avec près de 40 % des voix (et même au-dessus en Charente), est le reflet de cette double envie électorale : adhésion à un bilan et à un projet ; rejet du pouvoir sarkozyste.
Désormais, il s'agit pour toute la gauche de se réunir en vue du second tour et de montrer que la gauche et les écologistes entendent continuer de diriger ensemble la Région. La construction de la maison commune de la gauche passe par des rassemblements lors des élections.
Fort heureusement, le Front national ne franchit pas la barre du second tour mais la progression globale de l'extrême droite est extrêmement inquiétante. Sans l'irresponsabilité du Président de la République et de la droite qui ont ouvert la boîte de pandore de la xénophobie (identité nationale, déclarations de Mme Morano, de M. Longuet, de M. Hortefeux,  calomnies contre Ali Soumaré, etc.), nous aurions sans doute pu nous passer de cette mauvaise nouvelle...
Il sera temps d'analyser sereinement le détail de ces résultats (le score du Modem en région est dans la moyenne nationale, les ouvertures à son encontre n'étant guère concluantes ; le décalage entre les votes urbains et les résultats en milieu rural ; la confirmation d'une préoccupation écologique ; une gauche radicale sans dynamique électorale, etc.).
La fédération du parti socialiste engagera toutes ses forces pour que la gauche atteigne le score le plus haut possible le 21 mars prochain, la victoire de la liste conduite par Ségolène Royal à la tête de la Région étant le seul objectif à atteindre face à la droite sarkozyste de Dominique Bussereau.
Le 21 mars 2010, transformons l'essai !

Pouria Amirshahi - Premier Fédéral

Poitou Charentes : l'avenir est toujours à gauche !
 

Les élections régionales de mars prochain seront un moment fort pour montrer le bilan de la politique de gauche conduite depuis 6 ans par Ségolène Royal et son équipe au service des habitants de la région Poitou-Charentes.

Elles seront aussi l’occasion de sanctionner la droite au plan national et de repousser le projet néfaste pour les territoires concocté par Nicolas Sarkozy et son représentant local M. Bussereau.

La Fédération de la Charente du Parti socialiste contribuera pleinement à mettre en cohérence ce bilan – partagé par toute la gauche – et le programme qui devra, demain, être porté par le parti socialiste et ses partenaires.

La condition de ce rassemblement sera double : d’une part un score élevé du parti socialiste au soir du premier tour ; d’autre part des convergences sur le programme pour le second tour : (re)localisation de l’emploi, fin des subventions aux entreprises bénéficiaires qui fraudent et/ou licencient, solidarité entre les territoires, aide au développement des coopératives ouvrières, construction d’un autre mode de développement énergétique, etc.

Ainsi, l’union de toutes les forces de gauche ne saurait se réduire, comme on veut nous le faire croire, à un slogan dépassé : au contraire, elle détermine le contenu du programme, car on voit mal comment un programme de gauche peut naître d’alliances contre-nature.

Une fois seulement la gauche rassemblée, nos listes pourront s’ouvrir au second tour à toutes celles et tous ceux qui veulent se retrouver autour d’un projet de gauche, dans la clarté des engagements, la cohérence des convictions et le respect des militants.

La Fédération de la Charente du Parti socialiste appelle à la mobilisation de tous les  citoyens pour reconduire et renforcer la majorité de gauche à la région.

le Bureau Fédéral  du 10 décembre 2009 - à l'unanimité

A gauche pour gagner en Poitou-Charentes
Pouria Amirshahi - Premier Fédéral Pouria Amirshahi - Premier Fédéral

Nous connaissons désormais la liste des 14 socialistes charentais qui partiront à la bataille des prochaines élections régionales.  Je tiens à les féliciter tous et les assurer du soutien de tous.

Michel Gourinchas, Maire de Cognac, Conseiller sortant; Joëlle Averlan, Maire adjointe de Champniers; Michel Broncy, Maire de Ruelle, vice-président de la Comaga; Madeleine Ngombet, Conseillère Régionale sortante; David Comet, Attaché parlementaire; Danièle Trimoulinard, Avocate; Jacques Mikulovic, Conseiller municipal de St Bonnet, Fanta Diallo, Conseillère municipale de Soyaux; Jean-Marie Parenteau, Maire de Birac, Conseiller sortant; Marianne Reynaud, Attaché parlementaire, Maire adjointe de Cognac; Fabrice Point, Conseiller municipal de Chasseneuil; Annie Peronnet, Conseillère municipale de Soyaux; Laurent Peslerbes, Maire adjoint d'Angoulême; Elisabeth Durin, Conseillère municipale de Montignac.

Les élections de mars prochain en Poitou-Charentes auront pour enjeu d'amplifier la politique de progrès engagée depuis 2004 sous l’impulsion de Ségolène Royal, et d'inventer des solutions nouvelles pour dépasser la crise : (re)localisation de l’emploi, solidarité entre territoires, excellence environnementale en poursuivant le plan croissance verte, valorisation de nos PME et de notre artisanat, développement de la recherche et des filières hautement technologiques et bien sûr formation tout au long de la vie. En cas de victoire, nous aurons du pain sur la planche !

Toute la gauche est propriétaire de ce bilan et cela signifie donc que toute la gauche peut se retrouver autour  d'une même ambition collective. En Poitou-Charentes comme dans les autres Régions, la démonstration devra être faite que la gauche peut se rassembler autour d'une orientation, d'un programme et des mesures.

Nous savons qu'une très marge majorité des citoyens rejette le pouvoir actuel. Mais, face à une droite en ordre de bataille derrière Nicolas Sarkozy, nous devrons convaincre les électeurs que la politique que nous mènera la future majorité de gauche sera tournée toute entière vers eux.

Cela commence dès dimanche à la Couronne.

Pouria Amirshahi. Premier Secrétaire Fédéral.

Hommage à François Mitterrand le 8 janvier 2010
 

Edito de Pouria Amirshahi.

Comme chaque 8 janvier, nous nous retrouverons à Jarnac.

Certes, les socialistes ne sont jamais baignés dans le culte de la personnalité et, plutôt que de célébrer une naissance ou de pleurer une disparition, nous préférons nous retrouver pour honorer une oeuvre, un parcours et discuter d'un certain héritage : unité, abolition, retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, libertés publiques, grands travaux, ambition culturelle inégalée depuis, priorité à l'éducation et à la recherche...
Certes les critiques de gauche et les attaques de droite n'ont pas cessé et, si nous sommes plus sensibles aux premières qu'aux secondes,

l'histoire fait son chemin et l'actualité nous montre avec une clarté frappante où est la voie : dénoncer l'ordre injuste de la marche du monde doit s'accompagner d'un programme dans lequel se retrouvent les plus nombreux d'entre nous, ceux qui aspirent à une vie douce, à la justice ; d'un programme qui veut «mettre le réformisme au service de l'idéal révolutionnaire » ; d'un programme qui se construit, forcément, dans l'unité des forces de gauche. L'unité est un long combat et les citoyens récompensent toujours ceux qui veulent l'unité face à ceux qui divisent. Alors ne dévions pas de notre chemin, celui tracé par François Mitterrand, après Jaurès, après le Front Populaire : rassembler les socialistes, réunir la gauche, convaincre les Français.
Pouria Amirshahi - premier secrétaire fédéral

Entre la mobilisation des élus locaux et la votation citoyenne pour défendre la Poste, un seul enjeu : défendre la République.
 

Derrière la soi-disante modernité affichée par le pouvoir, prétexte à toutes ses actions de démantèlement (RGPP, réforme des collectivités, changement de statut de la poste, …) se cache un une stratégie d'affaiblissement de la démocratie. Le cynisme à l'oeuvre est toujours le même : pour « défendre notre système de retraite » on remet en cause le droit à la retraite, pour « défendre l'emploi » on généralise l'emploi précaire, pour promouvoir « l'égalité entre tous » on étend le travail du dimanche et on supprime les « acquis » des femmes et des fonctionnaires. La musique est donc connue : au nom de la « simplification » on renforce des intercommunalités non élues au suffrage universel direct et on affaiblit des institutions d'intérêt général comme les départements et les communes ; au nom de la « compétitivité » on supprime des bureaux de postes dans nos communes pour aller acheter des entreprises à l'étranger (où est la mission de service public ?). En réalité, les intérêts que sert la droite sont les mêmes, et la crise n'y a rien changé : la loi du marché pour le profit de quelques-uns ; le pouvoir dans les mains d'un seul.
Face à ce mouvement dangereux de dépossession des citoyens de ce qui est pourtant à eux, la gauche se doit de construire un rapport de force sans concession : c'est ce qu'ont fait plus de deux millions de personnes  en votant ce 3 octobre ; c'est ce que font nos camarades élus et en particulier ceux qui dirigent aujourd'hui les Départements indispensables à la cohésion des territoires. Michel Boutant est de ceux-là et nous avons choisi de lui donner la parole car le combat qu'il mène est celui de la gauche :  l'égalité entre les territoires et donc entre les citoyens, c'est-à-dire une certaine idée de la République.
Des propositions pour vitaliser nos villes et nos campagnes, des idées pour étendre et moderniser les services publics, des engagements pour consolider la démocratie, la gauche n'en manque pas.  Nous y reviendrons, bien sûr. C'est maintenant que cela se joue. Ici et maintenant.

Pouria Amirshahi - Premier secrétaire fédéral

 

Aller à l'essentiel
 

La rentrée approche et on sent bien, confusément, que cette année se joueront beaucoup de choses pour le pays. Dès la fin 2010, le parti socialiste et la gauche devront être calées sur une orientation et une stratégie claires avant de désigner un(e) candidat(e). C'est donc aujourd'hui que cela se prépare. Aujourd'hui, c'est-à-dire en plein désastre d'un système à bout de souffle que les puissants d'ici et d'ailleurs soutiennent à bouts de bras, tandis que la crainte de « décrocher », individuellement, grandit dans le pays. Il faudra bien une alternative durable à cette folle machine et il faudra qu'elle soit de gauche, sinon, gare aux malheurs ! Il faut donc consacrer chaque moment politique vers cet objectif : se concentrer sur le fond, parler aux français et indiquer clairement la voie que l'on veut prendre pour redresser la France. Même si tout ne se joue pas à l'échelle de notre seul pays, loin de là, c'est d'abord vers nos concitoyens que nous devrons nous tourner, en associant au plus près celles et ceux qui se mobilisent, parfois pour les autres, face à un gouvernement qui ne change rien quant au fond de sa philiosphie et de sa politique : tout pour ceux qui ont déjà, du cinéma pour les autres.

- C'est ce que nous ferons avec le Tout de France du projet, le Tour de la France que nous aimons et qui, à travers 12 étapes, verra les socialistes affirmer leur volonté de se ressourcer auprès du peuple, des innovateurs, des créateurs, des résistants, bref, de tout ceux qui souhaitent que cela change dans le sens du progrès humain. Ce Tour de France sera inauguré par Martine Aubry à Angoulême le 22 septembre, ce sera là une première contribution des socialistes charentais au redressement.

- Viendra bien entendu le moment des élections régionales début 2010 où nous devrons hisser haut, le plus haut possible, le score des socialistes pour permettre à Ségolène Royal de conforter et d'amplifier la politique de gauche menée dans notre Région depuis 2004

- Bien entendu, le temps du débat et de l'action militante, lui, ne cessera pas un instant et nous devrons veiller à être en première ligne pour faire avancer notre parti et la cause des nôtres. Nous prendrons des initiatives en ce sens.

Dès la Rochelle, gardons en tête que, dotée d'un projet et unie sur ce dernier, la gauche, décomplexée, pourra l'emporter en 2012. Alors ne perdons pas de temps.

Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous une rentrée douce, en pensant plus particulièrement à celles et ceux qui n'ont pu partir en congés ou sont à la recherche d'un emploi ou d'une situation. Courage et solidarité !

Pouria Amirshahi
Premier secrétaire fédéral.



 

mauvaise nouvelle pour l’Europe…
 

Les résultats des élections européennes ne sont pas à la hauteur nien France, ni dans la circonscription grand-ouest où le parti socialiste n’aura que deux élus. C’est un échec pour la gauche, échec aggravé par un taux d’abstention record. C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car cette politique libérale va manifestement se prolonger,avec ses effets néfastes pour l’emploi et pour l’environnement.
Le divorce entre les citoyens et le rêve européen risque de s’accentuer plus encore. Au-delà de cette analyse rapide, la question principale qui se pose est celle d’un véritable projet. Une alternative est possible : aujourd’hui les verts, le front de gauche, les radicaux et les socialistes gouvernent ensemble les collectivités locales. Ces partis politiques ont gouverné ensemble quand la gauche a été au pouvoir.
Il est urgent de faire converger ces formations dans une même dynamique politique, car leur dispersion fait le jeu de la droite. C’est une nécessité politique nationale mais aussi pour nos territoires : l’UMP ne va pas manquer d’utiliser ce scrutin à d’autres fins, et en particulier celle de remettre en cause les choix politiques en Région et en Charente.
C’est pourquoi il faudra dès demain s’atteler à montrer les progrès et les protections que les majorités locales de gauche sont en mesure d’apporter à nos concitoyens : énergies renouvelables, politiques sociales, défense du tissu industriel, petite enfance, formation professionnelle, etc. autant de politiques publiques au service de l’émancipation des citoyens et de leur épanouissement personnel.
La fédération du Parti Socialiste s’y consacrera pleinement, avec tous les militants qui portent haut leurs couleurs : c’est d’ailleurs en Charente que le parti socialiste réalise le meilleur score (21,54%) de tout le grand ouest. Que les militant(e)s qui ont participé à cette campagne et permis ce score soient remerciés, ainsi que les électeurs qui ont choisi de voter pour la liste conduite par Bernadette Vergnaud.

Le Bureau Fédéral

Les résultats en Charente - élections européennes

Même si la Charente est un des départements qui fait un des meilleurs score sur la grande circonscription pour le Parti Socialiste, ces résultats ne sont pas à la hauteur ; il en est de même pour la région grand-ouest où nous n’aurons que deux élus. 

Le parti socialiste et ses élus – ni d'ailleurs les autres partis de gauche - n'ont  réussi à convaincre une majorité de français qui, pourtant, rejettent très largement la politique actuellement à l'oeuvre en Europe. C'est une mauvaise nouvelle pour l'Europe car cette politique libérale va manifestement se prolonger, avec ses effets néfastes pour l'emploi et pour l'environnement. Le divorce entre les citoyens et le rêve européen risque de s'accentuer plus encore.

Au-delà de cette analyse rapide, la question principale qui se pose est celle d’un véritable projet.

Une alternative est possible : aujourd'hui les verts, le front de gauche, les radicaux et le socialistes gouvernent ensemble les collectivités locales. Ces partis politiques ont gouverné ensemble quand la gauche a été au pouvoir. Il est urgent de faire converger ces formations dans une même dynamique politique, car leur dispersion fait le jeu de la droite.

C'est une nécessité politique nationale mais aussi pour nos territoires : l'UMP ne va pas manquer d'utiliser ce scrutin à d'autres fins, et en particulier celle de remettre en cause les choix politiques en Région et en Charente.

C'est pourquoi il faudra dès demain s'atteler à montrer les progrès et les protections que les majorités locales de gauche sont en mesure d'apporter à nos concitoyens : énergies renouvelables, politiques sociales, défense du tissu industriel, petite enfance, formation professionnelle, etc. autant de politiques publiques au service de l'émancipation des citoyens et de leur épanouissement personnel.

C'est à cela aussi que nous devrons nous atteler dans les semaines qui viennent.

Les résultats en Charente :

Parti socialiste : 21,54 %
UMP : 25,31 %
Europe écologie : 13,44 %
Libertas : 9.79
Modem : 7.82 %
NPA : 5,91 %
Front de gauche : 5.60 %
Alliance écologie : 4.08 %
Front National : 4.11 %
LO : 1.36

 

Une Charente d'avance ...

Dans son dernier «diagnostic de territoire», l’INSEE Poitou-Charentes révèle en décembre 2008 les réalités socio-économiques charentaises. Les indicateurs ne sont pas bons : «le dynamisme économique de la Charente est entamé par la présence de secteurs industriels en régression ou à faible potentiel de croissance. (...).
Des activités traditionnelles sont en pertes de vitesse (bois-papier, textile, articles chaussants, composants électriques et électroniques). Les entreprises font appel à une main-d’oeuvre de faible qualification et l’emploi se développe au ralenti. Il s’ensuit un chômage structurel élevé, une forte proportion du chômage de longue durée. Résultat, des revenus moyens modestes et donc un faible entraînement de l’économie par la demande. Malgré un solde migratoire positif l’accroissement de la population est mesuré, avec un fort déficit migratoire pour les jeunes entrant dans la vie active. Ces éléments brident la croissance du Département».

Bigre ! Une ligne de plus, et on sombre dans le fatalisme, dans l’impuissance, pire on cultive le complexe d’infériorité d’une Charente discrète et résignée, vouée à un lent mais inexorable déclin.
Et si on choisissait une autre voie ? Et si on décidait que notre avenir n’était pas… décidé ! Car après tout, la question qui est posée est celle-ci : quelles sont les ressources de notre Département ? Autrement dit, quelles sont les possibilités de développement sur le long terme ?
Est-ce seulement possible de conjuguer la Charente au futur ? Oui, résolument ! Le plan de relance départemental de 10 millions, l’ambition environnementale de la Région sont autant d’actes de volontarisme, loin des mensonges et embrouilles présidentielles, qui montrent qu’il n’est pas d’avenir sans investissement public. Ce que la droite refuse obstinément de faire, la gauche le préconise dans son plan de relance mais, aussi, le met en oeuvre là où elle agit. Certes la gauche n’est pas infaillible ; certainement pouvons-nous et même devons-nous être toujours en veille critique sur nous-même. C’est même une nécessité pour mieux agir. Sans doute les collectivités locales n’ont pas la taille critique suffisante pour faire face. Bien sûr, la sortie de crise viendra d’une autre ambition nationale et européenne.
Mais enfin, il est utile de rappeler que la politique sert à quelque chose ; et qu’une politique de gauche est une chance pour nos territoires.

Et le Département peut s’appuyer sur des atouts : une dynamique de création d’activités accrue ces dernières années, une pérennité réelle des établissements (70 % ont au moins trois ans d’existence), des terres viticoles qui résistent bien, de même qu’une partie de l’emploi industriel (fabrication de tuiles et de ciment, équipements mécaniques notamment), des emplois hautement qualifiés dans le domaine de l’image et un prochain musée de la Bande Dessinée, des manifestations culturelles riches, variées, territorialisées, et des embryons prometteurs qui ne demandent qu’à grandir : un pôle universitaire, un possible Campus de l’Image…
J’ai demandé aux élus socialistes d’exposer ces enjeux et choix stratégiques possibles pour notre Département (mais aussi pour nos villes) lors de nos prochaines réunions, que ce soit le Conseil fédéral ou (et) les réunions de sections, afin que nous puissions en débattre largement.
En attendant, comme le montrent les pages qui suivent, restons mobilisés, aux Antilles et en métropole, pour agir face à la crise et à la politique de démantèlement de nos services publics, de nos protections sociales et de nos institutions. Car le pouvoir de Nicolas Sarkozy n’a rien changé à son agenda…

Pouria AMIRSHAHI
Premier Secrétaire Fédéral

Appel aux Charentais pour changer l'Europe - Angoulême, le 1er juin

Voici l'appel des 100 premiers élus de Charente en faveur  de Bernadette Vergnaud.
La liste complète sera mise à jour au fur et à mesure sur ce site.



Chères Citoyennes, Cher Citoyens,


Le 7 juin prochain vous êtes appelés à voter pour élire vos députés européens.
En tant qu'élu(e)s du territoire, nous tenons à vous rappeler l'extrême importance de ce vote pour l'avenir de votre commune, de notre département et de notre région.
De plus en plus les communes, votre commune, ne pourront investir (constructions, économie d'énergie, etc.) que si elles obtiennent des subventions de l'Europe. Beaucoup de projets engagés par la Région sont aussi co-financés par l'Europe.
Aller voter c'est un devoir pour l'avenir de nos enfants. Aller voter c'est aussi un devoir pour faire face à la crise. Ce n'est pas isolé à l'échelon national que nous y parviendrons.
80% des lois et règlements adoptés en France ne sont que des applications de directives européennes, décidées par une majorité de droite. Les amis de MM. Sarkozy et Berlusconi sont aujourd'hui plus nombreux à Strasbourg : il ne tient qu'à votre vote que cela change. Qu'on ne voit plus de directive Bolkestein ou encore de projets d'allongement de la durée du travail comme c'est le cas avec les libéraux.
S'il est légitime aujourd'hui de vouloir sanctionner un pouvoir cynique et injuste il faut cependant se donner les moyens pour conduire une autre politique. Dans cette élection où il n'y a qu'un seul tour, le 7 juin, il faut donc voter utile afin de permettre à une nouvelle majorité de se constituer au Parlement européen. Les Partis socialistes et sociaux-démocrates des 27 pays européens ont en effet adopté un programme commun : la nouvelle majorité est prête.
Avec Bernadette Vergnaud, tête de liste socialiste dans le grand Ouest nous pourrons engager enfin de nouveaux chantiers progressistes : mettre fin à la concurrence entre pays de l'Union, relancer des grands travaux, adopter une directive pour interdire la privatisation des services publics, inventer un Erasmus des apprentis ou encore promouvoir une croissance verte et durable.
Chères citoyennes, chers citoyens, vous nous connaissez, vous savez notre engagement quotidien à vos côtés; vous savez que nous souhaitons, d'abord, faire honneur à la confiance que vous nous avez accordée. Nous tenions à vous faire savoir notre choix : sans ambiguïté, le 7 juin, nous voterons pour la liste socialiste. Nous espérons fortement qu'avec vous, nous serons unis et nombreux à choisir ce vote utile pour dessiner un nouvel avenir à nos enfants et améliorer notre quotidien.

Avec nos plus respectueuses salutations,



ANCELIN Madeleine Maire adjointe Gond Pontouvre
AUBINEAU Joseph Conseiller municipal La Couronne
AVERLAN Joëlle Maire adjoint Champniers
BERNADEAU Anne Marie Maire adjoint Cognac
BERNARD Danielle Maire adjointe Gond Pontouvre
BERNARD Jacques Maire adjoint Ruelle Sur Touvre
BESSE Jean-Claude Maire L'Isle d'Espagnac
BONNEFOY Nicole Sénatrice
BONNET Franck Maire, Vice-président du Conseil général Aigre
BOURDIAL Gérard Maire adjoint Ruelle sur Touvre
BOUTANT Michel Sénateur, Président Conseil Général Montbron
BOUTENEGRE Patrice Conseiller municipal Saint-Adjutory
BREJOU Daniel Conseiller municipal Gond Pontouvre
BRONCY Michel Maire Ruelle
BROUSSARD Delphine Conseillère municipale La Couronne
BURLIER Claude Conseiller général Saint Claud
CARRY Romuald Maire adjoint Cognac
CHAMBAUDRY Bernard Conseiller délégué Cognac
CHAUVET Tony Conseiller régional, conseiller municipal Soyaux
CLEMENT Jean-Luc Maire adjoint Ruelle sur Touvre
CORNEAU Yasmine Maire adjointe Gond Pontouvre
COTTENEC Lydia Conseillère municipale La Couronne
COURARI Jean-Claude Maire Balzac
DAURE Jean-François Maire, Conseiller général La Couronne
DAVY Véronique Conseillère municipale Angoulême
DEFORGE Simon Conseiller municipal Angoulême
DENIEUL Jean-Pierre Vice Président Conseil général Jarnac
DEZIER Gérard Maire adjoint Gond Pontouvre
DIALLO Fanta Conseillère municipale Soyaux
DUBOIS Karen Conseillère municipale déléguée Ruelle
ESTOURNES Valérie Conseillère municipale Douzat
FERCHAUD Jean-Marc Conseiller municipal La Couronne
FILLOUX Jeanne Maire, Vice présidente Conseiller général Champniers
FOUGERE Maurice Maire adjoint Saint Yrieix
FROUARD Jean-Yves Conseiller municipal Saint Claud
GEALEGAS Michel Maire Chabanais
GERMANEAU Michel Maire Linars
GIMENO Pierre Maire adjoint Chasseneuil
GOMEZ Philippe Conseiller municipal Gond Pontouvre
GOURDON Jean-François Conseiller municipal La Couronne
GOURINCHAS Michel Maire, Conseiller régional Cognac
GUINANDIE Jeanine Maire adjointe, Vice-présidente du conseil général Angoulême
GUINDET Claude Conseiller délégué Cognac
GUITARD Daniel Conseiller municipal La Couronne
HERIAUD Joël Maire adjointe Champniers
JACQUET Pierre Conseiller municipal Marcillac
JOUANNET Gérard Maire adjoint Cognac
JUIN James Maire adjoint Gond Pontouvre
KERRIGUY Victor Conseiller municipal Angoulême
LACOEUILLE Bernard Maire Saint Amant de Boixe
LAMANT Françoise Conseillère municipale déléguée Angoulême
LAMBERT Jérôme Député
LAMY André Maire adjoint L'Isle d'Espagnac
LAVAUD Philippe Maire Conseiller Général Angoulême
LAVERGNE Catherine Conseillère municipale Gond Pontouvre
LIEGE-TALON Martine Maire adjointe Balzac
LINLAUD Christian Maire adjoint Chasseneuil
LOLOUM Hélène Maire adjointe Jarnac
LOUIS Didier Maire, Vice président Conseil général Saint Saturnin
MAGNANON Bertrand Maire adjoint Gond Pontouvre
MANDEAU Françoise Maire adjointe Cognac
MARC Annie Maire adjointe Ruelle
MAUSSET Valérie Conseillère municipale Angoulême
MERCIER Jean-Loup Maire Bréville
MERCIER Jean-Pierre Maire adjoint Rougnac
MIGNE Abel Vice Président Conseil général Soyaux
MIKULOVIC Jacques Conseiller municipal Saint Bonnet
N'GOMBET Madeleine Conseillère Régionale, Conseillère municipale Confolens
OPIC Daniel Vice président Région Conseiller municipal délégué Gond Pontouvre
OUTMANN Marie Odile Maire adjointe Jarnac
PARENTEAU Jean-Marie Maire, Conseiller Régional Birac
PASCAL Jean-Michel Conseiller municipal Gond Pontouvre
PERONNET Annie Conseillère municipale Soyaux
PESLERBE Laurent Maire adjoint Angoulême
PICAUD Marcel Maire Taizé Aizie
PINVILLE Martine Députée
RAMAHNI Rachid  conseiller municipal Angoulême
RAMBAUD Jean-Claude Conseiller général Villebois Lavalette
REYNAUD Marie line Député
REYNAUD Marianne Maire adjointe Cognac
RICHARD Robert Maire Conseiller général Boutiers St Trojan
RIVALLEAU Bernard Conseiller municipal Soyaux
ROBERT Véronique Conseillère municipale Gond Pontouvre
ROYER Jérôme Maire Jarnac
SARDIN Fréderic Maire adjoint Conseiller général Angoulême
SAULNIER Edgard Maire, Conseiller général Villefagnan
SEDLACEK Patrick Maire adjoint Cognac
SIMONIN Thibaut Maire adjoint Saint Yrieix
TRITZ Nadine Maire adjoint Champniers
VEAUX Roland Maire Sers
VIGIER Gilles Maire adjoint l'Isle d'Espagnac
VIOLLET Jean-Claude Député

A tous les socialistes charentais

Cher(e) ami(e), Cher(e) camarade,

je tiens à m'adresser personnellement à toi pour t'inviter à participer,

lundi 25 mai 2009 à 20heures
à l'espace Carat de l'Isle d'Espagnac.


à notre meeting charentais de campagne pour les élections européennes.
Cette réunion, qui se tiendra en présence de Bernadette Vergnaud, notre tête de liste, sera une occasion de démontrer que les socialistes sont unis et déterminés à gagner ces élections européennes.
Si la majorité change au Parlement Européen le 7 juin, alors 70 % de nos lois françaises  changeront.
Ne nous laissons pas intimider par les sondages ni par la propagande médiatique du pouvoir. Ce changement de majorité est possible car, pour la première fois, les 27 partis socialistes et sociaux-démocrates ont un programme commun. L'alternance est prête, pour une fiscalité commune, pour un salaire minimum dans chaque pays européen, pour un nouveau pacte environnemental, pour une politique économique qui réponde aux besoins des européens et non aux critères de rentabilité, pour un progrès par l'éducation, la culture, la science et la recherche.
Il est impératif de ne pas laisser Nicolas Sarkozy fanfaronner le 8 juin, alors même que sa politique est très fortement rejetée par les français.
D'ici le 7 juin, nous pouvons encore convaincre autour de nous de ne pas laisser passer cette occasion : un vote est toujours important, un vote a toujours des effets concrets.
Je compte sur ta présence ce Lundi 25 mai.
J'espère sincèrement que nous saurons montrer, par ta présence et celle de tous les militants et sympathisants socialistes, que nos propositions pour changer l'Europe sont nécessaires, justes, crédibles et porteuses d'espoir pour les citoyens européens.


Amitiés fraternelles,

Pouria Amirshahi - Premier secrétaire fédéral.

Pourquoi le vote du 7 juin est-il très important ?…

Pour l’Europe :
Dites-le autour de vous : le Parlement Européen est colégislateur, dispose d’un pouvoir budgétaire et de contrôle des instances Européennes. Dites aussi que plus de 2/3 des lois votées à l’Assemblée Nationale sont des transpositions de mesures décidées à Strasbourg et / ou Bruxelles. Savoir cela permet de mieux comprendre que de la majorité qui sortira des urnes le 7 juin découlera la politique qui sera menée.
Une majorité de droite, libérale, mènera la même politique de mise en concurrence généralisée, avec les dégâts que l’on sait.
Une majorité socialiste mettra tout en oeuvre pour que l’Europe serve à faire ce pourquoi elle a été conçue et dont elle a les moyens : le développement progressiste du continent. A cette échelle, c’est possible et nécessaire.
Dites aussi autour de vous que les 27 partis socialistes et sociaux démocrates européens ont adopté un contrat de gouvernement, avec le Manifeste (El Manifesto). L’alternance pour remplacer BARROSO est prête.
Donnons lui une majorité pour exister et faire front face à la crise.
Pour la France :
Si la droite est en tête, nul doute que le résultat constituera un coup, moral et politique, pour toutes les victimes de la politique gouvernementale : celleci continuera et s’amplifiera car Nicolas Sarkozy s’appuiera sur cette légitimité électorale.Vous voulez la liste des reculs annoncés ? De l’Abandon de l’Hôpital… à la Zone industrielle désertée que deviendra la France, les 3 pages qui suivent n’y suffiraient pas.
Si la droite est battue, et que les socialistes sont en tête, alors à la sanction – nécessaire, absolument – s’ajoutera la perspective d’une alternative possible.
Les socialistes pourront alors prolonger cette dynamique pour construire une autre majorité, pour mener une autre politique.
Pouria AMIRSHAHI - Premier Secrétaire Fédéral

Réunion du G20

Le G20 se réunit à Londres et donne le sentiment qu'il prend en compte la crise, envoie le signal que de nouvelles règles vont s'installer…
sous notre regard sceptique, avouons-le. Nous sentons bien que des mesures radicales et structurelles doivent être prises et qui s'attaquent à un mode de production qui gaspille, voire pille ; qui s'en prennent à la loi du libre salaire des patrons ; qui instituent des règles justes de partage de la valeur ajoutée. Les intentions annoncées, incluant le renflouement spectaculaire du Fonds Monétaire International, servent une image volontariste de dirigeants pour la plupart convertis depuis longtemps
au libéralisme. Quel sera la capacité de Barak Obama – sa détermination aussi – à changer ces règles ? Un prochain G20, à New-York cette fois, nous donnera une partie de la réponse.
La seule certitude que nous ayons est que Nicolas Sarkozy est et reste un parfait menteur : roulant des mécaniques pour faire croire que la virilité – qui ne se voit d'ailleurs pas du premier coup d'oeil – est un signe de détermination, menaçant de «quitter» le sommet si «aucune décision n'était prise» pour «moraliser le capitalisme», il continue chez lui – chez nous – à démoraliser 60 millions de ses concitoyens.
En guise de «morale», la seule que nous offre cet individu est celle de son clan, de sa bande qui continue de bénéficier des avantages d'un système toujours plus saignant ; c'est la morale d'une démocratie confisquée par sa parole permanente et omniprésente ; c'est celle des privilèges des riches que notre travail, mais aussi nos impôts vont enrichir toujours un peu plus.
Le Bouclier fiscal est l'instrument de cette «morale» : les sommes remboursées en 2008 par l'administration au titre du bouclier fiscal s'élèvent à 458 millions d'euros. 864 contribuables ont reçu un chèque moyen de 368 000 €. Avec cette morale, une contribuable a reçu un chèque de trop-perçu d'un montant de 7,7 millions d'euros de l'Etat.
Au mensonge s'ajoute ainsi le vol. Décidément, sa morale n'est pas la nôtre.
Ne baissons pas les bras. Il ne nous aura pas à l'usure. Gardons les baskets aux pieds pour le 1er mai et le stylo à la main pour signer la pétition lancée par le Parti Socialiste pour abroger le paquet fiscal.
Et, pendant ce temps, à Cognac et à Angoulême, au Département et à la Région, nous tenons nos engagements pour une autre société : juste et solidaire.
Ce n'est pas facile, mais notre morale ne nous éloignera pas de ce chemin. Nous avançons, rose
au poing…
Pouria AMIRSHAHI - Premier Secrétaire Fédéral

Marcher sur ses deux jambes :

Pouria Amirshahi Premier secrétaire fédéral.

La victoire de la liste de gauche à Champniers emmenée par Jeanne Filloux et soutenue par le Parti socialiste doit bien sûr beaucoup à l’ancrage local, la connaissance du terrain et la relation qu’entretiennent les colistiers avec les habitants. L’action des élus de gauche sur le Département est aussi une donnée importante. La configuration d’une triangulaire, enfin, a eu des conséquences sur le résultat. Mais une élection ne se déroulant jamais en vase clos, il convient aussi d’en tirer les leçons politiques : la gauche a gagné une élection, certes de peu, qui sera utile aux Chaniérauds dans le contexte actuel. Nul doute que la politique culturelle et sociale de la nouvelle équipe sera centrée d’abord sur l’épanouissement des habitants. Nul doute non plus que la nouvelle équipe saura donner du sens à une dynamique nouvelle à retrouver sur la zone de développement économique Brie-Champniers, en relation intelligente avec les autres collectivités et sans perdre de vue l’équilibre de notre territoire.

Un autre événement approche : des urnes, on passe à la contestation sociale le 19 mars prochain. Pour la deuxième fois en un mois, toutes les organisations syndicales appellent à une journée de grève. Le 29 janvier a été une réussite incontestable.
Le gouvernement n’en a pas tenu compte à la hauteur des enjeux et des besoins des salariés. Les organisations syndicales, de manière unitaire, ont donc été amenées à appeler à un deuxième temps forts de manifestation.

Nous le savons déjà, le gouvernement refuse l’organisation d’un deuxième sommet social, il revient donc à la gauche de dégager des perspectives pour l’ensemble de la population. C’est sur ces perspectives que le PS avec l’ensemble des organisations de gauche travaille. Notre place sera donc naturellement aux côtés des salariés et de leurs organisations syndicales lors de la manifestation du 19 Mars.

Des urnes à la rue, le Parti Socialiste doit marcher sur ses deux jambes.

 

Elections Européennes : Nouveau Monde, Nouvelle Europe.


Par Pouria Amirshahi - Premier secrétaire fédéral    

En adoptant en Conseil National un texte intitulé « Donner une nouvelle direction à l'Europe », le Parti socialiste est entré dans la campagne des élections européennes. L'enjeu est net : mettre fin à l'hégémonie de la droite, actuellement majoritaire à Strasbourg et aux commandes dans la plupart des Etats membres.  

M. Barroso, après avoir affiché son soutien à la politique étrangère de Georges Bush avait pris les habits du premier libéral d'Europe, en défendant la directive Bolkenstein, en refusant la définition d'un véritable service public européen, en se contentant, à l'instar de M. Sarkozy en France, d'injecter des milliards dans les banques, sans contrepartie véritable, tout en laissant la dérégulation se faire.  
On voit bien que l'avenir de l'Europe n'est pas écrit avec certitude : si elle continue d'être libérale, le risque est grand de voir s'agrandir la fracture avec les citoyens ; si au contraire elle s'affirme comme un espace de progrès économique et social alors le rêve européen s'offrira un nouvel horizon.  
Le 7 juin, il s'agira de donner un signal clair : nous voulons une majorité de socialistes et de sociaux-démocrates au Parlement Européen. Ces derniers se sont accordés sur un Manifeste, point de départ d'une majorité politique.
Les socialistes français compléteront et préciseront cette Plateforme commune par des propositions qui leur tiennent à cœur et qui sont partagées par de nombreux partis du PSE en Europe :  

- L’augmentation du budget de l’Union, avec des ressources propres, pour donner leur pleine efficacité aux politiques de solidarité et de préparation de l’avenir.

- La reconnaissance pour l’UE du droit de lever des emprunts pour financer ses investissements lourds à long terme.

- L’harmonisation des fiscalités, à commencer par celles des entreprises pour lutter contre le dumping fiscal et le dumping social, condition nécessaire à l’arrêt des délocalisations abusives à l’intérieur de l’Union Européenne.

- La définition d’une politique de juste échange, par une politique commerciale européenne ajustée pour permettre à la fois à nos industries les plus exposées de préserver leurs emplois en se modernisant, aux pays les moins avancés de continuer à se développer, et aux normes internationales du travail et de l’environnement de s’appliquer dans les processus de production.

- La coordination des politiques économiques rendue encore plus nécessaire par la faiblesse du dollar, du yuan et du yen et la refonte encore insuffisante du pacte de stabilité.


- Une vraie défense européenne et non cette subordination au commandement intégré de l’OTAN que Nicolas Sarkozy impose à la France.

- L'Europe ne fait donc pas consensus en soi : là aussi, entre la droite et la gauche, il y a le choix entre la régression et l'espoir. Ce ne sont pas là des vains mots. Les citoyens auront la possibilité de choisir ce chemin : pour cela, il faudra des socialistes unis et déterminés dans une campagne qui s'annonce difficile. La tentation du seul vote protestataire ou de l'abstention, sans perspective, risque d'affaiblir la gauche et peut servir les intérêts de l'UMP qui masquerait ainsi le rejet profond dont il est l'objet dans l'opinion.


Bien entendu, nous allons, en Charente, relever le défi de cette campagne. Nous connaissons désormais les noms de nos candidats et il est toujours, ici ou ailleurs, des mécontents et des déçus. Mais une liste est une affaire de choix, d'équilibres, d'opportunités aussi. Il avait été convenu, parmi les principes généraux qui ont guidé la composition des listes, un équilibre entre les 3 Régions de l'Ouest (Poitou-Charentes, Bretagne, Pays de Loire). Dès lors que j'ai dit à l'unisson de toutes les fédérations de la région, que la candidature de Bernadette Vergneau – sortante- était légitime, elle a pu ainsi être placée parmi les trois premiers, qui plus en numéro 1. Je suis d'ailleurs fier qu'une femme conduise notre liste dans cette grande circonscription. Il restait ensuite deux places pour le Poitou-Charentes ; la Charente avait été représentée lors de la dernière élection en 2004 et il n'est pas apparu illégitime, cette fois, d'opérer une rotation. Etant entendu que la Charente – à travers ma modeste personne, mais cela aurait pu être une autre(1) – occupe la place symbolique de premier suppléant. Croyez bien que j'aurais été honoré de porter plus haut nos couleurs, d'autant que, comme le disent certains, je n'ai pas encore de mandat et que cela serait sans doute utile et pertinent que je sois élu. Mais il ne faut pas confondre ambition et précipitation ; il faut jouer collectif.  

Chaque semaine qui passe depuis notre congrès voit les socialistes se rassembler un peu plus. L'unité des socialistes a été possible pour l'adoption du texte d'orientation et la désignation de nos candidats. Que cette unité perdure, dans notre parti comme à l'extérieur. Et que tous nos talents convergent pour nous faire gagner plutôt que pour faire durer d'inutiles divisions. Car la machine à perdre, on a déjà donné. La seule chose qui compte désormais est de gagner le 7 juin prochain. Pour redonner un espoir à des millions de Français et d'Européens. Trouver une issue à la crise et aux incertitudes du Monde commence sans doute par là. …

Ah, et puisqu'on parle d'élection, je n'oublie pas de conclure cet éditorial par un message d'encouragement, de confiance et d'espoir à Jeanne Filloux qui conduit la liste de gauche à Champniers soutenue sans faille par la Fédération, et par la section qu'anime Joëlle Averlan. Il n'y a pas de petites batailles ; il y a celles qu'on mène et qu'on peut gagner ; et celles qu'on ne mène pas et qu'on sûr de perdre.  On mènera celle-là avec Jeanne et les camarades de Champniers. Pour gagner.

 

(1)   Jérôme Royer (Jarnac), Olivier Pucek (Rouillac), Madeleine Ngombet (Confolens) avaient aussi fait acte de candidature.

Liste Ouest :

Tituaires
1 Bernadette Vergnaud
2 Stéphane Le Foll
3 Isabelle Thomas
4 Yannick Vaugrenard
5 Françoise Menard
6 Michel Morin
7 Roselyne Lefrançois
8 Guy Moreau
9 Norma Mevel Pla

Suppleants
1 Pouria Amirshahi
2 Maria Vadillo
3 Gwenegan Bui
4 Madeleine Ngombet
5 Eric Thouzeau
6 Helene Brus
7 Mathieu Durquety
8 Sylvie Pichot
9 Andrew Lincoln

 

Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 Janvier 2009

Contrairement à ce que les gesticulations frénétiques de Nicolas Sarkozy peuvent laisser croire, la stratégie de la droite repose sur une cohérence globale : la remise en cause des droits et des libertés est profondément liée aux reculs sociaux mis en oeuvre. Les libéraux et éoconservateurs veulent affaiblir dans leur capacité même à réagir les classes sociales qu’ils appauvrissent par ailleurs. Les régressions démocratiques (dont le dernier exemple en date reste le bâillonnement de l’opposition parlementaire) visent à renforcer le bonapartisme dont se revendique de plus en plus notre «petit Napoléon». La droite sait que seules les réactions radicales, violentes (qui donc font peur) lui permettront de gouverner durablement. C’est pourquoi, nous nous devons d’agir pour contrer le gouvernement, et de proposer, pour permettre l’alternative de demain.


Agir grâce à notre groupe parlementaire combatif, à notre parti qui défend les libertés publiques ; à nos militants mobilisés sur le terrain.
Proposer, aussi. C’est le sens de notre contreplan de relance de 50 milliards ?, qui repose sur l’idée que «nous sommes confrontés à une crise de système, et que l’enjeu doit être de créer les conditions d’émergence d’un nouveau modèle de développement ».
Au-delà des réponses immédiates, il pose clairement la question d’un pôle public financier, d’une législation contre les licenciements boursiers, d’un investissement durable et écologique et, bien entendu, du nécessaire cadre européen à notre réflexion politique.


Quelques mots sur la vie de notre fédération : au-delà des 2 conseils fédéraux et 4 Bureaux fédéraux (nous réfléchissons à des comptes-rendus rapides et accessibles à tous, c’est un aspect à améliorer…), l’activité de la fédération est riche. Tous les secrétaires de sections ont été sollicités pour mener avec les militants la campagne contre le travail du dimanche ; j’ai moi-même engagé un tour de nos sections (j’attends encore certaines propositions de dates de vos secrétaires). Nous allons organiser des auditions d’acteurs de terrain (personnalités et organisations) pour penser l’orientation socialiste en lien avec nos élus, et peser sur des choix utiles aux charentais.
Ces élus ont désormais la responsabilité de présenter, à tour de rôle, un aspect de nos politiques territoriales devant le Conseil fédéral et d’assurer un échange permanent avec les sections et leur secrétaire. Nous avons également honoré l’engagement d’organiser les cycles de débats publics (démarrage le 6 février à Barbezieux sur les licenciements) et de formations socialistes (première séance le 7 février sur les politiques économiques).
Les responsables fédéraux animent chacun leur secteur. Je compte sur votre large participation à ces commissions fédérales thématiques, car les questions n’attendent pas : politiques culturelles, services aux personnes, développement des quartiers, soutien à la ruralité, énergies renouvelables, etc.


Les réponses de la gauche se construisent collectivement et c’est bien là l’essentiel : faire vivre notre intellectuel collectif et militant, seule garantie de notre renouvellement.
Pouria AMIRSHAHI
Premier Secrétaire Fédéral

Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 dec 2008

Chère Camarade, Cher Camarade,


Il est évident que nous sommes loin d’être sortis de cette crise économique, financière et sociale : déjà 50 000 chômeurs de plus au dernier recensement, comme un écho aux 500 000 suppressions d’emplois sur le seul mois de novembre aux Etats-Unis.
En France, déjà se profile la cohorte de chômeurs que fabriquent un système, des patrons voyous et un gouvernement à leur solde. La droite n’a pas choisi de faire de pause dans son programme (retraite à 70 ans, travail le dimanche, socialisation des pertes financières du privé, appauvrissement de l’Etat et des Français, étranglement des collectivités locales, pour ne citer que ces exemples flagrants…).
Ne nous trompons pas : l’adversaire est à droite, nulle part ailleurs. On le voit déjà, malgré les queues de comète d’un Congrès qui est maintenant derrière nous, les socialistes autour de Martine Aubry, avec Benoît Hamon, Harlem Désir et bien d’autres sont de retour, à leur place naturelle,


● de retour au coeur des mobilisations et des luttes sociales et syndicales.
● de retour pour exiger que l’on empêche les licenciements dus aux spéculations boursières et financières.
● de retour pour défendre la culture, dans toutes ses dimensions formatrices, créatives, subversives et émancipatrices.
● de retour pour stopper les atteintes répétées aux libertés fondamentales : fichages généralisés, brutalités policières banalisées, procédures judiciaires expéditives, contrôle de la presse et des médias, insultes permanentes faites aux migrants…


Bref, de retour pour empêcher ce gouvernement de continuer à déréguler, à dénaturer et à brader la France.
Et qu’en est-il de notre fédération ?
J’avais pris l’engagement, avec d’autres camarades, de redynamiser sa vie interne. C’est pourquoi pas un membre du Bureau Fédéral ne sera sans responsabilité car cette ambition ne peut être que collective.
Tu en trouveras les premiers éléments dans ces pages : réfléchir à nouveau, débattre, puis choisir pour agir ensuite, voilà notre volonté. Refaire de notre fédération un foyer d’idées, de propositions… et une pépinière de militants. Bien entendu, cela implique un lien permanent entre

■ la fédération et les sections
■ les adhérents et le Bureau fédéral
■ les militants eux-mêmes
■ le parti et ses élus.


Tout sera mis en oeuvre dans ce but : un secrétariat fonctionnel composé de plusieurs camarades,
disponibles et volontaires pour constituer ces liens : formation, site internet, information, communication, logistique, liens avec les sections…
Déjà, nous avons été présents le 22 novembre pour la défense de la Poste, le 10 décembre pour un
parrainage républicain de Sans Papiers (1) à l’occasion des 60 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et encore pour défendre l’École Publique.
Nous percevons les premiers signes d’encouragements quand nous entendons : «Enfin, vous êtes à
nos côtés !…».
Ce n’est qu’un début. Continuons…
Avec mes amitiés socialistes,
Pouria Amirshahi
Premier Secrétaire Fédéral


(1) - Je tiens à saluer tout particulièrement Nicole BONNEFOY, Bernard LACOEUILLE et Marianne REYNAUD qui ont eu le courage de cet acte républicain.

mauvaise nouvelle pour l’Europe…
 

Les résultats des élections européennes ne sont pas à la hauteur nien France, ni dans la circonscription grand-ouest où le parti socialiste n’aura que deux élus. C’est un échec pour la gauche, échec aggravé par un taux d’abstention record. C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car cette politique libérale va manifestement se prolonger,avec ses effets néfastes pour l’emploi et pour l’environnement.
Le divorce entre les citoyens et le rêve européen risque de s’accentuer plus encore. Au-delà de cette analyse rapide, la question principale qui se pose est celle d’un véritable projet. Une alternative est possible : aujourd’hui les verts, le front de gauche, les radicaux et les socialistes gouvernent ensemble les collectivités locales. Ces partis politiques ont gouverné ensemble quand la gauche a été au pouvoir.
Il est urgent de faire converger ces formations dans une même dynamique politique, car leur dispersion fait le jeu de la droite. C’est une nécessité politique nationale mais aussi pour nos territoires : l’UMP ne va pas manquer d’utiliser ce scrutin à d’autres fins, et en particulier celle de remettre en cause les choix politiques en Région et en Charente.
C’est pourquoi il faudra dès demain s’atteler à montrer les progrès et les protections que les majorités locales de gauche sont en mesure d’apporter à nos concitoyens : énergies renouvelables, politiques sociales, défense du tissu industriel, petite enfance, formation professionnelle, etc. autant de politiques publiques au service de l’émancipation des citoyens et de leur épanouissement personnel.
La fédération du Parti Socialiste s’y consacrera pleinement, avec tous les militants qui portent haut leurs couleurs : c’est d’ailleurs en Charente que le parti socialiste réalise le meilleur score (21,54%) de tout le grand ouest. Que les militant(e)s qui ont participé à cette campagne et permis ce score soient remerciés, ainsi que les électeurs qui ont choisi de voter pour la liste conduite par Bernadette Vergnaud.

Le Bureau Fédéral

TRIBUNE Version intégrale de la Tribune parue dans la Charente Libre du 25 juillet 2009
Pierre Rateron Secrétaire Fédéral Pierre Rateron Secrétaire Fédéral

Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy

Artiste, militant, membre du bureau de la Fédération du parti socialiste charentais, Pierre RATERRON répond à Bernard- Henri LEVY qui, dans la dernière édition du Journal du Dimanche jugeait que le PS était mort. 
  
Nous nous sommes croisés parfois et , plus rarement, nous avons échangé quelques mots à l’occasion de comités, pétitions ou au cours d’un jeudi de Solférino organisé par Henri Weber. Nous aurions pu aussi nous rencontrer à Sarajevo, pendant le siège, comme ce fut  le cas avec Jean Claude GUILLEBAUD, à l’aéroport, dans le dédale des containers remplis de sable qui protégeaient des tirs de snipers les chanceux passagers de la fameuse MAY BE AIRLINES …
    Vos maîtres ont été ALTHUSER et LEVINAS, les miens furent BACHELARD et DELEUZE. Vos révoltes, vos dénonciations sont souvent vivifiantes, au départ, et certaines de vos analyses ont eu le mérite d’être prémonitoires. Je n’éprouve aucune antipathie envers votre personnage, car votre souci d’image, de posture, est très adolescent, gage de longévité. Et si l’utilisation systématique de vos actions ou de vos écrits pour votre propre promotion en agace beaucoup, Mon Dieu (comme dirait Michel ONFRAY…), il faut bien que tout le monde vive de son travail et en tire  bénéfice….
    Vous vous affirmez de gauche, mais vous déclarez que vous avez voté socialiste « comme tout le monde, par habitude et en ayant le sentiment qu’on essayait de ranimer un cadavre… »Pour vous, le parti Socialiste est mort « et il doit disparaître !... ». Mais d’où parlez-vous ,?..D’une tribune universelle, supra magister de la pensée humaine qui éclaire le malheur des hommes?.. Vous êtes de gauche, dites-vous, sans doute d’une gauche planétaire, en relation directe avec le Secrétariat général des Nations Unies, avec les Présidents, avec d’autres intellectuels préoccupés par le bonheur des peuples.. C’est là votre domaine (j’allais dire votre emploi, en référence au monde du spectacle).     Alors continuez , en prenant garde, toutefois à ce que «  l’ego ne tue pas l’intelligence… » , mais ne vous proclamez pas de gauche, car un homme de gauche ne vote jamais par habitude. Et ne vous préoccupez plus du Parti Socialiste !... Il est vrai que vous n’éprouvez  aucun attrait pour l'aspect social du socialisme et que vous préférez Mai 68 au Front populaire. Il vous est même arrivé  de confier  : «Oui, c’est vrai,…je suis un peu sourd à la question sociale. Que voulez-vous, on écrit avec son intelligence et son inconscient…»
    Votre inconscient vous regarde, mais votre intelligence nous intéresse car elle a été prise en défaut à plusieurs reprises, comme par exemple en vous laissant comparer avec condescendance le PS au    «  prolétariat de jadis qui ne parait ironiquement occupé qu’à se nier en tant que tel… » Vous avez une vision patronale du militantisme populaire. Votre part d’inconscient ?... Je ne sais, mais c’est une vraie lacune pour un homme qui s’affirme de gauche… Vous l’aviez compris, je suis militant socialiste (depuis 52 ans) et lorsque j’ai adhéré à la Section Française de l’Internationale Ouvrière, c’était beaucoup plus risqué, physiquement, qu’un reportage en Géorgie.
    Les militants se  refusent à participer à la séance d'auto flagellation qui suit toutes nos défaites depuis celle , emblématique, de 2.002. De même, nous ne croyons plus à la ritournelle:" Les Français nous ont fait passer un message, nous l'avons entendu et nous en tiendrons compte..." car elle nous a souvent été chantée par les un(e)s et par les autres sans aucun effet. Mais si nous sommes militants, ce n'est pas pour vadrouiller au gré de nos états d'âme dans des  concepts politiques qui sont "tendance" comme par exemple «  Le Parti Socialiste est mort, il doit disparaître !... » …Nous ne sommes pas militants pour appliquer des recettes , mais pour  être fidèles aux principes fondamentaux du socialisme, actifs et vigilants, donc en éveil.   
    " Un projet d'avenir ne peut se construire qu'en tenant compte des  enseignements tirés des échecs passés" C'est ce que Mendès- France affirmait quand il mit fin à la guerre d'Indochine. Avons-nous tenu compte des enseignements tirés des échecs , depuis 2.002?... Absolument pas!... Mais quand on voit le dévouement, le souci de  l’intérêt collectif qu’ont nos élus en régions et la vigilance incisive de nos parlementaires on ne peut que constater qu’ils pratiquent toujours le militantisme populaire. C’est toute cette force militante que vous avez oubliée ( ou ignorée) dans votre diagnostic légiste. Pour paraphraser Jean-Claude GUILLEBAUD, qui s’exprimait à propos  des cellules de soutien psychologique, vous êtes «  un expert en chagrin » dont le diagnostic est faux.
   

    Oui, Martine AUBRY a eu raison de mettre Manuel VALS devant ses responsabilités. Oui, Bertrand DELANOE a eu raison de déclarer « "Il y a du gâchis de talents, d'idées et de personnalités valables mais elles doivent comprendre qu'elles n'ont aucun débouché seules". Oui, Ségolène ROYAL a eu raison de faire part de son soutien à "tous les socialistes, dont Martine AUBRY, qui travaillent, qui font des efforts, qui essaient de se relever" et de regretter « qu'on réduise l'avenir politique à gauche à un feuilleton quotidien de petites phrases". Il ne s’agit pas de « caporalisation » , comme vous l’affirmez, mais bien de certaines règles que militants et élus se doivent de respecter. Nous avons des droits, mais aussi des devoirs..
    Et si, nous militants dans nos fédérations, nous retrouvions notre imagination, non pour refonder, reconstruire ou appliquer d’autres concepts, mais bien pour transformer le Parti Socialiste ?......Déjà aux Etats généraux de juillet 1993, nous avions essayé de nous faire entendre, avec quelque succès, mais il était trop tôt : les ambitions personnelles étaient trop inscrites dans des stratégies collectives et se nourrissaient encore de soutiens populaires.
    Pourquoi ne pas essayer de proposer aux fédérations, d’abord  de notre région mais aussi d’autres régions, de préparer et mettre au point des Assises entre fédérations ?.....Les régionales sont bientôt et nous ferons ce qu’il faut pour que notre Présidente de région  renouvelle son mandat. Mais en avril ou mai 2010, ce serait possible, D’ici là, nous aurions le temps de travailler à l’échelle de chaque fédération, puis de tenir ces assises, et pourquoi pas en Charente ?... .Ce serait la prise de conscience de notre force militante et de notre volonté de participer à l’élaboration du projet socialiste, en y associant les sympathisants, les syndicats, le monde associatif et, par la suite, nos partenaires de gauche. 
    Il ne s'agit ni d'être nostalgique, ni d’appliquer une recette. Nous sommes des militants bien de notre temps, qui avons  besoin d’espoir et de rêve, les pieds bien plantés dans la glèbe et l’esprit grand ouvert, à l’ère du numérique. En somme,  «  Aller à l’idéal et comprendre le réel…. »

 Pierre RATERRON