Editos

Le faux suspens de la candidature du Président-candidat

Mes amis, mes camarades,

Après une semaine médiatique où le faux suspens de la candidature du président-candidat n'aura duré que pour occuper les médias. Nicolas Sarkozy a proposé à Marseille un meeting qui avait le gôut de 2007 mais sans la ferveur de cette période.

Alors, on nous dit qu'il a changé ? La France d'après devient la France forte où le peuple est maintenant écouté. Que Nicolas Sarkozy se pose en candidat du peuple; lui qui sur les retraites à ignoré le peuple, lui qui sur la question du référendum sur la constitution européenne à encore une fois ignoré le peuple est assez extraordinaire. Il redécouvre le mot peuple et celui de référendum au moment de la campagne électorale.

N'oublions pas que : Le premier référendum, c'est l'élection présidentielle. Les Français seront amenés à répondre à une question:
 si pour assurer un retour à l'emploi des chômeurs, pour assurer une meilleure formation à nos jeunes, pour assurer une meilleure éducation à nos enfants, faites-vous confiance à Nicolas Sarkozy, 5 ans supplémentaires ou penser-vous qu'il faut changer ?
C'est à cette question, qu'il faut que les Français répondent.

Comme prévu également, il nous repropose son personnage fétiche de l’homme nouveau. Mais a-t-il vraiment changé ?

Quand François Hollande défend l’idée d’une relance concertée européenne, Nicolas Sarkozy trouve son meilleur soutien en la personne d’Angela Merkel, partisane de la récession généralisée.

Quand François Hollande préconise une cotisation du capital à la hauteur de celle du travail et une réforme fiscale pour plus de justice, Nicolas Sarkozy lance, comme ultime réforme, une hausse de la TVA qui pénalise surtout les plus modestes.

Quand François Hollande propose un plan massif de construction de logements sociaux peu énergivores, Nicolas Sarkozy imagine d’autoriser les propriétaires à agrandir leur maison de 30%.

Quand François Hollande veut rassembler les Français, Nicolas Sarkozy stigmatise, divise, invente des boucs émissaires et désigne du doigts certaines religions.
En Avril et Mai prochain se sont clairement deux projets, deux visions de l’avenir de la France qui s'opposeront. D’un côté, une gauche qui veut rétablir la justice sociale, relancer l’industrie et garantir des services publics. De l’autre, une droite qui nous ressert les mêmes vieilles recettes au profit des privilégiés.L’homme qu’affrontera François Hollande est bien toujours celui du Fouquet’s et du yacht de Vincent Bolloré, celui qui va chercher conseillers et soutiens à la droite de la droite. Ne nous trompons pas. Ne le laissons pas nous tromper.
 
En charente, le changement c'est maintenant

En Charente, Le CHANGEMENT C’EST MAINTENANT.

Mes amis, mes camarades,

A moins de 100 jours du premier tour de la présidentielle, le paysage s’éclaircit, les enjeux se dessinent. Ce dimanche 22 janvier 2012, notre candidat, François Hollande a tenu un discours historique, dans lequel il a donné sa vision de la fonction d’Etat : « Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Églises de l’État, dans la Constitution. », a affirmé le candidat socialiste.

François Hollande a dévoilé le vrai visage de son opposant dans « cette bataille » : « Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. »  François Hollande a insisté sur la maîtrise de la finance  en faisant voter une loi à destination des banque Française qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Mais plus important encore,  aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux.

Enfin, la priorité de François Hollande sera la « réindustrialisation de la France ». Tout sera mis en œuvre, aussi bien l’instauration d’une Banque publique d’investissement qui en complément des fonds régionaux, accompagnera le développement des entreprises stratégiques, que l’orientation des financements et des allègements fiscaux vers les entreprises qui investissent sur notre territoire. Les entreprises qui délocalisent devront rembourser immédiatement les aides publiques reçues. Les PME seront les piliers de cette réindustrialisation à travers la création d’un livret d’épargne dédié à leur financement ou encore l’abaissement de leur impôt sur les sociétés voire même la mise en place d’une agence qui leur sera consacrée.

François Hollande s’est engagé à revenir sur le Traité européen conclu le 9 décembre 2011, dénonçant les « 16 sommets européens de la dernière chance » et prévoyant davantage de coordination des politiques économiques, la relance de grands travaux dans le domaine industriel et énergétique.

Notre Fédération, Martine Pinville et l’équipe départementale mais surtout les militants que vous êtes vont jouer  un rôle éminent dans le devenir de notre pays. Gardons en-tête le discours fondateur prononcé par notre candidat et engageons ensemble le combat avec confiance et courage.  Partout en Charente faisons connaître les grandes thématiques de notre candidat pour qu’au soir du 6 mai 2012   François Hollande soit :

 

-          Le candidat de la France qui espère et qui ne veut plus être trompée.

 

-          Le candidat qui recrée le lien fraternel entre tous les français.

 

-          Le candidat de la justice fiscale car, en 4 ans, la droite et l’UMP ont creusé les inégalités, faisant porter le fardeau de cette crise aux couches moyennes et populaires. Il a été le premier à proposer une réforme fiscale qui est aujourd'hui une nécessité absolue reconnue par toute la gauche et les écologistes.

 

-           Le candidat de la jeunesse car elle est la condition pour préparer notre avenir et rassembler toutes les générations. L’éducation redeviendra un enjeu prioritaire quand la politique du gouvernement actuel la fragilise avec la fermeture des classes et la suppression massive de postes d’enseignants.

 

-           Le candidat de l’emploi avec la création d’un contrat de génération liant l’embauche d’un jeune et le maintien d’un sénior dans l’entreprise ; l’aide aux PME-PMI, à l’innovation et la recherche pour réindustrialiser la France et tirer profit d’une croissance nouvelle avec la prise en compte de l’écologie ; le soutien au pouvoir d’achat, grâce à une fiscalité privilégiant l’investissement et les salaires plutôt que la distribution de dividendes aux actionnaires.

 

 

En Charente, Le CHANGEMENT C’EST MAINTENANT.

 

Jonathan Munoz

Au nom de la collégialité Fédérale.

L'U.R.S tenait sa réunion en Charente

L’Union Régionale Socialiste, en collaboration avec la Fédération du Parti Socialiste de Charente, tenait réunion ce samedi 26 novembre à Ruelle sur Touvre. En présence du Premier Vice Président du Conseil Régional, Jean François Macaire, le maître de cérémonie, Philippe Grégoire a  remercié le Maire Michel Broncy et le Premier Fédéral Pouria Amirshahi. Puis il a annoncé aux participants les deux principaux thèmes de cette réunion :

-    l’action du Conseil Régional pour les lycées et les lycéens en région Poitou-Charentes; Michel Broncy en charge des lycées au Conseil Régional était chargé de la présentation et a répondu avec plaisirs aux pertinentes questions de notre secrétaire fédéral en charge de l’Education Fabrice Vergnier
-    le développement des TIC par Christophe Ramblière, Conseiller Régional et vice-président de la CDC Braconne-Charente.

Notre ami Christophe Ramblière a bien voulu nous communiquer le diaporama de son intervention. Vous pouvez pour cela la lire en cliquant sur le lien ci-dessous

TIC

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CRÉATION D’UN CENTRE NATIONAL DE LA MUSIQUE

La création d’un Centre national de la musique, attendue par toute la filière musicale, peut être positive à condition qu'un certain nombre de préalables soient respectés, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.
Chacun sait que la filière musicale traverse une crise, et tout particulièrement le secteur de la musique enregistrée qui est confronté aux conséquences de la révolution numérique en cours. La migration des pratiques culturelles vers les supports et les réseaux numériques a déséquilibré le partage de la valeur ajoutée au profit des fournisseurs d’accès à internet et des fabricants de terminaux, qui ne participent pas au financement de la création musicale. Cette situation est injuste pour les auteurs, les artistes interprètes, les éditeurs et les producteurs, qui investissent dans cette création et en assument le risque financier.
C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place un dispositif permettant à la filière de sécuriser son modèle économique, de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance numérique et de pouvoir concourir à la préservation de la diversité musicale.
Mais la mise en place d'un CNM ne doit pas contribuer au démembrement du Ministère de la Culture engagée par la droite et accélérée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, ce centre ne doit pas avoir vocation de satisfaire les demandes des majors de la musique en oubliant l'apport des labels indépendants à l'émergence des nouveaux talents et négligeant le champ de diffusion essentiel pour la création musicale qu'est le spectacle vivant. Or, à l'heure actuelle on sait ce qu'on perd avec l'apport spécifique de structures qui ont vocation à rejoindre le CNM, mais on ne sait pas encore précisément ce qu'on va gagner.
Le modèle vertueux du financement du cinéma et de la production audiovisuelle du fonds de soutien du Centre National du Cinéma (CNC) montre que les potentialités sont réelles à partir du moment où les objectifs sont précisément définis. Le principe, à cet égard, doit être clairement affirmé : il revient notamment aux diffuseurs et tout particulièrement aux nouveaux opérateurs de contribuer au financement de la création. Dans cet esprit il ne s'agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul et les hypothèses actuellement émises de recettes affectées au futur CNM ne sont pas acceptables (réattribution de fonds attribués aujourd'hui au CNC ou captation des 25% de la redevance pour copie privée qui vont à l'action culturelle et qui permettent, chaque année, de soutenir 5000 manifestations sur tout le territoire national).
C'est la raison pour laquelle le Parti socialiste qui n'est pas dupe des arrières pensées électorales qui amènent Nicolas Sarkozy à vouloir précipiter la création d'un CNM, promeut un autre projet pour ce centre qui, de la musique enregistrée au spectacle vivant, permette, en associant tous les acteurs de la filière musicale, de sécuriser son modèle économique, de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance numérique et de concourir à la préservation de la diversité.

 

Communiqué du bureau national
SYLVIE ROBERT, Secrétaire nationale à la culture
PATRICK BLOCHE, Secrétaire national aux médias
KARINE GLOANEC MAURIN, Secrétaire nationale-adjointe à la culture

Vidéo de Pouria Amirshahi lors de la convention nationale sur le Projet
Français du monde : une chance pour la France

Notre premier Secrétaire Fédéral, Pouria Amirshahi qui est aussi Secrétaire National à la coopération, à la francophonie et aux droits de l’Hommeétait l'invit" de Médiapart le 16 mai 2011. Il revient sur les propos de Claude Goasgen et de Thierry Mariani. De telles déclarations sont pour lui « un signe supplémentaire de la montée de la xénophobie au sein de la droite française ».

 

Les récentes déclarations de Claude Goasguen et Thierry Mariani, suggérant de limiter voire d'interdire la pluri-nationalité, sont un signe supplémentaire de la montée de la xénophobie au sein de la droite française.  Mais elles ne sont pas que cela: après quatre ans de stigmatisation insupportable et continue des étrangers, voilà que la majorité s'en prend directement à ses propres compatriotes. Car qui sont les bi-nationaux, si ce n'est aussi... des Français, égaux en droits et en devoirs à l'égard et au sein de notre patrie républicaine? 
Pour comprendre comment la majorité UMP a reformulé sa pensée en la matière, il faut se remémorer la grande stratégie de communautarisation, théorisée par la nouvelle droite depuis les années 70 et largement véhiculée par le Front national. Plutôt que de cultiver un discours ouvertement raciste, ces nouveaux militants réactionnaires avaient utilisé la fameuse tactique dite de la «triangulation». Elle consiste à reprendre à son compte les thèses de l'adversaire (en l'occurrence celle du «droit à la différence» invoquée par une partie de la gauche pour vanter la nature «mélangée» du peuple français) pour en faire un axiome inversé dans sa propre pensée. Ainsi, puisqu'il faut reconnaître le droit à la différence, commençons par énoncer qu'en effet, les «Français de souche» ont, eux aussi, le droit d'affirmer les leurs. Que «nous» ne sommes pas pareils que «eux». Et de prendre pour fausses preuves toutes ces «façons de vivre», ces violences plus répandues chez «eux» que chez «nous» («ici» comme «là-bas»), etc. La rhétorique vise à «démontrer» l'incompatibilité de cultures...
Et c'est ainsi que nous sommes passés peu à peu du droit à la différence à... la différence des droits pour laquelle plaide désormais ouvertement la droite française (projet d'exclusion de l'aide médicale d'Etat, restrictions injustifiées à l'accès à de nombreux emplois,  etc.). La facilité avec laquelle cette idéologie différentialiste progresse en France (1) est tout simplement effrayante. Non seulement nous assistons depuis quelques années à une négation de la citoyenneté française, fondée sur l'universalisme et l'égalité mais de nombreux Français se sont vus assignés à résidence communautaire comme, par exemple, beaucoup de nos compatriotes «supposés» musulmans et croyants... rayant ainsi d'un trait de plume leur identité pourtant on ne peut plus française. Ces «Français noirs» qui prendraient  trop de place sur le terrain de football (au détriment de qui? de Français?), ces Français «arabes» qui seraient habités par la délinquance (qui mène tout droit au terrorisme comme chacun sait!)...
Voilà donc les ennemis de l'intérieur! Il y aurait ainsi, parmi les Français, des centaines de milliers de possibles «traîtres à la patrie»! Se repliant résolument sur une vision rabougrie de la seule France métropolitaine, les nouveaux avocats de la «vraie nationalité» montrent désormais du doigt d'autres français au prétexte qu'ils auraient une, voire deux autres nationalités. La discrimination fondée sur le préjugé et/ou la xénophobie n'est hélas pas neuve: beaucoup de nos compatriotes, pourtant français en droit comme en histoire (depuis au moins une ou deux générations), se sont vu fermer les portes de leur propre administration ou de leurs propres entreprises, etc. Ce soubassement raciste des pratiques discriminantes et vexatoires a produit chez eux un sentiment qui mêle doute et rage. Comment peut-il d'ailleurs en être autrement quand vous êtes derechef privés d'une part de vous même? Alors, bien sûr, à force d'être renvoyé à ses origines et rejeté dans son propre pays... on finit parfois à s'abandonner à une autre identité,  même quand il s'agit de celle des parents et des grands-parents,  du moment qu'elle soit plus apaisante. Et ce «retour aux sources» vaut aussi pour de nombreux Français qui n'ont pourtant que... la nationalité française. Cela arrive et nier ce problème serait une erreur, mais tous les authentiques républicains savent que c'est en faisant à chacun une place égale dans la communauté nationale que nous ferons reculer autant les préjugés que les rancœurs.
Surtout, cela ne justifie en rien que l'on s'acharne ainsi à saper les fondements mêmes de notre unité nationale. Au-delà des dangereux calculs électoralistes de Nicolas Sarkozy, il est impossible que toute la droite française ait sombré dans la même absurde intolérance. Va-t-elle jusqu'au bout laisser faire la jonction avec ses rives brunes marines? Car c'est bien de cela qu'il s'agit pour la nouvelle droite sarkozyste: rendre lepéno-compatible les thèses de l'UMP. Or, en donnant un argument supplémentaire à la théorie de la «préférence nationale», un pas de plus est franchi... Avec cet argument, le pont est désormais établi entre deux vieux slogans: «les Français d'abord» et «la France, tu l'aimes ou tu la quittes».
En jetant l'opprobre sur une partie d'entre nous, non seulement on fragilise la cohésion nationale à l'intérieur mais on plonge également dans le désarroi de nombreux compatriotes vivant à l'étranger. Ceux-là, qui sont plus de deux millions, œuvrent quotidiennement au rayonnement de la France et en sont même l'avant-garde éclairée dans un monde bouleversé par la mondialisation et l'accélération des échanges,  y compris culturels. Non seulement leur pluri-nationalité est une chance pour eux, mais elle constitue un atout pour la France, en particulier dans une période où, pour des raisons différentes, elle est parfois incomprise à New York, Dakar, Tunis, Bruxelles, Buenos Aires, etc. Ces Français travaillent et vivent hors de leurs frontières et contribuent à leur manière aux efforts de co-développement et de solidarité internationale. Combien d'ingénieurs, de coopérants, d'enseignants, de commerçants trouvent un supplément d'âme à leur métier en restant volontairement dans certains pays parfois jugés «dangereux» par le ministère des affaires étrangères? Beaucoup, parmi eux, sont bi-nationaux. Le gouvernement français ne serait-il pas mieux avisé de les défendre, de les encourager et même, oui même, de les remercier? Il sont bien plus nombreux là-bas à mériter la légion d'honneur que ces quelques nobliaux bien introduits en cour ici et dont on ne voit pas toujours quels services ils rendent à leur pays. 
Comme le rappelle fort justement l'Association démocratique des Français de l'étranger, «le fait d'avoir deux ou plusieurs nationalités est une réalité de notre époque et constitue une richesse culturelle et une ouverture au monde. Dans un foyer binational on n'a pas à choisir, on ne choisit pas une culture et une nationalité par rapport à l'autre: l'une et l'autre peuvent se vivre pleinement, et ce vécu est un facteur de compréhension entre les peuples, de fraternité et de paix». Transmis à MM. Goasguen et Marini...
(1)  Ce parfum nauséabond se répand dans toute l’Europe. N’a-t-on pas entendu ces derniers temps Angela Merkel et David Cameron « constater » l’échec du multiculturalisme dans leur pays respectif ?

Nos députés sont toujours mobilisés pour la défense de l'école et le font savoir au Gouvernement

Lors des questions au Gouvernement, notre camarade et Députée Marie-Line Reynaud interpelle le Ministre de l’Education Nationale sur la situation alarmante de l’Education Nationale pour la prochaine rentrée 2011-2012.


M. le président. La parole est à Mme Marie-Line Reynaud, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.
Mme Marie-Line Reynaud. Monsieur le ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, la colère est grande dans le monde de l’éducation suite à l’annonce de la baisse de la dotation horaire pour la prochaine rentrée 2011-2012. Vous avez créé une forte colère dans le monde enseignant ainsi qu’auprès des parents d’élèves, colère légitime compte tenu des décisions que vous avez annoncées.
Partout en France, des manifestations se multiplient, chaque semaine plus nombreuses, regroupant parents, enseignants, élus et élèves. Vous invoquez la nécessaire réduction des dépenses publiques pour justifier vos suppressions de postes, mais vous faites porter l’effort financier sur le seul avenir des jeunes, alors que dans le même temps vous offrez de nombreux cadeaux fiscaux aux plus riches.
Pour ne prendre qu’un seul exemple, dans un lycée public du département de la Charente, une filière technique se trouve amputée d’un tiers de sa dotation horaire globale annuelle : il faudra assurer le même programme et transmettre les savoirs avec 100 heures en moins à la rentrée prochaine. La situation est la même dans tout le pays. Je précise que vos annonces de réduction de postes d’enseignants n’ont été précédées d’aucune négociation. À l’injustice de vos décisions, vous ajoutez le mépris à l’égard des acteurs du monde de l’éducation nationale ! (« Très juste ! » sur plusieurs bancs du groupe SRC.)
M. Bernard Roman. Elle a raison !
Mme Marie-Line Reynaud. Après la réforme des programmes et la réduction des heures de certaines matières, les sciences en particulier, la suppression de nombreux postes d’AVS et d’EVS, l’application injuste et brutale de la RGPP, la répartition politique de la part complémentaire de la dotation horaire, le Gouvernement fait le choix de réduire la dotation horaire globale.
L’école laïque de la République a pour mission de donner à chaque enfant un accès au savoir dans les meilleures conditions possibles. Chaque jour, par ses décisions, le Gouvernement s’éloigne un peu plus de cette mission. Pour la première fois à la rentrée prochaine, des élèves se retrouveront sans enseignant.
Monsieur le ministre, ma question est simple : quand allez-vous revoir votre copie pour une éducation nationale digne de ce nom ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et sur plusieurs bancs du groupe GDR.)
M. le président. La parole est à M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative.
M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Madame la députée, vous m’interrogez sur la situation dans l’éducation nationale. Je pense que vous faites référence aux discussions qui ont lieu en ce moment sur la carte scolaire du premier degré. Concernant ce premier degré, les écoles de France, il y aura, à la rentrée prochaine, 12 000 enseignants de plus que lorsque vos amis étaient aux responsabilités, au début des années 90, alors qu’il y a 270 000 élèves de moins dans le primaire. À la rentrée prochaine, le taux d’encadrement sera donc renforcé par rapport à ce qu’il était il y a quinze ou vingt ans. C’est une réalité qu’il faut rappeler aux Français.
Alors, oui, madame la députée, nous réorganisons pour faire davantage là où il y a des priorités. Nous regroupons là où c’est nécessaire, par exemple lorsque, dans une classe, quinze élèves sont répartis sur trois niveaux. Je suis élu d’un territoire rural et je pense qu’il est parfois nécessaire de procéder à des regroupements pédagogiques intercommunaux avec des services pour les familles, un accueil périscolaire tôt le matin, une demi-pension, des activités périscolaires. C’est ça un service moderne de l’éducation nationale : un service capable de s’adapter, de se moderniser et de mobiliser les moyens là où ils sont nécessaires ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)
À la rentrée prochaine, il y aura, en moyenne, vingt-cinq élèves par classe en maternelle. Ce nombre était de vingt-sept au début des années 90 ! En primaire, il y aura vingt-deux élèves par classe ; ce nombre était de vingt-trois au début des années 90.
M. Bernard Roman. Ce n’est pas vrai !
M. Luc Chatel, ministre. Cessez donc d’avoir une lecture purement comptable ! Attaquons-nous au fléau, aux difficultés en matière de lecture ! C’est ce que nous faisons dans le cadre des plans de lutte contre l’illettrisme et contre le décrochage scolaire. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP.)"

"Mardi 3 mai
Question au Gouvernement : Éducation nationale

Rassemblement du 1er mai contre le racisme et la xénophobie

Le Parti socialiste prendra part au rassemblement organisé dimanche 1er mai par les organisations réunies « contre la politique du pilori et contre la xénophobie ».

Ce rassemblement est organisé le dimanche 1er mai à 11h au Pont du Caroussel (Paris), en présence de Bertrand Delanoë, Maire de Paris. Il rendra hommage à la mémoire de Brahim Bouarram, assassiné à 29 ans le 1er mai 1995, et à toutes les victimes des crimes racistes. Marie-Pierre de la Gontrie, Pascale Boistard et Sandrine Mazetier, secrétaires nationales, y représenteront le Parti socialiste.

Paris, le 28 avril 2011
Communiqué

La Fédération du Parti Socialiste soutien l’appel de nombreuses formations syndicales pour l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité. Elle appelle tous les militants et sympathisants du département à se rassembler place Hergé à Angoulême le 28 avril à 17heures

Une aide humanitaire d'urgence doit être immédiatement apportée à la Côte d'Ivoire

Plus d'un million de personnes survivent actuellement dans la forêt ivoirienne, après avoir fui les violences qui ont opposé les partisans de Laurent Gbagbo à ceux du président Alassane Ouattara. La ville d'Abidjan elle-même, théâtre de pillages, a vu les stocks de denrées de première nécessité disparaître suite à des vols.

La population ivoirienne a été confrontée, pendant quatre mois, à des violences, à des pillages et à des déplacements forcés qui ont créé une véritable crise humanitaire. Les ONG présentes sur le terrain alertent sur l'état d'urgence humanitaire du pays.

Le Parti socialiste appelle à la mobilisation immédiate d'une aide humanitaire d'urgence, à la hauteur des besoins de la population ivoirienne.
 

 

Paris, le 14 avril 2011
Communiqué
Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme

Délégation au Niger, le PS représenté par notre Premier Secrétaire Fédéral

Paris,
Communiqué duA
Parti socialiste




 
Jeudi 7 avril 2011, M. Mahmadou Issoufou sera officiellement investi dans ses fonctions de président de la République du Niger, à Niamey. M. Issoufou, militant socialiste pour la démocratie s'est engagé à mettre son pays sur le chemin du développement et de la paix. Elu avec plus de 58% des voix, M. Issoufou va ainsi mettre fin à la "transition" militaire et pouvoir lancer les réformes démocratiques, économiques et agraires dont le Niger a tant besoin pour sortir de l'ornière de la pauvreté et de l'instabilité. Au Niger comme dans d'autres pays d'Afrique et du Moyen-Orient, les conquêtes démocratiques sont plus que jamais à l'ordre du jour.
 
Le parti socialiste sera à cette occasion représenté par Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie et aux droits de l'Homme. Porteur d'un message de soutien de Martine Aubry, première secrétaire, il réaffirmera les engagements de la gauche pour que, dès 2012, la France mène une nouvelle politique de coopération et de co-développement, basée sur le respect, l'égalité et la confiance.
 
Le parti socialiste demande au gouvernement français d'être particulièrement attentif aux évolutions du Niger, démocratie jeune et fragile qui fait face à un immense défi : reconstruire les capacités régaliennes d'un Etat pour faire reculer la pauvreté et les actions terroristes qui s'en nourrissent.

Victoire du PS et de la gauche aux cantonales : «un vote exigeant»

 


Les leçons des cantonales par Benoît Hamon par PartiSocialiste


Benoît Hamon, porte-parole, dresse en point presse le bilan des élections cantonales. Constatant la victoire du Parti socialiste et de la gauche il a rapellé que le PS réalise seul près de 35,75% des suffrages, que le PS et ses alliés réalisent près de 42,15% et que la gauche dans son ensemble approche les 50%, dans un contexte de forte abstention.

Tunisie, Egypte, Algérie : «Tous les peuples sont mûrs pour la démocratie»


Egypte : tous les peuples sont mûrs pour la démocratie
envoyé par PartiSocialiste. - L'info video en direct.

Vidéo du Porte Parole du Parti Socialiste au sujet des évènements de Tunisie et d'Egypte.

Pour le Parti Socialiste, la France devrait pleinement accompagner cet élan démocratique du sud des bords de la Méditerranée. Cette attitude serait autrement plus digne que celle de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, qui une fois encore préfèrent agiter le chiffon rouge de l'intégrisme et d'un risque de mouvement migratoire de ressortissants de cette zone du monde; cela à des seules fins électoralistes.

 

Téhéran, Tunis. D'une révolution à l'autre


   

Contrairement à ce que disent les membres du Gouvernement Français dont la Ministre des Affaires Etrangères; Michèle Alliot-Marie, l'attitude de la France n'a pas été digne face au soulèvement de la population tunisienne qui n'aspirait qu'à plus de liberté. Il semblerait en réalité que Nicolas Sarkozy et son Gouvernement ont simplement manqué de discernement, altérant encore une fois et durablement, l'image de notre pays auprès des populations qui luttent pour leur liberté. Le Secrétaire national du PS aux droits de l'homme, à la coopération et à la francophonie mais aussi Premier Secrétaire Fédéral de la Charente, Pouria Amirshahi nous donne la position du Parti Socialiste, rappelant ainsi que notre parti a toujours été aux côtés des Hommes privés de liberté.

 



Secrétaire national du parti socialiste aux droits de l'Homme, je n'ai cessé depuis ma  prise de fonction de prendre, ou de faire prendre à mon parti, des positions politiques sans ambiguïté à l'égard du régime tunisien et du parti au pouvoir, le RCD. Malheureusement, et sans doute parce que je ne fais pas partie des dirigeants régulièrement invités à s'exprimer en public, elles ont été peu relayées. Je ne souhaite pas revenir ici sur ces déclarations, quiconque souhaite en prendre connaissance peut le faire sur le site Internet du PS. Pas plus que je ne souhaite pointer mes mises en garde répétées depuis 2008 sur la situation politique en Tunisie, à rebours de la pensée post-coloniale dominante dans les élites françaises. Néanmoins, refusant de faire de ma responsabilité (la défense des «droits de l'Homme») un supplétif de l'analyse diplomatique qui prévaut trop souvent, je veux livrer ici quelques éléments sur ce qui se joue dans la révolution tunisienne.

 

Le monde est en train de vivre la fin d'un cycle, celui inauguré à la fin des années 70 par les deux grands mouvements réactionnaires qui ont façonné les rapports de force internationaux:

- le premier, issu de la révolution conservatrice importée d'Outre Manche et d'Outre Atlantique, et porteuse de la mondialisation libérale, connaît depuis 2008 et la crise financière les premiers symptômes de sa fin ;

- le second, né du coup d'Etat islamiste pendant la révolution iranienne de 1979, qui se propagea alors comme une traînée de poudre dans tout le Moyen-Orient en donnant de la force aux multiples militants du jihad, a vu ses fondations ébranlées en 2009, par la révolte citoyenne au lendemain de la réélection frauduleuse de M. Ahmadinejad. 

 

Si beaucoup a été dit sur la crise mondiale du capitalisme, peu de commentateurs ont inscrit le dernier mouvement populaire iranien dans un processus global qui touche désormais l'ensemble du Moyen-Orient et a déjà entraîné des bouleversements historiques. La révolution tunisienne en marche éclaire à nouveau l'enjeu majeur qui se joue aujourd'hui au Moyen-Orient: la conquête démocratique par les peuples eux-mêmes et le recul nécessaire de l'intégrisme religieux.

 

Dans les années 1950, les tentatives de synthèse entre socialisme, démocratie et nationalisme se soldent par des échecs politiques (Mossadegh en Iran), militaires (Nasser en Egypte), et ferment pour longtemps les portes de la démocratie. La responsabilité des puissances occidentales est, déjà, très lourde, puisqu'elles choisissent alors d'installer ou de laisser s'installer des régimes corrompus, au nom de leurs intérêts stratégiques et d'approvisionnement en matières premières (pétrole, gaz, uranium, etc.) que les dictateurs, de Saddam Hussein au Shah d'Iran, leur garantissent.

La contestation sociale passe alors par l'instrumentalisation de l'islam comme arme politique. C'est ainsi que la prise du pouvoir en Iran par Khomeiny sonne le début d'une nouvelle ère mondiale, faisant émerger dans son sillon, par delà les divergences entre sunnites et chiites, les formations politiques radicales. La voie islamique fait la preuve de sa capacité à renverser un régime dictatorial (rappelons que le discours de l'Ayatollah Khomeiny était alors accroché aux revendications sociales et démocratiques portées par les gauches iraniennes). C'est donc par là que passerait la libération, voire, comme certains l'ont dit, «l'indépendance véritable» au lendemain des mouvements de décolonisation.

En pointe dans la contestation de la corruption, présent sur le terrain social (les leaders et cadres des formations de gauche ayant été pour la plupart emprisonnés ou contraints à l'exil), l'activisme religieux progresse dans les populations. Sous des formes diverses (les Talibans en Afghanistan, le FIS en Algérie, le Hezbollah au Liban, le Hamas en Palestine, les «franchisés» d'Al Qaïda disséminés sur tout le Moyen-Orient, etc.), les intégristes s'installent, parfois même avec la légitimité incontestable du suffrage universel. Pendant toute cette période, la gauche est soit aveuglée (une partie de l'extrême gauche française apporta son soutien à Khomeiny), soit gagnée par la résignation d'un certain «réalisme», c'est-à-dire in fine par le renoncement.

Face à la montée de l'islamisme radical (et après en avoir soutenu des franges, comme Ben Laden en Afghanistan, face à l'Union soviétique), les grandes puissances occidentales, Etats-Unis en tête, ont  choisi deux impasses: soit la «guerre des civilisations» en Irak ou en Afghanistan (dont on sait aujourd'hui les motivations économiques), soit la sacralisation des bastions qui avaient fait de l'éradication islamiste leur principal argument de survie. La Tunisie était de ceux-là. Les élites françaises, a fortiori quand elles furent liées à la détestable Françafrique comme la droite l'est encore, sont ainsi restées sur une analyse binaire: la dictature «éclairée» plutôt que le Moyen-âge ou, si on préfère, le népotisme pro-occidental plutôt que l'islamisme.

 

Cette pensée de «la digue face au péril» n'a pas épargné certains dirigeants de gauche, qui comptent parfois parmi mes amis. Leur grande peur a pris forme lorsque le FIS remporta les élections législatives de 1991 en Algérie. Cette peur était compréhensible, mais elle niait la légitimité supérieure du peuple qui vote. Surtout, elle n'a pas débouché sur une transformation radicale de la politique de développement de son gouvernement. Autrement dit, cette stratégie est un échec: d'abord, elle n'a permis en rien d'accoucher de la démocratie. Au contraire, et alors que la Tunisie était prête à évoluer, le régime de M. Ben Ali n'a fait que se durcir.

C'est alors le peuple qui, armé de la seule arme qui lui soit indispensable pour briser ses chaînes, le «savoir», choisit d'écrire les termes de sa propre émancipation. Ensuite, et conséquemment, les Tunisiens font la démonstration que la démocratie ne s'importe pas par les armes mais se conquiert par les citoyens eux-mêmes. C'est très exactement ce qui a commencé à se produire au printemps 2009 en Iran (où, là aussi, le taux de scolarisation et le niveau d'instruction de la population est un des plus élevés au monde), lorsque le putsch électoral de M. Ahmadinejad a été rejeté par l'immense majorité du peuple iranien.

Les citoyens de tout le Moyen-Orient, en particulier à travers les images diffusées par Al Jazira et le militantisme d'Internet, ont ainsi vu, 30 ans après 1979, qu'il était donc à nouveau possible de se soulever contre les dictatures. L'échec de la dernière révolte citoyenne d'Iran (beaucoup plus laïque que ne l'ont dit les observateurs) a cependant ouvert la voie.

Ce sont donc aujourd'hui les Tunisiens qui prennent le relais, inscrivant leur révolution dans une dimension universelle, ce que précisément les élites occidentales ont toujours considéré inaccessible aux masses du Moyen-Orient, renforçant ainsi le relativisme des droits de l'Homme brandi par les intégristes.

 

Mais la révolution tunisienne en cours est aussi une révolution sociale: n'oublions pas que c'est sur fond de crise du système capitaliste qu'ont lieu ces bouleversements. Si on a cru un temps que la plupart des Etats africains avaient été épargnés par la crise comme certains éminents spécialistes qui louaient alors les modèles émergents (Chine, Tunisie notamment), on a rapidement perdu de vue que c'est surtout en raison de la faiblesse de leur inclusion dans le système financier international, et non de la vertu de leur «modèle de croissance». A cet égard, ce sont les pays occidentaux, inventeurs et organisateurs du système, qui ont été les premiers ébranlés. Ces derniers ont donc réduit fortement les investissements directs étrangers ainsi que les fonds de développement et largement réduit les importations en provenance de ces pays.

La forte réduction des entrées de capitaux en provenance des pays occidentaux (y compris des envois de fonds des travailleurs émigrés, ces derniers privilégiant leur propre consommation, a fortiori quand ils sont souvent les premiers  fragilisés dans leurs statuts d'immigrés en Occident) a très rapidement mis ces pays dans des situations économiques intenables. Par ricochet, la crise a ensuite rapidement atteint les autres pays, dont la Tunisie, propageant ses effets dans toutes les couches sociales. Ayons en tête, surtout, que la précipitation de la chute de Ben Ali s'opère quand l'UGTT, le principal syndicat des travailleurs, lance un appel à la grève générale, très largement suivi.

 

La revendication sociale et la soif démocratique ont opéré ainsi une jonction inespérée en Tunisie, débouchant ainsi sur une des plus belles révolutions de l'ère moderne. La neutralité de l'armée, la concorde nationale pour préparer les élections, la maturité de la société tunisienne et la forte structuration syndicale des ouvriers tunisiens à travers l'UGTT feront le reste, pour leur propre bien-être mais aussi pour celui de millions de citoyens de la région qui tiennent là un exemple.

Les démocrates doivent maintenant soutenir les Tunisiens autant qu'ils nous le demandent, cela sera aussi utile aux autres peuples, là où l'économie de rente permet à leurs dirigeants de tenir... mais pour combien de temps encore? Car de belles conquêtes sont à l'ordre du jour: conquêtes démocratiques bien sûr, mais aussi conquête de souveraineté économique, pour des peuples dont les ressources naturelles sont encore la propriété d'une clique ou des grandes multinationales privées.

Enfin, il faut repenser totalement la stratégie de coopération extérieure de la France, refondée sur des bases d'égalité et déshabillée de tous ses oripeaux compassionnels ou, pire, post-colonialistes. Dans la période qui s'ouvre, le rôle de l'Union européenne est fondamental: soit elle passe à côté de l'Histoire en observant les événements, soit elle saisit l'opportunité historique d'ouvrir la voie à un partenariat privilégié  à la Tunisie (comme pour la Turquie), pour aider les  tunisiens à consolider leur révolution démocratique.

La gauche en particulier doit relancer fortement le projet euro-méditerranéen, premier jalon d'une ère de prospérité et de paix, à quelques centaines de kilomètres du conflit israélo-palestinien et à quelques dizaines de kilomètres d'une Egypte explosive. Une Egypte où, là aussi,  peu de consciences ont osé montrer du doigt le soi-disant processus électoral qui a reconduit M.Moubarak, (à cause, toujours, d'une pensée dominante qui pose la dictature militaire comme rempart à l'islamisme intégriste). Une Egypte où le niveau de développement et d'instruction n'est nullement comparable à celui de la Tunisie, et où le choc démographique laisse prospérer tous les dangers.

La gauche doit enfin renouer avec la solidarité concrète envers les mouvements citoyens qui fleurissent partout, de la Chine à l'Iran. L'Occident a raté plusieurs wagons, privilégiant sa domination plutôt que le co-développement. A l'heure où cette domination est remise en cause par l'émergence de nouvelles puissances, il serait suicidaire, pour l'Europe, de laisser passer une énième (et ultime?) fois le train de l'Histoire. Cette occasion historique commence dès aujourd'hui,  chez nous, par dénoncer sans ambiguïté la Françafrique, par  reconnaître le droit au développement de tous les peuples, par favoriser les logiques d'intégration régionale et de développement endogène.

Les enjeux sont énormes: poussée démographique sans précédent, hyper concentrations urbaines,  raréfaction des ressources, généralisation de la pauvreté, progression des violences... autant d'éléments d'un cocktail qui franchira tôt ou tard les rives de la Méditerranée, si des bases de coopération radicalement neuves ne sont pas posées. La gauche aussi, la gauche d'abord, doit se tourner à nouveau vers ce nouvel horizon. Tout cela est parfaitement possible, y compris en respectant la souveraineté des Etats et la non-ingérence dans leurs affaires intérieures. Et à la condition de ne jamais rester silencieux sur le viol des droits et des libertés fondamentales.
 

Hommage à François Mitterrand.

  Il y a 15 ans de cela, le 8 janvier 1996, François Mitterrand, nous quittait.
L’année 2011 marque le 15ème anniversaire de sa disparition mais aussi le 30ème anniversaire de son élection à la Présidence de la République. Durant 10 années, son mandat a été marqué par l’action de gouvernements de gauche. Dans une mondialisation libérale naissante, dominée par les figures de Margareth Thatcher et de Ronald Reagan et par le fameux « consensus de Washington » qui a vu s’engager le vaste cycle de dérégulation, la gauche française a fait plus que résister :
-    En France, de grandes conquêtes sociales ont vu le jour : retraite à 60 ans, 39heures, 5ème semaine de Congés payés, abolition de la peine de mort, lois Auroux dans les entreprises, lois Quillot pour les locataires, dynamisme et ambition culturelles, RMI, paix en Nouvelle Calédonie … Autant de mesures fortes que venait accompagner un volontarisme progressiste qui ne craignait pas que la politique décide en économie (la nationalisation ni la planification n’étaient taboues). Aujourd’hui, en proposant, par exemple, un pôle public financier ou un pôle public d’investissement industriel, le parti socialiste entend renouer avec l’idée que l’économie est faite pour l’Homme et non l’inverse.
-    Pour l’Europe, François Mitterrand défendit l’idée d’un continent solidaire, loin de la mise en concurrence exacerbée qui met les peuples européens en compétition alors qu’ils avaient décidé de s’unir. Aujourd’hui, le parti socialiste entend renouer avec le grand rêve européen, basé sur des politiques structurelles et régulées, y compris dans le cadre de son commerce extérieur (à travers la proposition, désormais reprise par le Parti socialiste des Européens, du « Juste Echange »).
-    Dans le Monde, la France était grandie, à l’image de l’idée que se faisait François Mitterrand de son histoire, de son rôle, de notre République. Héritier de son combat pour la Paix, le parti socialiste a fait récemment des propositions pour « une nouvelle donne internationale ».
Quoi qu’on en dise (et il y a des critiques justes et constructives), nous restons, avec les Français, fiers de ce Président là, qui sut rester le gardien intransigeant des valeurs humanistes fondamentales de 1789. Un homme qui sut, le 10 mai 1981, faire gagner la gauche grâce à deux principes : le rôle de la gauche est de défaire les rapports de domination ; pour y parvenir, elle doit s’unir.
Le Parti Socialiste s’associe à cette journée de commémoration et a le plaisir de vous annoncer que, Martine Aubry, Première Secrétaire, sera présente ce 8 janvier 2011 à Jarnac.

Pouria Amirshahi, Premier Secrétaire Fédéral

"Egalité Réelle": le texte adopté par le Conseil National du PS

Le parti Socialiste s’est donné pour objectif en 2010 de construire une plate forme de propositions afin d’accompagner le ou la candidate socialiste en 2012. La 4ème Convention, présidée par Benoît Hamon, porte parole du Parti Socialiste est intitulée: Egalité réelle. Le mardi 9 novembre, le texte a été adopté par le Conseil National du PS, 59 voix pour et 12 abstentions.

Comme le souligne l’article du journal « Le Monde », ce travail collectif avait reçu l’engagement mais aussi l’implication de nombre de dirigeants politiques de premier plan tels que Bertrand Delanoë, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Martine Aubry ou Vincent Peillon. Ce texte, souligne notre Première Secrétaire National, confirme le fait que le PS est bien  tourné vers la France et les problèmes des Français ; « L’égalité réelle, c’est la véritable crédibilité des socialistes aujourd’hui, notre voie : forcément à gauche, c’est cela qui portera notre crédibilité »
Voici donc en lien le texte soumis au vote des militants, vote qui interviendra le 2 décembre afin d’entériner le texte le 11 décembre en convention nationale.

Lire le texte.

Le Parti Socialiste est aux côtés des salariés de Schneider.

Le Premier Secrétaire Fédéral Pouria AMIRSHAHI a été alerté par des représentants syndicaux sur la situation de l’emploi dans l’entreprise Schneider Electric.

Il s’adresse aux élus charentais qui sont déjà, ces derniers temps intervenus sur cette question : Michel GOURINCHAS, Maire de Cognac, Jean-François MACAIRE, premier vice-président de la Région Poitou-Charentes, Robert RICHARD, conseiller général ; Martine PINVILLE et Marie-Line REYNAUD, députés du département.
Pouria AMIRSHAHI, leur demande de lui faire part de leur approche sur cette question tant sur le plan social, économique qu’environnemental. Pour lire la lettre cliquez ici

3ème Convention: La Nouvelle Donne Internationale et Européenne.

Le Parti Socialiste poursuit sa réflexion afin de proposer un projet crédible et ambitieux pour la présidentielle de 2012.
Le thème de la Troisième Convention porte sur « La Nouvelle donne Internationale et Européenne ». Cette convention a pour but de définir la politique étrangère que nous voudrons mener.

Sous la Présidence de Laurent Fabius, un comité de pilotage est chargé de soumettre un texte au Conseil National le 8 septembre puis au vote des militants le 30 septembre et mis en débat lors de la Convention nationale le 9 octobre. Parmi les membres de ce comité de pilotage nous avons notamment  Jean Christophe Cambadélis, Secrétaire national chargé des questions internationales et européennes ; Elisabeth Guigou Secrétaire nationale à la réforme de l’Etat et des collectivités territoriales ainsi que Pouria Amirshahi, notre Premier Secrétaire Fédéral également Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme.
Dans une lettre d’introduction à cette convention, Laurent Fabius et Jean Christophe Cambadélis précisent les principaux enjeux :
 
"Au regard des crises conjointes que nous vivons où les orientations fondamentales, les visées stratégiques doivent relever de choix politiques clairs et assumés.
Il importe de repenser en profondeur le monde nouveau qui émerge sous nos yeux. En France, comme en Europe et partout dans le monde, le socialisme démocratique n’est plus confronté au choix de la guerre ou de la paix sur son territoire, à la décolonisation, voire à son positionnement dans un monde partagé en deux blocs, mais à la réorganisation chaotique d’un monde qui depuis 20 ans n’a toujours pas trouvé ses équilibres post-guerre froide. Aujourd’hui, la tendance planétaire est aux ébranlements - du capitalisme financier, du monde industriel, de la co-existence dite pacifique, de la démographie -, mais aussi au risque d’asphyxie écologique, énergétique ou alimentaire.
Le nouveau monde offre au mouvement socialiste matière à renouer avec ses fondements internationalistes. Ils s’expriment autour de cinq grands enjeux :
1) Quelle orientation la France et l’Europe doivent-elles défendre sur l’évolution des règles du commerce mondial ? Quel contenu donner au « juste échange » ?
2) Quelle vision de l’avenir de l’Europe les socialistes porteront-ils dans les années qui viennent ? Quelles stratégies d’alliance, quelles propositions concrètes ?
3) Quelles solidarités pour faciliter le développement des pays les plus pauvres ? Comment organiser la transition des économies, le développement, la compétition pour l’accès aux ressources, les flux migratoires ?
4) Quelle vision de la « communauté internationale », quelles réformes des institutions multilatérales la France doit-elle proposer ?
5) Quelle approche de la sécurité collective les socialistes doivent-ils préconiser ? Quelle politique de défense pour la France ? Quels principes adopter dans la gestion des principaux conflits ?
Vous trouverez ci-après les documents de travail issus de la réflexion engagée dans le comité de pilotage de la Convention. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à nous faire part de vos réflexions et propositions d’amendements. Nous les étudierons avec la plus grande attention.
Un rapport final, débattu devant la Convention et soumis au vote de l’ensemble des militants, sera issu de ce travail.."

Lire le texte adopté par le Conseil National le 8 septembre 2010

Deuxième convention : La rénovation

Le 8 juin, le Conseil national du Parti Socialiste a donné le coup d’envoi de la deuxième Convention nationale consacrée à la rénovation.

Plusieurs questions essentielles figurent dans le texte soumis aux votes des adhérents :

1)    Une rénovation du parti dans son fonctionnement interne :

a.    Parce qu’il s’agit d’un principe élémentaire de démocratie interne et de rassemblement de tous les courants de pensée socialiste, les instances nationales resteront composées à partir du principe de la proportionnelle des votes militants

b.    Parce qu’il s’agit d’un principe d’efficacité, seuls les deux textes arrivés en tête pourront proposer une éventuelle synthèse à tous les autres et présenter un(e) candidat(e) au poste de premier secrétaire national. Surtout le vote sur un texte de synthèse et l’élection du premier secrétaire auront lieu en même temps, ce qui mettra fin au risque d’incohérence entre une orientation politique majoritaire et un premier secrétaire qui ne la partagerait pas.

2)    Une rénovation du parti par le renouvellement :


a.    La fin du cumul des mandats : conformément au vote majoritaire des militants du 1 er octobre, dès septembre 2012, il ne sera plus possible de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local pour les grandes collectivités. La possibilité ouverte pour la première fois de conquérir le Sénat en 2011 nous a conduit à proposer ce délai (septembre 2012), afin que les sénateurs en situation de cumul aient le temps de préparer leur succession avec les camarades élus à leur côté et en lien avec le parti.

b.    La parité totale dans les candidatures, aux élections législatives en particulier, premier pas vers un rééquilibrage égalitaire de la vie politique nationale

c.     Des candidatures autant que des dirigeants représentatifs de la société : ouvriers et employés, citoyens de couleurs, français issus de l’immigration, etc.
 

3)    Enfin, l’organisation des primaires pour la désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle :

a.    Notre porte parole en 2012 s’appuiera sur l’orientation du parti socialiste ; c’est pourquoi une convention extraordinaire du projet, faisant suite à nos quatre conventions et à nos 6 forums des idées, précédera les primaires par un vote militant. Notre candidat, quel qu’il soit, s’inscrira ainsi dans un projet partagé par tous les socialistes.

b.    Le parti socialiste continue de proposer aux autres formations de la gauche de participer à cette dynamique commune en vue de la victoire de la gauche

c.     Ces primaires s’ouvriront à tous les citoyens qui le désirent : il faudra alors nous adresser à tous les français et convaincre toutes celles et ceux qui sont mobilisés dans la société depuis 2007, de faire de ce premier rendez-vous populaire une réussite politique. Bref, il s’agira de labourer le pays en profondeur autour des idées de gauche.

Le texte adopté :  le télécharger ici

Les débats, les interventions du conseil national....

La rénovation: primaires, renouvellement, parité, diversité - L'hebdo n°575 est en ligne



Le calendrier des 2 prochaines conventions :

· International :

Mardi 7 septembre : Conseil National
Jeudi 30 septembre : Votes     
Samedi 9 octobre : Convention Nationale

· Egalité Réelle :

Mardi 9 novembre : Conseil National
Jeudi 2 décembre : Votes
Samedi 11 décembre : Convention nationale

Edito : première convention du projet...
 

 

Le parti socialiste va lancer dès le mois de mai, sa première convention du projet. Elle sera consacrée à la construction d'un "nouveau modèle de développement", celui que le gauche entend construire dans les années qui viennent. Quel modèle de société voulons-nous affirmer ? Comment accélérer la mutation sociale-écologique de notre pays ? Quels modes de production, pour quelle politique (et stratégie) industrielle ? Comment garantir une fiscalité progressive ? Tous les militants sont invités à y contribuer, notamment à partir du site internet du parti socialiste et, en Charente, selon des modalités que nous adopterons en Bureau fédéral le 15 avril prochain, avec l'idée d'une participation la plus large possible. Suivront dans les semaines suivantes trois autres conventions : internationale, rénovation, et égalité réelle. Elles seront balisées par des forums thématiques dont vous aurez dans les prochains jours les intitulés.

En même temps que l'élaboration de son projet, le parti socialiste a décidé de lancer une grande campagne d'adhésion pour proposer aux citoyens qui le souhaitent d'être partie prenante des combats politiques qui s'annoncent

Nous savons en Charente que nous sommes confrontés aux conséquences de la politique menée ; les collectivités qui mènent une politique de gauche ne peuvent s'y substituer mais elles agissent dans leurs domaines de compétences et donnent clairement des signes de leur engagement en faveur de la population. En s'appuyant sur les citoyens, nous serins encore plus fort dans ce combat.
Le 1er mai arrive et nous serons là, fidèle à ce rendez-vous de la dignité des travailleurs qui font l'essentiel des richesses de la France.

Enfin, nous avons acté en Conseil fédéral le 1 avril l'organisation prochaine, avec l'udesr, d'un grand banquet socialiste et républicain. Nous vous confirmerons la date très prochainement.

En attendant, bonne lecture et n'hésitez pas à surfer sur notre site internet ou celui de nos élus : cette semaine, la lettre de Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente. La fédération vous tiendra chaque fois que nécessaires de l'action que nos élus mettent en place au nom du parti socialiste.

Pouria Amirshahi
1er fédéral

 

Régionales 2010, une victoire qui oblige
 

Angoulême, le 21 mars 2010

2ème tour des élections régionales 2010 :

Régionales 2010, une victoire qui oblige

En premier lieu, bravo aux élus socialistes qui font leur entrée à l'assemblée régionale en Poitou-Charentes. Nul doute que, face aux difficultés actuelles, ils et elles auront à coeur de tout mettre en oeuvre pour améliorer la vie des habitants : plus de transports, (re)localisation des sites de production, développement économique solidaire et durable seront, entre autres, les grandes préoccupations à venir. Bravo et courage donc, à Michel Gourinchas, Joëlle Averlan, Michel Broncy et Madeleine Ngombet, ainsi qu'aux deux écologistes Françoise Coutant et Jean-Christophe Hortolan. Bravo aussi à notre ami radical de gauche Christophe Ramblière. Même si les socialistes charentais, malgré leur score très élevé, comptent un élu de moins que par rapport à la précédente mandature, ils pourront compter sur le soutien total de la fédération et de tous les socialistes dans cette tâche. Bravo aussi aux militantes et militants qui ont mené la campagne dans leur communes et dans leur canton.
En-dehors de l'île la Réunion, les Français ont reconduit les président(e)s sortants. La dimension régionale est donc réelle, et les équipes actuellement en place ont reçu un quitus des électeurs, comme le montre de manière significative le score élevé de Ségolène Royal.
La volonté de mettre fin à la politique de la droite exprime dans le même temps une volonté de changement par la gauche, même si l'abstention est toujours là, élevée, et indique qu'il reste encore à convaincre plus largement encore.
La victoire de la gauche est donc nette, elle est nationale et elle porte en elle plusieurs obligations.
Il faudra en particulier faire vivre l'unité de toutes les forces de gauche : elle existe déjà dans la plupart des collectivités qu'elles dirigent ensemble. Elle doit devenir la force motrice des victoires futures, ce qui passera aussi par la recherche d'un programme de gouvernement commun. Chacun devra faire des propositions et les soumettre au débat dans ce but.
Lors de ses prochaines conventions nationales, c'est ce à quoi s'attèlera le parti socialiste et ses militants, en Charente comme ailleurs.


Pouria Amirshahi, Premier secrétaire fédéral.
 

1er tour des élections régionales 2010 : Transformer l'essai le 21 mars prochain 
Poitou Charentes : l'avenir est toujours à gauche ! 
A gauche pour gagner en Poitou-Charentes
Pouria Amirshahi - Premier Fédéral Pouria Amirshahi - Premier Fédéral

Nous connaissons désormais la liste des 14 socialistes charentais qui partiront à la bataille des prochaines élections régionales.  Je tiens à les féliciter tous et les assurer du soutien de tous.

Michel Gourinchas, Maire de Cognac, Conseiller sortant; Joëlle Averlan, Maire adjointe de Champniers; Michel Broncy, Maire de Ruelle, vice-président de la Comaga; Madeleine Ngombet, Conseillère Régionale sortante; David Comet, Attaché parlementaire; Danièle Trimoulinard, Avocate; Jacques Mikulovic, Conseiller municipal de St Bonnet, Fanta Diallo, Conseillère municipale de Soyaux; Jean-Marie Parenteau, Maire de Birac, Conseiller sortant; Marianne Reynaud, Attaché parlementaire, Maire adjointe de Cognac; Fabrice Point, Conseiller municipal de Chasseneuil; Annie Peronnet, Conseillère municipale de Soyaux; Laurent Peslerbes, Maire adjoint d'Angoulême; Elisabeth Durin, Conseillère municipale de Montignac.

Les élections de mars prochain en Poitou-Charentes auront pour enjeu d'amplifier la politique de progrès engagée depuis 2004 sous l’impulsion de Ségolène Royal, et d'inventer des solutions nouvelles pour dépasser la crise : (re)localisation de l’emploi, solidarité entre territoires, excellence environnementale en poursuivant le plan croissance verte, valorisation de nos PME et de notre artisanat, développement de la recherche et des filières hautement technologiques et bien sûr formation tout au long de la vie. En cas de victoire, nous aurons du pain sur la planche !

Toute la gauche est propriétaire de ce bilan et cela signifie donc que toute la gauche peut se retrouver autour  d'une même ambition collective. En Poitou-Charentes comme dans les autres Régions, la démonstration devra être faite que la gauche peut se rassembler autour d'une orientation, d'un programme et des mesures.

Nous savons qu'une très marge majorité des citoyens rejette le pouvoir actuel. Mais, face à une droite en ordre de bataille derrière Nicolas Sarkozy, nous devrons convaincre les électeurs que la politique que nous mènera la future majorité de gauche sera tournée toute entière vers eux.

Cela commence dès dimanche à la Couronne.

Pouria Amirshahi. Premier Secrétaire Fédéral.

Hommage à François Mitterrand le 8 janvier 2010
 

Edito de Pouria Amirshahi.

Comme chaque 8 janvier, nous nous retrouverons à Jarnac.

Certes, les socialistes ne sont jamais baignés dans le culte de la personnalité et, plutôt que de célébrer une naissance ou de pleurer une disparition, nous préférons nous retrouver pour honorer une oeuvre, un parcours et discuter d'un certain héritage : unité, abolition, retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, libertés publiques, grands travaux, ambition culturelle inégalée depuis, priorité à l'éducation et à la recherche...
Certes les critiques de gauche et les attaques de droite n'ont pas cessé et, si nous sommes plus sensibles aux premières qu'aux secondes,

l'histoire fait son chemin et l'actualité nous montre avec une clarté frappante où est la voie : dénoncer l'ordre injuste de la marche du monde doit s'accompagner d'un programme dans lequel se retrouvent les plus nombreux d'entre nous, ceux qui aspirent à une vie douce, à la justice ; d'un programme qui veut «mettre le réformisme au service de l'idéal révolutionnaire » ; d'un programme qui se construit, forcément, dans l'unité des forces de gauche. L'unité est un long combat et les citoyens récompensent toujours ceux qui veulent l'unité face à ceux qui divisent. Alors ne dévions pas de notre chemin, celui tracé par François Mitterrand, après Jaurès, après le Front Populaire : rassembler les socialistes, réunir la gauche, convaincre les Français.
Pouria Amirshahi - premier secrétaire fédéral

Entre la mobilisation des élus locaux et la votation citoyenne pour défendre la Poste, un seul enjeu : défendre la République. 
Aller à l'essentiel  
mauvaise nouvelle pour l’Europe… 
Les résultats en Charente - élections européennes 
Une Charente d'avance ...  
Appel aux Charentais pour changer l'Europe - Angoulême, le 1er juin 
A tous les socialistes charentais 
Pourquoi le vote du 7 juin est-il très important ?… 
Réunion du G20 
Marcher sur ses deux jambes : 
Elections Européennes : Nouveau Monde, Nouvelle Europe. 
Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 Janvier 2009 
Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 dec 2008 
mauvaise nouvelle pour l’Europe…
 

Les résultats des élections européennes ne sont pas à la hauteur nien France, ni dans la circonscription grand-ouest où le parti socialiste n’aura que deux élus. C’est un échec pour la gauche, échec aggravé par un taux d’abstention record. C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car cette politique libérale va manifestement se prolonger,avec ses effets néfastes pour l’emploi et pour l’environnement.
Le divorce entre les citoyens et le rêve européen risque de s’accentuer plus encore. Au-delà de cette analyse rapide, la question principale qui se pose est celle d’un véritable projet. Une alternative est possible : aujourd’hui les verts, le front de gauche, les radicaux et les socialistes gouvernent ensemble les collectivités locales. Ces partis politiques ont gouverné ensemble quand la gauche a été au pouvoir.
Il est urgent de faire converger ces formations dans une même dynamique politique, car leur dispersion fait le jeu de la droite. C’est une nécessité politique nationale mais aussi pour nos territoires : l’UMP ne va pas manquer d’utiliser ce scrutin à d’autres fins, et en particulier celle de remettre en cause les choix politiques en Région et en Charente.
C’est pourquoi il faudra dès demain s’atteler à montrer les progrès et les protections que les majorités locales de gauche sont en mesure d’apporter à nos concitoyens : énergies renouvelables, politiques sociales, défense du tissu industriel, petite enfance, formation professionnelle, etc. autant de politiques publiques au service de l’émancipation des citoyens et de leur épanouissement personnel.
La fédération du Parti Socialiste s’y consacrera pleinement, avec tous les militants qui portent haut leurs couleurs : c’est d’ailleurs en Charente que le parti socialiste réalise le meilleur score (21,54%) de tout le grand ouest. Que les militant(e)s qui ont participé à cette campagne et permis ce score soient remerciés, ainsi que les électeurs qui ont choisi de voter pour la liste conduite par Bernadette Vergnaud.

Le Bureau Fédéral

TRIBUNE Version intégrale de la Tribune parue dans la Charente Libre du 25 juillet 2009
Pierre Rateron Secrétaire Fédéral Pierre Rateron Secrétaire Fédéral

Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy

Artiste, militant, membre du bureau de la Fédération du parti socialiste charentais, Pierre RATERRON répond à Bernard- Henri LEVY qui, dans la dernière édition du Journal du Dimanche jugeait que le PS était mort. 
  
Nous nous sommes croisés parfois et , plus rarement, nous avons échangé quelques mots à l’occasion de comités, pétitions ou au cours d’un jeudi de Solférino organisé par Henri Weber. Nous aurions pu aussi nous rencontrer à Sarajevo, pendant le siège, comme ce fut  le cas avec Jean Claude GUILLEBAUD, à l’aéroport, dans le dédale des containers remplis de sable qui protégeaient des tirs de snipers les chanceux passagers de la fameuse MAY BE AIRLINES …
    Vos maîtres ont été ALTHUSER et LEVINAS, les miens furent BACHELARD et DELEUZE. Vos révoltes, vos dénonciations sont souvent vivifiantes, au départ, et certaines de vos analyses ont eu le mérite d’être prémonitoires. Je n’éprouve aucune antipathie envers votre personnage, car votre souci d’image, de posture, est très adolescent, gage de longévité. Et si l’utilisation systématique de vos actions ou de vos écrits pour votre propre promotion en agace beaucoup, Mon Dieu (comme dirait Michel ONFRAY…), il faut bien que tout le monde vive de son travail et en tire  bénéfice….
    Vous vous affirmez de gauche, mais vous déclarez que vous avez voté socialiste « comme tout le monde, par habitude et en ayant le sentiment qu’on essayait de ranimer un cadavre… »Pour vous, le parti Socialiste est mort « et il doit disparaître !... ». Mais d’où parlez-vous ,?..D’une tribune universelle, supra magister de la pensée humaine qui éclaire le malheur des hommes?.. Vous êtes de gauche, dites-vous, sans doute d’une gauche planétaire, en relation directe avec le Secrétariat général des Nations Unies, avec les Présidents, avec d’autres intellectuels préoccupés par le bonheur des peuples.. C’est là votre domaine (j’allais dire votre emploi, en référence au monde du spectacle).     Alors continuez , en prenant garde, toutefois à ce que «  l’ego ne tue pas l’intelligence… » , mais ne vous proclamez pas de gauche, car un homme de gauche ne vote jamais par habitude. Et ne vous préoccupez plus du Parti Socialiste !... Il est vrai que vous n’éprouvez  aucun attrait pour l'aspect social du socialisme et que vous préférez Mai 68 au Front populaire. Il vous est même arrivé  de confier  : «Oui, c’est vrai,…je suis un peu sourd à la question sociale. Que voulez-vous, on écrit avec son intelligence et son inconscient…»
    Votre inconscient vous regarde, mais votre intelligence nous intéresse car elle a été prise en défaut à plusieurs reprises, comme par exemple en vous laissant comparer avec condescendance le PS au    «  prolétariat de jadis qui ne parait ironiquement occupé qu’à se nier en tant que tel… » Vous avez une vision patronale du militantisme populaire. Votre part d’inconscient ?... Je ne sais, mais c’est une vraie lacune pour un homme qui s’affirme de gauche… Vous l’aviez compris, je suis militant socialiste (depuis 52 ans) et lorsque j’ai adhéré à la Section Française de l’Internationale Ouvrière, c’était beaucoup plus risqué, physiquement, qu’un reportage en Géorgie.
    Les militants se  refusent à participer à la séance d'auto flagellation qui suit toutes nos défaites depuis celle , emblématique, de 2.002. De même, nous ne croyons plus à la ritournelle:" Les Français nous ont fait passer un message, nous l'avons entendu et nous en tiendrons compte..." car elle nous a souvent été chantée par les un(e)s et par les autres sans aucun effet. Mais si nous sommes militants, ce n'est pas pour vadrouiller au gré de nos états d'âme dans des  concepts politiques qui sont "tendance" comme par exemple «  Le Parti Socialiste est mort, il doit disparaître !... » …Nous ne sommes pas militants pour appliquer des recettes , mais pour  être fidèles aux principes fondamentaux du socialisme, actifs et vigilants, donc en éveil.   
    " Un projet d'avenir ne peut se construire qu'en tenant compte des  enseignements tirés des échecs passés" C'est ce que Mendès- France affirmait quand il mit fin à la guerre d'Indochine. Avons-nous tenu compte des enseignements tirés des échecs , depuis 2.002?... Absolument pas!... Mais quand on voit le dévouement, le souci de  l’intérêt collectif qu’ont nos élus en régions et la vigilance incisive de nos parlementaires on ne peut que constater qu’ils pratiquent toujours le militantisme populaire. C’est toute cette force militante que vous avez oubliée ( ou ignorée) dans votre diagnostic légiste. Pour paraphraser Jean-Claude GUILLEBAUD, qui s’exprimait à propos  des cellules de soutien psychologique, vous êtes «  un expert en chagrin » dont le diagnostic est faux.
   

    Oui, Martine AUBRY a eu raison de mettre Manuel VALS devant ses responsabilités. Oui, Bertrand DELANOE a eu raison de déclarer « "Il y a du gâchis de talents, d'idées et de personnalités valables mais elles doivent comprendre qu'elles n'ont aucun débouché seules". Oui, Ségolène ROYAL a eu raison de faire part de son soutien à "tous les socialistes, dont Martine AUBRY, qui travaillent, qui font des efforts, qui essaient de se relever" et de regretter « qu'on réduise l'avenir politique à gauche à un feuilleton quotidien de petites phrases". Il ne s’agit pas de « caporalisation » , comme vous l’affirmez, mais bien de certaines règles que militants et élus se doivent de respecter. Nous avons des droits, mais aussi des devoirs..
    Et si, nous militants dans nos fédérations, nous retrouvions notre imagination, non pour refonder, reconstruire ou appliquer d’autres concepts, mais bien pour transformer le Parti Socialiste ?......Déjà aux Etats généraux de juillet 1993, nous avions essayé de nous faire entendre, avec quelque succès, mais il était trop tôt : les ambitions personnelles étaient trop inscrites dans des stratégies collectives et se nourrissaient encore de soutiens populaires.
    Pourquoi ne pas essayer de proposer aux fédérations, d’abord  de notre région mais aussi d’autres régions, de préparer et mettre au point des Assises entre fédérations ?.....Les régionales sont bientôt et nous ferons ce qu’il faut pour que notre Présidente de région  renouvelle son mandat. Mais en avril ou mai 2010, ce serait possible, D’ici là, nous aurions le temps de travailler à l’échelle de chaque fédération, puis de tenir ces assises, et pourquoi pas en Charente ?... .Ce serait la prise de conscience de notre force militante et de notre volonté de participer à l’élaboration du projet socialiste, en y associant les sympathisants, les syndicats, le monde associatif et, par la suite, nos partenaires de gauche. 
    Il ne s'agit ni d'être nostalgique, ni d’appliquer une recette. Nous sommes des militants bien de notre temps, qui avons  besoin d’espoir et de rêve, les pieds bien plantés dans la glèbe et l’esprit grand ouvert, à l’ère du numérique. En somme,  «  Aller à l’idéal et comprendre le réel…. »

 Pierre RATERRON
 
 

Edgard Saulnier est décédé


Notre camarade et ami Edgard Saulnier est mort lundi matin à l’hôpital de Ruffec des suites d’une longue maladie.
Edgard reste, dans l’esprit des militants et sympathisants socialistes, un élu profondément attaché à la laïcité et à la défense du service public et aux valeurs républicaines. Ces mêmes valeurs qui aujourd’hui sont bafouées par la Droite au pouvoir et de sa logique purement comptable des services publics. Il n’hésita pas ainsi à prendre la défense du maintien des services postaux de Villefagnan, au maintien du nombre de classe sur sa commune ou encore, sur le canton voisin, la défense de l’hôpital de Ruffec.
Edgard Saulnier était surtout une personne à la disposition de ses concitoyens. Elus dès 1983 Maire de la Commune de Villefagnan, il renonça à cette fonction en 2010 pour se consacrer exclusivement à celle de Conseiller Général du canton de Villefagnan, fonction qu’il exerça jusqu'au bout malgré sa maladie. Profondément intègre et honnête, cet homme qui se savait diminuer par sa maladie, souhaitait rencontrer notre camarade et Président du Conseil Général Michel Boutant afin que ses indemnités d’élus soient réduites.
Incontestablement, Edgard restera un exemple pour beaucoup d’entre nous, de gauche comme de droite