Communiqués fédéraux

Santé mentale : les malades méritent mieux qu’une nouvelle usine à gaz répressive

Mardi 15 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Marisol TOURAINE, Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale
Pouria AMIRSHAHI, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à la coopération et aux droits de l'Homme








L’Assemblée nationale entame aujourd’hui la discussion du projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques.

Ce texte est une véritable usine à gaz, qui se préoccupe moins de la situation difficile des malades et de leur entourage que d’agiter l’épouvantail de la dangerosité de certains malades.

Si la France a besoin d’une grande loi sur la santé psychique, qui réorganise complètement la prise en charge et l’accompagnement de ces pathologies, le gouvernement choisit, une fois de plus, les mesures répressives plutôt que l’amélioration sanitaire.

Il y a aujourd’hui une attente forte visant la mise en place de soins dans et en dehors de l’hôpital. Tous ceux qui ont été confrontés, dans leur famille, parmi leurs proches, à la maladie psychiatrique savent combien il est difficile d’obtenir des réponses adaptées, dans la durée. Les familles des patients et les malades sont trop souvent démunies. Les psychiatres de ville eux-mêmes attendent que se mette en place un dispositif permettant une meilleure prise en charge des patients en dehors de l’hôpital, un suivi renforcé en dehors des périodes d’hospitalisation. Les soins sous contraintes sont nécessaires dans des cas rares mais ne doivent pas devenir la norme médicale et doivent être très clairement encadrés.

Au lieu de quoi le gouvernement propose une loi de pure répression, qui tend à faire du préfet le décideur en lieu et place des soignants et du juge des libertés. Une fois de plus, des faits divers tragiques sont venus servir de justification à une démarche qui au lieu de soigner préfère enfermer. Pour occulter le manque de moyens criants dans les hôpitaux psychiatriques et les unités de soins en ville, le gouvernement préfère la stratégie de l’internement systématique.

Les socialistes dénoncent une loi dangereuse pour les libertés qui ne répond ni aux attentes ni aux besoins. La situation actuelle doit à l’évidence évoluer. Mais elle doit le faire avec la volonté de mieux soigner.

La France doit s'engager pour la francophonie et les cultures francophones.

Vendredi 22 Octobre 2010

Paris, le 22 octobre 2010
Communiqué
Pouria Amirshahi,
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme






Le Parti socialiste attend du sommet de la francophonie qui s'ouvre ce week-end à Montreux qu'il débouche sur des objectifs ambitieux pour la francophonie.

La Francophonie est un espace de solidarité et de coopération. Sa signification dépasse la question linguistique et porte en elle un humanisme plus nécessaire que jamais face aux grands enjeux du monde. Des initiatives communes ambitieuses sont attendues en termes d'éducation, de culture et de développement économique. Le propre de la francophonie est de renforcer les solidarités, de plaider et d’agir pour un développement partagé. C’est le sens des ambitions que Léopold Sédar Senghor avait assignées à l’OIF et qu’a mises en œuvre son actuel président, M. Abdou Diouf, en particulier en faisant agir de concert des groupes d’ambassadeurs de pays francophones dans les enceintes internationales.

Pour la France, la francophonie doit être une chance : elle permet en particulier de dépasser les traumatismes post-coloniaux. La francophonie rayonne de Dakar à Québec, de Tunis à Bruxelles et défend un universalisme fondé sur le respect et l’égalité entre les peuples et les cultures qui la composent.

Le Parti socialiste attend de la France qu'elle soit la première à défendre la francophonie et les cultures francophones. Or, la France tend à devenir le pays le moins volontariste de la francophonie, faute de moyens, de volonté et surtout de vision :  politique restrictive de délivrance des visas qui pousse désormais des étudiants vers d'autres pays plus ouverts ; diminution des aides accordées aux échanges artistiques ; suppression des postes à RFI ; absence de véritable programme d’échanges scolaires ; diminution drastique des alliances françaises et des instituts culturels. Et même le ministre des Affaires étrangères laisse entendre qu’il encourage l’anglais, portant ainsi un coup aux efforts engagés par tous les militants et les institutions de la francophonie.

40 ans après la convention de Niamey, il est temps d’encourager une vision nouvelle, respectueuse des cultures et porteuse d’une double ambition : consolider l’espace de coopération francophone et promouvoir la diversité culturelle face à toute tentative d’hégémonie et de standardisation.

Le Parti socialiste exige la destruction immédiate du fichier illégal MENS.

Jeudi 7 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Marie-Pierre de la GONTRIE,
Secrétaire nationale aux libertés et à la justice
Pouria AMIRSHAHI,
Secrétaire national aux droits de l'homme, à la coopération, à l'aide au développement et à la francophonie
Jean-Jacques URVOAS, Secrétaire national à la sécurité





Le Parti socialiste dénonce vigoureusement la constitution par l'office centrale de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI) du fichier illégal MENS - "minorités ethniques non sédentarisées", sur lequel figurent les origines ethniques de gens du voyage.

L'existence d'un tel fichier vient apporter une nouvelle preuve des mensonges du gouvernement, alors que le ministre de l'Intérieur répétait encore, le 25 août dernier, que le gouvernement ne fonde ses statistiques que sur les nationalités et non sur les communautés.

Après les déclarations outrancières du président de la République à Grenoble et les expulsions de Roms , cette atteinte aux libertés individuelles est une nouvelle illustration des dérives d'une politique brutale et inefficace inspirée par une approche ethnique. Le gouvernement se met à nouveau en contradiction avec les engagements européens et internationaux de la France.

Le Parti socialiste attend des explications du président de la République et du ministre de l'Intérieur. Pour que la lumière soit faite sur l'origine et sur l'usage de l'ensemble des fichiers de police, le Parti socialiste demande qu'une commission d'enquête parlementaire procède à une vérification exhaustive. La transparence en la matière est une condition de la protection des libertés individuelles. Le Parti socialiste s'interroge sur le rôle de la CNIL, qui en est le garant.

Le Parti socialiste réaffirme la nécessité de soumettre toute création d'un nouveau fichier de police à un débat parlementaire et à un contrôle plus strict de la CNIL, et exige la destruction immédiate du fichier illégal constitué par l'OCLDI.

Kamel Jendoubi refoulé à Rabat, fouillé à Paris : le Parti socialiste dénonce l'attitude des autorit

Mardi 5 Octobre 2010

 Paris,
Communiqué de
Pouria Amirshahi,
secrétaire national à la coopération, à
l'aide au développement, à la francophonie et aux droits de l'homme.



   
    Kamel Jendoubi, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l'homme, connu pour son opposition au régime tunisien, a été refoulé à l'aéroport de Rabat jeudi. Il se rendait à une cérémonie organisée en son honneur par l'Organisation marocaine des droits de l'homme. A son retour à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, vendredi, la police française l'a interrogé et l'a fouillé sans raison.
 
En empêchant la participation de Kamel Jendoubi à une conférence portant sur les droits de l'homme en Afrique du Nord et au Moyen Orient, les autorités marocaines créent un précédent grave dans l'un des rares pays de la région où il était encore possible de porter publiquement ce combat.
 
Le Parti socialiste dénonce vigoureusement le comportement des autorités françaises, qui ont prolongé de manière inexplicable cette intimidation sur notre territoire. Leur rôle est de protéger les droits des ressortissants français confrontés à un tel refoulement, et non d'inquiéter les militants des droits de l'homme.

Le Parti socialiste appelle les autorités françaises à protéger les droits fondamentaux de ses ressortissants engagés pour la défense des droits de l'homme, et à se montrer fermes sur cette question dans ses relations avec les autres gouvernements.

France, terre des Festivals… Pour combien de temps encore ?.

Lundi 16 Août 2010

"Coup de gueule n°4" de Pierre Raterron

France, terre des Festivals… Pour combien de temps encore ?...


    France, première destination touristique au monde, encore cette année. Ouf, le vent du boulet nous a réveillé et tout le monde a poussé un soupir de soulagement, , gouvernement et majorité en tête… La baisse sensible de la TVA pour les cafés et restaurants  est intervenue à point nommé pour la période estivale.
    Que ce cadeau de Nicolas 1er n’ait que très partiellement été suivi d’effet pour les consommateurs Français est considéré par le gouvernement comme un aléa inévitable à la suite d’une telle mesure. Bref, "cela est acté, alors passons à autre chose…"
    Justement, parlons Culture, ce mot si souvent employé quand il s’agit de "culture économique", de "culture d’entreprise" et même  de "culture du non emploi " ( sic). Coluche avait paraphrasé un trait d’esprit d’Alphonse Allais :   "La société doit faire œuvre de pédagogie : apprendre aux riches à bien choisir ce qu’ils achètent …et aux pauvres à s’en passer !... "
    A présent que la culture est presque exclusivement traitée, au quotidien, dans sa seule dimension "spectacle"  (nécessaire, mais pas suffisante…), on est en droit de se demander si l’austérité budgétaire croissante au niveau national, les transferts de charges de l’état aux collectivités locales sans compensation budgétaire et la réforme territoriale ne vont pas porter un coup fatal à cette dimension spectacle de la culture, en particulier les festivals…
    Car ils constituent  un attrait non négligeable pour les étrangers et les Français. En effet la France est "Terre de festivals", mais pour combien de temps encore ?....Pour l’instant, il n’est pas encore question de remettre en cause les festivals emblématiques, quasi institutionnels. Mais quand le Ministre de la Culture déclare qu’il va diminuer les crédits de son ministère dans les  trois ans ( pour le gouvernement, une annonce dans les  trois ans signifie  une réduction drastique l’année prochaine…), que croyez-vous que devront se résoudre à faire les collectivités ?...
    D’autant, que dans la réforme des collectivités, le gouvernement souhaite supprimer la clause de    "compétence générale" qui permettait à ces dernières de s’occuper de domaines qui n’étaient pas en principe de leur compétence, en particulier l’aide à la création…
    3500 conseillers  territoriaux  remplaceront les 6.000 conseillers régionaux et généraux en 2014. Cette importante entité territoriale sera-t-elle en capacité de soutenir la création dans les festivals, alors que  les révisions, diminutions et parfois suppressions de subventions sont déjà d’actualité ?...   

   Heureusement, avant 2014, il y a 2012. Ce n’est pas une lapalissade, c’est une chance !... Alors, si nous refusons la "culture du non-emploi" comme la "culture de l’austérité", notamment en matière de festivals, mobilisons-nous pour que 2012 ne soit pas uniquement l’année de l’alternance, mais aussi l’année de la victoire de la gauche rassemblée !...

16-08-2010                                                                              Pierre RATERRON