Editos

3ème Convention: La Nouvelle Donne Internationale et Européenne.

Le Parti Socialiste poursuit sa réflexion afin de proposer un projet crédible et ambitieux pour la présidentielle de 2012.
Le thème de la Troisième Convention porte sur « La Nouvelle donne Internationale et Européenne ». Cette convention a pour but de définir la politique étrangère que nous voudrons mener.

Sous la Présidence de Laurent Fabius, un comité de pilotage est chargé de soumettre un texte au Conseil National le 8 septembre puis au vote des militants le 30 septembre et mis en débat lors de la Convention nationale le 9 octobre. Parmi les membres de ce comité de pilotage nous avons notamment  Jean Christophe Cambadélis, Secrétaire national chargé des questions internationales et européennes ; Elisabeth Guigou Secrétaire nationale à la réforme de l’Etat et des collectivités territoriales ainsi que Pouria Amirshahi, notre Premier Secrétaire Fédéral également Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme.
Dans une lettre d’introduction à cette convention, Laurent Fabius et Jean Christophe Cambadélis précisent les principaux enjeux :
 
"Au regard des crises conjointes que nous vivons où les orientations fondamentales, les visées stratégiques doivent relever de choix politiques clairs et assumés.
Il importe de repenser en profondeur le monde nouveau qui émerge sous nos yeux. En France, comme en Europe et partout dans le monde, le socialisme démocratique n’est plus confronté au choix de la guerre ou de la paix sur son territoire, à la décolonisation, voire à son positionnement dans un monde partagé en deux blocs, mais à la réorganisation chaotique d’un monde qui depuis 20 ans n’a toujours pas trouvé ses équilibres post-guerre froide. Aujourd’hui, la tendance planétaire est aux ébranlements - du capitalisme financier, du monde industriel, de la co-existence dite pacifique, de la démographie -, mais aussi au risque d’asphyxie écologique, énergétique ou alimentaire.
Le nouveau monde offre au mouvement socialiste matière à renouer avec ses fondements internationalistes. Ils s’expriment autour de cinq grands enjeux :
1) Quelle orientation la France et l’Europe doivent-elles défendre sur l’évolution des règles du commerce mondial ? Quel contenu donner au « juste échange » ?
2) Quelle vision de l’avenir de l’Europe les socialistes porteront-ils dans les années qui viennent ? Quelles stratégies d’alliance, quelles propositions concrètes ?
3) Quelles solidarités pour faciliter le développement des pays les plus pauvres ? Comment organiser la transition des économies, le développement, la compétition pour l’accès aux ressources, les flux migratoires ?
4) Quelle vision de la « communauté internationale », quelles réformes des institutions multilatérales la France doit-elle proposer ?
5) Quelle approche de la sécurité collective les socialistes doivent-ils préconiser ? Quelle politique de défense pour la France ? Quels principes adopter dans la gestion des principaux conflits ?
Vous trouverez ci-après les documents de travail issus de la réflexion engagée dans le comité de pilotage de la Convention. Nous vous invitons à en prendre connaissance et à nous faire part de vos réflexions et propositions d’amendements. Nous les étudierons avec la plus grande attention.
Un rapport final, débattu devant la Convention et soumis au vote de l’ensemble des militants, sera issu de ce travail.."

Deuxième convention : La rénovation

Le 8 juin, le Conseil national du Parti Socialiste a donné le coup d’envoi de la deuxième Convention nationale consacrée à la rénovation.

Plusieurs questions essentielles figurent dans le texte soumis aux votes des adhérents :

1)    Une rénovation du parti dans son fonctionnement interne :

a.    Parce qu’il s’agit d’un principe élémentaire de démocratie interne et de rassemblement de tous les courants de pensée socialiste, les instances nationales resteront composées à partir du principe de la proportionnelle des votes militants

b.    Parce qu’il s’agit d’un principe d’efficacité, seuls les deux textes arrivés en tête pourront proposer une éventuelle synthèse à tous les autres et présenter un(e) candidat(e) au poste de premier secrétaire national. Surtout le vote sur un texte de synthèse et l’élection du premier secrétaire auront lieu en même temps, ce qui mettra fin au risque d’incohérence entre une orientation politique majoritaire et un premier secrétaire qui ne la partagerait pas.

2)    Une rénovation du parti par le renouvellement :


a.    La fin du cumul des mandats : conformément au vote majoritaire des militants du 1 er octobre, dès septembre 2012, il ne sera plus possible de cumuler un mandat de parlementaire et un mandat exécutif local pour les grandes collectivités. La possibilité ouverte pour la première fois de conquérir le Sénat en 2011 nous a conduit à proposer ce délai (septembre 2012), afin que les sénateurs en situation de cumul aient le temps de préparer leur succession avec les camarades élus à leur côté et en lien avec le parti.

b.    La parité totale dans les candidatures, aux élections législatives en particulier, premier pas vers un rééquilibrage égalitaire de la vie politique nationale

c.     Des candidatures autant que des dirigeants représentatifs de la société : ouvriers et employés, citoyens de couleurs, français issus de l’immigration, etc.
 

3)    Enfin, l’organisation des primaires pour la désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle :

a.    Notre porte parole en 2012 s’appuiera sur l’orientation du parti socialiste ; c’est pourquoi une convention extraordinaire du projet, faisant suite à nos quatre conventions et à nos 6 forums des idées, précédera les primaires par un vote militant. Notre candidat, quel qu’il soit, s’inscrira ainsi dans un projet partagé par tous les socialistes.

b.    Le parti socialiste continue de proposer aux autres formations de la gauche de participer à cette dynamique commune en vue de la victoire de la gauche

c.     Ces primaires s’ouvriront à tous les citoyens qui le désirent : il faudra alors nous adresser à tous les français et convaincre toutes celles et ceux qui sont mobilisés dans la société depuis 2007, de faire de ce premier rendez-vous populaire une réussite politique. Bref, il s’agira de labourer le pays en profondeur autour des idées de gauche.

Le texte adopté :  le télécharger ici

Les débats, les interventions du conseil national....

La rénovation: primaires, renouvellement, parité, diversité - L'hebdo n°575 est en ligne



Le calendrier des 2 prochaines conventions :

· International :

Mardi 7 septembre : Conseil National
Jeudi 30 septembre : Votes     
Samedi 9 octobre : Convention Nationale

· Egalité Réelle :

Mardi 9 novembre : Conseil National
Jeudi 2 décembre : Votes
Samedi 11 décembre : Convention nationale

Edito : première convention du projet...
 

 

Le parti socialiste va lancer dès le mois de mai, sa première convention du projet. Elle sera consacrée à la construction d'un "nouveau modèle de développement", celui que le gauche entend construire dans les années qui viennent. Quel modèle de société voulons-nous affirmer ? Comment accélérer la mutation sociale-écologique de notre pays ? Quels modes de production, pour quelle politique (et stratégie) industrielle ? Comment garantir une fiscalité progressive ? Tous les militants sont invités à y contribuer, notamment à partir du site internet du parti socialiste et, en Charente, selon des modalités que nous adopterons en Bureau fédéral le 15 avril prochain, avec l'idée d'une participation la plus large possible. Suivront dans les semaines suivantes trois autres conventions : internationale, rénovation, et égalité réelle. Elles seront balisées par des forums thématiques dont vous aurez dans les prochains jours les intitulés.

En même temps que l'élaboration de son projet, le parti socialiste a décidé de lancer une grande campagne d'adhésion pour proposer aux citoyens qui le souhaitent d'être partie prenante des combats politiques qui s'annoncent

Nous savons en Charente que nous sommes confrontés aux conséquences de la politique menée ; les collectivités qui mènent une politique de gauche ne peuvent s'y substituer mais elles agissent dans leurs domaines de compétences et donnent clairement des signes de leur engagement en faveur de la population. En s'appuyant sur les citoyens, nous serins encore plus fort dans ce combat.
Le 1er mai arrive et nous serons là, fidèle à ce rendez-vous de la dignité des travailleurs qui font l'essentiel des richesses de la France.

Enfin, nous avons acté en Conseil fédéral le 1 avril l'organisation prochaine, avec l'udesr, d'un grand banquet socialiste et républicain. Nous vous confirmerons la date très prochainement.

En attendant, bonne lecture et n'hésitez pas à surfer sur notre site internet ou celui de nos élus : cette semaine, la lettre de Nicole Bonnefoy, sénatrice de la Charente. La fédération vous tiendra chaque fois que nécessaires de l'action que nos élus mettent en place au nom du parti socialiste.

Pouria Amirshahi
1er fédéral

 

Régionales 2010, une victoire qui oblige
 

Angoulême, le 21 mars 2010

2ème tour des élections régionales 2010 :

Régionales 2010, une victoire qui oblige

En premier lieu, bravo aux élus socialistes qui font leur entrée à l'assemblée régionale en Poitou-Charentes. Nul doute que, face aux difficultés actuelles, ils et elles auront à coeur de tout mettre en oeuvre pour améliorer la vie des habitants : plus de transports, (re)localisation des sites de production, développement économique solidaire et durable seront, entre autres, les grandes préoccupations à venir. Bravo et courage donc, à Michel Gourinchas, Joëlle Averlan, Michel Broncy et Madeleine Ngombet, ainsi qu'aux deux écologistes Françoise Coutant et Jean-Christophe Hortolan. Bravo aussi à notre ami radical de gauche Christophe Ramblière. Même si les socialistes charentais, malgré leur score très élevé, comptent un élu de moins que par rapport à la précédente mandature, ils pourront compter sur le soutien total de la fédération et de tous les socialistes dans cette tâche. Bravo aussi aux militantes et militants qui ont mené la campagne dans leur communes et dans leur canton.
En-dehors de l'île la Réunion, les Français ont reconduit les président(e)s sortants. La dimension régionale est donc réelle, et les équipes actuellement en place ont reçu un quitus des électeurs, comme le montre de manière significative le score élevé de Ségolène Royal.
La volonté de mettre fin à la politique de la droite exprime dans le même temps une volonté de changement par la gauche, même si l'abstention est toujours là, élevée, et indique qu'il reste encore à convaincre plus largement encore.
La victoire de la gauche est donc nette, elle est nationale et elle porte en elle plusieurs obligations.
Il faudra en particulier faire vivre l'unité de toutes les forces de gauche : elle existe déjà dans la plupart des collectivités qu'elles dirigent ensemble. Elle doit devenir la force motrice des victoires futures, ce qui passera aussi par la recherche d'un programme de gouvernement commun. Chacun devra faire des propositions et les soumettre au débat dans ce but.
Lors de ses prochaines conventions nationales, c'est ce à quoi s'attèlera le parti socialiste et ses militants, en Charente comme ailleurs.


Pouria Amirshahi, Premier secrétaire fédéral.
 

1er tour des élections régionales 2010 : Transformer l'essai le 21 mars prochain 
Poitou Charentes : l'avenir est toujours à gauche ! 
A gauche pour gagner en Poitou-Charentes
Pouria Amirshahi - Premier Fédéral Pouria Amirshahi - Premier Fédéral

Nous connaissons désormais la liste des 14 socialistes charentais qui partiront à la bataille des prochaines élections régionales.  Je tiens à les féliciter tous et les assurer du soutien de tous.

Michel Gourinchas, Maire de Cognac, Conseiller sortant; Joëlle Averlan, Maire adjointe de Champniers; Michel Broncy, Maire de Ruelle, vice-président de la Comaga; Madeleine Ngombet, Conseillère Régionale sortante; David Comet, Attaché parlementaire; Danièle Trimoulinard, Avocate; Jacques Mikulovic, Conseiller municipal de St Bonnet, Fanta Diallo, Conseillère municipale de Soyaux; Jean-Marie Parenteau, Maire de Birac, Conseiller sortant; Marianne Reynaud, Attaché parlementaire, Maire adjointe de Cognac; Fabrice Point, Conseiller municipal de Chasseneuil; Annie Peronnet, Conseillère municipale de Soyaux; Laurent Peslerbes, Maire adjoint d'Angoulême; Elisabeth Durin, Conseillère municipale de Montignac.

Les élections de mars prochain en Poitou-Charentes auront pour enjeu d'amplifier la politique de progrès engagée depuis 2004 sous l’impulsion de Ségolène Royal, et d'inventer des solutions nouvelles pour dépasser la crise : (re)localisation de l’emploi, solidarité entre territoires, excellence environnementale en poursuivant le plan croissance verte, valorisation de nos PME et de notre artisanat, développement de la recherche et des filières hautement technologiques et bien sûr formation tout au long de la vie. En cas de victoire, nous aurons du pain sur la planche !

Toute la gauche est propriétaire de ce bilan et cela signifie donc que toute la gauche peut se retrouver autour  d'une même ambition collective. En Poitou-Charentes comme dans les autres Régions, la démonstration devra être faite que la gauche peut se rassembler autour d'une orientation, d'un programme et des mesures.

Nous savons qu'une très marge majorité des citoyens rejette le pouvoir actuel. Mais, face à une droite en ordre de bataille derrière Nicolas Sarkozy, nous devrons convaincre les électeurs que la politique que nous mènera la future majorité de gauche sera tournée toute entière vers eux.

Cela commence dès dimanche à la Couronne.

Pouria Amirshahi. Premier Secrétaire Fédéral.

Hommage à François Mitterrand le 8 janvier 2010
 

Edito de Pouria Amirshahi.

Comme chaque 8 janvier, nous nous retrouverons à Jarnac.

Certes, les socialistes ne sont jamais baignés dans le culte de la personnalité et, plutôt que de célébrer une naissance ou de pleurer une disparition, nous préférons nous retrouver pour honorer une oeuvre, un parcours et discuter d'un certain héritage : unité, abolition, retraite à 60 ans, 5ème semaine de congés payés, libertés publiques, grands travaux, ambition culturelle inégalée depuis, priorité à l'éducation et à la recherche...
Certes les critiques de gauche et les attaques de droite n'ont pas cessé et, si nous sommes plus sensibles aux premières qu'aux secondes,

l'histoire fait son chemin et l'actualité nous montre avec une clarté frappante où est la voie : dénoncer l'ordre injuste de la marche du monde doit s'accompagner d'un programme dans lequel se retrouvent les plus nombreux d'entre nous, ceux qui aspirent à une vie douce, à la justice ; d'un programme qui veut «mettre le réformisme au service de l'idéal révolutionnaire » ; d'un programme qui se construit, forcément, dans l'unité des forces de gauche. L'unité est un long combat et les citoyens récompensent toujours ceux qui veulent l'unité face à ceux qui divisent. Alors ne dévions pas de notre chemin, celui tracé par François Mitterrand, après Jaurès, après le Front Populaire : rassembler les socialistes, réunir la gauche, convaincre les Français.
Pouria Amirshahi - premier secrétaire fédéral

Entre la mobilisation des élus locaux et la votation citoyenne pour défendre la Poste, un seul enjeu : défendre la République. 
Aller à l'essentiel  
mauvaise nouvelle pour l’Europe… 
Les résultats en Charente - élections européennes 
Une Charente d'avance ...  
Appel aux Charentais pour changer l'Europe - Angoulême, le 1er juin 
A tous les socialistes charentais 
Pourquoi le vote du 7 juin est-il très important ?… 
Réunion du G20 
Marcher sur ses deux jambes : 
Elections Européennes : Nouveau Monde, Nouvelle Europe. 
Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 Janvier 2009 
Edito de Pouria Amirshahi - InfoFédé.16 dec 2008 
mauvaise nouvelle pour l’Europe…
 

Les résultats des élections européennes ne sont pas à la hauteur nien France, ni dans la circonscription grand-ouest où le parti socialiste n’aura que deux élus. C’est un échec pour la gauche, échec aggravé par un taux d’abstention record. C’est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car cette politique libérale va manifestement se prolonger,avec ses effets néfastes pour l’emploi et pour l’environnement.
Le divorce entre les citoyens et le rêve européen risque de s’accentuer plus encore. Au-delà de cette analyse rapide, la question principale qui se pose est celle d’un véritable projet. Une alternative est possible : aujourd’hui les verts, le front de gauche, les radicaux et les socialistes gouvernent ensemble les collectivités locales. Ces partis politiques ont gouverné ensemble quand la gauche a été au pouvoir.
Il est urgent de faire converger ces formations dans une même dynamique politique, car leur dispersion fait le jeu de la droite. C’est une nécessité politique nationale mais aussi pour nos territoires : l’UMP ne va pas manquer d’utiliser ce scrutin à d’autres fins, et en particulier celle de remettre en cause les choix politiques en Région et en Charente.
C’est pourquoi il faudra dès demain s’atteler à montrer les progrès et les protections que les majorités locales de gauche sont en mesure d’apporter à nos concitoyens : énergies renouvelables, politiques sociales, défense du tissu industriel, petite enfance, formation professionnelle, etc. autant de politiques publiques au service de l’émancipation des citoyens et de leur épanouissement personnel.
La fédération du Parti Socialiste s’y consacrera pleinement, avec tous les militants qui portent haut leurs couleurs : c’est d’ailleurs en Charente que le parti socialiste réalise le meilleur score (21,54%) de tout le grand ouest. Que les militant(e)s qui ont participé à cette campagne et permis ce score soient remerciés, ainsi que les électeurs qui ont choisi de voter pour la liste conduite par Bernadette Vergnaud.

Le Bureau Fédéral

TRIBUNE Version intégrale de la Tribune parue dans la Charente Libre du 25 juillet 2009
Pierre Rateron Secrétaire Fédéral Pierre Rateron Secrétaire Fédéral

Lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy

Artiste, militant, membre du bureau de la Fédération du parti socialiste charentais, Pierre RATERRON répond à Bernard- Henri LEVY qui, dans la dernière édition du Journal du Dimanche jugeait que le PS était mort. 
  
Nous nous sommes croisés parfois et , plus rarement, nous avons échangé quelques mots à l’occasion de comités, pétitions ou au cours d’un jeudi de Solférino organisé par Henri Weber. Nous aurions pu aussi nous rencontrer à Sarajevo, pendant le siège, comme ce fut  le cas avec Jean Claude GUILLEBAUD, à l’aéroport, dans le dédale des containers remplis de sable qui protégeaient des tirs de snipers les chanceux passagers de la fameuse MAY BE AIRLINES …
    Vos maîtres ont été ALTHUSER et LEVINAS, les miens furent BACHELARD et DELEUZE. Vos révoltes, vos dénonciations sont souvent vivifiantes, au départ, et certaines de vos analyses ont eu le mérite d’être prémonitoires. Je n’éprouve aucune antipathie envers votre personnage, car votre souci d’image, de posture, est très adolescent, gage de longévité. Et si l’utilisation systématique de vos actions ou de vos écrits pour votre propre promotion en agace beaucoup, Mon Dieu (comme dirait Michel ONFRAY…), il faut bien que tout le monde vive de son travail et en tire  bénéfice….
    Vous vous affirmez de gauche, mais vous déclarez que vous avez voté socialiste « comme tout le monde, par habitude et en ayant le sentiment qu’on essayait de ranimer un cadavre… »Pour vous, le parti Socialiste est mort « et il doit disparaître !... ». Mais d’où parlez-vous ,?..D’une tribune universelle, supra magister de la pensée humaine qui éclaire le malheur des hommes?.. Vous êtes de gauche, dites-vous, sans doute d’une gauche planétaire, en relation directe avec le Secrétariat général des Nations Unies, avec les Présidents, avec d’autres intellectuels préoccupés par le bonheur des peuples.. C’est là votre domaine (j’allais dire votre emploi, en référence au monde du spectacle).     Alors continuez , en prenant garde, toutefois à ce que «  l’ego ne tue pas l’intelligence… » , mais ne vous proclamez pas de gauche, car un homme de gauche ne vote jamais par habitude. Et ne vous préoccupez plus du Parti Socialiste !... Il est vrai que vous n’éprouvez  aucun attrait pour l'aspect social du socialisme et que vous préférez Mai 68 au Front populaire. Il vous est même arrivé  de confier  : «Oui, c’est vrai,…je suis un peu sourd à la question sociale. Que voulez-vous, on écrit avec son intelligence et son inconscient…»
    Votre inconscient vous regarde, mais votre intelligence nous intéresse car elle a été prise en défaut à plusieurs reprises, comme par exemple en vous laissant comparer avec condescendance le PS au    «  prolétariat de jadis qui ne parait ironiquement occupé qu’à se nier en tant que tel… » Vous avez une vision patronale du militantisme populaire. Votre part d’inconscient ?... Je ne sais, mais c’est une vraie lacune pour un homme qui s’affirme de gauche… Vous l’aviez compris, je suis militant socialiste (depuis 52 ans) et lorsque j’ai adhéré à la Section Française de l’Internationale Ouvrière, c’était beaucoup plus risqué, physiquement, qu’un reportage en Géorgie.
    Les militants se  refusent à participer à la séance d'auto flagellation qui suit toutes nos défaites depuis celle , emblématique, de 2.002. De même, nous ne croyons plus à la ritournelle:" Les Français nous ont fait passer un message, nous l'avons entendu et nous en tiendrons compte..." car elle nous a souvent été chantée par les un(e)s et par les autres sans aucun effet. Mais si nous sommes militants, ce n'est pas pour vadrouiller au gré de nos états d'âme dans des  concepts politiques qui sont "tendance" comme par exemple «  Le Parti Socialiste est mort, il doit disparaître !... » …Nous ne sommes pas militants pour appliquer des recettes , mais pour  être fidèles aux principes fondamentaux du socialisme, actifs et vigilants, donc en éveil.   
    " Un projet d'avenir ne peut se construire qu'en tenant compte des  enseignements tirés des échecs passés" C'est ce que Mendès- France affirmait quand il mit fin à la guerre d'Indochine. Avons-nous tenu compte des enseignements tirés des échecs , depuis 2.002?... Absolument pas!... Mais quand on voit le dévouement, le souci de  l’intérêt collectif qu’ont nos élus en régions et la vigilance incisive de nos parlementaires on ne peut que constater qu’ils pratiquent toujours le militantisme populaire. C’est toute cette force militante que vous avez oubliée ( ou ignorée) dans votre diagnostic légiste. Pour paraphraser Jean-Claude GUILLEBAUD, qui s’exprimait à propos  des cellules de soutien psychologique, vous êtes «  un expert en chagrin » dont le diagnostic est faux.
   

    Oui, Martine AUBRY a eu raison de mettre Manuel VALS devant ses responsabilités. Oui, Bertrand DELANOE a eu raison de déclarer « "Il y a du gâchis de talents, d'idées et de personnalités valables mais elles doivent comprendre qu'elles n'ont aucun débouché seules". Oui, Ségolène ROYAL a eu raison de faire part de son soutien à "tous les socialistes, dont Martine AUBRY, qui travaillent, qui font des efforts, qui essaient de se relever" et de regretter « qu'on réduise l'avenir politique à gauche à un feuilleton quotidien de petites phrases". Il ne s’agit pas de « caporalisation » , comme vous l’affirmez, mais bien de certaines règles que militants et élus se doivent de respecter. Nous avons des droits, mais aussi des devoirs..
    Et si, nous militants dans nos fédérations, nous retrouvions notre imagination, non pour refonder, reconstruire ou appliquer d’autres concepts, mais bien pour transformer le Parti Socialiste ?......Déjà aux Etats généraux de juillet 1993, nous avions essayé de nous faire entendre, avec quelque succès, mais il était trop tôt : les ambitions personnelles étaient trop inscrites dans des stratégies collectives et se nourrissaient encore de soutiens populaires.
    Pourquoi ne pas essayer de proposer aux fédérations, d’abord  de notre région mais aussi d’autres régions, de préparer et mettre au point des Assises entre fédérations ?.....Les régionales sont bientôt et nous ferons ce qu’il faut pour que notre Présidente de région  renouvelle son mandat. Mais en avril ou mai 2010, ce serait possible, D’ici là, nous aurions le temps de travailler à l’échelle de chaque fédération, puis de tenir ces assises, et pourquoi pas en Charente ?... .Ce serait la prise de conscience de notre force militante et de notre volonté de participer à l’élaboration du projet socialiste, en y associant les sympathisants, les syndicats, le monde associatif et, par la suite, nos partenaires de gauche. 
    Il ne s'agit ni d'être nostalgique, ni d’appliquer une recette. Nous sommes des militants bien de notre temps, qui avons  besoin d’espoir et de rêve, les pieds bien plantés dans la glèbe et l’esprit grand ouvert, à l’ère du numérique. En somme,  «  Aller à l’idéal et comprendre le réel…. »

 Pierre RATERRON