Communiqués nationaux

Un pourcent et du vent !

Lundi 30 Janvier 2012

Jean-Paul Denanot, Pascale Gérard, Jean-Patrick Gille,  Pôle « enseignement et formation professionnels » – Equipe de François Hollande

 
 

 
La mesure trainait dans les cartons de l’UMP, augmenter le taux obligatoire des jeunes apprentis de 4 à 5 % dans les entreprises de plus de 250 salariés, la voila maintenant officielle pour servir la communication du président en campagne.
 
Face à cette annonce purement comptable, François Hollande rappelle que l’apprentissage est une voie de formation initiale et non une mesure d’emploi destinée à masquer le taux de chômage endémique des jeunes Français, première victime de la crise économique et sociale. Au-delà d’une augmentation quantitative, c’est une amélioration globale et qualitative des conditions de l’apprentissage qui permettra d’en faire une voie efficace de préparation des jeunes à l’insertion dans l’emploi.
 
Cette mesure « courant d’air » restera sans objet et sans effet :
 
- les recrutements en apprentissage sont finis pour l’année scolaire en cours !
- pire, elle peut remettre en cause le travail de qualité et de revalorisation engagée avec succès par les Régions.
 
C’est à la rénovation de l’image du dispositif qu’il faut s’attaquer pour une meilleure attractivité et plus de diversité : seulement 34% de filles en apprentissage qui sont assignées à des métiers traditionnellement féminins (coiffure, esthétique, services aux personnes), très peu de jeunes issus de ZUS (zones urbaines sensibles), très peu de jeunes personnes handicapées.
 
En l’espèce, il s’agit de négocier avec les branches professionnelles, les grandes entreprises, des contrats d'objectifs pour l'égalité professionnelle apprentissage (augmenter le nombre de filles dans tout métier, intégrer des jeunes de ZUS, par exemple...). Et non de décréter unilatéralement des sanctions en père fouettard de la Nation. Certains secteurs peuvent constituer des "niches" pour l'apprentissage : les Métiers "verts" (éco construction, par exemple), le secteur public (très peu d'apprentis en mairie et même dans les Régions), le secteur sanitaire et social (infirmiers et travailleurs sociaux, par exemple).
 
De même, il faut être vigilant sur les conditions d’accès à l’apprentissage (risque de discrimination, les mêmes que celles classiquement attachées à un contrat de travail…). A cet égard, François Hollande rappelle son opposition totale à l’apprentissage dès 14 ans qu’autorise la loi Cherpion de juillet 2011.
 
Enfin, il faut éviter la mise en concurrence voire la substitution à la voie professionnelle en lycée. C'est le choix du gouvernement actuel : continuer les fermetures de sections y compris dans la voie professionnelle et prôner le développement de l'apprentissage et ainsi faire supporter aux branches pro et aux Régions le financement de la formation des jeunes.
 

Collectivités: Un Président mal informé...

Lundi 30 Janvier 2012

Le 30 janvier 2012
Yves Krattinger, Responsable du pôle Territoires, services publics, ruralité
Un president mal informé
 
Dans son intervention télévisée d’hier, le Président sortant, parlant des créations d’emploi dans les collectivités locales, a déclaré qu’il n’y avait pas eu de transferts de fonctionnaires de l’Etat aux collectivités locales et qu’elles avaient contribué à accroître la dette publique.
 
Le fait de déclarer que les départements et les régions n’auraient pas accueilli les agents d’entretien des collèges et des lycées, pas plus que les agents des anciennes directions départementales de l’équipement transférés aux départements, relève soit de la malhonnêteté intellectuelle, soit de la méconnaissance de la réalité. D’autant plus que l’Etat a conservé un nombre important de crédits relevant de compétences transférées.
 
Quant à la volonté de faire porter sur les collectivités territoriales la responsabilité des déficits, en appelant à l’application de la règle d’or de l’équilibre budgétaire aux collectivités, cela relève de la pure manœuvre électoraliste.
 
Le Président devrait savoir que les collectivités votent des budgets en équilibre tant en fonctionnement qu’en investissement. Qu’elles empruntent seulement pour financer leurs investissements. Que les emprunts des collectivités représentent seulement un quart de leurs dépenses d’investissement et que malgré tout elles concentrent 70% de l’investissement public en faveur des entreprises et de l’innovation. A l’inverse, l’Etat emprunte pour sa part afin de rembourser ses intérêts d’emprunts contractés antérieurement.
 
Le Président sortant semble vraiment très mal informé et souhaite faire porter sur les collectivités territoriales la responsabilité de ses propre indigences et de sa mauvaise gestion qui a conduit le dette publique à s’accroître de 612 milliards d’euros sous son autorité.
 
François HOLLANDE ne stigmatise pas les collectivités, il entend les intégrer dans le redressement du pays et reviendra sur les mesures qui ont entraîné une réduction de leur autonomie.
 

SYRIE : INSOUTENABLE TRAGÉDIE

Lundi 30 Janvier 2012

Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et aux Relations internationales, a reçu, ce lundi 30 janvier, George Sabra, membre du Secrétariat général du Conseil national syrien (CNS), codirigeant du Parti démocratique syrien et opposant de longue date au régime du clan d’Al-Assad.
 
La discussion a porté sur la tragédie que subit le peuple syrien face à un régime cruel et illégitime. Depuis les premières manifestations pacifiques, le 15 mars 2011, la répression a entraîné la mort de plus de 5500 personnes, sans compter les milliers de blessés, et au moins 20 000 prisonniers.
 
Le Parti socialiste exprime sa plus vive inquiétude face à l’inertie de la communauté internationale sur le drame que vit le peuple syrien. Le Conseil de sécurité de l’ONU ne parvient pas à adopter une résolution et la mission d’observation de la Ligue arabe, qui avait atteint ses limites dès son premier mois de déploiement, vient de suspendre ses activités face à la recrudescence des violences.
 
Le Parti socialiste salue le courage du peuple syrien, des femmes et des hommes mobilisés depuis plus d’un an face à la tyrannie et rend hommage à leur martyre. Il réaffirme son soutien aux forces démocratiques syriennes, souhaite l’unité de l’opposition et encourage la poursuite des efforts visant au renforcement de l’opposition à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie.
 
Il demande à la France et à l’Union européenne de tout mettre en œuvre pour l’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. On ne peut laisser le peuple syrien à la merci des canons du régime. Le Parti socialiste réitère sa demande de mise en place d’une zone d’exclusion humanitaire afin de protéger les blessés et la population précarisée.
 

Nicolas Sarkozy use et abuse des moyens de l’Etat pour sa campagne.

Lundi 30 Janvier 2012

Paris,
Communiqué
David Assouline,
Secrétaire national à la communication et à la mobilisation



Le PS dénonce l’utilisation chaque jour plus importante des moyens de l’Etat au service du candidat sortant.

Le PS avait déjà dénoncé les déplacements de campagnes organisés avec les moyens de l’Etat, l’utilisation du site Internet de l’Elysée pour promouvoir la page Facebook personnelle du candidat de l’UMP.

Ce week-end, la confusion des genres et l’emploi des moyens de l'Etat au service d’un parti a franchi un nouveau cap. Aussi bien dans les ministères qu'à l'Elysée, le candidat sortant organise sa campagne avec des moyens publics.

La confiscation de 6 canaux pour diffuser son interview de campagne électorale en fut la triste conclusion dimanche soir.

Ce dimanche, lemonde.fr nous a ainsi révélé qu’à l'Elysée, «une douzaine de personnes», rémunérées par les Français, travaillent déjà à la campagne numérique du candidat sortant.

Vendredi dernier, le ministère de l'Outre-mer, censé représenter les Français dans leur ensemble, et incarner l'impartialité de l'Etat, s'en est pris sur son site avec virulence aux propositions de François Hollande.

Cette propagande incessante est contraire au code électoral: il est interdit aux personnes morales, à l'Etat comme aux collectivités publiques, de contribuer directement ou indirectement sous forme de service à la campagne d'un candidat.

Le PS demande solennellement que soit mis fin à ces abus et à cette confusion des genres et des pouvoirs.
 

Avec ce gouvernement, rouler n’a jamais été aussi cher !

Lundi 30 Janvier 2012


Roland RIES, Responsable du Pôle Transports et Mobilité – Equipe de François Hollande
Bernard SOULAGE, Secrétaire national aux Transports


 
 

 
C'est un nouveau coup dur pour le portefeuille des Français : après la hausse de la TVA pour les transports en commun et l’explosion des prix du carburant, c’est au tour des péages de subir une nouvelle hausse, de 2,5% en moyenne. Et jusqu'à 3% sur les autoroutes Paris-Normandie !
 
Depuis leur privatisation, la gestion des autoroutes a pour principal objectif le profit maximum, avec la complicité de la droite. Malgré les augmentations, déjà considérables et dénoncées par la Cour des Comptes, accordées aux concessionnaires, le gouvernement s’est décidé à leur faire ce nouveau cadeau sur le dos des Français.
 
Le ticket de péage affiche pourtant déjà une progression de 11,5% sur la période 2005-2010, presque deux fois supérieure à l’inflation - environ 6 % sur la même période. Le gouvernement récidive cette année avec cette hausse supérieure de près d’un demi-point à celle du coût de la vie, qui porte  à plus de 5% l’augmentation sur ces douze derniers mois.
Cette décision du gouvernement est choquante, alors qu’au moment de leur privatisation, l’engagement avait été pris de n’augmenter – au maximum – les péages autoroutiers qu’à un taux très légèrement supérieur à l’inflation.
Choquante également, parce qu’entre 2005 et 2010, c’est la part du bénéfice net versé aux sociétés d’autoroutes sur chaque ticket qui a le plus augmenté, passant de 12 à 16% !
 
Résultat, en dépit de la crise, et de la légère baisse du trafic autoroutier, les recettes des concessionnaires ne cessent d’augmenter – avec une progression moyenne de 3% par an. Le bénéfice total des sociétés d’autoroutes a fait un bond de 30 % entre 2005 et 2009 ! Depuis leur privatisation, les trois sociétés d’autoroutes ASF, APRR et SANEF seules ont ainsi engrangé plus de cinq milliards d’euros de profits, sans compter les bénéfices pour 2011.
Ces chiffres constituent une nouvelle preuve de la double erreur qu’a constitué la privatisation des autoroutes : elle a privé les pouvoirs publics des moyens nécessaires à de réels objectifs de report modal, en faisant de l’usager le grand perdant de cette réforme. Ces hausses a répétition ne peuvent en outre que contribuer à détourner les automobilistes de l'autoroute, alors que le risque d'accidents mortels y est inférieur de 7 fois a celui constaté sur les routes
 
Dès la victoire de la gauche, François Hollande prendra les mesures urgentes qui permettront de venir en aide aux Français qui n’ont d’autre moyen de se déplacer que leur voiture - A commencer par le blocage temporaire du prix de l'essence, une réflexion avec les distributeurs, et le retour de la TIPP flottante.
 

Le président de la République découvre les difficultés de nos PME

Lundi 30 Janvier 2012

Alain Rousset, responsable du pôle production, industrie, agriculture et pêche - Equipe de campagne de François Hollande

 


Lors de son entretien télévisé, dimanche 29 janvier au soir, Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de créer une «banque de l’industrie, filiale d'Oséo», cette mesure  prenant la suite d’une série d’annonces sans lendemain sur le même sujet.

Il aura donc fallu près de 5 ans au président de la République pour se rendre compte que nos PME peinent à se financer et que le système actuel de soutien est défaillant.
Ce système est en effet trop lointain, trop complexe. Il ne mobilise pas les bons savoir-faire et ne fait une place suffisante ni aux régions, pivots de l'action économique, ni aux partenaires sociaux, qui devraient être consultés sur les orientations stratégiques.

Cette banque de l’industrie ne serait en outre dotée que d’un milliard d’euros, ce qui est notoirement insuffisant, d’autant que rien n’est fourni comme réponse concrète sur l’orientation de l’épargne vers la production et non sur la spéculation. 

Au total, cette proposition, c’est à la fois bien trop peu et bien trop tard.

La banque publique d’investissement proposée par François Hollande prendra bien mieux en compte les spécificités des tissus industriels locaux, grâce au rôle des régions,  à un niveau pertinent de mutualisation des risques. Elle agira dans le cadre d’un service bancaire universel afin de simplifier l’accès au financement pour les PME.

Le retour de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi passe par nos PME. C’est la raison pour laquelle François Hollande a choisi d’en faire sa principale priorité en faveur du  redressement industriel de notre pays.
 

Journée internationale des personnes handicapées

Lundi 5 Décembre 2011

Marisol TOURAINE, députée de l’Indre-et-Loire, responsable du pôle social de la campagne de François Hollande
 Et
Hamou BOUAKKAZ, adjoint au Maire de Paris, responsable du handicap de la campagne de François Hollande

 

 
 
Ce 3 décembre, comme chaque année depuis 1992, a lieu la Journée internationale des personnes handicapées. L’occasion de nous rappeler les principes fondamentaux de notre République, tels que l’égalité en dignité et en droits de tous. L’occasion surtout de faire un douloureux bilan de la situation réelle des millions de citoyens handicapés dans notre société.
 
Les lois ne sont toujours pas appliquées, le Gouvernement supprime les postes permettant d’accueillir les enfants atteints de handicap dans les écoles, aucun effort réel n’est fait pour favoriser l’insertion des personnes handicapées. La mobilisation hors du commun des associations, et les quelques timides efforts des pouvoirs publics n’ont su venir à bout d’une forme d’exclusion sociale particulièrement brutale, radicale et pérenne.
 
François Hollande s’est engagé pour une politique forte en faveur des personnes atteintes de handicap, centrée autour de trois objectifs, faire appliquer la loi 2005, favoriser l’accessibilité dans tous les lieux publics et privés et développer l’emploi des personnes en situation de handicap, notamment en agissant concrètement pour la scolarisation des enfants et des jeunes handicapés.
 

"Pauvreté en France: Nicolas Sarkozy fait payer le poids de la crise aux plus démunis."

Lundi 5 Décembre 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud-Belkacem
Porte - Parole de François Hollande



Le Conseil national de lutte contre l’exclusion (CNLE) et l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES) ont réagi ce matin à la politique gouvernementale de lutte contre la pauvreté.
 
Le constat est sans appel : la pauvreté a augmenté de 5,1% entre 2008 et 2009. Elle touchait 8,2 millions de personnes en 2009 contre 7,8 en 2008. 13,5% de la population vit aujourd'hui en dessous du seuil de pauvreté, soit 1 français sur 7 victimes  de l’augmentation du chômage, de la pénurie de logement qui tire les prix à la hausse et de l’envolée du prix des énergies.
 
Ce sont les chiffres les plus mauvais qui aient été mesurés depuis que cet indicateur existe: ils placent le Président Sarkozy face à l’inconsistance de sa politique, lui qui déclarait vouloir réduire la pauvreté d’un tiers au cours de son quinquennat.
 
Depuis 2007, le Président Sarkozy a livré une guerre sans merci aux Français les plus fragiles. En taxant les mutuelles de santé, en réduisant les indemnités des accidentés du travail ou des salariés malades pendant qu'il offrait 75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux, Nicolas Sarkozy a fait payer le poids de la crise aux plus démunis.
 
François Hollande, lui, a compris les causes de la pauvreté, et l'urgente nécessité de s'attaquer aux racines de ce mal. Une action prioritaire en faveur de l'emploi sera mise en place avec le contrat de génération, afin de faire reculer le chômage de deux catégories de la population particulièrement frappées par la pauvreté, les seniors et les jeunes. Elle s'accompagnera de réponses concrètes au déficit chronique de logements sur le territoire français et a l'insupportable augmentation des loyers qui, avec les dépenses d'énergie, représentent aujourd'hui prés de la moitié du budget des ménages les plus pauvres.
 
Face à la crise que nous traversons, il est essentiel de protéger les Français et les Françaises de ses conséquences sociales plutôt que de leur faire payer deux fois les résultats d’une politique économique catastrophique.
 

Une vision nouvelle de la relance europeenne

Dimanche 4 Décembre 2011

Dimanche 4 décembre 2011
Communiqué
Harlem Désir,
Secrétaire National à la coordination
Député Européen

Il faut se garder des caricatures de part et d'autre et cesser de rabaisser le débat européen. Ce n'est pas le Premier ministre et le Président qui ont fait honte à la France dans le monde et en Europe avec le discours de Dakar, la chasse aux roms et la panne du moteur franco allemand, qui peuvent prétendre donner des leçons d'internationalisme et d'esprit européen.
 
François Hollande, lui, porte une vision nouvelle de la relance europeenne et de la relation avec l'Allemagne, une relation respectueuse et d'égal à égal, au service de l'Europe et dans l'intérêt de nos deux peuples. Il est l'héritier de Jacques Delors quand Sarkozy solde un quinquennat d'échec européen après bien des errances idéologiques allant jusqu'à se réclamer de la filiation de Barrès
 
Ainsi, Nicolas Sarkozy invoquait explicitement Barrès dans son discours du 17 avril 2007, où il se livrait à des attaques d'une violence inouïe contre l'Allemagne :
 
"la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide »
 
Assez d'hypocrisie, la droite ne musèlera pas les critiques contre la faillite de la politique des conservateurs europeens en accusant les vrais défenseurs de l'Europe de germanophobie !
 

Chômage en forte hausse et perspective de croissance en chute libre : ce sont les chiffres qui conda

Lundi 28 Novembre 2011

Communiqué
Martine Aubry,
Première secrétaire



 
Le 16 novembre 2010, M. Sarkozy déclarait lors d’une interview télévisée : « le chômage reculera l'année prochaine, l'économie repart ». Le bilan, un an plus tard, est édifiant : chômage en forte hausse et croissance en chute libre. Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi a encore augmenté de +34 400 en octobre, soit +130 000 en un an et +700 000 depuis juin 2007. L’OCDE annonce que la France traverse une récession fin 2011 et abaisse sa prévision de croissance à 0,3% pour 2012.

M. Sarkozy ne s’est pas seulement trompé de prévision : il se trompe de politique économique. Après avoir multiplié les cadeaux fiscaux sans se préoccuper des déficits, il enchaîne les plans d’austérité sans se soucier des effets dévastateurs sur la croissance et le chômage.

Réduction aveugle des dépenses publiques, subventions absurdes aux heures supplémentaires qui jouent contre l’embauche, baisse de 12% du budget de l’emploi, ponction sur les classes moyennes et populaires par une multitude de taxes et de prélèvements nouveaux : le gouvernement est en train fabriquer une nouvelle récession par une politique absurde.

Au final, les Français souffrent, nos industries ferment, les plans de licenciements se multiplient, la croissance diminue et la dette continue de se creuser car sans croissance, aucun plan d’austérité ne ramènera jamais l’équilibre budgétaire. La politique voulue par M Sarkozy est en échec, il est grand temps d’en changer.

Les solutions existent. Au niveau européen, il faut d’urgence autoriser la BCE à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort pour mettre fin aux tensions sur les dettes, et mettre en place sans délai la taxe sur les transactions financière et un gouvernement économique pour remettre l’Europe sur le chemin de la croissance.

En France, il faut supprimer les niches fiscales et les cadeaux fiscaux accordés par la droite aux plus aisés pour nous redonner les marges de manœuvre nécessaires pour une politique active menant de front réduction des déficits, sortie de crise par des actions ciblées sur l’emploi, l’investissement et le pouvoir d’achat, et préparation d’avenir par une nouvelle politique industrielle et l’investissement dans l’éducation, la jeunesse, la recherche, et la transition écologique.

Avec François Hollande, c’est l’engagement des socialistes.
 

François Hollande demande que le maïs OGM Mon 810 de la firme Monsanto reste interdit à la culture e

Lundi 28 Novembre 2011

Communiqué
Delphine Batho
Porte-parole de François Hollande




Une nouvelle procédure activant la clause de sauvegarde doit être déposée par la France sur des bases juridiques plus solides.

Les consommateurs mais aussi une grande majorité des agriculteurs ne veulent pas d'OGM dans leurs assiettes et dans leurs champs. La loi que l'UMP a fait voter n'en a malheureusement pas apporté la garantie.

L'excellence de l'agriculture française et de ses filières de qualité est un atout stratégique pour notre économie qui doit être promue et défendue.
 

Inscriptions listes électorales / lancement du site PS lechangementestavous.fr

Lundi 28 Novembre 2011

Communiqué de
David Assouline, Secrétaire national à la communication et à la mobilisation




 

Le PS et les Jeunes socialistes sont en campagne pour mobiliser les citoyens, en particulier ceux des quartiers populaires et les jeunes, et les encourager à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2011.

Lancé ce vendredi 25 novembre, le site internet lechangementestavous.fr a pour vocation de faciliter et d'accompagner les démarches d'inscription sur les listes électorales. Il propose notamment un système de parrainage citoyen qui permet à chacun, par mail et par circulation de sms, d'inciter ses amis, proches ou connaissances à aller s'inscrire sur les listes électorales.

Le site complète le dispositif de communication déjà mis en place sur le thème du changement :
- un week-end "tous sur le pont" les 3 et 4 décembre,
- la distribution d'un million de cartes postales,
- 150 000 affiches mises à disposition des militants,
- une caravane qui fera étape à Tourcoing le 3 décembre, à Clichy-sous-Bois le 10 décembre et à Toulon le 17 décembre.

2012 sera l’année de deux rendez vous électoraux majeurs pour notre pays, dont l'enjeu appelle plus que jamais une forte mobilisation citoyenne.
 

Agression de Caroline Sinz

Samedi 26 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry, Première secrétaire







"C'est avec une profonde indignation que j'ai appris que la journaliste de France 3 Caroline Sinz a été victime de violences physiques et d'une agression sexuelle, place Tahrir en Egypte, alors qu'elle exerçait son métier et qu'elle couvrait les événements pour en informer le public français.

Alors que de nombreux journalistes sont régulièrement pris à partie, retenus en otages dans le monde, ces faits extrêmement graves rappellent combien le libre exercice de la
profession de journaliste est difficile et combien le droit à l'information est fragile.

Ces violences inacceptables portent atteinte à tous les journalistes et doivent être fortement dénoncées.

 Il faut sans relâche, partout dans le monde, défendre la liberté d'informer.

Je veux assurer Caroline Sinz, ainsi que son équipe et l'ensemble de la rédaction, de ma totale solidarité."
 

Une nomination politique à la tête du parquet de Paris

Jeudi 24 Novembre 2011

Communiqué de Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux Libertés  publiques et à la justice



La nomination du directeur de cabinet du garde des sceaux comme procureur de Paris soulève des interrogations et des inquiétudes légitimes pour tous ceux qui, comme les socialistes, sont attachés à l'impartialité de la justice.

La nomination à ce poste stratégique d'un collaborateur du gouvernement illustre la poursuite du verrouillage de l'appareil judiciaire par le
gouvernement qui place à tous les postes important du parquet des personnes
qui lui sont proches.
 
Il ne s agit donc pas de la nomination d'un « bon technicien », comme le
justifie le garde des sceaux, mais  d'une nomination aux motivations
politiques.
 
Le Parti socialiste défend, dans son projet une autre vision de
l'indépendance de la justice, en engageant notamment une indépendance du
Parquet, en rendant obligatoire l'avis conforme d'un CSM reformé, en
alignant le statut des membres du parquet sur celui des magistrats du siège
et en interdisant toute instruction ministérielle dans les affaires individuelles.
 

Un pas de plus dans la lutte contre les discriminations

Jeudi 24 Novembre 2011

Communiqué de Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale aux Questions de société




 Le Parti socialiste se félicite de l'adoption, par les députés, de la
 proposition de loi socialiste visant à harmoniser les délais de prescription
 applicables aux injures.

 Toutes les discriminations doivent être combattues avec la même fermeté. Il
 était grand temps que les propos sexistes, homophobes ou handiphobes soient passibles des mêmes sanctions que les propos racistes.

 Faire progresser les droits et lutter pour l'égalité est une exigence
 absolue pour la gauche. Beaucoup reste à faire pour construire l'égalité
 femmes - hommes, assurer l'égalité de traitement des genre et des familles,
 lutter contre toutes les discriminations et stigmatisations que la droite a
 laissé prospérer quand elle ne les a pas provoquées.

Ces progrès que nous portons aujourd'hui au Parlement, nous les porterons en 2012 pour la France
 

Libération

Jeudi 24 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry,
Première secrétaire





L’annonce de la libération de la Française qui avait été enlevée mardi 22 novembre dans le sud du Yémen, où elle travaillait pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), est pour moi un immense soulagement, tout comme celle des deux Yéménites qui l’accompagnaient.

Malheureusement, l’annonce de cette libération arrive au même moment que l'enlèvement de deux géologues français dans le Nord du Mali. Ce double enlèvement porte à six le nombre de nos compatriotes retenus dans la région du Sahel. Je condamne avec fermeté cet enlèvement et j'appelle à la libération immédiate de nos deux compatriotes.
 

Hôpital : M. SARKOZY invente le « travailler plus sans être payé » !

Mercredi 23 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine,
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale
Responsable du pôle social de la campagne de François HOLLANDE





 
 
Manque de moyens, pressions, surcharge de travail, les professionnels de l'hôpital public travaillent d'arrache-pied auprès des patients. Résultat, comme le révèle aujourd’hui un quotidien, deux millions de jours RTT cumulés, des millions d'heures supplémentaires impayées et des jours de congés accumulés dans des comptes épargne temps (CET) par l'ensemble des salariés de l'hôpital.
 
Le gouvernement renie tous ses engagements sur le pouvoir d’achat : à l’hôpital, ce sera « travailler plus sans être payé » ! A l'hôpital, les heures supplémentaires ne rapportent rien à ceux qui les font.
 
L'hôpital public est emblématique des mensonges de la droite. Dans son projet, l'UMP annonce qu'il va allonger le temps de travail, relever le seuil déclenchant les heures supplémentaires et augmenter la TVA, ce qui ne peut que peser sur le pouvoir d'achat des Français. A l'hôpital public c'est déjà le cas.
 
Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et en finir avec le mépris affiché à l'égard des personnels hospitaliers, qui ont droit à la reconnaissance de leur travail.

Journée internationale des droits de l’enfant

Mardi 22 Novembre 2011

Jean-Patrick Gille,
Secrétaire national à la Famille


Journée internationale des droits de l’enfant : ce ne sont pas les gadgets, comme la « maison des familles » qui feront illusion sur le bilan catastrophique du gouvernement

La Journée internationale des droits de l’enfant, dimanche 20 novembre, est une nouvelle fois l’occasion de tirer un triste bilan des attaques de la droite contre la politique familiale en France.

Déjà fragilisées par des années de coupes budgétaires et de détournement d’une partie de la CSG qui alimente la branche « famille » au profit de la CADES, les familles sont en effet particulièrement mises en danger par le plan de rigueur du gouvernement.  La baisse de 4,1% du budget du programme "actions en faveur des familles vulnérables " et en particulier des crédits destinés à l'accompagnement des familles dans leur rôle de parent contenue dans le PLF 2012 s’additionne ainsi à la limitation de l’augmentation annuelle des allocations familiales à 1% et à son report de plusieurs mois.

Sans oublier les augmentations de TVA et de taxes qui frappent les familles les plus modestes.
Rappelons que depuis 2007, rien n’a été tenté pour lutter contre la pauvreté qui touche 2 millions d’enfant, ni pour donner une existence concrète au « droit opposable à la garde d’enfants » alors que deux tiers des moins de trois ans doivent toujours être gardés par un proche parent, faute de solution de garde.

Le fait que le Défenseur des droits consacre son premier rapport aux droits des enfants ne compense pas la suppression du Défenseur des enfants, fondu dans la nouvelle institution mais sans conserver le droit d’interpellation directe dont bénéficiaient auparavant les enfants.

Dans ce contexte, l’annonce de « Maisons des familles » par Madame Claude Greff apparaît au mieux comme un gadget, au pire comme une volonté du gouvernement de faire un tri dans les associations.
L’inquiétude des parents et leur besoin de soutien ne font pas de doute, mais il est  anormal qu’en raison du désengagement financier de l’État, la responsabilité de la politique familiale soit renvoyée vers les collectivités territoriales et les entreprises.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à une politique familiale ambitieuse qui respecte les choix de chacun, et à une protection renforcée des enfants.

Décès du Grand rabbin de Paris

Lundi 21 Novembre 2011

Martine Aubry,
Première secrétaire




"J’ai appris avec tristesse la disparation, au terme d’une longue maladie, de David Messas, qui a été pendant plus de quinze ans le Grand rabbin de Paris.

Grand lettré, homme de religion et de réflexion, homme de tradition et de
dialogue entre les fois, il était profondément apprécié par les fidèles à Paris et réputé bien au-delà.

Il laisse un vide considérable. Mes pensées accompagnent tous ceux qui ont perdu aujourd’hui un guide spirituel, ainsi qu’à sa famille et à ses
proches."

ÉGYPTE

Lundi 21 Novembre 2011

Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales
 

 
Le Parti socialiste est extrêmement préoccupé par l’évolution de la situation en Égypte. La répression contre les manifestants sur la Place Tahrir a fait, ces derniers jours, 22 morts, dont plusieurs par balles, et plus de 1700 blessés.
 
Le Parti socialiste dénonce la répression contre les manifestants. Il appelle au calme et au respect des droits des citoyens à manifester sans violence. La première phase des élections législatives qui débutera le 28 novembre doit avoir lieu dans le calme et la sérénité.

PSA : au-delà de la communication élyséenne, il y a la situation effective des salaries

Vendredi 18 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Guillaume Bachelay,
Secrétaire national à l'industrie, aux entreprises et aux Nouvelles technologies
Alain Vidalies,
Secrétaire national au travail et à l'emploi






 
Jeudi 17 novembre, le Président de la République a convoqué le PDG de PSA pour tenter de minimiser les suppressions d'emplois annoncées la veille par le groupe.
 
Hélas, jusqu'ici, les convocations de M.Sarkozy se sont avérées sans grand effet. En janvier 2008, il avait convoqué Lakshi Mittal pour sauver Gandrange (Moselle) : le site est aujourd'hui fermé. En 2009, il a reçu plusieurs fois les banquiers pour réduire les bonus des traders et faciliter le crédit : on connait la suite. En janvier 2010, il avait sommé Carlos Ghosn de se rendre dans son bureau afin que Renault, après avoir perçu trois milliards d'euros de prêts de l'Etat dans la crise automobile, maintienne l'activité et l'emploi en France : les salariés de Renault Sandouville (Seine-Maritime) ont vu depuis la fin programmée de la fabrication des véhicules haut de gamme.
 
N. Sarkozy affirme qu'il n'y aura pas de  "plan social". Le PDG de PSA dit, lui, qu'il n'y aura pas de "plan de licenciements". Salariés, syndicalistes et élus locaux ne connaissent que trop le sens de telles différences sémantiques.
 
Sur les 5 000 suppressions de postes annoncées en France, de l'aveu même de la direction, une partie des salariés se verront proposer des dispositifs d'accompagnement spécifiques qui sont toujours une épreuve humaine et sociale. Qu'adviendra-t-il des centaines d'intérimaires et de prestataires ?
 
Et comment ne pas s'inquiéter de l'avenir de la recherche et développement ? 1600 contrats avec les prestataires extérieurs sont supprimés dans le domaine de la R&D et 500 en CDI chez PSA, fleuron de l'industrie française. Ni PSA ni a fortiori l'Elysée n'ont garanti le maintien des capacités de R&D en France après 2012 alors que des investissements s'opèrent dans plusieurs pays émergents.
 
Le Parti socialiste sera donc attentif aux suites qui seront réellement données à l'épisode élyséen d'hier soir.  Une succession de convocations médiatiques ne fait pas une politique industrielle pour la nation.
 
Alors que de nombreuses entreprises ferment, licencient ou peinent à trouver les financements pour consolider leurs fonds propres ou développer leurs projets, François Hollande et le Parti socialiste ont fait du pacte productif une priorité absolue.

Réorientation de la fiscalité et de l'épargne vers l'outil productif, soutien à l'innovation et à la recherche, constitution d'entreprises de taille intermédiaire et aide aux PME, conversion écologique et énergétique des process et des produits, partenariat grands donneurs d'ordres/sous traitants notamment à l'export, effort massif pour la formation, renforcement du dialogue social, création d'une banque publique d'investissement mutualisant les moyens et déclinée sous forme de fonds régionaux, redéfinition de la politique monétaire et commerciale de l'Union européenne, tels sont les piliers d'une véritable réindustrialisation de la France. Elle suppose des décisions d'intérêt général et non des opérations de communication à usage électoral.

décès de Pierre Dumayet

Jeudi 17 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
François Hollande


C'est avec une grande émotion que nous apprenons le décès de Pierre Dumayet qui a été un des fondateurs de la télévision.

Homme de caractère érudit, exigeant, amoureux des lettres et de la création, Pierre Dumayet a marqué toute une génération, celle qui a vu naître la télévision.

Pierre Dumayet qui a initié les grands débats télévisés, grâce notamment à son émission « Cartes sur table » restera avec Pierre Lazareff, Pierre Desgraupes ou encore Pierre Sabagh l'un de ces de ces maîtres du journalisme et de la télévision qui ont imaginé les moyens de porter l'information et le débat au grand public.

J'adresse mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
 

Suppression du conseiller territorial au Sénat

Jeudi 17 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Elisabeth Guigou,
Secrétaire nationale du PS en charge de la réforme des collectivités territoriales et de la réforme de l’Etat





Après l’adoption en première lecture vendredi 4 novembre d’une proposition de loi modifiant la procédure d’achèvement de la carte intercommunale, le Sénat poursuit son travail au service d’un acte III de la décentralisation. 

Dans la nuit du mercredi 16 novembre en effet, les sénateurs ont voté par 179 voix contre 136 en faveur d’une proposition de loi abrogeant le conseiller territorial. 
 
Pierre angulaire de la pseudo réforme gouvernementale, création électoralo-politique, homo sarkozus bicéphale à la fois conseiller général et régional, cumulard institutionnalisé, pourfendeur anticonstitutionnel de la parité, élu dispendieux qui aurait pu coûter jusqu’à 1 milliard d’euros, ce conseiller territorial, qui avait subi jusques aux foudres de la droite a donc été supprimé par la majorité de gauche du Sénat, fidèle à ses engagements de campagne. 
 
Le Parti Socialiste se félicite de l’abrogation de ce symbole de la régression démocratique voulue par le gouvernement, et demande à l’Assemblée Nationale d’inscrire le texte du Sénat à son ordre du jour, afin que la suppression du conseiller territorial puisse être définitivement adoptée par les deux chambres.

Accord EELV:PS

Jeudi 17 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Michel Sapin et de Jean-Vincent Placé

 
L'accord que nous avons négocié au nom du Parti socialiste et de Europe Ecologie Les Verts stipule que « nous renforcerons les garanties de sûreté du parc nucléaire français et engagerons une reconversion à emploi constant de la  filière de retraitement de la fabrication du MOX, et des moyens de stockage des différents types de déchets, notamment du laboratoire de BURE en centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement. »
 
Des interprétations divergentes ont été données sur l'avenir des filières de retraitement des déchets nucléaires et de fabrication des combustibles nucléaires dont le MOX, au cours des cinq prochaines années. Il nous paraît donc nécessaire d'en rappeler le sens.
 
Il est prévu dans l'accord, que la part du nucléaire dans la production d'électricité en France passera à l'horizon 2025 de 75% à 50 %. En conséquence et concomitamment avec cette diminution, la quantité de combustible nécessaire à l'approvisionnement des centrales en activité sur notre territoire, ainsi que les besoins de retraitement de ces combustibles se poursuivront mais diminueront. C'est pourquoi il est prévu d'accompagner cette évolution progressive,  d'un plan de reconversion permettant de maintenir le nombre d'emplois, par la mise en oeuvre de centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement.
 
Au cours de la prochaine législature, les activités dans les filières concernées de retraitement et de production de combustible avec les emplois afférents seront maintenus dans les deux sites de production, La Hague et Marcoule.
 
Tel est la lettre et l'esprit de l'accord que nous avons conclu. Toute autre interprétation ne saurait prévaloir.
 

EDF - La Tribune

Jeudi 17 Novembre 2011

Communiqué
Patrick BLOCHE,
Secrétaire national du Parti Socialiste chargé des médias

 
 
 
En décidant de supprimer toutes ses publicités dans le quotidien La Tribune, Henri Proglio, patron d'EDF porte deux mauvais coups à la presse.
 
Tout d'abord il contribue à fragiliser un peu plus un quotidien qui connaît actuellement de graves difficultés financières. Or, de par son existence même,  La Tribune contribue au pluralisme dans le domaine de l'information économique.
 
Par ailleurs, prendre une mesure de rétorsion comme annonceur au prétexte qu'un article n'a pas plu met fondamentalement en cause la liberté d'expression et l'indépendance de la presse qui sont au coeur de notre démocratie.
 
Aussi le PS demande-t-il au président d'EDF de se ressaisir et de revenir sur cette décision qui ne correspond pas à ce que doit être la culture d'une grande entreprise publique.
 

Syrie

Jeudi 17 Novembre 2011


Communiqué
Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste


Dans le contexte de répression terrible qui s'abat sur la Syrie, quel bonheur de savoir Rafah Nached libre ce matin, comme de nombreux autres détenus.

Première femme psychanalyste en Syrie, sa libération, après plus de deux mois d'emprisonnement, est une immense joie et un soulagement très fort pour les milliers de personnes qui se sont mobilisés pour elle dans le monde.

Cela montre que les pressions qui s'exercent sur ce régime portent leurs fruits, et qu'elles doivent continuer et s'intensifier. Il faut dénoncer sans relâche les emprisonnements, les assassinats et la barbarie d'un régime qui fait aujourd'hui de son peuple un ennemi.
 

Face au désastre industriel et social de la France, le gouvernement regarde ailleurs

Mercredi 16 Novembre 2011

Le mercredi 16 novembre 2011,
communiqué
Guillaume Bachelay,
Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux NTIC
Alain Vidalies,
 Secrétaire national au travail et à l’emploi


 
Les annonces de licenciement, de fermetures de sites ou de mise en chômage partiel ne cessent de s’accumuler ces derniers mois en France, attestant de l’incapacité manifeste de ce gouvernement à relancer notre économie et à protéger l’emploi des Français. Notre pays est frappé par un véritable désastre industriel et social et le Président sortant regarde ailleurs, trop occupé à peaufiner ses slogans de campagnes et a stigmatiser les chômeurs et les malades.
 
5000 emplois supprimés chez PSA, fermeture du dernier haut fourneau de Florange puis mise au chômage partiel sur le site de Fos-Sur-Mer chez Arcelor Mittal, plan de suppression d'emplois d’au moins 1.000 personnes en France et à l'étranger pour la Société générale, 800 postes supprimés chez Sea-France,  la passivité du gouvernement est devenue inacceptable !
 
Derrière ces chiffres, ce sont des centaines de familles, des bassins d’emplois entiers, qui se retrouvent détruits, malgré des années de travail au service de leur entreprise, souvent avec fierté. L’Etat et la puissance publique ne peuvent rester sans rien faire.
 
Derrière ces chiffres, il y a surtout l’échec d’une politique. Il n’est plus possible aujourd’hui de nier la désindustrialisation, la dégradation de notre balance commerciale, le ralentissement de la croissance, l’augmentation des inégalités et l’explosion du chômage. N. Sarkozy a réussi l’exploit de vider les caisses de l’Etat, sans relancer la croissance et en détricotant notre modèle social !
 
C’est pour cela que le Parti socialiste place l’emploi au cœur de son projet pour 2012. Les pouvoirs publics doivent reprendre la main et proposer enfin une politique de l’emploi volontariste,  ambitieuse et orientée vers le long terme. Depuis des mois, le Parti socialiste soulève l’urgence à prendre enfin des mesures pour instaurer le juste échange au niveau européen qui suppose une autre politique de change et la réciprocité commerciale, relancer la production et l’investissement par la création d’une banque publique d’investissement sous forme de fonds régionaux, d'instaurer le principe du "délocalisateur-payeur", de moduler l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires, de soutenir la trésorerie et de renforcer les fonds propres des PME pour qu'elles innovent, grandissent, exportent. Ce sont ces choix que les socialistes proposeront aux Français en 2012 pour relancer la croissance et l'emploi.
 

Diffusion de « L’ordre et la morale » en Nouvelle-Calédonie.

Mercredi 16 Novembre 2011

Paris, le 16 novembre 2011
Communiqué
Axel Urgin,
secrétaire national aux Outremers


 
Ce mercredi 16 novembre sort en salle le dernier film de Mathieu Kassovitz, « L’ordre et la morale » qui traite des événements tragiques survenus sur l’île d’Ouvéa en mai 1988.
 
Le Parti socialiste a été alerté par plusieurs associations et élus Calédoniens sur le fait que le film pourrait ne pas être projeté dans l’archipel, le seul exploitant refusant de le diffuser au motif qu’il pourrait réveiller les passions.
 
La logique de l’Accord de Nouméa signé en 1998 et notamment de son préambule, est de ne rien cacher du passé. C’est pourquoi, sans exprimer un avis sur la thèse soulevée par le film, ni sur le traitement par celui-ci des responsabilités des différents acteurs des événements, le Parti socialiste demande à la ministre chargé de l’outre-mer et aux autorités locales de veiller à ce que les Calédoniens aient la possibilité de voir le film pour en débattre et se faire un
 

Disparition d’Hubert Nyssen

Mardi 15 Novembre 2011

Mardi
Communiqué
Sylvie ROBERT,
Secrétaire nationale à la Culture,
Karine GLOANEC MAURIN,
Secrétaire nationale-adjointe.


 




Le Parti socialiste salue la mémoire d’Hubert NYSSEN, qui vient de nous quitter.
Hubert NYSSEN, véritable passeur de culture, a permis aux lecteurs français l’accès à de nombreux textes de la littérature universelle. Il a marqué le paysage culturel par une relation particulière des auteurs et des lecteurs à l’objet-livre conçu comme une oeuvre d'art.
A l’heure où l’avenir des éditeurs et des libraires s’annonce bien sombre et précaire, le cheminement d’Hubert NYSSEN et des éditions « Actes Sud » est l’occasion de souligner combien les auteurs et les lecteurs sont redevables à cet homme de constance et de conviction.

Afghanistan

Mardi 15 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry
Première secrétaire du Parti socialiste



 
C'est avec beaucoup de peine et d'émotion que j'ai appris la mort en Afghanistan d'un légionnaire du 2e Régiment étranger de Génie de Saint-Christol. Ce nouveau décès porte à 76 le nombre de soldats français tombés en dans ce pays. Mes pensées vont à sa famille et à ses proches, ainsi qu'à ses camarades de régiment.

Je réaffirme  au nom du Parti Socialiste qu’un changement de stratégie s’impose en Afghanistan. La solution n’est désormais plus militaire, mais diplomatique et civile. La présence des soldats français n’est plus justifiée et le Parti Socialiste souhaite leur retrait avant la fin de l’année 2012.
 

TUNISIE : annonce des résultats de l’élection pour la Constituante

Mardi 15 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 

La Commission électorale indépendante tunisienne a annoncé, le 14 novembre, les résultats officiels et définitifs des élections pour l’Assemblée constituante en Tunisie qui ont eu lieu le 23 octobre dernier. La Tunisie tourne ainsi une page importante et entre dans une nouvelle phase démocratique.

Les tâches qui incombent à l’Assemblée constituante, soit la formation d’un gouvernement provisoire, la rédaction d’une Constitution définissant les nouvelles institutions du pays, garantissant les libertés et les droits fondamentaux et préparant les prochaines élections législatives, viendront consolider la démocratie.

Le Parti socialiste réitère sa grande satisfaction pour la réussite des premières élections libres de la Tunisie. Il félicite les membres élus de l’Assemblée constituante et exprime sa solidarité et son soutien aux forces politiques tunisiennes engagées dans une Tunisie démocratique.

Le Parti socialiste adresse particulièrement ses félicitations au parti Ettakatol, présidé par Mustapha Ben Jaafar, qui apparaît comme une des forces démocratiques laïques majeures de la Tunisie nouvelle.
 

Encore une fois, M. Sarkozy veut faire payer les malades !

Mardi 15 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale

 

 
M. Sarkozy est parti en campagne. Et encore une fois, en désignant les malades comme des fraudeurs en puissance, M. Sarkozy s'attaque de manière insupportable aux plus fragiles.

Le rallongement du délai de carence dans le privé et son instauration dans le public est symptomatique de ce discours. Au lieu d’améliorer l’efficacité du système, M. Sarkozy se contente de diminuer les prestations. Ce sont des économies sans réelle portée (seulement 200 millions d’euros) qui se traduiront par le nivellement par le bas. Cette proposition est idéologique et méprise les médecins, les fonctionnaires et les salariés.

Quand on sait que moins de 3% des indemnités maladie sont versés pour des arrêts de moins de 8 jours, alors que 60% des versements concernent des malades de plus de 3 mois, on mesure l'indécence qu'il y a à faire des patients les cibles d'un discours électoraliste !

La prétendue lutte contre la fraude n’est pas plus crédible de la part de ce gouvernement. La fraude est inacceptable. Mais la fraude aux prestations sociales porte sur environ 400 millions d’euros. C’est peu au regard de l’ensemble des fraudes : la fraude fiscale est évaluée à plus de 25 milliards d'euros ; la fraude due au travail dissimulé estimée entre 10 et 15 milliards ; la fraude aux cotisations sociales s'élèverait à plus de 2 milliards.

En ciblant les malades, le gouvernement n'est pas crédible lorsqu'il dit faire de la lutte contre la fraude sa priorité. Depuis 2007, les plans anti-fraude se sont multipliés sans aucun résultat. Les ministres se succèdent aujourd'hui pour évoquer des dizaines de milliards en jeu ! Quel aveu d'échec ! Contre la fraude, comme dans la plupart des domaines, le gouvernement s'agite mais n'agit pas.
 

Bilan accablant pour la 15ème semaine de l’emploi des personnes en situation de handicap

Mardi 15 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun,
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance




La 15ème semaine de l’emploi des personnes en situation de handicap qui se déroule jusqu’au 20 novembre 2011 met une fois de plus en lumière les graves conséquences d’une politique qui ne fait plus illusion.

En 2010 et 2011, une partie des fonds de l’Agefiph (formation professionnelle) a été détournée pour d’autres objectifs. Cette année, 6 000 accompagnements de demandeurs d’emploi en situation de handicap ont été supprimés.  500 places en ESAT (établissements et services d’aide par le travail) ont disparu, alors que le gouvernement prétend en avoir créé 10 000 (sans les financer). L’Education nationale reste exemptée du quota de 6% de travailleurs en situation de handicap alors que la loi l’impose depuis 1987.
 
Le bilan de ce désengagement est accablant : seuls 4% des fonctionnaires et moins de 3 % des salariés du privé sont en situation de handicap. Le taux de chômage des actifs en situation de handicap est le double (19% contre 9%) de celui de l’ensemble de la population active. En région Ile de France, moins de 1 % des apprentis sont en situation de handicap.
Non, le chômage des actifs en situation de handicap n’est pas que le fait des préjugés et représentations, il est aussi le résultat d’un manque de courage politique !

Dans son projet, le Parti socialiste s’engage à mettre en œuvre une handi-conditionnalité des aides aux entreprises sur le modèle de l’éco-conditionnalité, à rendre l’Etat exemplaire sur ce point dans ses propres services, à flécher une part des créations de postes dans l'Education nationale sur les auxiliaires de vie scolaire (AVS), à se fixer des objectifs en matière d’accessibilité de notre société grâce à un Haut-Commissariat dédié.

 

CRÉATION D’UN CENTRE NATIONAL DE LA MUSIQUE

Samedi 12 Novembre 2011

Paris,
Communiqué du bureau national
SYLVIE ROBERT, Secrétaire nationale à la culture
PATRICK BLOCHE, Secrétaire national aux médias
KARINE GLOANEC MAURIN, Secrétaire nationale-adjointe à la culture


 


La création d’un Centre national de la musique, attendue par toute la filière musicale, peut être positive à condition qu'un certain nombre de préalables soient respectés, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.
Chacun sait que la filière musicale traverse une crise, et tout particulièrement le secteur de la musique enregistrée qui est confronté aux conséquences de la révolution numérique en cours. La migration des pratiques culturelles vers les supports et les réseaux numériques a déséquilibré le partage de la valeur ajoutée au profit des fournisseurs d’accès à internet et des fabricants de terminaux, qui ne participent pas au financement de la création musicale. Cette situation est injuste pour les auteurs, les artistes interprètes, les éditeurs et les producteurs, qui investissent dans cette création et en assument le risque financier.
C’est pourquoi il est nécessaire de mettre en place un dispositif permettant à la filière de sécuriser son modèle économique, de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance numérique et de pouvoir concourir à la préservation de la diversité musicale.
Mais la mise en place d'un CNM ne doit pas contribuer au démembrement du Ministère de la Culture engagée par la droite et accélérée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Par ailleurs, ce centre ne doit pas avoir vocation de satisfaire les demandes des majors de la musique en oubliant l'apport des labels indépendants à l'émergence des nouveaux talents et négligeant le champ de diffusion essentiel pour la création musicale qu'est le spectacle vivant. Or, à l'heure actuelle on sait ce qu'on perd avec l'apport spécifique de structures qui ont vocation à rejoindre le CNM, mais on ne sait pas encore précisément ce qu'on va gagner.
Le modèle vertueux du financement du cinéma et de la production audiovisuelle du fonds de soutien du Centre National du Cinéma (CNC) montre que les potentialités sont réelles à partir du moment où les objectifs sont précisément définis. Le principe, à cet égard, doit être clairement affirmé : il revient notamment aux diffuseurs et tout particulièrement aux nouveaux opérateurs de contribuer au financement de la création. Dans cet esprit il ne s'agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul et les hypothèses actuellement émises de recettes affectées au futur CNM ne sont pas acceptables (réattribution de fonds attribués aujourd'hui au CNC ou captation des 25% de la redevance pour copie privée qui vont à l'action culturelle et qui permettent, chaque année, de soutenir 5000 manifestations sur tout le territoire national).
C'est la raison pour laquelle le Parti socialiste qui n'est pas dupe des arrières pensées électorales qui amènent Nicolas Sarkozy à vouloir précipiter la création d'un CNM, promeut un autre projet pour ce centre qui, de la musique enregistrée au spectacle vivant, permette, en associant tous les acteurs de la filière musicale, de sécuriser son modèle économique, de bénéficier d’un partage équitable des fruits de la croissance numérique et de concourir à la préservation de la diversité.

Incendie d'une salle de prière à Montbéliard

Jeudi 10 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry
Première secrétaire


 



L'incendie d'une salle de prière musulmane, ce matin à Montbéliard, est un acte odieux et inadmissible. Il allonge la longue liste des dégradations de lieux de culte musulmans recensées cette année.

Je condamne fermement ces actes et je souhaite que les coupables soient rapidement arrêtés et traduits en justice.

Ces attaques sont alimentées par l'ignorance et de la xénophobie que beaucoup de discours stigmatisants contribuent à nourrir dans notre pays. Le Parti Socialiste appelle tous les Républicains à refuser la banalisation du racisme.
 

Projet éducatif de l’UMP : toujours plus pour détruire l’école.

Jeudi 10 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard
Secrétaire national à  l'éducation

 



A en croire le projet éducatif de l’UMP, l’éducation nationale irait de mieux en mieux. L’accroissement des inégalités, les médiocres résultats dans les enquêtes internationales, l’épuisement et l’exaspération des professionnels, l’inquiétude des parents : rien de tout cela ne les fera dévier de la voie délétère dans laquelle le gouvernement a engagé l’école depuis 2007 : l’asphyxie de l’éducation nationale, les fermetures de classes et les suppressions de postes, la casse du métier, du statut et de la formation des enseignants, la diminution de la mixité sociale et scolaire.

Les vibrants appels à la République, à la lutte contre les inégalités scolaires, à la revalorisation du métier d’enseignant et à la contractualisation ne masquent pas le fond du propos. Derrière un vocabulaire parfois déroutant, ce que souhaite la droite, c’est une école toujours plus pauvre, toujours plus inégalitaire et toujours plus concurrentielle – sa volonté d’en revenir à une sélection précoce en témoigne.

Le Parti socialiste est résolument hostile à la vision à la fois libérale et caporaliste que ce texte défend. L’obsession de l’évaluation, des objectifs chiffrés, de la concurrence entre les établissements et de la hiérarchie entre les personnels ne peut que conduire à la mise en place d’un marché scolaire dont les plus fragiles feront les frais. Si une évolution du métier doit être discutée et négociée dans le seul objectif d’améliorer le service rendu aux élèves, on ne voit pas comment la dégradation du statut, la création d’inégalités et de concurrence entre les corps, l’augmentation du temps de travail ou l’allongement sans contrepartie de l’année scolaire pourraient participer à « la revalorisation » des enseignants que l’UMP prétend appeler de ses vœux. Le choix et l’évaluation de l’équipe pédagogique par le chef d’établissement ne résoudront pas davantage les difficultés actuelles. Qu’aura à offrir le principal d’un collège difficile et appauvri pour convaincre un professeur expérimenté de venir enseigner chez lui ?

Le Parti socialiste a fait des propositions pour garantir la réussite de chaque jeune : nous conclurons un nouveau pacte éducatif entre les professeurs et la nation, accorderons une priorité à l’école primaire, refondrons les rythmes scolaires et les programmes, mettrons en place une personnalisation accrue des enseignements, améliorerons l’encadrement et revaloriserons – réellement – le métier d’enseignant. Rien de tout cela ne pourra se faire sans moyens, et encore moins, comme le gouvernement le fait depuis 5 ans, en dégradant les conditions de travail des enseignants et les conditions d’études des élèves.

La culture : victime aussi du plan d’austérité du gouvernement

Mercredi 9 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Sylvie ROBERT,
Secrétaire nationale à la Culture
Karine GLOANEC MAURIN,
Secrétaire nationale-adjointe

 
     
 


L’augmentation du taux de TVA réduit de 5,5 à 7 % (hors produits de première nécessité) touche l’ensemble des entreprises culturelles et artistiques. Le gouvernement s’est bien gardé de communiquer sur ce point

La chaîne du livre, déjà affaiblie malgré la loi sur le prix unique du livre, se trouve désormais en danger imminent et c’est  la mort lente des éditeurs et libraires indépendants qui se profile  au bénéfice d’une économie budgétaire ridicule au regard de la crise. Il en va de même pour les entreprises de spectacle vivant, également fragilisées par la situation économique défavorable, et frappées par la même disposition. Ainsi à l’instant même où le Président de la République considère qu’il y a urgence à créer un Centre national de la musique (dans la précipitation et sans véritable concertation)  le Gouvernement sacrifie les entreprises artistiques et culturelles les plus précaires sur l’autel de l’austérité budgétaire.

Au-delà de la survie des petits commerçants du livre ou des producteurs et des salles de spectacle, et donc des artistes, c’est notre tradition littéraire et notre formidable diversité culturelle et artistique qui sont aujourd’hui menacées.
 
Plus que jamais, et particulièrement en temps de crise, la culture n’est pas une marchandise mais un atout pour préparer l’avenir de notre pays. Le Parti socialiste condamne ces dispositions qui s’intègrent dans un plan injuste qui sacrifie les plus précaires d’un secteur déjà fragilisé.

Quel avenir pour France soir?

Mercredi 9 Novembre 2011

Paris,
Communiqué
Patrick BLOCHE,
secrétaire national du Parti socialiste chargé des médias

 
   

 
 
Sous procédure de sauvegarde jusqu'à la fin de l'année, le quotidien France Soir est actuellement dans une situation inquiétante.
 
Le risque de fin programmée d'un titre de presse emblématique est toujours une très mauvaise nouvelle.
 
Or, l'annonce du basculement au tout numérique du journal assorti d'une réduction drastique des effectifs par son actuel propriétaire fait plus que jamais courir ce risque au journal.
 
Rappelons que dans le même temps, la situation au sein du journal La Tribune, seul journal économique ne dépendant pas d'un grand groupe, est elle-aussi préoccupante.
 
La presse écrite en général souffre et les salariés du secteur sont en difficulté.
 
C'est pourquoi on peine à comprendre le silence et l'inaction du gouvernement, qui devrait tout faire pour assurer les conditions d’un réel pluralisme de l'information.
 
Le Parti socialiste,  à la veille de la mobilisation des salariés de France Soir devant le ministère de la Culture et de la Communication, tient à les assurer de tout son soutien.

G20 de Cannes : une réunion de plus mais aucun problème en moins

Lundi 7 Novembre 2011

Communiqué
Martine Aubry,
Première Secrétaire




Le G20 de Cannes se termine sur un bilan à la fois inquiétant et attristant. M. Sarkozy s’est davantage attaché à utiliser la présidence du G20 pour se mettre en scène que pour s’attaquer vraiment aux problèmes du monde. Les dossiers décisifs pour l’avenir de la planète – régulation financière, relance mondiale, développement, transition écologique – font du surplace.

L’Europe s’enfonce dans l’incertitude alors que le sommet européen de la semaine dernière était supposé avoir réglé tous les problèmes. Nous avions dénoncé un accord fragile et un défaut de gouvernance : il n’aura fallu que quelques jours pour s’en rendre compte avec le nouveau rebondissement grec.

Le fonds de stabilité financière n’est ni suffisamment doté ni suffisamment consolidé pour éteindre la spéculation contre les dettes souveraines faute d’avoir accepté sa transformation en une banque publique ou le recours à des eurobonds ou à la BCE. A la place, il est fait appel aux capitaux chinois, ce qui, comme nous le craignions, a placé l’Europe en situation de faiblesse  : M. Hu Jintao a annoncé que la Chine attendait de son implication financière des contreparties en termes d’ouverture commerciale. Comment l'Europe pourra t elle  demain imposer la réciprocité commerciale et le juste échange nécessaire pour protéger l'Europe, si nous nous mettons ainsi dans la main d'autres puissances économiques?

La politique d’austérité ravageuse imposée par le directoire Sarkozy-Merkel est maintenue alors qu’elle est en train de mener l’Europe tout droit à sa prochaine récession. Pire, en stigmatisant certains peuples et leurs dirigeants, M. Sarkozy et Mme Merkel dressent les Européens les uns contre les autres, minant la solidarité européenne et rendant encore plus difficile une véritable solution européenne concertée à la crise.

Dans ce contexte, les maigres travaux du G20 paraissent bien marginaux. On promet à nouveau la disparition des paradis fiscaux, mais faut-il rappeler que la même promesse a été faite il y a plus de deux ans au G20 de Londres ? La taxe sur les transactions financières est elle aussi désormais brandie comme un étendard par M. Sarkozy. Mais alors qu’elle est indispensable pour construire un chemin conciliant croissance et réduction des déficits, elle s’annonce réduite à la portion congrue et sa mise en œuvre est sans cesse repoussée. Les questions agricoles et le développement ont été à peine abordés. Aucun engagement n'est pris sur la stabilité des prix des matières premières agricoles, notamment l’interdiction de certains produits spéculatifs, condition pourtant essentielle pour le développement de nombreux pays du sud.

Aucune réponse durable à la crise n’est possible sans une véritable régulation financière, sans un cadre qui permette à chaque zone économique de se développer et de réduire les inégalités mondiales et sans une perspective globale de relance : après le G20 de Cannes, ces réponses se font toujours attendre.

Incendie à la Réunion

Lundi 31 Octobre 2011

Paris, le 31 octobre 2011,
Communiqué
Axel Urgin, Secrétaire national aux Outremers





Depuis une semaine, la Réunion subit les ravages d'un incendie qui a déjà détruit près de 3000 hectares d'un parc classé au patrimoine mondial de l'Unesco, provoqué l'évacuation d'une trentaine d'habitations et causé des dommages considérables dans des élevages. La situation apparaît à chaque instant, davantage hors de contrôle.

Le Parti socialiste exprime sa solidarité avec les habitants réunionnais et salue le courage ainsi que l'abnégation des pompiers et de l'ensemble des sauveteurs qui luttent contre le feu  avec des moyens manifestement insuffisants.

Le Parti socialiste dénonce avec vigueur l'obstination du gouvernement à refuser de mobiliser les moyens à la hauteur de la gravité de la situation. En effet, il est incompréhensible que le gouvernement ne mette pas à disposition l'avion bombardier d'eau "Dash 8" prévu par le plan départemental récemment adopté et dont l'efficacité dans la lutte contre l'incendie de l'an passée avait été soulignée par le représentant de l'Etat lui-même.

Le Parti socialiste demande qu'au même titre que n'importe quel département français, les départements d'outre-mer et La Réunion en particulier bénéficient des moyens de la Sécurité civile nationale.

Propositions des socialistes pour le Conseil européen sur la crise bancaire

Mardi 11 Octobre 2011

Paris, le 11 octobre 2011
Communiqué
Bureau national


 
Après un été économique meurtrier, la santé des banques détentrices de dettes souveraines exposées s’est considérablement dégradée. Le retournement des perspectives de croissance, consécutif à la généralisation des politiques d’austérité en Europe, compromet désormais les rentrées fiscales nécessaires pour résorber les dettes publiques. Les valeurs bancaires des établissements détenant des dettes souveraines exposées ont chuté. Le FMI estime que les besoins de recapitalisation des banques européennes s’élèvent à 200 milliards d’euros. Pour les seules banques françaises, le chiffre s’élève à 15 milliards.
 
Le Président de la République française et la Chancelière allemande se sont réunis le 9 octobre pour évoquer la situation des banques françaises et allemandes. Cette rencontre était préalable au Conseil européen qui devait se tenir les 17 et 18 octobre. Il a d’ores et déjà été reporté au 22 et 23 octobre, faute de propositions concrètes et à cause des divergences de vue persistantes entre le Président de la République et la Chancelière allemande.
 
Parce qu’on ne réduira pas les déficits sans croissance, le Parti socialiste condamne, avec les syndicats qui ont manifesté le 12 octobre, les politiques d’austérité qui menacent l’Europe d’une nouvelle récession. Il appelle à étendre les missions du Fonds européen de Stabilité Financière. Celui-ci doit pouvoir mobiliser l’épargne européenne par l’émission d’euro-obligations. Les ressources levées doivent permettre de financer les dettes souveraines. Dans les circonstances exceptionnelles que subit la Grèce, le FESF doit être autorisé à recapitaliser les banques, notamment celles qui participeraient à la restructuration de la dette grecque, en échange de contreparties. Parmi ces contreparties, les activités de dépôt et d’affaires doivent être séparées, les ventes à découvert sur les opérations non commerciales doivent être interdites, de même que les CDS sur les dettes souveraines, et les Etats doivent disposer de sièges dans les Conseils d’administration.
L’entrée de la puissance publique dans le capital doit pouvoir être envisagée.
 
L’accord du 21 juillet dernier, vanté par le Président de la République, en appelle à une recapitalisation par simple recours au marché boursier, alors même que celui-ci attaque les valeurs bancaires. Cet accord avait malheureusement condamné les Eurobonds, écarté l’extension du rôle du FESF et imposé le renforcement de l’austérité en Europe. Le Conseil européen doit reconsidérer sérieusement ses positions. Faute de quoi, il condamnerait les Etats à lever, pays par pays, l’emprunt nécessaire pour recapitaliser les banques et éviter le retour de la récession.
 

ÉGYPTE

Lundi 10 Octobre 2011

Paris, le 10 octobre 2011
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis,
secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales
 




 
 

 
 
Hier, une manifestation lancée au Caire par les chrétiens coptes contre l’incendie d’une de leurs églises a gravement dégénéré. Des affrontements avec des extrémistes islamistes puis avec les forces de l’ordre ont causé la mort de 24 personnes et blessé plus de 200 autres.
 
Le Parti socialiste déplore ces violences et les condamnent. Il exprime sa vive inquiétude face à la montée des tensions confessionnelles visibles au moins depuis le sinistre attentat de la nuit du Nouvel an.
 
Le Parti socialiste attend des autorités égyptiennes qu’elles adoptent des mesures efficaces pour empêcher la violence contre la communauté chrétienne de ce pays et la protéger. Il soutient toutes les initiatives destinées à instaurer un climat de dialogue entre les différentes communautés religieuses en Égypte.

Victoire des Sociaux-démocrates au Danemark.

Vendredi 16 Septembre 2011


Communiqué
Harlem Désir, Premier secrétaire par intérim,
Jean Christophe Cambadélis, Secrétaire national aux Relations Internationales



C’est avec joie que nous apprenons la victoire de la coalition de gauche et écologiste menée par les Sociaux-démocrates danois aux élections législatives du jeudi 15 septembre. Le Danemark retrouve un gouvernement social-démocrate, dix ans après celui de Poul Nyrup Rasmussen. L'Europe a besoin que la gauche sonne l'heure de la  reconquête, les socialistes français y apporteront toute leur énergie en faisant tout pour remporter les élections de 2012.

Le Parti socialiste félicite chaleureusement ses amis sociaux-démocrates et, particulièrement, Helle Thorning-Schmit, la présidente du parti qui a mené cette campagne victorieuse. Pour la première fois, une femme va diriger un gouvernement danois. La crédibilité du Parti social démocrate sur les questions au cœur du débat électoral - redressement des finances publiques, relance de la croissance, lutte contre l’égoïsme et de la xénophobie prônée par l’extrême droite du Parti du peuple - explique la victoire de nos amis danois.

Les socialistes et les sociaux démocrates au Danemark, comme partout en Europe, particulièrement en France sont attachés à relever les défis de la sortie de crise, à vaincre le chômage et la pauvreté, à faire reculer l’insécurité et à réconcilier les citoyens avec l’espoir.

Le recul des partis populistes montre que ce n’est pas en stigmatisant les étrangers que l’on sort nos concitoyens et nos électeurs des difficultés, mais en regardant les problèmes tels qu’ils sont. L’économie, l’emploi, l’éducation, sont les clés de la sortie de crise.

Décès de Georges Fillioud

Jeudi 15 Septembre 2011

Communiqué
Harlem Désir, Premier secrétaire par intérim
Patrick Bloche, secrétaire national aux médias





Le Parti socialiste apprend avec tristesse le décès de Georges Fillioud, à l’âge de 82 ans. Symbole du combat pour le pluralisme de l'audiovisuel et de l’indépendance des journalistes, Georges Fillioud a subi la censure au début de sa carrière de journaliste, avant d'y mettre fin, en tant que ministre de la communication du gouvernement de Pierre Mauroy.

Toute une génération a été marquée par sa vibrante plaidoirie pour la suppression du monopole de l'Etat sur l'audiovisuel : « Messieurs les télécrates, bonsoir, bonjour la liberté » a-t-il déclaré le 26 avril 1982 à la tribune de l’Assemblée nationale.

Dans les combats toujours plus vifs pour la liberté de la presse et le pluralisme des médias, le parcours de Georges Fillioud est un exemple dont les socialistes sont fiers. Le Parti socialiste le salue et adresse à ses proches ses plus sincères condoléances.
 

Face à une crise européenne sans précédent : solidarité et volonté politique sont indispensables

Mardi 13 Septembre 2011

Paris,
Communiqué du Parti socialiste



 
La zone euro fait aujourd’hui face à un risque sans précédent : celui de la faillite d’un de ses Etats membres, avec des conséquences catastrophiques pour l’ensemble de la zone. Et pourtant, les gouvernements européens, français et allemand en tête, restent sans réagir.
 
L’Europe se retrouve enfermée dans son propre piège, celui d’une austérité qui a cassé la reprise, du manque de solidarité et de l’absence de véritables mesures de régulation financière et bancaire.
 
Le Parti socialiste s’alarme face au risque de naufrage alors que des solutions existent. Il tient à marquer sa solidarité à l’égard de la Grèce et de l’ensemble des peuples de la zone euro livrés aux attaques spéculatives.
 
Depuis plusieurs mois nous proposons, en collaboration avec le Parti socialiste européen, des mesures qui auraient permis à la Grèce et à l’Europe d’éviter une telle crise. Depuis plusieurs mois, nous appelons à la création des euro-obligations, seul moyen de désarmer durablement la spéculation, au renforcement du fonds européen de stabilité financière et à la création sans délai d’une véritable taxe de 0,05% sur l’ensemble des transactions financières à l‘échelle de l’Europe ou, a défaut d’un accord d’ensemble, à l’échelle d’un groupe pionnier autour de la France et l’Allemagne. Cette taxe ne peut rester une promesse sans lendemain comme la droite en a trop souvent fait.
 
Il est aujourd’hui temps que la politique reprenne ses droits, impose sa volonté aux marchés financiers et propose enfin une vision d’avenir ambitieuse et cohérente pour la zone euro. Nous devons non seulement faire face à la crise historique que nous traversons, mais également préparer l’Europe de demain, reprendre l’initiative sur les marchés financiers et réorienter le fonctionnement de la zone euro au bénéfice des Européens.
 
Pour cela, une réforme financière d’ampleur doit rapidement mettre fin aux pratiques dangereuses. Il faut interdire les instruments financiers qui permettent de spéculer sur la dette des Etats, limiter les rémunérations des traders, encadrer les agences de notation, séparer les activités de dépôt et de banque d’affaire et créer une agence européenne de notation publique et indépendante.
 
L’Etat doit rester garant en dernier ressort du système financier et bancaire français, mais il ne doit pas le faire sans contrepartie. S’il est appelé à l’aide, il devra prendre des participations au capital des banques pour s’assurer qu’elles continuent de servir l’économie, les entreprises et les ménages. Quelle que soit la forme de l’intervention, elle devra faire l’objet de conditions et de contreparties strictes.
 
Des avancées urgentes sont également nécessaires en faveur d’une harmonisation fiscale contre le dumping, d’un budget européen ambitieux et d’un véritable gouvernement économique européen de nature à reprendre le dessus sur les marchés. La zone euro doit sortir de l’austérité généralisée, qui a cassé la reprise, et adopter rapidement les nécessaires mesures de soutien à l’activité et aux investissements préparant la croissance et les emplois de demain, et permettant de réduire durablement les déficits publics.
 

Les journées d’été du Front national

Mardi 13 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
 Parti socialiste





 
 
Les  journées d’été du Front national des 10 et 11 septembre 2011 ont une nouvelle fois levé le voile sur les faux-semblants que Marine le Pen tente d’afficher depuis son accession à la tête.
 
Mensonges sur l’immigration et démagogie sécuritaire sont restés pendant deux jours le cœur de l’obsession d’extrême droite, toujours sous influence directe de « penseurs » antisémites, racistes et violents. En dénonçant une « France multiconfessionnelle », Marine le Pen fait tomber le masque de la laïcité qu’elle avait en réalité instrumentalisé pour distinguer et opposer les Français selon leurs origines ou leurs croyances. Les rapprochements avec les branches les plus dures de l’extrême droite –comme le bloc identitaire- en contrepartie d’accord électoraux en vue de l’élection Présidentielle, sont une démonstration supplémentaire que le Front National n’a pas changé de nature.
 
Le Parti socialiste met une fois de plus l’UMP et sa majorité en garde contre le climat xénophobe que beaucoup de ses dirigeants, parfois au plus haut sommet de l’Etat, entretiennent depuis plusieurs années. Après 4 années d’une présidence obnubilée par « l’identité nationale », ce jeu dangereux avec l’extrême droite fait pour masquer la faillite de sa politique économique, doit cesser.  Une fois pour toutes, l’UMP doit clarifier ses positions idéologiques et sortir de son ambiguïté vis-à-vis du Front national. Il est intolérable que certains de ses cadres, dont les députés de la Droite Populaire, montrent de manière décomplexée une proximité idéologique avec le Front National.
 
Le Parti socialiste appelle les Français à ne pas croire aux mensonges de la famille le Pen et les travailleurs à ne pas croire ses faux accents sociaux.  L’extrême droite ne fait que profiter cyniquement de la crise sociale. Les solutions du Front national diviseront encore plus notre nation et fragiliseront plus encore la France sur la scène internationale.
 
La réponse à la crise passe par une politique basée sur la redistribution des richesses et une Europe forte et protectrice. Le Parti socialiste appelle tous les Français, sans distinction, à se rassembler autour d’une autre politique pour notre pays, autour d’une autre idée de la France : celle de la République laïque, une et indivisible, forte en elle-même et respectée à l’extérieur.
 

Hommage à DJ MEHDI

Mardi 13 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Sylvie Robert,
Secrétaire nationale à la CULTURE





Le Parti socialiste salue la mémoire de Mehdi Favéris Essadi  connu sous le nom de « DJ Mehdi », décédé ce jour.

DJ Mehdi a marqué les années 2000 en imposant un style mêlant les influences hip hop, rap et électro. A la fois musicien et producteur, il a réussi à incarner cette « French Touch » qui a fait le rayonnement international de la scène musicale urbaine française. Par ce départ trop précoce, la musique française perd un de ses artistes majeurs et la jeunesse une de ses références musicales.  

Le Parti socialiste adresse à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances.

Nicolas Sarkozy et la sécurité

Mardi 13 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice,

Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire national à la sécurité




Nicolas Sarkozy et la sécurité, ou comment persévérer dans l'échec 

C'était a nouveau le temps des annonces ce matin pour le Président de la République en déplacement au Centre éducatif fermé de Combs-la-Ville et au Centre de détention de Réau. Sur la justice des mineurs et la politique pénitentiaire, au terme de quatre années d'agitation qui aboutissent à un échec total, le Président de la République annonce une nouvelle loi de programmation budgétaire. Mais une nouvelle loi pour faire la même chose aboutira au même résultat: l'échec. Alors que la sécurité se dégrade, N. Sarkozy a définitivement renoncé à apporter des réponses efficaces.
Sur la justice des mineurs, la transformation de 20 établissements de placement éducatif en centres éducatif fermé (CEF) portera le programme des CEF à 65 en tout, soit 780 places, alors même que la PJJ a déjà perdu 600 postes en quatre ans. Encore un exemple d'une politique contradictoire, donc inefficace : M. Sarkozy veut encadrer plus les jeunes délinquants mais les personnels qui doivent s'en charger sont toujours moins nombreux à le faire !
 
Le Président de la République annonce un objectif de 80 000 places de détention. Ces annonces masquent la réalité des suppressions de postes et de moyens dans la police et dans la justice. Il faut donner les moyens à la prison de permettre la réinsertion et de faire vraiment baisser la récidive. 

La droite a abîmé les forces de sécurité et abandonné les Français face à la délinquance, notamment les violences aux personnes dont le nombre explose. La droite a abîmé et paupérisé l’institution judiciaire.
 
La priorité doit être d'agir pour la justice et pour la sécurité des Français. Au lieu d'annonces à l'approche des élections, il faut une politique active, avec des peines justes, des policiers réellement présents sur le terrain et des dispositifs efficaces pour lutter contre la délinquance des mineurs. Il faut enfin redonner les moyens à la justice pour qu’elle retrouve enfin un fonctionnement normal et serein.
 

Cantines scolaires : la discrimination doit cesser !

Mardi 13 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Razzy HAMMADI,
Secrétaire national aux Services publics
Bruno JULLIARD,
Secrétaire national à l’Education

 





 
Le scandale de la restriction de l’accès aux cantines scolaires des enfants de chômeurs doit immédiatement cesser.
 
Les refus qu’opposent certaines collectivités gérées par l’UMP aux enfants dont les deux parents ne travaillent pas sont illégaux. La jurisprudence est constante et confirmée par le Conseil d'Etat : une situation personnelle particulière ne peut constituer un prétexte pour interdire l'accès à un restaurant scolaire. Pourtant, Bordeaux, Thonon-les-Bains, Épône – et près de 70 autres municipalités – continuent de mener une politique discriminatoire en s’affranchissant du droit.
 
Il est indigne d’ajouter au drame de la perte d’un emploi l'humiliation de l’exclusion. La restauration scolaire est un service public, qui participe pleinement de l’éducation à la nutrition et la santé. En interdire l’accès aux plus démuni est un abus de pouvoir inacceptable, d’autant que pour bien des enfants, ce repas du midi constitue le seul repas équilibré et complet de la journée.
 
Le Parti socialiste s'engage en faveur de l’inscription pérenne d’un « droit à la restauration scolaire ». Les cantines doivent être accessibles à tous les enfants. Dans l'immédiat, il s'associe aux initiatives prises pour défendre ce droit.
 

SYRIE

Mardi 13 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Jean Christophe CAMBADELIS
Secrétaire national à l’Europe et aux relations Internationales






Rafah Nached, psychanalyste syrienne de renommée internationale et engagée dans la lutte pour la démocratie dans son pays, a été arrêtée samedi 10 septembre à l’aéroport de Damas, lorsqu’elle s’apprêtait à se rendre à Paris.

Le Parti socialiste condamne fermement cette nouvelle violation des droits et des libertés des citoyens par le régime de Bachar Al Assad. Il appelle à la libération immédiate de Rafah Nached, ainsi que de tous les autres prisonniers d’opinion.

En six mois, la répression de la contestation démocratique et pacifique des syriens par un régime qui a perdu toute légitimité aux yeux du peuple, a fait plus de 2600 morts et plusieurs milliers de blessés.

Le Parti socialiste réaffirme son soutien et sa solidarité avec le peuple syrien. Il appelle une nouvelle fois le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union européenne et la Ligue des pays arabes à agir vigoureusement et sans ambiguïté pour faire cesser la répression meurtrière et pour que la Syrie s’engage sur la voie des réformes politiques véritables et conséquentes.
 

Explosion à Marcoule : de la transparence et une prise de responsabilité immédiates.

Lundi 12 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti,
Secrétaire nationale aux Questions Energétiques
Laurence Rossignol,
Secrétaire nationale à l'Environnement et au Développement Durable






 
L’explosion d’un four sur le site de traitement de déchets radioactifs de Marcoule a tué une personne et en a blessé 4 autres. Le Parti socialiste présente toutes ses condoléances à la famille de la victime et assure les blessés et leurs familles de sa solidarité face à ce tragique accident.
 
Cet accident industriel grave démontre que, quelles que soient les mesures de sécurité, une défaillance humaine est toujours possible. Dans ce cas, elle aurait pu conduire à des fuites radioactives présentant de graves menaces sanitaires.
 
C'est pourquoi nous avions demandé à ce que l'ensemble des activités connexes au nucléaire et des sites sur lesquels sont stockés ou manipulés des substances radioactives soient soumis aux même procédures d'audit que les centrales : un audit pluraliste, contradictoire et exhaustif.
 
Ce dont les riverains ont besoin aujourd'hui, c'est avant tout de transparence, d'information et de confiance dans la capacité des autorités à prendre les mesures nécessaires pour garantir leur sécurité.
 

Sécurité : Claude Guéant persiste dans la politique du bouc-émissaire

Lundi 12 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, secrétaire nationale à l’immigration
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS chargé de la sécurité




Le ministre de l’Intérieur s’est encore illustré hier et ce matin par des propos indignes et stigmatisants.

Dénonçant hier la délinquance comorienne à Marseille et aujourd’hui une nouvelle fois la délinquance roumaine à Paris, Claude Guéant ne sait visiblement plus quoi dire pour tenter de faire oublier que la politique de sécurité menée par la droite depuis 2002 est un échec complet.
Alors que les violences aux personnes ne cessent d’augmenter depuis 2002, alors que le nombre de policiers diminuera encore de 3000 d’ici 2012, ces nouvelles annonces de Claude Guéant ne sont comme toujours que des diversions.
En soulignant une augmentation de 90% des interpellations de ressortissants roumains en 2011 par rapport à 2010, le Ministre de l'Intérieur fait-il le procès de la police d'agglomération mise en place il y a un an comme la réponse à l'évolution de la délinquance ?

Encore une fois, Claude Guéant persiste dans une politique du bouc-émissaire qui est à mille lieux des préoccupations des français et ne sait répondre que par stigmatisation des étrangers et reconduites aux frontières.

Il est grand temps que cela change. Il est grand temps qu’on se préoccupe davantage de la protection des français en affichant une politique ambitieuse et globale.

Déclarations de R.Bourgi : des révélations qui ne peuvent rester sans suite

Lundi 12 Septembre 2011

Communiqué
Harlem Désir,
Premier Secrétaire par intérim




Monsieur Robert Bourgi relate aujourd'hui dans "Le Journal du dimanche" des faits qui, s'ils s'avèrent exacts, sont extrêmement graves. Si des transferts de fonds occultes de chefs d'Etat africains ont eu lieu vers des autorités de la République, c'est le fonctionnement même de notre démocratie et l'intégrité de nos institutions qui sont mis en cause.
Le Parti socialiste demande que toute la lumière soit faite sur les pratiques révélées par M.Bourgi et qu'une procédure judiciaire soit immédiatement ouverte. Il faut déterminer la véracité des faits stupéfiants décrits par M.Bourgi et la destination et l'usage des fonds occultes qu'il évoque, il faut aussi établir le rôle exact de ce conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, et savoir qui était informé de ces agissements.
--
 

La tension au Proche Orient

Samedi 10 Septembre 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l’Europe et aux Relations internationales

 

 
L’ambassade d’Israël au Caire a été envahie vendredi soir par des manifestants en colère après la mort de cinq soldats égyptiens sous les tirs israéliens le mois dernier, à la frontière entre les deux pays. Plusieurs centaines de manifestants auraient été blessés et les autorités égyptiennes ont déclaré l’état d’alerte.
Cet événement a été précédé par la tension diplomatique entre la Turquie et Israël, suite à l’arraisonnement d’un bateau turc transportant de l’aide humanitaire à la bande de Gaza. Au cours de l’intervention israélienne contre ce bateau, plusieurs personnes avaient été tuées.
Le Parti socialiste exprime ses vives préoccupations face à la montée de tensions au Proche-Orient. Il appelle toutes les parties à la retenue et au dialogue. Ces événements montrent une nouvelle fois l’absolue nécessité de trouver une solution juste pour le conflit israélo-palestinien, au cœur de ces événements. Cette solution ne peut être fondée que sur la création d’Un Etat palestinien indépendant et souverain à côté d’un Etat d’Israël en sécurité.
 

Lettre à l'Ambassadeur des Etats Unis d'Amérique

Samedi 10 Septembre 2011


Communiqué du Parti socialiste
Dans une lettre à l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Harlem Désir, Premier sécretaire par interim, rend hommage au peuple americain à l'occasion du 10 eme anniversaire des attentats du 11 septembre."

--

A l’attention de Son Excellence M. Charles H. RIVKIN
Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en France
 
2, avenue Gabriel
75008 PARIS
 
 
Monsieur l’Ambassadeur,
 
C'est avec une immense émotion que nous honorons cette année le souvenir des victimes des attaques terroristes du 11 septembre 2001. Ces évènements tragiques ont endeuillé l'Amérique et bouleversé le monde.
 
Au nom des Socialistes et en mon nom personnel, je veux vous témoigner notre amitié à l'égard du peuple américain et vous demander de transmettre à la nation américaine et aux familles des victimes l’expression de nos pensées les plus solidaires.
 
Pour notre peuple, comme pour toutes les nations éprises de liberté, ces évènements tragiques resteront à jamais gravés dans les mémoires. De cette terrible épreuve, je veux aussi garder l'image de la cohésion remarquable du peuple américain ainsi que de la solidarité qu'ont éprouvé les Français et de leur détermination à être aux côtés des Etats-Unis pour défendre la liberté héritée de nos deux Révolutions.
 
Comme nous avons refusé qu'elle s'abatte sur l'Amérique, nous n'accepterons jamais que la terreur vienne étouffer la liberté des peuples et la démocratie.
 
Je ne peux que penser, en ces jours de mémoire, aux mots prononcés récemment par le Premier Ministre de Norvège, Jens Stoltenberg, lorsque son pays a été lui aussi visé par le terrorisme: « nous répondrons au terrorisme par davantage d’ouverture, davantage de démocratie ». C'est l'honneur des  démocraties de ne jamais renoncer à leurs valeurs ni à leur modèle de société, qui sont leur raison d'être : permettre aux hommes de vivre en citoyens libres, toujours s’assurer que la force du droit prime sur le droit du plus fort, ne jamais renoncer aux principes des Droits de l’Homme.
 
De nombreux périls menacent notre  monde et sa sécurité. Nos nations les affronteront dans la coopération avec les autres acteurs de la communauté internationale. Elles devront s’atteler aussi, et davantage encore, à la résolution des conflits, à un meilleur développement et partage des richesses à l’échelle mondiale, sans quoi il n’y aura pas de stabilité ni de sécurité durable. Notre planète a des motifs d'espoir, au premier rang desquels l'éclosion des révolutions démocratiques arabes, nouvelle voix de l'universalisme, des droits de l'homme et des libertés en ce début de 21e siècle. Les peuples qui ont eu le courage de se dresser contre la dictature et l'oppression ne méritent pas seulement notre respect et notre reconnaissance, ils méritent notre plein soutien dans leur cheminement vers la démocratie. 
 
Alors que le monde subit une crise économique d'une gravité historique et que les identités menacent parfois de se muer en repli sur soi, nous devons plus que jamais promouvoir le dialogue des civilisations. Le Président Barack Obama a apporté une contribution essentielle à ce dialogue par son discours du Caire : « Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé. »

 
Un nouveau monde naît sous nos yeux. Les Socialistes souhaitent que ce nouveau monde soit placé sous le signe du respect de tous les peuples, de la tolérance, de la fraternité et de la justice.
 
Je vous prie de recevoir, Monsieur l’Ambassadeur, les assurances de ma très haute considération.
 
 
Harlem Désir
Premier Secrétaire du Parti socialiste par intérim
 

Espionnage d'un journaliste : les plus hautes autorités de l'Etat ont violé la loi

Mardi 9 Août 2011

Paris,
Communiqué
Harlem Désir,
Premier secrétaire par intérim,
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale à la Justice et aux Libertés publiques,
Patrick Bloche,
Secrétaire national aux Médias,







Par ses déclarations, Monsieur PECHENARD a avant tout souhaité conforter la version que Monsieur GUÉANT a finalement voulu donner de l’affaire d’espionnage d’un journaliste du Monde. Pour cela, il endosse une responsabilité particulière qui a l'inconvénient majeur de n’être autorisé, dans ces circonstances, par aucun texte de loi.
Surtout, il confirme la violation délibérée par les plus hautes autorités de notre pays de la loi de 2010 sur la protection des sources des journalistes. En effet, pour justifier la consultation des fadettes d’un journaliste du Monde il est mis en avant la nécessité d’identifier un collaborateur du Garde des Sceaux de l’époque soupçonné d’atteinte au secret d’une procédure judiciaire. Si soupçon il y avait pourquoi n’avoir pas privilégié des vérifications concernant directement la personne mise en cause ?
Dans ce qui est devenu désormais une affaire d’Etat, on constate jour après jour que la ligne de défense de ceux qui veulent dissimuler leurs actes coupables et d’une exceptionnelle gravité ne résiste pas à la vérité des faits.
La violation désormais établie de deux lois visant à assurer la liberté de la presse et la protection de la vie privée amène logiquement le Parti socialiste à demander sans attendre la sanction des autorités ministérielles et administratives mises en cause

Rachat de Direct 8 et de Direct Star par Canal+ : vers l’appauvrissement du paysage audiovisuel fran

Mardi 9 Août 2011

Paris,
Communiqué
Patrick BLOCHE,
secrétaire national aux médias

 

Le rachat de Direct 8 et de Direct Star par Canal+ vient remettre en cause l'esprit de la loi qui a conduit au lancement de la TNT dans notre pays.
 
Après les concentrations opérées autour de TF1 et M6, la part réservée à ce qu'on a appelé « les nouveaux entrants » est aujourd'hui considérablement amoindrie.
 
A l'arrivée, tout ce que la TNT pouvait offrir de pluralisme et de diversification potentielle des programmes comme des opérateurs se trouve réduit à peau de chagrin. En effet, ce sont les mêmes programmes qui seront exploités à plusieurs reprises sur les différentes chaînes qu'elles soient historiques ou de la TNT, gratuites ou payantes. Les Français seront les principales victimes de cet appauvrissement du paysage audiovisuel français.
 
Face à cette évolution, le Parti socialiste a préconisé dans son projet médias pour 2012 de nouvelles règles anti-concentration pour que chaque groupe ne puisse pas posséder plus de quatre chaînes gratuites hertziennes dont la fameuse chaîne bonus (à l'attribution de laquelle les députés socialistes s'étaient opposés) et qui a plus que jamais du plomb dans l'aile.
 
Il reste enfin un élément d'ordre financier non négligeable puisque des fréquences attribuées gratuitement par l'Etat, bien que cela ait été effectué en contrepartie d'obligations, ont généré des plus-values conséquentes dont il serait logique qu'une part vienne alimenter les caisses de l'Etat qui en ont bien besoin.

Décès de Rudolf Brazda

Jeudi 4 Août 2011

Paris,
Communiqué
Najat VALLAUD-BELKACEM, secrétaire nationale aux questions de société







Le Parti socialiste salue le parcours de Rudolf Brazda, dernier survivant connu des déportés par les nazis en raison de leur homosexualité.

Rudolf Brazda est décédé hier à 98 ans, après avoir livré dans un ouvrage poignant et à travers de nombreuses interventions le témoignage des 32 mois qu'il a vécus parmi les "triangles roses", en camp de concentration. Il avait fait partie des quelque 10.000 personnes déportées en raison de leur orientation sexuelle. Ces dernières années, il a mobilisé sa mémoire et sa parole pour lutter contre l'oubli et contre l'homophobie. Nos pensées les plus sincères vont à sa famille et à ses proches.

30 ans après la loi d'amnistie du 4 août 1981, grâce à laquelle l'homosexualité a cessé d'être un délit poursuivi en France, le Parti socialiste réitère avec force son engagement en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité. Dans plus de 80 pays du monde, les relations entre personnes de même sexe sont illégales. Dans 7 pays, elles sont passibles de la peine de mort.

Affaire Tapie : décision de la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République

Jeudi 4 Août 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale en charge de la justice







Saisie à la demande des députés socialistes, la Commission des requêtes de la Cour de justice de la République a décidé d'ouvrir une enquête  sur le rôle de Christine Lagarde dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais quand elle était ministre de l'économie. Cette enquête est ouverte pour "complicité de faux" et "complicité de détournement de fonds publics."

Le Parti socialiste prend acte de cette décision et compte sur les investigations de la commission d'instruction de la CJR pour apporter des réponses aux questions jusque là ignorées par Christine Lagarde y compris quand elles lui ont été posées par les parlementaires : pourquoi avoir préféré la solution arbitrale à la procédure judiciaire normale ? Pourquoi avoir balayé les questions sur l'éventuelle récusation d'un des arbitres? Pourquoi avoir accepté le montant des indemnités de Bernard Tapie, exorbitant dans ce type de conflit entre l’État et un particulier ? Pourquoi n’a-t-elle pas sollicité le Parlement comme la loi le lui imposait ?

Les réponses à ces questions sont indispensables pour vérifier l'impartialité de l’État, la non confusion entre intérêt privé et intérêt général et pour assurer les contribuables qu'ils n'ont pas été lésés.

Assassinat de notre compatriote Rolf Christopher Johansen lors de l'attentat de l'ile d'Utoeya

Jeudi 4 Août 2011

Paris,
Communiqué
Harlem Désir, premier secrétaire par intérim du Parti Socialiste
Laurianne Deniaud, Présidente du Mouvement des Jeunes socialistes.






 
 "C'est avec beaucoup de douleur que nous apprenons la confirmation de l'assassinat de notre jeune compatriote Rolf Christopher Johansen Perreau parmi les 69 jeunes femmes et hommes victimes de l'intolérable attentat du 22 juillet dernier sur l'île d'Utoeya en Norvège lors d'un camp d'été de la jeunesse du parti travailliste norvégien. Rolf Christopher était l'un des organisateurs de ce rassemblement. C'était un jeune européen engagé depuis dix ans pour les valeurs du travaillisme au sein de la jeunesse et du parti travailliste. Il a été, comme toutes les victimes des deux odieux attentats qui ont frappé la Norvège le 22 juillet, victime de la haine propagée par l'extrême-droite. Le Parti socialiste et le Mouvement des jeunes socialistes présentent leurs condoléances à la famille de notre compatriote, à ses amis et à tous ses camarades et s'associent profondément à leur douleur."

Emily

Mercredi 3 Août 2011

Paris,
Communiqué
Axel Urgin, secrétaire national aux Outremers





Suite à la tempête Emily, le Parti socialiste tient à exprimer son soutien aux habitants de la Martinique et particulièrement à tous ceux qui sont encore privés d’électricité ou qui ont dû être évacués de leur maison à Fort-de-France. Nos pensées les plus sincères vont également aux proches de la victime de ces intempéries, décédée par électrocution.
 
Tout doit être fait pour réparer au plus vite les dégâts causés par cette tempête et pour prendre en charge ceux qui en ont besoin.
 

Le Parti socialiste soutient le mouvement de grève national du SAMU social

Mardi 2 Août 2011

Paris,
Communiqué
Nathalie PERRIN-GILBERT, Secrétaire nationale en charge du    logement






 
Pour la première fois depuis sa création en 1993 et après différentes alertes dans plusieurs départements ces deux dernières années, le SAMU social est en grève nationale aujourd’hui. Après la démission de son président fondateur Xavier EMMANUELLI il y a deux semaines, les professionnels de l’urgence sociale tirent de nouveau le signal d’alarme.
Les restrictions budgétaires et la réforme du secteur décidées unilatéralement par le gouvernement en mai dernier contraignent les travailleurs sociaux, faute de places disponibles, à « trier » de plus en plus les personnes sans abri au point de ne pas pouvoir respecter la loi sur l’hébergement inconditionnel.

                      Le Parti socialiste proteste vigoureusement contre le désengagement de l’Etat et demande un moratoire sur les fermetures de places d’hébergement et le rétablissement des crédits d’urgence. Au-delà, il propose une refondation complète de l'accès au logement, une nouvelle répartition des moyens qui y sont consacrés et trois mesures immédiates : la construction de logements très sociaux, la suspension des expulsions locatives pour les locataires de bonne foi et le développement de l’intermédiation locative. Le Parti socialiste propose également de renforcer la loi SRU pour imposer la construction de logements sociaux dans toutes les communes.

                      Il soutient le mouvement des employés du SAMU social et appelle à manifester aujourd’hui mardi 2 août à 12h30 au square Boucicaut (VIIème arrondissement de Paris).

Retraites : la droite met en place l’un des régimes les plus durs d’Europe

Mardi 2 Août 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine                               
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale





Le Gouvernement a signé ce matin le décret allongeant la durée de cotisation à 41,5 ans pour la retraite à taux plein. Les personnes nées à partir de 1955 devront donc cotiser 166 trimestres au lieu de 165.

C’est un nouveau coup dur pour les salariés, après le recul de l’âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans imposé par la droite à l’automne 2010 et entré en vigueur en juillet 2011. En cumulant relèvement de l'âge légal de départ et allongement de la durée de cotisations, le gouvernement impose l'un des régimes de départ en retraite parmi les plus durs d'Europe.

Le Parti socialiste condamne une nouvelle fois cette réforme injuste et inefficace, qui fait porter l’essentiel des efforts sur les salariés, ne prend pas en compte la pénibilité des métiers et ne garantit ni le pouvoir d’achat des retraités, ni le financement de notre système par répartition.

Il s’engage, dans le cadre du Projet pour 2012, à mettre en œuvre un système de retraite universel et personnalisé, financé du premier au dernier euro.

Censure de la loi sur le handicap par le Conseil constitutionnel : Le Gouvernement ne doit pas s'ent

Lundi 1 Août 2011

Paris,
Communiqué
 Charlotte Brun
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et         dépendanc
e



 
Le Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires de gauche, a censuré jeudi dernier l’article 19 de la loi portant diverses dispositions relatives à la politique du handicap, dite « loi Paul Blanc ».
 
Cette décision est une première victoire pour les associations, les militants et les partis politiques qui s’étaient engagés contre les graves reculs que cette loi risquait d’entraîner dans la mise en accessibilité des bâtiments publics, prévue pour 2015. 
Malgré l’opposition des parlementaires de gauche,  Mmes Bachelot et Montchamp s'obstinent à faire reculer l'égalité: les dérogations que la majorité et le Gouvernement veulent apporter à la loi de 2005 sont des reculs inacceptables pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
 
Le Parti socialiste réaffirme son engagement en faveur de l’accessibilité universelle. Loin d’être des contraintes insupportables pour la construction de bâtiments neufs en France, et notamment, de logements, les aménagements en matière d’urbanisme, de transport ou d’habitat sont des investissements, créateurs d’emploi et vecteurs de croissance. Le confort qui en résultera bénéficiera à tous les citoyens, quels que soient leur âge et leur situation de santé.
 
Une réflexion globale sur l’accès à l’autonomie doit être menée dans notre pays. Il s’agit pour nous de faire disparaître les situations de handicap pour rendre les individus réellement égaux, inclus dans la société et libres de participer à la vie de la cité.

Projet de loi Médicaments : les détours du gouvernement empêchent le rétablissement de la confiance.

Lundi 1 Août 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine, Secrétaire nationale à la santé et la sécurité sociale




 
Après les annonces du Ministre de la Sante Xavier Bertrand à la suite du scandale du Mediator et alors que 7 rapports ont été rédigés depuis janvier dernier sur le sujet, les Français pouvaient espérer un projet de loi sur les produits de santé à la hauteur de ce drame. Or, le gouvernement est encore bien loin de redonner confiance à nos concitoyens dans le système de mise sur le marché et de suivi des médicaments dans notre pays.

Même si quelques avancées sont à noter, il y a encore un fossé entre les intentions affichées par Xavier Bertrand et le projet de loi présenté ce matin en Conseil des Ministres. Ni les mesures relatives aux conflits d'intérêts potentiels ni l'encadrement de l'information donnée aux médecins par les laboratoires ne sont à la hauteur des enjeux. A force de tours et détours, la droite renonce à rétablir l'indispensable confiance dans notre système de médicaments.

Lors de l'examen du texte, les parlementaires socialistes manifesteront leur volonté de rétablir cette indispensable confiance en défendant des amendements, dont certains ont déjà été présentés mais toujours rejetés par la majorité. Nous serons particulièrement attentifs à l'instauration d'une véritable transparence sur les conflits d'intérêt dans la formation initiale et continue des médecins.

Disparition de deux jeunes Françaises en Argentine

Dimanche 31 Juillet 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales




 
C’est avec peine et émotion que le Parti socialiste a reçu l’annonce du décès de deux jeunes Françaises, victimes d’un assassinat en Argentine.
 
Face à cet acte d’une odieuse cruauté, nous tenons à adresser nos condoléances à leurs familles et à leurs proches, et les assurer de notre soutien dans cette épreuve.
Le Parti socialiste appelle les autorités argentines à tout mettre en œuvre pour identifier, retrouver et rapidement traduire en justice les responsables de ces crimes.
 

Syrie : La répression fait toujours plus de victimes

Dimanche 31 Juillet 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales







 
Le Parti socialiste condamne avec force la recrudescence des violences à l’encontre de la contestation démocratique en Syrie.
 
Partout dans le pays, les autorités syriennes poursuivent la violente répression qu’ils mènent depuis le 15 mars dernier – date des premières manifestations. Tôt ce matin, l’armée et les forces de sécurité ont fait incursion dans Hama, et mené une nouvelle offensive meurtrière. On rapporte également de nouveaux morts dans l’Est et le Sud du pays.
La liste des victimes, morts et blessés, s’allonge jour après jour. Plus de 12.000 personnes ont également été arrêtées, des milliers d'autres ont été déplacées.
 
La communauté internationale doit se saisir et mettre un terme à ces exactions.
L’ONU comme l’Union européenne doivent immédiatement décider de mesures fortes et contraindre le régime syrien à mettre fin à ces exactions. Le PS demande également à ce que la Cour Pénale Internationale soit saisie, et permette de traduire en justice les responsables des crimes commis.

Paris, le 31 juillet 2011 Communiqué Brigitte Bourguignon, Secrétaire nationale aux Sports Félic

Dimanche 31 Juillet 2011

Paris,
Communiqué
Brigitte Bourguignon, Secrétaire nationale aux Sports




Félicitations aux sportifs français à l’occasion des mondiaux de Shanghai.
Le Parti socialiste adresse ses plus chaleureuses félicitations à l’équipe de France de natation, après ses brillants résultats lors des championnats du monde de Shanghai.
Avec ses 10 médailles, une magnifique performance mondiale pour notre sélection tricolore, l’équipe de France a confirmé son statut de grande nation de la natation.
Après son triomphe aux championnats d'Europe, où elle avait récolté pas moins de 21 médailles, la France montre qu’elle est désormais une équipe qui compte dans les bassins.
Ces championnats du monde ont permis à nos jeunes nageurs de confirmer leur talent ou de le révéler. L’histoire retiendra notamment l’extraordinaire performance de Camille Lacourt et Jérémy Stravius et leurs médailles d'or à égalité.
Nous leur souhaitons désormais, à un an des Jeux de Londres, de poursuivre leur ascension au niveau olympique, avec le soutien et l’admiration de tous les Français.

Soutien et solidarité à Yannick Noah

Vendredi 29 Juillet 2011

Paris,
Communiqué de
David Assouline
Secrétaire national à la communication et à la mobilisation





Le Parti socialiste veut dire son émotion et son indignation alors que Yannick Noah vient à nouveau de recevoir des menaces de mort alors qu’il se produisait  en spectacle à Arcachon.

Déjà en avril dernier, les menaces qui lui étaient adressées avaient un caractère ouvertement raciste et prenaient les formes chères aux plus extrémistes des militants de l’ultra-droite.

Les socialistes demandent que les enquêtes en cours apportent toutes les réponses aux questions qui se posent sur les coupables de tels actes et leurs inspirateurs.

Le Parti socialiste apporte à Yannick Noah son soutien et sa solidarité. Il salue son engagement inlassable et courageux pour l’égalité,  la fraternité entre toutes et tous dans notre pays.

Participation de Razzy Hammadi à la première Université d’été du Forum démocratique pour le travail

Vendredi 29 Juillet 2011

Paris,
Communiqué du Parti socialiste





A l’invitation du Forum démocratique pour le travail et des libertés de Tunisie, Razzy HAMMADI, Secrétaire national en charge des services publics, participe aujourd’hui, 29 juillet et demain 30 juillet, à la première université d’été de ce mouvement, organisée à Sousse.

Cet échange est l’occasion pour le Parti socialiste de poursuivre et approfondir ses échanges avec les organisations de la société civile et les partis démocratiques et progressistes, acteurs de la révolution tunisienne.

Razzy HAMMADI rappellera le soutien du Parti socialiste au mouvement de démocratisation de la société tunisienne, aux revendications de paix, de pluralisme, de stabilité et de développement, et à la construction d'une Tunisie nouvelle.

Loi sur le développement de l’alternance : le débat parlementaire escamoté et une régression sociale

Vendredi 29 Juillet 2011

Paris,
Communiqué
Pascale Gérard, Secrétaire nationale à la formation professionnelle






 
Alors que le taux de chômage est à un niveau record, il touche désormais 9,5 % de la population active, le gouvernement faute de politique sérieuse et faute de mesures concrètes, présente sa politique de formation en alternance et d’apprentissage, comme une « solution miracle ».

Les socialistes rappellent que la droite vient de faire passer en catimini, le 13 juillet dernier, une loi sur le développement de l’alternance. En dehors du fait que la procédure parlementaire accélérée n’a pas permis le débat démocratique, plusieurs dispositions de cette loi restent très inquiétantes pour l’avenir de notre jeunesse.

La possibilité pour les jeunes de commencer un apprentissage à 14 ans remet gravement en cause l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, acquise de haute lutte. De la même manière ce texte invente la notion « d’apprentissage sous statut scolaire », c'est-à-dire que les jeunes qui n’auraient pas d’employeur, étudieraient au CFA toute la semaine. Cela tord complètement le cou à la nature du contrat d’apprentissage (qui n’est ni plus ni moins qu’un contrat de travail), mais cela permet aussi au Gouvernement de poursuivre la RGPP et les suppressions de postes dans l'Education Nationale, en transférant aux CFA (que les Régions financent) certains élèves de moins de 16 ans. 

Mais le plus grave c’est que cette loi ouvre deux possibilités qui vont précariser les apprentis dès le plus jeune âge : l’apprentissage « en intérim » et l’apprentissage « saisonnier ». Les Régions se battent pour que les contrats d’apprentissage se déroulent dans un cadre stable et sécurisant, assurant le suivi de la formation de chaque jeune. Ces deux nouvelles options vont précariser encore plus ces parcours de formation. Certains employeurs peu scrupuleux ne manqueront pas de s’engouffrer dans cette brèche s’offrant ainsi les services d’une main d’œuvre bon marché pour les saisons, évitant d’embaucher des  demandeurs d’emploi par exemple.

Enfin, les modalités de passation, de contrôle et de rupture du contrat d’apprentissage sont devenues beaucoup plus souples. Autrement dit, tandis que le marché de l’emploi durable se précarise (temps partiel, CDD, ruptures de contrats de travail facilitées), la droite sans complexe reproduit ce modèle sur la formation de nos jeunes.

Les Régions, en charge de l’apprentissage depuis 1983, n’ont même pas été consultées sur ces dispositions. Elles ne participeront pas au financement de ces mesures régressives, iniques en termes d’emploi et qui nient la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans.

1 an et demi de détention pour Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs

Mardi 28 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Patrick Bloche
secrétaire national chargé des médias








Les deux journalistes de France Télévisions Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ainsi que leurs trois accompagnateurs afghans sont retenus en otage depuis un an et demi.

547 longs jours dont on a peine à imaginer, compte tenu de leurs conditions de captivité, ce que cela peut représenter de souffrances tant physiques que morales. Il s'agit de la plus longue prise d'otage de journalistes depuis plus de vingt cinq ans.

Plus le temps passe, plus l'inquiétude grandit alors qu'aucune preuve de vie des otages n'a été apportée depuis novembre 2010.

Le Parti socialiste exige la libération immédiate de nos compatriotes et de leurs accompagnateurs. A l’occasion des 1 an et demi de leur détention, il s’associe à l’appel à participer au rassemblement républicain organisé par le comité de soutien ce mercredi 29 juin à 14 heures, place Stravinsky à Paris.

Restons mobilisés !

Alain Richard, Président de la commission d’enquête Bouches du Rhône

Lundi 27 Juin 2011

Paris,
Communiqué





Les membres de la commission d’enquête du PS sur la fédération des Bouches du Rhône, lors de dernière session de travail, ont mis au point la présentation de leurs observations et recommandations, dont ils ont débattu avec les secrétaires nationaux  chargés du dossier. Ceux-ci leur ont demandé, en complément de leur mission, de mener les contacts et concertations  nécessaires pour que le Bureau national, après débat sur le rapport, puisse mettre immédiatement en application les décisions qu’il retiendra. Par suite la présentation du rapport et les décisions à prendre seront mis à l’ordre du jour du Bureau national du 5 juillet.

Conférence de presse du Président de la République sur les investissements d’avenir

Lundi 27 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Guillaume Bachelay,
Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies, 
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national à la recherche et à l’Enseignement supérieur
Michel Sapin,
Secrétaire national à l’économie
Pierre-Alain Muet,
Secrétaire national





Avec un calendrier qui en dit long sur les motivations de cette intervention aujourd’hui - 15 jours de retard pour attendre la veille de l’ouverture des candidatures à la primaire socialiste -, le Président de la République vient de se livrer à un exercice d’autosatisfaction bien fastidieux. Il n’a annoncé aucune nouvelle mesure alors que les milliards annoncés se réduisent comme peau de chagrin.
L’effort massif annoncé pour l’industrie et les PME se limite au final à 6,5 milliards d’euros. Quant aux Universités et aux laboratoires, ils attendent toujours de voir les 20 milliards que Nicolas Sarkozy, en campagne pour sa réélection, a annoncé ce matin avoir mis à la disposition de l’enseignement supérieur, de la formation et de la recherche.
A en croire le Président de la République, les Universités, laboratoires et organismes de recherche français se porteraient de mieux en mieux, grâce aux financements accordés dans le cadre de cet emprunt. C’est oublier un peu vite que les milliards annoncés sont parfaitement virtuels. Pour l’essentiel, il s’agit de fonds placés, dont seuls les intérêts peuvent être dépensés.... En réalité, c’est moins d'un milliard d’euros par an qui peuvent être utilisés par les Universités et les laboratoires soit, chaque année, 20 fois moins que les sommes annoncées par le Président de la République. En plus, ces sommes viennent se substituer aux crédits budgétaires. C'est ainsi que cette année, les crédits octroyés par le CNRS à ses laboratoires ont baissé de 11% : on déshabille Pierre pour habiller Paul.
Pour les entreprises, les plans d’investissement issus du grand emprunt manquent de vision stratégique. Ils sont mal ciblés et accordés sans coordination. Ils oublient souvent les PME et ne les encouragent pas à se regrouper pour former des entreprises de taille intermédiaire, ce qui est pourtant vital pour accélérer l’innovation et permettre  notre déploiement à l’exportation.
Enfin, les crédits sont inégalement répartis, créant des déséquilibres massifs entre disciplines, entre filières d’avenir et donc entre territoires : le gouvernement est en train de créer des déserts scientifiques, d’innovation, de progrès technologique. Une gestion trop centralisée et la mise en concurrence des territoires et des structures entraînent une déstabilisation des entreprises innovantes, laboratoires et universités, peu propice au dynamisme scientifique et industriel. 
Le Parti Socialiste s'est engagé, dans son projet pour 2012, à réviser ce programme inadapté. La recherche et l’enseignement supérieur feront l’objet d’une vraie priorité budgétaire, pas d’un jeu de vases communicants. Les projets issus des "investissements d'avenir" seront intégrés dans le cadre de la Banque publique d’investissement (BPI) qui disposera de la masse critique nécessaire, qui rassemblera l’ensemble des structures existantes pour assurer une vraie coordination et qui sera pilotée localement par le biais de fonds régionaux d’investissement.

La situation de la France, déjà passée en deuxième division en termes de financement de la recherche et dont la compétitivité hors coût ne cesse de se dégrader, exige un effort réel et pas des exercices d'illusionniste.

Non aux peines plancher dans l’éducation nationale !

Lundi 27 Juin 2011

Paris, le 27 juin 2011
Communiqué
Bruno Julliard,
secrétaire national à l’éducation





Les décrets sur les sanctions dans les établissements d’enseignement secondaire qui viennent de paraître au Journal officiel témoignent une nouvelle fois de l’incapacité du gouvernement à penser l’éducation autrement qu’à coup d’opérations de communication.
Si les travaux d’intérêt général vont dans le bon sens, l’automaticité des sanctions est une mesure brutale, injuste et inefficace, imposée contre l’avis du Conseil supérieur de l'éducation (CSE), qui représente les enseignants, les lycéens, les parents, les étudiants et les collectivités territoriales. Ce n’est pas en imposant des peines plancher dans l’éducation nationale que l’on apportera les réponses individualisées dont les élèves ont besoin.
Pour que les sanctions et les « mesures de responsabilisation » soient réparatrices, elles doivent être accompagnées à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements. Pour cela, il faut des enseignants, des surveillants, des psychologues scolaires, des équipes en nombre suffisant et qui disposent de temps pour suivre des élèves qui sont d’abord des enfants en souffrance. La lutte contre les violences scolaire nécessite des réponses globales : accompagnement des parents, formation des équipes, suivi individualisé. Rien de tout cela n’est possible en supprimant, comme le fait le gouvernement, des postes par dizaines de milliers.

Les socialistes mobilisés pour la marche des fiertés de Paris : « Pour l’égalité, en 2011 je marche,

Vendredi 24 Juin 2011

Paris,
Communiqué du Parti Socialiste


 



Les socialistes seront mobilisés samedi 25 juin pour la marche des fiertés LGBT de Paris, aux côtés des organisations rassemblées autour du mot d’ordre « Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012  je vote ».

De nombreux militants et élus socialistes seront présents dans la Marche. Une délégation PS sera conduite par Harlem DESIR, avec notamment Bertrand DELANOE, Benoit HAMON, Jean-Paul HUCHON, Patrick BLOCHE, Najat VALLAUD-BELKACEM, David ASSOULINE, Marie-Pierre de la GONTRIE, Sandrine MAZETIER, Danielle HOFFMAN-RISPAL, Bruno JULLIARD, Razzy HAMMADI, Dominique BERTINOTTI, Mehdi OURAOUI.

Aujourd’hui de nombreuses violences et discriminations liées au genre ou à l’orientation sexuelle persistent dans l’accès au mariage, à l’adoption, dans le monde du travail et dans de nombreux domaines.

Le Parti socialiste s’est particulièrement engagé pour le droit des personnes de même sexe de se marier et de fonder une famille. La vision rétrograde de la droite, dont certains parlementaires ont récemment multiplié les propos homophobes, est inacceptable. Plus d’une dizaine de propositions de lois ont été déposées par les parlementaires socialistes pour promouvoir les droits des personnes LGBT. La droite les a toujours rejetées.

Le projet socialiste pour 2012 porte des propositions ambitieuses pour garantir l’égalité républicaine au sein de notre société. Tous les citoyennes et citoyens, doivent pouvoir avoir accès aux même droits, êtres reconnus et protégés par les mêmes institutions.

Outre l’ouverture du mariage et de l’adoption à tous les couples, nous proposons de renforcer le Pacs, concernant notamment les congés pour évènements familiaux, la protection sociale complémentaire, l’enregistrement à la mairie. Nous ouvrirons l’assistance médicale à la procréation à toutes les femmes, sans condition de couple ou d’infertilité. Nous transformerons le congé paternité en congé d’accueil de l’enfant pour que toutes les familles puissent y avoir droit.

Nous affirmons qu’il revient à chaque personne de déterminer son identité de genre. Nous devons lutter contre les stéréotypes,  mettre un terme aux discriminations légales comme l’exclusion des homosexuels du don de sang. Surtout, l’égalité ne progressera vraiment que par l’éducation. Tous les élèves, de la classe de CP à la terminale doivent pouvoir bénéficier d’une éducation à la sexualité, à l’égalité et au respect mutuel.

Le Parti socialiste est en première ligne du combat pour l’égalité et les droits LGBT en faveur desquels 2012 doit aussi être l’année du changement.

Bioéthique : la droite opposée au progrès

Vendredi 24 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale Questions de société
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche





Après des longs mois de débats parlementaires, et avec un retard de plusieurs années sur l’échéance prévue par la loi, le Parlement a adopté aujourd’hui un projet de loi bioéthique décevant et rétrograde.

Le projet de loi présenté par le gouvernement ne répondait pas aux objectifs qui devraient être ceux d’un gouvernement responsable : promouvoir de nouveaux droits pour permettre des avancées médicales et sociétales tout en protégeant la dignité des êtres humains. Malgré plusieurs mois de débats, la majorité parlementaire a refusé d’améliorer ce texte.

Guidés par les principes d’égalité, de solidarité, de laïcité, de dignité, par le refus de l’obscurantisme et du conservatisme et par la volonté d’encourager la recherche, les socialistes ont porté des propositions de nature à répondre aux attentes des chercheurs, des malades, de leurs familles, et de l’ensemble des citoyens et citoyennes.

Nous voulons encourager la recherche, porteuse du progrès, tout en l’encadrant par des règles éthiques pour éviter toute dérive liée à l’usage abusif des sciences. Concernant les recherches sur les cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires, porteuses de promesses pour la thérapie et pour la connaissance, nous avons proposé de passer à un régime d’autorisation encadré, plutôt que d’en rester au régime hypocrite et instable voulu par la droite.

Nous avons proposé d’ouvrir l’accès à l’AMP aux femmes, sans condition de situation de couple ou d’infertilité. Les règles applicables aux dons d’embryons doivent être simplifiées car la complexité des procédures actuelles freine la solidarité et l’aide aux couples infertiles. Les inséminations et les transferts d’embryons post mortem doivent être autorisés dans les cas où le décès du partenaire a interrompu un projet parental en cours.

Afin de développer la solidarité et d’offrir de meilleures opportunités à tous les patients, la sensibilisation du personnel hospitalier et l’information de tous sur les dons d’organes et de tissus doivent être développées. Pour tout type de dons, il faut que la notion de neutralité financière soit renforcée, pour garantir la gratuité du don et couvrir les dépenses qui y sont liées. Il faut faire en sorte que davantage de maternités soient en possibilité de recevoir des dons de sang de cordons, recueillis pour un usage collectif.

Nous mettrons en œuvre ces propositions en 2012. Pour plus de réactivité face à l’accélération des recherches et progrès scientifiques, nous nous engageons à faire voter une loi de bioéthique indiquant les valeurs, les principes et les objectifs que nous voulons pour notre société, tandis que l’application concrète des règles fera davantage de place, sous le contrôle du Parlement, à des institutions telles que l’Agence de Biomédecine et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.

Après avoir porté avec détermination, dans les débats au Parlement, les espoirs que la science, la recherche, et la médecine, peuvent nous offrir, et que la droite s'évertue à bloquer, nous serons au rendez-vous pour continuer ce combat et porter ces progrès en 2012.

G20 agricole : des objectifs mais rien de concret.

Vendredi 24 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Germinal Peiro secrétaire national en charge de l’agriculture
et de la ruralité



« Ce sera fumée blanche ou fumée noire » avait annoncé Bruno Le Maire
mercredi 22 juin à propos d’un éventuel accord des pays du G20 pour la
régulation mondiale agricole.
Avec l’accord de jeudi, pour les agriculteurs du monde entier, la fumée est
grise. Grise foncée, même.

M. Le Maire fanfaronne, se félicitant de ce qu’il n’hésite pas à qualifier
d’accord « historique ». « Dilatoire » serait plus approprié. En effet, avec
cet accord, les solutions à la crise agricole sont remises à demain.

Les ministres du G20 ont voulu se donner bonne conscience en se fixant des
objectifs pour la transparence des marchés et des stocks, pour
l’augmentation de la production mondiale, pour le développement durable ou
pour la remise en question de la libéralisation outrancière des marchés
agricoles…

Mais malheureusement, ils se sont abstenus de dessiner la moindre piste pour
y parvenir. Pire, ils ont renoncé à la mise en place pourtant indispensable
de stocks de régulation. Ni la défense de la souveraineté alimentaire, ni la
relocalisation des productions agricoles dans le monde, ni la mise en œuvre
de régulations publiques du marché, les trois piliers incontournables d’une
régulation mondiale agricole efficace, ne sont évoqués dans cet accord.

Ce G20 agricole restera comme une grand-messe libérale qui a avancé des
objectifs non contraignants dépendant de la bonne volonté de chacun avec
quelques hypothétiques projets d’aide d’urgence.

Ces promesses sans conséquence font étrangement écho aux annonces sur la
réforme de l’économie mondiale, dont le sort avait été vite scellé. Gageons,
malheureusement, que cet accord a minima connaîtra le même sort.

Sarkozy et l’école : du déni et du vent…

Vendredi 24 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
secrétaire national à l’éducation


 

Alors que se multiplient les incidents et les cafouillages autour des examens de fin d’année, témoins de l’état de désorganisation et d’appauvrissement dans lequel se trouve l’Education nationale, Nicolas Sarkozy, pour la deuxième fois en une semaine, a voulu parler d’école. Et pour la deuxième fois en une semaine, il a promis de faire, dans les années à venir, tout le contraire de ce qu’il fait depuis quatre ans.

Le Président de la République prétend vouloir « personnaliser » le collège.
Rappelons qu’il y a deux jours, il promettait de ne pas fermer de classes dans le primaire. Il faudra donc qu’il explique comment il compte individualiser les réponses éducatives de la 6e à la 3e tout en privant ces classes de l’essentiel des 14000 enseignants qui disparaîtront à la rentrée 2012. En guise de personnalisation, il n’a en réalité à offrir que la suppression des allocations familiales et un fichier des décrocheurs, mesures dont on connaît à la fois le caractère socialement discriminant et l’inefficacité – notons au passage que la droite semble avoir retrouvé le goût des fichiers qu’elle n’a abandonné que le temps d’une mauvaise polémique.

Le flou qui entoure ses déclarations sur le collège unique, qui doit devenir
« collège pour tous » ne peut cependant qu’inquiéter au moment où la
majorité envisage, via l’apprentissage, de revenir sur la scolarité
obligatoire jusqu’à 16 ans et de développer le travail des enfants de 14
ans. Toutes les études montrent pourtant que l’orientation précoce,
obsession éducative de la droite, est à la fois injuste et inopérante.

Le Parti socialiste s’alarme de la vision de la jeunesse portée par un
Président de la République qui n’a à la bouche que les mots d’«
absentéisme», de « sanctions », de « problèmes », d’« élèves difficiles ».
Il propose un nouveau pacte éducatif à la nation, qui s’attachera à la
réussite de tous les élèves. Nous recréerons des postes là où ils sont
nécessaires, développerons la scolarisation précoce, concentrerons les
moyens sur le primaire, refondrons les rythmes et les programmes,
renforcerons l’éducation prioritaire et revaloriserons le métier d’enseignant.

Mise à mal par la Commission européenne de l'aide alimentaire aux plus démunis

Vendredi 24 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Estelle Grelier, Députée européenne

Stéphane Le Foll, Député européen

Germinal Peiro, Secrétaire national du Parti socialiste en charge de l’agriculture, de la ruralité et de la mer




 
La Commission européenne a annoncé la nécessité, motivée par des considérations juridiques, de réduire de manière drastique l'enveloppe financière dédiée au Programme alimentaire européen d’aide aux plus démunis (PEAD).
 
Il serait désastreux, tant  pour les populations concernées que pour la crédibilité et l’image de l’Europe, que les difficultés techniques et juridiques constatées par la Commission conduisent au démantèlement de ce dispositif quasiment vital pour des millions d’européens en situation de précarité, a fortiori en période de crise.
 
Le niveau de développement d’une société se mesure au degré d’attention que celle-ci porte aux plus fragiles et aux plus démunis des membres qui la composent. Il est clair que dans cette affaire l’Europe n’est pas à la hauteur de la situation. La faute n’en incombe pourtant pas aux institutions européennes, mais à quelques chefs d’Etat et de Gouvernement de pays membres, idéologiquement allergiques à toute forme de solidarité européenne.
 
Aujourd’hui, l’Union européenne consacre seulement 1€ par habitant et par an pour défendre le principe fondamental du droit à l’alimentation de ses citoyens. La remise en cause de ce programme illustre la faillite morale et politique de la Droite européenne. Ce sont en effet des gouvernements libéraux et conservateurs qui, au sein du Conseil, font obstacle au changement de base légale de ce dispositif rendu nécessaire par un arrêt de la Cour européenne de Justice. Or, cette modification juridique, à laquelle la Commission et le Parlement sont favorables, est indispensable pour maintenir le programme à son niveau financier actuel.
 
Le Parti socialiste demande au Président de la République et au Gouvernement de faire pression sur leurs partenaires, à commencer par Angela Merkel et David Cameron, dans le but d’infléchir leurs positions et de les ramener à la raison. La France doit faire entendre sa voix et jouer un rôle moteur sur ce sujet lors du Sommet de l’Union européenne qui s’ouvre le 23 juin, puis lors du prochain Conseil des ministres de l’Agriculture qui aura lieu le 28 juin à Luxembourg. Contrairement à ce que laissent entendre les ministres français qui se sont exprimés sur ce dossier, ce ne sont pas les instances européennes qu’il faut convaincre, mais bien les alliés politiques européens du Président de la République française.

Sénégal : vive inquiétude devant le projet de modification de la constitution

Jeudi 23 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 



A moins d'un an de la prochaine élection présidentielle au Sénégal, le PS exprime sa vive inquiétude à propos du projet de modification de la Constitution, qui vise notamment à permettre l'élection du Président de la république dès le premier tour avec moins de la moitié des voix. Une modification constitutionnelle aussi tardive et aussi contestable sur le fond n'est pas de nature à garantir au pays la sérénité nécessaire à la tenue d'un scrutin aussi important.

Une ratification parlementaire d'un tel changement constitutionnel serait elle aussi très discutable, puisque l'opposition n'a pas participé aux dernières élections législatives pour protester - déjà à l'époque - contre les conditions de leur organisation par le pouvoir.

Le PS craint qu'une modification aussi peu consensuelle de la Constitution ne soit à l'origine de nombreux désordres et appelle au dialogue afin que ce projet, source de polémique, ne soit pas retenu.

La licence low-cost de Valérie Pécresse

Jeudi 23 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert, Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche





 
La "nouvelle licence" de Valérie Pécresse est une pseudo-réforme qui ne changera rien à la situation actuelle. La mesure phare – instaurer un minimum de 1500 heures en trois ans – est une provocation : 1500 heures, c’est ce qui existait déjà, en moyenne, il y a dix ans. 1500 heures, c’est le temps de formation en 18 mois de classe préparatoire ou de BTS. Le gouvernement laisse ainsi perdurer des inégalités lourdes entre les filières et n’apporte aucune solution face aux taux d’échecs catastrophiques en premier cycle à l’université ou face au contournement de cette voie par des étudiants de plus en plus nombreux.

En bloquant les créations d'emplois d’enseignants-chercheurs dans les universités, le gouvernement montre qu'il ne veut pas donner aux étudiants les moyens de leur réussite. Pour assurer des heures de cours supplémentaires, les Universités seront contraintes de recourir à des emplois précaires ou dévalorisés au détriment de la qualité de l’enseignement.

L’avenir de nos jeunes mérite un engagement autrement ambitieux. Le Parti Socialiste propose une réforme en profondeur de la licence : 25 heures d'enseignements minimum par semaine, un cadre national des diplômes renforcé et des évolutions pédagogiques indispensables – petits groupes plutôt qu’amphis surchargés, véritable pluridisciplinarité, accompagnement personnalisé par des enseignants… Il y mettra les moyens nécessaires, grâce notamment à un plan en faveur des emplois scientifiques.
 

BAHREÏN

Jeudi 23 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 



Un tribunal spécial de Bahreïn a condamné plusieurs opposants qui avaient animé la contestation contre le pouvoir et appelaient à des réformes démocratiques à Bahreïn, à de lourdes peines de prison, dont huit d’entre eux à la perpétuité.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, telles qu’Amnesty International, la Fédération Internationale des Droits de l’Homme et l’Organisation Mondiale Contre la Torture, ont condamné ce verdict et évoqué des suspicions de tortures et de maltraitances avant les procès.

Le Parti socialiste exprime ses vives préoccupations face à la situation à Bahreïn, notamment la condamnation des opposants. Il demande la libération des personnes injustement condamnées. Il estime que la meilleure façon de ramener la paix et la sécurité à Bahreïn est de répondre positivement aux aspirations des citoyens à la liberté, la démocratie et la justice.

Non renouvellement de l’allocation équivalent retraite : le silence coupable du gouvernement

Jeudi 23 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies,
secrétaire national au travail et à l’emploi







Face au non renouvellement de l’allocation équivalent retraite (AER) et alors que François Fillon s’était engagé le 9 septembre 2010, à la télévision, à mettre en place « un système équivalent, pérenne pour les travailleurs les plus âgés », le gouvernement ne fait toujours rien et oppose un silence inadmissible alors que 30.000 personnes remplissant les conditions sont déjà privées de l'AER à cause de cette promesse non tenue.

Lors des séances de question au gouvernement, à une interpellation pourtant très simple « allez-vous tenir vos engagements et rétablir l'allocation équivalent retraite ? »,  le ministre du Travail, Xavier Bertrand, n’a pas daigné répondre. Ce silence n’est pas autre chose qu’une fin de non recevoir aux partenaires sociaux qui avaient interpellé le gouvernement la semaine dernière lui demandant de tenir ses engagements et de renouveler l’AER.

L’AER concerne pourtant les demandeurs d'emploi qui ne bénéficient plus de l'indemnisation  chômage et qui ne peuvent pas encore bénéficier de la retraite, alors même qu'ils ont atteint la durée de cotisation pour une pension à taux plein, parce qu’il n’ont pas atteint l’âge légal. L’AER avait été créée par le gouvernement socialiste en 2001 pour leur permettre de ne pas être au RSA ou à l’ASS – l’allocation de solidarité spécifique – soit 446 euros par mois, mais de toucher 990 euros par mois !

La situation est d'autant plus urgente que le chômage des plus de cinquante ans a augmenté de 14 % en un an et que l'entrée en vigueur de la réforme des retraites va, dans quelques jours, repousser de quatre mois l'âge légal de la retraite pour tous ceux qui sont nés après le 1er juillet 1951 et, ensuite, de huit mois pour ceux nés après le 1er novembre 1951.

Il est très inquiétant et très choquant de constater que ce gouvernement apporte bien volontiers de multiples argumentaires en tout genre sur les primaires du PS mais n’est pas capable d’apporter une réponse simple pour rassurer des milliers de chômeurs âgés qui se battent quotidiennement pour joindre les deux bouts.

Journée mondiale des services publics : le Parti socialiste mobilisé

Jeudi 23 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi,
Secrétaire national aux Services publics





 
Le Parti socialiste s’associe à la journée mondiale des services publics, ce jeudi 23 juin 2011.

Cette journée est l’occasion de rappeler les ravages opérés par la droite dans les services publics : fermetures massives de classes, d'hôpitaux, de tribunaux, réduction de la lutte contre l’insécurité, désengagement toujours croissant de l'État…

Alors que des services publics modernes sont une des réponses à la crise, ceux-ci sont réduits par ce gouvernement à une simple valeur d’ajustement de plans d'austérité aveugles. Il est urgent de suspendre l’application de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) qui met en danger l’avenir de notre pays.

La promotion de services publics de qualité, performants et durables est au cœur du projet des socialistes.  Nous en faisons une priorité dans le cadre de la campagne des prochaines présidentielles.
 
Le Parti socialiste, qui est cosignataire à l’appel du Conseil mondial des Syndicats, est également partie prenante des mobilisations de la campagne internationale « Services publics de qualité : passons à l'action ! ».

A noter : le 5 juillet prochain, Alexandre Kamaratos, Secrétaire général de l'Internationale des Services Publics (ISP) et coordinateur de l’appel, sera reçu au siège du Parti socialiste. L’ISP, fédération syndicale internationale destinée aux syndicats des services publics, est composée de plus de 600 syndicats du secteur public répartis dans plus de 140 pays. Ensemble, ces syndicats représentent plus de 20 millions de personnes.

Réforme territoriale : nouvelle humiliation pour le gouvernement

Jeudi 23 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Elisabeth Guigou,
Secrétaire nationale à la réforme de l’Etat et des collectivités locales



 
Laborieusement adoptée par l’Assemblée Nationale le 17 novembre 2010, après une année de débats virulents, de retournements vaudevillesques, et de votes à l’arrachée, la « contre-réforme » du gouvernement n’a pas terminé de faire parler d’elle. 

Le 9 décembre 2010, ce texte avait subi un énième revers : le Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires socialistes, avait censuré le tableau de répartition des conseillers territoriaux, jugeant que les écarts trop importants de représentation dans six départements portaient atteinte au principe d’égalité devant le suffrage. Ainsi les sages avaient-ils mis en garde le gouvernement contre sa tentation de manipulation électorale.
 
Contraint de revoir sa copie, le gouvernement avait fait adopter, d’abord par l’Assemblée Nationale - le 5 mai - puis par le Sénat - le 7 juin -, un tableau corrigé de la répartition des conseillers territoriaux. Mais là encore, entre précipitation et mépris du Parlement, le gouvernement a trébuché.
 
Le Conseil constitutionnel vient en effet de censurer son projet de loi, en estimant, conformément à l'analyse des parlementaires socialistes, que ce texte aurait dû, pour respecter la procédure de l’article 39 de la Constitution, être soumis d'abord au Sénat.
 
Cette décision des sages sonne comme une nouvelle humiliation pour le gouvernement, qui s’est obstiné dans l’incohérence, la confusion, la manipulation électorale et la régression démocratique.
 
Le Parti Socialiste, rappelle qu’il supprimera le conseiller territorial dès son retour aux responsabilités. Loin des considérations électoralistes qui guident la droite, le Parti Socialiste mettra en œuvre un troisième acte de la décentralisation au service des citoyens, des territoires, et de la démocratie

Les trois fautes de la rectrice d'Orléans-Tours : le gouvernement doit rappeler à l'ordre Madame Rey

Mercredi 22 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, secrétaire nationale à l'immigration
Bruno Julliard, secrétaire national à l'éducation
Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics


 


Les propos tenus dans la presse par la nouvelle rectrice de l'Académie d'Orléans-Tours montrent à quel point le gouvernement a laissé dériver la parole de l'État.

Premièrement, dans le prolongement des déclarations récentes du ministre de l'Intérieur, elle a multiplié les amalgames choquants entre immigration, échec scolaire et délinquance, conjuguant ainsi mensonge et stigmatisation des jeunes issus de l'immigration.

Deuxièmement, à l’heure où le gouvernement détruit la formation des enseignants, affirmer, comme la rectrice l'a fait, qu’il suffirait que les professeurs "aient des attitudes de parents" pour faire réussir les élèves, révèle une profonde méconnaissance des métiers et de l'institution dont elle a la charge.

Troisièmement, en déclarant qu'elle "représente un gouvernement dont la politique [lui] convient", la rectrice a manqué à son devoir de réserve.

Le ministre de l'Éducation nationale doit rappeler à l'ordre Madame Reynier.

Justice des mineurs : le Parti socialiste dénonce une régression inadaptée, inefficace et inacceptab

Mercredi 22 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice




 

Bien que le Conseil constitutionnel ait réaffirmé le 11 mars dernier que la spécificité de la justice des mineurs est une exigence constitutionnelle, le gouvernement revient à la charge avec de nouvelles mesures tendant à aligner la justice pénale des mineurs sur celle des majeurs.

Ce projet de réforme, dont l’examen débute à l’Assemblée nationale, est une régression et une illusion.

Une régression car il porte atteinte à un principe fondamental de notre droit : on ne juge pas des enfants comme des adultes, principe qui découle tant de notre Constitution que des conventions internationales ratifiées par la France

Une illusion car il laisse à penser que la justice est devenue laxiste, ce qui est démenti par les faits et les chiffres.

Qui peut encore soutenir, après huit ans de cette politique, qu’il suffit de durcir les textes pour faire cesser la délinquance?

Alors que la justice manque cruellement de moyens, alors que  la Protection Judiciaire de la Jeunesse est le parent pauvre de la justice depuis des années, ce gouvernement s’enferre dans une politique à courte vue, électoraliste et inefficace.

Le Parti socialiste dénonce cette atteinte à la spécificité de la justice des mineurs et réaffirme son attachement à ce principe et à la nécessité d’une législation et d’une juridiction spécialisées.

Dans son projet, le Parti socialiste s'engage à préserver cette spécificité, et à revaloriser l’intervention des services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, outil essentiel en matière de justice des mineurs.

Le Parti socialiste, représenté par Marie-Pierre de la Gontrie, participera au rassemblement contre « la mort annoncée de la juridiction des mineurs », aux côtés des professionnels de justice ce jeudi 23 juin à 18h00 place Herriot, derrière l’Assemblée nationale.

 

Le Parti socialiste soutient le « Pique nique revendicatif » des missions locales Paris - Champ de

Mercredi 22 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Pascale GERARD,
Secrétaire nationale à la formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle


 


 
 
La situation dans laquelle se trouvent les missions locales, partenaires majeurs pour l’insertion et l’accompagnement des jeunes, est très préoccupante. Leur rôle est plus qu’essentiel alors que 18% des jeunes sortent sans diplôme de l’Education Nationale chaque année et que le chômage des jeunes se situe aux alentours de 23%.
 
Tandis que les Régions socialistes maintiennent leurs financements, l’Etat se désengage et privilégie les opérateurs privés de placement, au détriment des missions locales, créées en 1981 et constituées aujourd’hui en 471 structures sur le plan national. Ces opérateurs privés ont un coût jusqu’à dix fois plus élevé pour un service dont l’évaluation montre qu’il n’est pas plus efficace.
 
De plus, l’Etat a répondu à la perte de financement du Fonds social européen (FSE) des missions locales l’année dernière par des financements issus du fameux Plan de relance. Celui-ci étant très conjoncturel, les missions locales subissent cette année de plein fouet une baisse de financement.
 
Au-delà de la perte de financements, c’est la « marchandisation de l’insertion » qui est dénoncée par les missions locales, avec lesquelles nous nous indignons.
 
Ce pique nique revendicatif est l’occasion pour le Parti socialiste de dire son refus de ces évolutions, qui, au bout du compte n’apportent aucune valeur ajoutée aux jeunes bénéficiaires, tout en détruisant les conditions et la qualité du travail qui est effectué depuis des années.

Remise des rapports des groupes de travail sur la perte d’autonomie mis en place par Mme. Bachelot

Mercredi 22 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Les socialistes membres des quatre groupes de travail sur la perte d’autonomie
Charlotte Brun, secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance




 
Les parlementaires socialistes nommés aux groupes de travail gouvernementaux sur la dépendance ne souscrivent pas aux rapports présentés à la Ministre des solidarités le 21 juin. Ils ne souhaitent en aucun cas donner quitus au gouvernement sur les scénarios présentés comme s’ils étaient issus de la concertation, mais en réalité approuvés par les députés UMP seuls, et versés au débat public pour servir de ballons d'essai dans l’opinion. Quoi qu’en disent le gouvernement et Mme. Bachelot, la droite a sa feuille de route déjà écrite.
 
Ce qui nous est proposé est une solution a minima, qui ne répond pas aux besoins des personnes en perte d'autonomie, ni aujourd’hui ni d’ici 2040. En revanche, elle met en place un système de financement progressif par la personne elle-même, en fonction de ses moyens et non de ses besoins.
 
La montagne du "chantier de la dépendance" a accouché d'une souris. De ces nombreuses et longues réunions ne sont sorties que des propositions de replâtrage, à moyens constants et sans prise en compte globale et transversale de la problématique de la perte d’autonomie.
 
Comment pourrait-il en être autrement alors que les sources de financement restent inchangées et que ce gouvernement se refuse à mettre en place un système basé sur une véritable solidarité nationale ?
 
Les parlementaires socialistes réaffirment leur volonté politique de répondre aux besoins immédiats et à terme d'accompagnement et de prise en charge, par un projet de réforme ambitieux, global et pérenne qui inscrira le risque de perte d'autonomie dans le cadre d'une Sécurité sociale digne du XXIème siècle, au même titre que le risque de maladie ou de perte de revenu.

Parité : une convention UMP pour rien

Mercredi 22 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Gaëlle Lenfant,
Secrétaire nationale adjointe aux droits des femmes





La droite est certes championne des effets d’annonce, mais l’on attend toujours les « sanctions insupportables » voulues par M. Fillon afin de garantir la parité. A la place, le gouvernement a imposé une contre-réforme territoriale assortie d’un mode de scrutin qui, s’il est appliqué, sera une régression de la parité sans précédent.
 
C’est maintenant au tour de M. Copé d’avancer ses promesses. Mais, au regard des propositions, c’est surtout l’immobilisme qu’il annonce face aux inégalités actuelles. De la « convention » de l’UMP sur le sujet, on n’a retenu qu’une proposition : la mise en place d'un suppléant de sexe opposé pour les élections législatives. Mais cette mesure, qui existe déjà pour les élections cantonales, a fait la preuve de son inefficacité : 86% des élus sont des hommes.
 
Il est temps d’en finir avec les mesures gadgets, quand elles ne sont pas méprisantes. Les femmes sont-elles condamnées à n’être que des suppléantes ?
 
Il est temps de garantir une parité réelle : pour franchir une nouvelle étape dans le partage du pouvoir, les socialistes proposent de généraliser une démarche contraignante, garante de résultats, et d’étendre le principe de parité à toute la sphère publique, qu’elle soit politique, économique ou sociale.
 
Nous considérons que la modernisation de la vie politique ne peut faire l’économie de la parité réelle. Nous améliorerons la représentativité des assemblées parlementaires par l’introduction d’une dose de proportionnelle. Pour les élections nationales, les partis politiques qui ne respecteront pas l’objectif de parité dans le cadre des investitures verront leur dotation publique supprimée. Le cumul d’un mandat exécutif local avec un mandat parlementaire sera interdit. Nous supprimerons le conseiller territorial prévu par la contre-réforme territoriale, et annonçant de graves reculs pour la parité. Le gouvernement sera paritaire.
 
Dès à présent, le Parti Socialiste, travaille à consolider la parité dans ses rangs afin d’appliquer les engagements votés par les militants et militantes socialistes, et préparer les élections de 2012 : le Parti Socialiste présentera au moins 50% de femmes candidates aux élections législatives et visera l’objectif de 50% d’élues aux élections de 2012.

La RGPP (Révision générale des politiques publiques) nuit à la recherche

Mardi 21 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert
Secrétaire National à l’Enseignement supérieur et à la recherche



 
 
 

 
Le Parti socialiste soutient la journée nationale d'action du mardi 21 juin contre la mise en place de la RGPP (Révision générale des politiques publiques) dans les organismes de recherche.
 
Tout en prétendant investir dans la Recherche, le gouvernement la prive de ses moyens. En réduisant drastiquement le nombre des personnels administratifs et techniques, il met en péril le fonctionnement quotidien des laboratoires et des organismes.
 
Ainsi que la Première secrétaire, Martine Aubry, a eu l’occasion de l’exprimer aux personnels du CNRS mobilisés à Toulouse, en mai, le Parti socialiste condamne la mise en place de la RGPP dans la recherche et mettra en place, en 2012, un plan pluriannuel de recrutement pour rejoindre les standards internationaux en matière d’emplois scientifiques.

Annonce de N. Sarkozy sur les fermetures de classes : entre aveu d’échec et promesse électorale

Mardi 21 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’éducation




 


La promesse faite par Nicolas Sarkozy d’un moratoire sur les fermetures de classes à la rentrée 2012 est un énorme aveu d’échec et une opération électorale dont personne n’est dupe.
 
Aveu d’échec, car N. Sarkozy reconnaît que les suppressions de postes entraînent des difficultés insurmontables pour les établissements. Pour autant, il n’annonce rien de nature à montrer qu’il a entendu la mobilisation des enseignants et des parents d’élèves du primaire comme du secondaire, qui s’alarment du démantèlement de l’éducation nationale mis en œuvre avec acharnement depuis 2007.
 
Mais la rentrée de 2012 suit de quelques mois les élections présidentielles, législatives et sénatoriales. Et les élus UMP s’inquiètent de plus en plus ouvertement des effets des suppressions de postes et de fermetures d’écoles sur leur réélection.
 
Cette promesse présidentielle est donc une opération électorale qui aura la même postérité que toutes les belles promesses annoncées avant les élections : elle est faite pour rassurer avant, mais pas pour être tenue après…
 
Qui peut croire, en effet, qu’elle sera tenue, alors que le même jour, le gouvernement confirme 14 000 suppressions de postes dans l’éduction nationale en 2012 ?
 
Ce gouvernement a décidément du mal avec les enseignements fondamentaux, et en particulier, les mathématiques. Comment peut-il prétendre ne fermer aucune classe tout en supprimant, à nouveau, 14 000 postes d’enseignants ? Le collège et le lycée ne sont pas des réservoirs inépuisables et sont d’ores et déjà à l’os. Il n’y a déjà plus suffisamment d’enseignants pour corriger les copies du Baccalauréat ! L’école primaire sera une fois encore mise au pain sec, comme elle l’est depuis 2007.
 
Cette annonce relève de l’exercice d’illusionnisme. Ce n’est pas sérieux de traiter ainsi l’éducation de nos enfants. C’est dès la rentrée 2011 qu’il faut opérer un moratoire sur les suppressions de poste, recommencer à recruter des enseignants et les former correctement pour qu’ils puissent être en mesure de faire réussir tous les élèves.

Non au travail des enfants en France

Mardi 21 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Pascale Gerard 

Secrétaire nationale à la formation




 
 

 
L’Assemblée nationale vient de voter une proposition de loi relative au développement de l’alternance. Cette loi vise entre autre à autoriser l’apprentissage dès l’âge de 14 ans. Le Parti socialiste s’est déjà ému de nombreuses fois de ce projet, qui n’est autre qu’une vieille lune de l’UMP.
Nous regrettons fortement le procédé utilisé, passant outre la discussion de  juin dernier avec les partenaires sociaux.

C’est surtout, à nos yeux, une immense régression par rapport au droit du travail de notre pays, qui interdit le travail des enfants. Nous rappelons qu’un un contrat d’apprentissage n’est rien d’autre qu’un contrat de travail et que l’apprentissage ne doit pas être une orientation « sanction », une orientation par défaut. Elle reste une voie de formation très exigeante et difficile (alternance soutenue de 3 semaines par mois en entreprise, sur 35 heures hebdomadaires).
Nous rappelons que dès 2006 les régions socialistes ont affirmé leur attachement à l’obligation scolaire à 16 ans et se sont opposées à l’apprentissage à 14 ans sous forme de contrat de travail. Les régions socialistes responsables de la carte d’apprentissage, n’ouvriront en tout état de cause aucune section pour ces enfants et ne financeront aucune place dans les Centres de Formation d'Apprentis (CFA) existants.

Etats généraux de l’Economie sociale et solidaire (ESS)

Vendredi 17 Juin 2011

Paris,
Communiqué du Parti socialiste




 
Les premiers Etats généraux de l'économie sociale et solidaire sont organisés à Paris du 17 au 19 juin. Razzy Hammadi, Secrétaire national aux services publics, en charge du groupe de travail sur l’économie sociale au sein du laboratoire des idées du Parti socialiste, y représentera le Parti socialiste le samedi 17 juin.
 
L’économie sociale et solidaire est centrale dans le nouveau modèle de développement dont l’Europe et la France ont besoin. Ellerépond à de nouvelles attentes dans les domaines  de l’environnement, de l’accompagnement des personnes, de l’insertion, de la culture, de la formation, des services, etc.
 
Le Parti socialiste se félicite de l’organisation de ces Etats généraux. Il s’engage à promouvoir l’ESS et à soutenir les projets et les valeurs portées par ses acteurs.
 
Ainsi, nous proposerons à nos partenaires européens de construire un statut européen pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire.
 
Nous faciliterons et protègerons, au plan juridique, la reprise d’entreprise par les salariés sous forme de Société coopérative de production ou de Société coopérative d’intérêt collectif. Nous mettrons en place un statut du salarié repreneur et un droit de préemption social pour donner la priorité aux projets collectifs de reprise des entreprises par les salariés en cas de fermeture de site. Nous créerons une nouvelle forme de coopérative, la société coopérative à actionnariat salarié majoritaire, qui pourra ainsi assurer l’émergence de grosses PMI coopératives.
 
L’Etat accompagnera les territoires qui inscriront l’ESS dans leurs projets de développement, au travers de contrat d’objectifs pluriannuels. La banque publique d’investissement que nous mettrons en place sera particulièrement attentive au développement de l’ensemble des structures de l’ESS.
 
La visibilité institutionnelle des acteurs de l’ESS, facteur de développement de ces structures, devra être garantie, notamment par lareconnaissance de la représentativité des syndicats d’employeurs de l’ESS dans le dialogue social national et territorial.
 
En 2012, le Parti socialiste mettra l’ESS au premier plan et en tête de ses priorités.

La politique industrielle doit relever de l'intérêt général, non du fait du prince

Vendredi 17 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Benoît HAMON,
Porte parole,
Guillaume BACHELAY,
Secrétaire national à l'industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies



En décidant de ne pas reconduire Anne Lauvergeon à la présidence d'AREVA, l'exécutif porte un mauvais coup à l'industrie française. Dans notre pays comme dans le monde entier, sa compétence est connue et reconnue, par-delà les clivages politiques.
Partout sauf... à l'Elysée. Le limogeage de la présidente d'AREVA n'a pas de motif industriel. Au début du quinquennat, le pouvoir avait tenté de démanteler AREVA au bénéfice de groupes amis dirigés par des amis. Anne Lauvergeon s'était publiquement opposée à cette tentative et remporté son bras de fer avec le chef de l'Etat. Il est évident qu'elle paye aujourd'hui sa résistance et son indépendance.
 
Dans une économie moderne, la politique industrielle de la nation, le sort d'un fleuron aux 48 000 salariés mobilisant des centaines de PME pour la sous-traitance, l'image de l'entreprise à l'international, ne peuvent dépendre du fait du prince.
 
Surtout si l'on songe aux défis que doit relever la filière nucléaire civile française dont AREVA est l'un des piliers. Dans la nécessaire transition énergétique que le Parti socialiste appelle de ses voeux et dont la France a besoin, cette filière est un enjeu et un atout : pour la sécurité des installations, pour le démantèlement des centrales qui ne seront pas prolongées, pour investir massivement dans les énergies renouvelables, pour financer la recherche pour le traitement des déchets, pour définir des normes mondiales du nucléaire civil - autant d'impératifs dont le drame de Fukushima a confirmé l'urgence.

Pour rester leader, la filière énergétique française en général et son pôle nucléaire en particulier ont besoin de visibilité et de stabilité, non de dépeçage et de bricolage. Le gouvernement devrait chercher à régler les problèmes plutôt qu'à régler des comptes. C'est une exigence d'intérêt national.

Apprentissage à 14 ans

Vendredi 17 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Pascale Gérard, 
Secrétaire nationale à la formation



 
Il y a un mois, le Parti socialiste exprimait sa crainte de l’abaissement de l’âge légal de l’apprentissage. L’Assemblée nationale examine aujourd’hui une proposition de loi UMP allant dans ce sens.
 Cette proposition traite avec mépris la démocratie sociale : les partenaires sociaux se sont entendus et ont signé un accord sur l’emploi des jeunes le 7 juin dernier et cette mesure d’apprentissage à 14 ans, très discutable, n’y figurait pas.
 En effet, elle implique de revenir sur la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans. C’est une régression pour la scolarité et l’acquisition des connaissances fondamentales.
 On revient 30 ans en arrière. Au lieu de renforcer la place et le rôle de l’école, on dit aux jeunes en difficultés : puisque vous êtes en échec scolaire et que vous n’entrez pas dans le moule…au travail ! Mais avec quelle formation ? Pour quel avenir professionnel ?
 
Un enfant à 14 ans a encore besoin d’école, d’encadrement, de professeurs. L’orientation trop précoce n’augure rien de bon et n’est en soi pas la garantie d’une insertion professionnelle véritable.

Décrochage dans l'enseignement supérieur : un rapport pour rien

Mercredi 15 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert,
Secrétaire nationale à l’enseignement supérieur et à la recherche




 
.
 
Le rapport remis par le sénateur UMP Christian Demuynck à Valérie Pécresse au sujet du décrochage dans l'enseignement supérieur est un catalogue de bonnes intentions qui omet l’essentiel : après dix ans de gouvernement de droite, la situation budgétaire des universités ne leur permet pas de mettre en œuvre les mesures indispensables à la réussite de tous les étudiants.
Le refus obstiné du gouvernement de créer des emplois d'enseignants-chercheurs, ainsi que les difficultés matérielles et financières auxquelles se heurtent trop d’étudiants, sont les principales causes de l’échec du plan "réussite en licence". Sans investissement, sans renforcement sérieux de l'encadrement pédagogique et de l’orientation, sans amélioration des conditions d’études et de vie des étudiants, les taux d’échec à l’université sont voués à rester élevés.
Il n’est plus temps de produire des rapports qui répètent à l’envi ce que tout le monde sait. Il faut désormais passer aux actes. Le Parti socialiste s’engage à créer un service public de l’orientation et à transformer les licences universitaires pour favoriser la réussite de tous, en augmentant fortement le nombre d'heures d'enseignement, en améliorant l'accueil dans les universités et en créant une allocation d'études afin que les étudiants puissent se consacrer pleinement à leurs études.

Mobilisation des médecins formés hors de l’Union européenne

Mercredi 15 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine,

Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale





 
Les médecins formés en dehors de l'Union européenne jouent dans notre pays un rôle décisif. Sans eux, l’hôpital public aurait aujourd’hui de grandes difficultés à fonctionner. Pour autant, ils sont toujours traités de manière discriminatoire par rapport à leurs confrères à diplôme européen.
 
Les procédures d’évaluation ne tiennent compte ni de leur expérience professionnelle, ni de leurs titres. Quant à leurs perspectives et carrières, elles sont gravement compromises, même quand leur formation initiale est complétée par des diplômes obtenus en France.
 
Le gouvernement reste sourd à leurs demandes. Ce mépris justifie que ces médecins aient décidé de manifester aujourd'hui.  Car de deux choses l'une : soit ils ne sont pas compétents et ils ne doivent pas exercer dans nos hôpitaux, soit ils peuvent exercer les responsabilités qui leur sont confiées et celles-ci doivent être justement reconnues.
 
Ces médecins réclament, à juste titre, la reconnaissance de leur expérience professionnelle et des concours adaptés. Leur imposer de passer des examens, comme s’ils n’avaient pas d’expérience, revient à nier le travail qu’ils effectuent au quotidien, dans les établissements de santé de notre pays.
Le Parti socialiste demande au gouvernement de mieux prendre en compte leurs revendications et de réfléchir à de réelles solutions. Pourquoi ne pas leur demander, par exemple, un engagement à servir un certain nombre d’années à l’hôpital public, en contrepartie de leur reconnaissance et revalorisation professionnelle ?
 
Plutôt que de mettre en place les réformes structurelles nécessaires, le gouvernement choisit de ne pas entendre. Les Français, eux, voudraient que leur santé redevienne une priorité.

Mariage des couples de même sexe : la droite hostile à l’égalité

Mardi 14 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem,
secrétaire nationale aux questions de société



La proposition de loi socialiste visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe au nom de l’égalité entre les couples a été rejetée aujourd’hui par la majorité UMP.
Or chacun sait que refuser l’égalité des droits pour l’ensemble des citoyen-ne-s ne fait qu’encourager les stigmatisations, discriminations et violences envers les personnes LGBT.
 Les débats qui ont précédé le vote ont d’ailleurs été l’occasion de lever le voile sur les préjugés sous-jacents, homophobes, discriminants et dégradants, insuffisamment dénoncés par la majorité parlementaire, comme ceux de la députée UMP Brigitte Barèges, s’exclamant « et pourquoi pas marier les animaux »…  Ils ont également mis en lumière l’opportunisme des députés et ministres UMP vantant les mérites du Pacs contre lequel ils ont tant lutté à l’époque  et y renvoyant sans cesse les couples homosexuels.
C’est oublier que le PACS n’est pas une union homosexuelle, qu’aujourd’hui plus de 9 PACS sur 10 sont contractés par des hétérosexuels et que si ce dispositif voulu par la gauche est une avancée pour ceux qui avant n’avaient accès à rien, il faut aller au-delà. Le mariage est un symbole social, c’est la reconnaissance juridique pleine et entière par la société d’un couple à exister et à être considéré comme tel. Tous les couples qui le désirent doivent pouvoir y avoir droit et ainsi être reconnus par la société et la République.
Il est temps de mettre un terme aux discriminations à l’encontre des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles ou transsexuelles, trop souvent entretenues par notre droit. Les socialistes resteront mobilisés, au Parlement, comme aux côtés des citoyennes et citoyens lors des prochaines marches des fiertés, notamment le 25 juin à Paris, pour défendre leurs propositions et faire avancer l’égalité des droits pour toutes et tous. Ils seront au rendez-vous en 2012.
 

Journée de solidarité: deuxième fiasco en vue

Samedi 11 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance






                                            
 
A l’approche du lundi de Pentecôte, rappelons le bilan piteux de la « journée de solidarité » inventée par le Premier ministre Raffarin pour ponctionner les salariés sous prétexte de prendre soin des personnes âgées.
Sept ans après, force est de constater que nos aînés ne sont pas mieux lotis qu’en 2003. Pire, cette année, les ressources de la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) sont siphonnées par l’assurance maladie à hauteur de 100 millions d’euros. Le gouvernement alors organise lui-même l’assèchement des moyens disponibles pour la prise en charge de l’autonomie.
Pour financer son « grand chantier de la dépendance », dont il ne sortira probablement que quelques mesures symboliques en 2012, Roselyne Bachelot a réouvert la piste d’une seconde « journée de solidarité » aussi inefficace et inadaptée que la première.
Le Parti socialiste propose une approche globale de la compensation de la perte d’autonomie tout au long de la vie et de l’adaptation de la société au vieillissement de la population. C’est dans le cadre de cette approche que pourra être mise en œuvre une politique avec un financement juste, intergénérationnel et solidaire des incapacités.

Sur la sécheresse, Nicolas Sarkozy déçoit, une nouvelle fois.

Samedi 11 Juin 2011

Communiqué
Germinal Peiro, Secrétaire national à la ruralité et à la mer

 

 
Les agriculteurs, au premier rang desquels les éleveurs, très durement touchés par la sécheresse qui frappe le pays depuis plusieurs mois attendaient avec impatience la visite très largement annoncée, mise en scène et médiatisée, de Nicolas Sarkozy en Charente.
 
Le Ministre de l’Agriculture s’était d’ailleurs répandu dans les medias sur  le "chiffre important" d'aide aux agriculteurs que le chef de l’Etat allait annoncer. Prudent cependant, il s’était gardé d’en indiquer le montant. Bien lui en a pris. Car, une nouvelle fois, le Président Sarkozy a déçu.
 
En agitant l’épouvantail européen, arguant que des aides d’urgence seraient déclarées illégales par Bruxelles, Nicolas Sarkozy s’est dédouané de ses responsabilités et s’est contenté d’annoncer des mesures techniques classiques – report d’un an du remboursement des prêts accordés aux éleveurs en 2009  et octroi d’une enveloppe d'  « environ » 200 millions d'euros au Fonds national de garantie contre les calamités agricoles pour permettre le versement d'indemnisation au mois de septembre – parfaitement inadaptées à la gravité de la situation.
 
Le Président Sarkozy n’aurait-il pas mesuré l’ampleur de la crise ? Ce n’est pas au mois de septembre, quand la spéculation sur le fourrage, la paille et le blé aura mis à genoux les éleveurs français, quand les agriculteurs agoniseront faute de trésorerie, quand les troupeaux auront été décimés qu’il faudra se décider à agir.
 
Il y a urgence vitale pour des milliers de paysans.
 
Le Parti Socialiste exige du gouvernement le déblocage immédiat d’une aide spécifique pour le secteur de l’élevage. En sus d’engagements financiers, le Parti Socialiste réclame l’interdiction sur l’ensemble du territoire du broyage de pailles, l’obligation de réorientation vers l’alimentation animale des deux millions de tonnes de céréales destinées à la production de bioéthanol, et un encadrement des prix de l’alimentation du bétail.

Le Parti Socialiste présent à l'Europride LGBT à Rome

Vendredi 10 Juin 2011

Paris,
Communiqué du Parti Socialiste



 


Harlem Désir, Député européen et Secrétaire national à la Coordination, et Gilles Bon Maury, Président d’Homosexualités et socialisme, représenteront le Parti socialiste à l'Europride LGBT à Rome le samedi 11 juin, où ils seront aux côtés de nombreux eurodéputés et socialistes européens.
 
Grande manifestation européenne, l'Europride a lieu cette année en Italie pays dans lequel aucune reconnaissance légale n'est accordée par l'Etat aux couples de même sexe.
 
Au coeur des Marches des fiertés comme dans les Parlements, en France comme en Europe, les socialistes sont pleinement mobilisés pour l'égalité réelle des droits et contre toutes les discriminations.
 
Les socialistes ont inscrit dans leur Projet pour 2012 leur engagement pour l’ouverture du mariage et de l’adoption à tous les couples. Nous défendrons particulièrement mardi prochain, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi socialiste, destinée à ouvrir le mariage aux couples de même sexe.

Plus de doute, la famille n’est vraiment pas une priorité pour la droite

Vendredi 10 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Patrick GILLE, Secrétaire national à la famille






Le rapport de Brigitte Grésy (Igas) rendu public cette semaine est une nouvelle preuve du consensus actuel sur l’allongement du congé paternité. Il permettrait de mieux partager les tâches domestiques et les soins aux enfants dans les familles et de lutter contre les inégalités dans les entreprises et la société en général liées à la maternité.
Mais Roselyne Bachelot a fermé la porte hier à toute mesure progressiste. Elle prend prétexte du déficit de la branche famille alors que le budget 2011 a affecté une partie de la CSG, qui lui était attribuée, pour financer la dette sociale ! Autrement dit, on prive la famille de ses ressources et on explique ensuite qu’il n’y a plus d’argent pour financer des réformes utiles.
Le Parti socialiste proteste contre ces choix du gouvernement. L’allongement du congé paternité coûterait 250 millions d’euros. Le gouvernement préfère offrir 1 milliard d’euros aux Français les plus aisés en réformant l’ISF, plutôt qu’améliorer la situation de l’ensemble des familles.
Rappelons que depuis 2007, rien n’a été tenté pour lutter contre la pauvreté qui touche 2 millions d’enfants. Et il y a toujours deux tiers des enfants de moins de trois ans qui sont gardés par un proche, le plus souvent leur mère, faute de mode de garde.
Cette inaction, en plus d’aggraver considérablement les difficultés des familles, met la France en contradiction avec les engagements européens. L’allongement du congé maternité à 20 semaines a été décidé en octobre 2010 par le Parlement européen. Il est exclu en France pour ces raisons budgétaires.
Nous nous engageons, dans le cadre du Projet pour 2012, à réformer les congés familiaux et à créer un véritable service public de la petite enfance pour assurer l’éveil des tout-petits et faciliter l’articulation entre les vies professionnelle et familiale.

Conclusions de la mission parlementaire sur les gaz et huiles de schiste: l'UMP continue de soutenir

Jeudi 9 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement durable
Aurélie Filippetti, secrétaire nationale à l’Energie
Philippe Martin, secrétaire national adjoint à l’Environnement et au Développement durable





La mission parlementaire sur les hydrocarbures de schistes a rendu mercredi 8 juin un rapport d’information. Les conclusions divergentes entre les co-rapporteurs – l’un PS et l’autre UMP – traduisent une réalité : l’UMP s’entête à promouvoir l’exploitation des gaz et huiles de schiste.
 
Or, s’entêter dans l’extraction des hypothétiques gaz et huiles de schiste du sous-sol français, c’est tourner le dos à la nécessaire et urgente transition environnementale !
 
Conflits d’usage de l’eau, modification des paysages, altération des écosystèmes et dégradation de la biodiversité, pollutions et assèchements des nappes phréatiques, dispersion de dizaines de tonnes d’additifs chimiques dangereux pour les populations environnantes… la liste d’arguments est longue pour justifier une opposition résolue à une activité minière agressive qui a pu se développer sans aucun contrôle démocratique.
 
La France doit s’interdire une activité qui ne lui permettrait pas de respecter ses engagements nationaux (loi POPE, facteur 4 à horizon 2050), européens (« Paquet énergie climat ») et internationaux (protocole de Kyoto et engagements de Cancun à contenir sous 2°C le réchauffement climatique).
 
La majorité ne peut pas vouloir réduire la dépendance nationale aux énergies fossiles tout en se lançant dans l’exploitation d’une nouvelle énergie fossile, contre l’avis unanime des citoyens et des élus des territoires concernés !
 
Les permis exclusifs imprudemment accordés par le Gouvernement en mars 2010 doivent être abrogés.
 
Le Parti socialiste défend une politique énergétique qui suit une trajectoire ambitieuse : réduction des consommations d’énergie et lutte contre le changement climatique, développement de l’efficacité énergétique et des énergies de substitution aux énergies fossiles et au nucléaire.

Handicap : nouveau jeu de dupes de Nicolas Sarkozy

Jeudi 9 Juin 2011

Communiqué
Charlotte Brun
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance




On attendait du président de la République qu’il profite de la deuxième édition de la Conférence nationale du handicap pour regarder en face la situation et tirer le bilan des mauvais résultats de sa politique.
Hélas, on a eu droit à la place à un satisfecit bien loin de la réalité que les personnes en situation de handicap et leur famille vivent au quotidien. La part du budget de l’Etat consacré au handicap « malgré la crise » est présentée comme un engagement fort, alors qu’il se contente de répondre aux obligations légales !
On nous dit qu’il y a 50 000 enfants en situation de handicap de plus à l’école par rapport à 2007 mais c’est malheureusement un leurre car si nombre d’entre eux apparaissent désormais dans les statistiques, c’est parce que leur handicap est désormais reconnu. Ensuite parce qu’ils ne bénéficient pas d’un accompagnement adapté : les « professeurs référents » qui doivent évaluer leurs besoins ont parfois 200 élèves à suivre, d’après le rapport Paul Blanc lui-même ! Les contrats des auxiliaires de vie, privés de statut et de formation de qualité, ne sont plus reconduits depuis 2010, l’Etat se défaussant de ses responsabilités sur les associations et considérant ces postes comme des variables d’ajustement de la politique de l’emploi, sans répondre au besoin des enfants. Les enseignants ne sont pas formés. Les postes de RASED, destinés à accompagner les enfants en difficulté, sont supprimés. L’école n’est pas une consigne où il suffirait de déposer les enfants au milieu de classes surchargées. L’enjeu de la scolarisation ne peut se résumer à la seule ouverture des classes : nous devons nous donner les moyens d’accueillir correctement tous les élèves tout au long de leur parcours.
On nous dit que l’Allocation aux adultes handicapés a été augmentée. Mais même son montant maximal reste inférieur au seuil de pauvreté. Nos concitoyens qui sont dans l’impossibilité de travailler sont-ils condamnés à la misère ?
On nous dit que 26 000 places en établissement et services pour personnes en situation de handicap ont été autorisées. Cela ne signifie pas qu’elles seront créées ! Et c’est seulement la moitié des 50 000 places promises !
On nous dit que l’accessibilité est une priorité. Mais Nicolas Sarkozy nous certifie lui-même que la proposition de loi Paul Blanc, qui prévoit des dérogations pour le bâti neuf, sera examinée par le Sénat avant la fin du mois ! Il y a comme un paradoxe à considérer ce chantier comme un coût et une contrainte au moment où une réflexion est menée sur le vieillissement.
On nous dit qu’il faut favoriser l’emploi et la formation professionnelle. Mais ce sont 500 places en entreprises et services de travail adaptés qui ont été supprimés en 2011 ! Et 6 000 accompagnements de travailleurs en situation de handicap que Pôle Emploi a cessé de financer en 2011 ! Ou encore l’indécente exception de l’Education nationale qui n’est pas contrainte de respecter l’objectif des 6%.
Le Parti socialiste regrette l’absence de bilan lucide alors que Nicolas Sarkozy a laissé filer son mandat sans tenir ses promesses. Comme si les personnes en situation de handicap devaient toujours se contenter d’un peu moins d’égalité et de solidarité que les autres !
Nous nous engageons, dans le cadre du projet pour 2012, à prendre en compte le handicap dans chaque loi soumise au Parlement, à assurer l’accessibilité de tous les services de l’Etat et des administrations et leur exemplarité en matière d’emploi et à garantir la scolarisation des enfants par le développement de vrais métiers de l’accompagnement sur la base de qualifications reconnues. L’objectif pour nous est de bâtir une ville accessible à tous où chacun se sentirait pleinement citoyen.

Décès de Pierre Lanquetin

Jeudi 9 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY
Première Secrétaire




J'ai appris avec tristesse le décès de Pierre Lanquetin, ancien responsable confédéral de la CFDT et Conseiller honoraire à la Cour de cassation.
Universitaire, Pierre Lanquetin a consacré une grande partie de sa vie à l'engagement syndical. Dans ses différentes fonctions, il s'est distingué par son action au service des libertés syndicales et de la défense des droits au travail. Il a toujours été un interlocuteur de grande qualité pour les pouvoirs publics.
Je tiens à rendre hommage à sa mémoire. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et aux membres de la CFDT.

Inexécution des peines : la droite constate l'échec de sa politique, les socialistes proposent des r

Jeudi 9 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité





Priorité affichée par Nicolas Sarkozy depuis 2002, la lutte contre l'insécurité est un échec. Les violences physiques ont augmenté de 16% depuis 2004. Les moyens des forces de l'ordre ont diminué. Les coupes budgétaires de la droite placent aujourd’hui le budget français de la justice à la 37ème place sur 43 en Europe. Une "politique du chiffre" s'est imposée au détriment de la culture du résultat et de la sécurité quotidienne des Français.

Le rapport présenté mardi par Eric Ciotti rappelle la réalité de l'exécution des peines en France, problème soulevé chaque année par les professionnels du droit et qui fait l'objet depuis longtemps de l'attention des socialistes. Faute de moyens, 80.000 peines de prison sont en attente d'exécution en France.

Pour répondre à ce problème nous avons fait des propositions, le 14 mars dernier, en présentant notre projet pour une justice indépendante, respectée, efficace et protectrice.

Pour être efficaces et respectées, les décisions de justice doivent être immédiatement suivies d’effet. Pour cela, les réponses avancées par les socialistes visent à améliorer le fonctionnement des tribunaux et à faire de la prison, non seulement une sanction, mais aussi un lieu de réinsertion et de prévention de la récidive.

Alors que le rapport présenté par Eric Ciotti propose de construire toujours plus de prisons pour y loger toujours plus de détenus, la solution passe, au contraire, par l'affirmation que l’enfermement n’est pas la seule réponse pénale efficace. La prison ne doit pas être seulement un lieu de privation de liberté, mais aussi prévenir la récidive, et permettre la réinsertion. Nous proposons un mécanisme de prévention de la surpopulation pénitentiaire, une réforme de l'outil de prévention de la récidive qu'est la libération conditionnelle, et une amélioration du suivi des détenus. Une véritable politique d’aménagement de peines doit être mise en œuvre, fondée sur un projet pénitentiaire individuel défini avec chaque détenu, incluant des activités, une formation ou un emploi rémunéré de manière juste, et sur un suivi individualisé.

Une nouvelle fois, l’échec des décisions prises par Nicolas Sarkozy en matière de justice et de sécurité a amené l’UMP à en proposer d'autres. Elles connaîtront bientôt le même destin. Ainsi va la politique du Président de la République depuis son élection : faute de pouvoir appuyer son bilan sur un résultat, Nicolas Sarkozy remet constamment en cause la loi pour ouvrir immédiatement un nouveau chantier législatif et entretenir ainsi l’illusion de l’action.

Il ne faut pas abandonner le peuple Syrien.

Jeudi 9 Juin 2011

Communiqué de Martine Aubry,
Première secrétaire du Parti socialiste




Plus 1000 personnes ont été tuées depuis le 15 mars, plusieurs milliers arrêtées arbitrairement, des fosses communes découvertes, les tortures continuent malgré les engagements du régime : la Communauté internationale doit agir avec la plus grande fermeté pour protéger le peuple Syrien du régime de Bachar Al Assad.

Je  demande à nouveau que la Cour pénale internationale soit saisie sans délai par le Conseil de sécurité de l’ONU.

L’accès humanitaire immédiat et sans entraves dans l’ensemble des villes et villages où des personnes nécessitent une assistance, y compris les blessés et les personnes en détention, doit être exigé.

Les opposants au régime doivent être libérés au plus vite, les journalistes doivent pouvoir travailler sans contrainte et tous les médias libérés de la censure.

Conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes qu’elle contient, c’est maintenant un message sans ambiguïté et sans faiblesse que la Communauté internationale doit adresser au régime Syrien. Ne pas le faire serait se résigner à abandonner le peuple syrien à une répression impitoyable.

ISF

Mercredi 8 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Benoît Hamon,
Porte parole du PS



Derrière le rideau de fumée de la suppression du bouclier fiscal, la majorité persévère plus que jamais dans sa politique de classe en octroyant un nouveau cadeau fiscal aux plus riches, alors qu’elle organise dans le même temps la chasse aux plus pauvres et le démantèlement des services publics.

À moins d’un an de l’élection présidentielle, le gouvernement de François Fillon se vautre dans l’indignité en achevant son mandat comme il l’a débuté, à la botte des grandes fortunes auxquelles il offre 1,8 Milliard d’euros d’allègement d’impôt de Solidarité sur la Fortune en échange de la suppression du bouclier fiscal. Par cette grossière purge dans les caisses de l’état, la droite réussit le tour de force de quasiment faire disparaître l’ISF en permettant immédiatement à plus de la moitié des assujettis, soit plus de 300000 contribuables de ne plus payer un centime au titre de cet impôt, alors que la suppression du bouclier n’interviendra qu’à partir de 2013 et ne rapportera que 700 millions d’euros au budget de l’Etat.

C’est donc plus d’un milliard d’euros du budget de la nation que le gouvernement consacre à ceux dont il n’est décidément capable d’exiger aucun effort, aucun sacrifice pour sortir le pays de la crise.

Un milliard d’euros qui manquera pour recruter les enseignants, les infirmières, les policiers qui font cruellement défaut sur le terrain aux cotés de nos concitoyens.

La droite ajoute le cynisme à la lâcheté en s’acharnant sur les français les plus pauvres au moment même où les députés votent ce nouveau cadeau aux grandes fortunes. Le chef de file de l’UMP, après avoir stigmatisé les bénéficiaires du RSA accusés d’être responsables de leur situation, prétend aujourd’hui diminuer le montant de leur allocation. Cette déclaration signe le forfait d’un pouvoir incapable d’apporter des réponses sérieuses aux difficultés des Français, mais si prompt à servir le couvert aux plus riches.

Décès de Jorge Semprún

Mercredi 8 Juin 2011

Communiqué de Martine Aubry,
Première secrétaire du Parti socialiste




J’ai appris avec émotion et tristesse le décès de Jorge Semprún.

Pour tous ses lecteurs, il restera l’inoubliable peintre de la « nudité métaphysique » de l’homme, comme il aimait à la désigner. Jorge Semprún avait mis son génie d’écrivain au service de la description de l’horreur de la déportation. Plus que des livres, ses textes portent le témoignage ardent de la souffrance et la clameur muette de tous ceux qui ne sont pas rentrés.

Résistant, militant mais aussi ministre, Jorge Semprún a traversé le siècle en combattant infatigable de la justice, de la liberté et de l’égalité. Survivant de la déportation, c’était aussi un grand européen, qui connaissait la valeur et le prix de l’unification de notre continent.

Je garderai longtemps en mémoire nos conversations. Avec lui, c’est un grand homme qui s’éteint. L’Europe, l’Espagne, la France, perdent un sage dont la voix manquera.
 

La réforme de la fiscalité du patrimoine : un nouveau cadeau fiscal pour les plus aisés

Mardi 7 Juin 2011

Paris,
Communiqué du Bureau national

  




Décidément, le quinquennat de Nicolas Sarkozy sera bien celui de l’injustice. La législature se termine comme elle a commencé : avec des cadeaux fiscaux pour les plus fortunés. C’est d’autant plus scandaleux que la France traverse une crise économique et sociale sans précédent et que le pouvoir d’achat des Français régresse.

La réforme de l’ISF proposée par la majorité n’est en effet rien d’autre qu’un nouvel avantage fiscal accordé aux plus riches. Ils perdent certes les 800 millions d'euros du bouclier fiscal, mais pour se voir offrir plus du double (1,8 milliards) en nouvelle ristourne à travers le rehaussement de 800.000 euros à 1,3 million d’euros du seuil de taxation et la baisse des taux de l’ISF. Non seulement les anciens bénéficiaires du bouclier fiscal seront largement bénéficiaires en payant moins d’ISF, mais ils pourront en plus cumuler les deux avantages jusqu’en 2012.

Les 1900 ménages possédant un patrimoine supérieur à 17 millions d’euros vont voir leur ISF réduit en moyenne de 370.000 euros. Qui peut croire à la fable du gouvernement sur une réforme qui serait à l’avantage des classes moyennes ?

Alors que les Français dans leur ensemble subissent les effets d’une politique d’austérité mêlant recul des services publics, déremboursements et hausse des taxes, cette réforme est particulièrement choquante.

Il est grand temps d'engager une véritable réforme fiscale pour notre pays comme le propose le Parti socialiste avec un impôt plus progressif, débarrassé des niches fiscales, plus simple, plus clair et plus juste. Depuis plusieurs mois, nous avons élaboré des propositions : fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu pour une plus grande progressivité, plafonnement des niches fiscales, alignement de la fiscalité des revenus du patrimoine sur celle des salaires, plus grande progressivité de l’ISF, notamment.

TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIÈRES : LES SOCIALISTES FRANÇAIS ET SOCIAUX-DÉMOCRATES ALLEMANDS DEM

Mardi 7 Juin 2011

Paris,
Communiqué du Bureau national

  


Dans le cadre de la campagne lancée par le Parti Socialiste Européen (PSE) appelant à la mise en œuvre coordonnée au niveau national et européen d’une taxation sur les transactions financières, les groupes parlementaires SRC à l’Assemblée nationale et SPD au Bundestag appellent instamment à sa mise en œuvre dès l’automne 2011.

La crise financière a révélé des dysfonctionnements majeurs auxquels il convient de remédier sans plus attendre. L’introduction d’une telle taxe aura au moins trois effets vertueux :

-    Contribuer à la transparence des marchés financiers ;
-    Dissuader  certains mouvements spéculatifs ;
-    Doter les États membres de l’Union européenne, et éventuellement l’UE elle-même, d’une recette budgétaire supplémentaire.

Si des oppositions persistent au niveau européen, les Etats membres qui souhaitent aller de l’avant ne doivent pas en être empêchés.

C’est pour cela que le Parti socialiste déposera le 9 juin une proposition de résolution recommandant au gouvernement de présenter de manière conjointe avec le gouvernement allemand et nos partenaires européens volontaires, au plus tard lors du premier Conseil européen de l’automne 2011, une proposition législative visant à introduire une taxe sur les transactions financières qui contiendrait les éléments suivants :

-    Une assiette de la taxe sur les transactions financières englobant toutes les transactions boursières et non boursières, titres, obligations, et produits dérivés de même que toutes les transactions sur le marché monétaire ;
-    Toutes les transactions seraient taxées avec un taux de 0,05% du volume d’échange correspondant ;
-    Les recettes de la taxe sur les transactions financières pourraient être affectées aux budgets nationaux, à la réduction des déficits, au financement de grands projets et au financement de l’aide aux pays en développement et leur adaptation au réchauffement climatique ;
-    La proposition législative doit être configurée de telle manière qu’elle puisse être introduite au niveau de l’Union européenne et si besoin d’abord au niveau de la zone euro ou d’un groupe de plusieurs Etats membres.

Les citoyens attendent des gouvernements une telle initiative qui n’a que trop tardée. Il est temps d’agir.

Gilad Shalit

Mardi 7 Juin 2011

Paris,
Communiqué
Parti socialiste





Cinq ans après la capture de Gilad Shalit par des groupes armés proches du Hamas, c’est avec une grande émotion que la Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, et le secrétaire à l’international, Jean-Christophe Cambadélis, ont rencontré Noam Shalit, le père de notre jeune compatriote franco-israélien.

Le Parti socialiste a exprimé à Noam Shalit sa pleine solidarité face à cette terrible épreuve traversée par sa famille au courage et à la dignité exemplaires. Il a réitéré sa demande de libération immédiate de Gilad Shalit, portée notamment au quotidien par de nombreuses collectivités territoriales dirigées par les socialistes.

Personne ne peut être indifférent face au drame vécu par la famille et les proches de Gilad Shalit. Sans nouvelles, ils vivent dans l’angoisse. Alors qu’ils attendent depuis 5 ans de revoir leur fils, le poids des jours est de plus en plus difficile à supporter pour ses parents.

Le Parti socialiste demande que dès maintenant un droit de visite soit accordé au comité international de la Croix Rouge, conformément au droit humanitaire international.

Le parti socialiste soutient les démarches des autorités françaises et internationales en vue de la libération de Gilad Shalit et mobilisera tous ses contacts dans la région pour faire passer des messages de responsabilité à tous ceux qui peuvent, d’une manière ou d’une autre, contribuer à sa libération.

Pour une nouvelle politique de développement et de coopération

Mardi 31 Mai 2011

Paris,
Communiqué du bureau national


   



Depuis trop longtemps,  les pays du Sud sont menacés sur les plans démographique, économique, écologique, démocratique et sur le plan des capacités régaliennes des Etats. Les réveils démocratiques en cours dans les peuples d’Afrique et du Moyen-Orient ouvrent de nouvelles perspectives pour construire les voies nouvelles d’un développement librement choisi et durable. Cette nouvelle donne appelle une réponse ambitieuse. Le Parti socialiste a présenté le 31 mai 2011 ses propositions pour une nouvelle politique de développement et de coopération et pour renouveler la francophonie (pièce-jointe).

Les socialistes entendent réorienter la politique française d’aide au développement pour faciliter le renforcement des Etats fragiles, pour investir dans le développement économique et pour amorcer une gestion responsable des biens publics mondiaux : le climat, l’air, l’eau, la biodiversité, les grands massifs forestiers.

Les socialistes poursuivront la contribution de la France aux objectifs du millénaire pour le développement. Ils tiendront l’engagement de consacrer 0,7% réels du PIB à l’aide au développement.

Pour redonner à la France les moyens d’agir et de peser, les socialistes proposent de reconstituer une capacité d’intervention bilatérale en aides dans les pays les plus pauvres. L’effort de la France en la matière fera l’objet d’un débat parlementaire annuel, et d’une véritable campagne d’information du public. De même,  la France mettra tout en œuvre pour renforcer les solidarités entre l’Europe et l’Afrique et donner aux institutions et programmes internationaux plus d’efficacité et de cohérence. Les socialistes agiront pour faire converger vers le haut des normes internationales dans les domaines social, environnemental et culturel, pour renforcer la lutte contre l’évasion fiscale et pour renforcer les coopérations régionales. Ils défendront la création d’une banque euro-méditerranéenne de co-développement et d’investissement.

Les socialistes encourageront le réseau culturel français à l’étranger, victime du désengagement de l’Etat. Ils encourageront la coopération décentralisée. Le rôle des pouvoirs locaux, des sociétés civiles et l’action des ONG doit en effet être revalorisé. La mise en cohérence de cette politique passera par un ministère ou un secrétariat d’Etat clairement identifié. Le gouvernement doit pouvoir disposer d’une vision géopolitique à moyen et long terme.

Enfin, les socialistes proposent une nouvelle étape pour la francophonie et la consolidation d’un espace francophone solidaire. Les Maisons de la Francophonie seront développées. Une Agence francophone de l’Education et pour la coopération éducative sera fondée pour mettre en place un programme « Erasmus » francophone. L’audiovisuel extérieur sera renforcé. Enfin, la France proposera l’adoption d’un « passeport culturel » de la francophonie, facilitant le sentiment d’appartenance commune et permettant d’envisager des échanges culturels entre les ressortissants de cet espace.

Garde à vue : l'inconséquence du gouvernement conduit à une situation d'instabilité juridique

Mardi 31 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre  de la Gontrie
Secrétaire nationale aux Libertés publiques et à la justice




 



Après avoir jugé le 15 avril dernier que les exigences européennes devaient s’appliquer immédiatement à la procédure de garde à vue, la Cour de cassation vient de décider que les gardes à vue antérieures à cette date pouvaient être contestées.

Cette décision de la Cour de cassation était prévisible.

Cette situation souligne à nouveau l'imprévoyance et l'inconséquence du gouvernement de Nicolas Sarkozy qui, en niant avec obstination la nécessité d'une réforme de la garde à vue, indispensable et inéluctable,  place un grand nombre de procédures dans une situation d'instabilité juridique.

La prime de 1000 euros se dégonfle

Mardi 31 Mai 2011

Paris,
Communiqué du bureau national





Symbole de la politique menée par ce gouvernement, la prime de 1000 euros, annoncée comme la mesure censée améliorer le pouvoir d’achat des français et mieux répartir les richesses, ne restera qu’un gadget médiatique. A la lecture de l’article 1er du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale, consacré à cette prime, on comprend que sa mise en place a été pensée pour que la très grande majorité des salariés n’en voit jamais la couleur.

Simple redéploiement de mécanismes déjà existants, comme l’intéressement ou la participation, cette prime n’est obligatoire que pour les grandes entreprises dont les dividendes sont en « en augmentation par rapport à la moyenne des deux exercices précédents ». Dans les entreprises de moins de 50 salariés, elle ne sera versée uniquement si l’employeur le décide ! Il s’agit surtout d’une fausse prime de 1000 euros, puisqu’aucun montant minimal n’est prévu par la loi !

En parallèle, les actions du gouvernement convergent toutes pour miner le moral des Français et détériorer leur pouvoir d’achat. Ce sont près de 10 millions de salariés au SMIC à qui le gouvernement a refusé systématiquement d’accorder le moindre coup de pouce. Ce sont 5,2 millions d’agents publics qui voient leur pouvoir d’achat gelé. Ce sont des millions de Français asphyxiés par les hausses du prix du gaz et de l’électricité que le gouvernement laisse filer ou encore par l’augmentation des loyers qu’il refuse d’encadrer. Les Français ne sont pas dupes, ils ont compris que s’il y a bien un frein à l’amélioration de leur pouvoir d’achat, c’est bien ce gouvernement.

Parce que chaque Français aura pu constater que le « travailler plus pour gagner plus » n’était bien qu’un slogan de campagne, et parce que nous souhaitons rendre aux Français le pouvoir d’achat que ce gouvernement leur a pris, nous organiserons, dès 2012, une conférence salariale, dont l’objectif sera d’augmenter les salaires, pour plus de justice et pour plus de croissance.

Le Parti socialiste apporte son soutien aux fonctionnaires

Mardi 31 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi,
Secrétaire national aux services publics et à la fonction publique




 
 
Une journée de mobilisation est organisée aujourd’hui contre la politique d’austérité salariale dans la fonction publique.
 
Alors qu'il est demandé aux fonctionnaires des efforts importants pour pallier les suppressions de postes, notamment dans l'Éducation nationale, dans la police ou dans la santé, alors que leur pouvoir d'achat a régressé de 0,9% en 2010, le gouvernement persiste à bloquer leurs rémunérations.
 
Le Parti socialiste soutient cette mobilisation et sera représenté par Razzy Hammadi, Secrétaire national aux services publics et la fonction publique, lors du rassemblement parisien prévu à 11h00 devant le ministère du budget et de la fonction publique.

Education nationale : une « foire aux remplaçants » pour seule politique de recrutement

Vendredi 27 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi,
Secrétaire national aux Services Publics
Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’Education





 

 
L’organisation par le Rectorat de Paris et Pôle Emploi d’une « foire » d’enseignants remplaçants est proprement hallucinante. Opération inédite, elle témoigne de l’absurdité de la politique de ce gouvernement et du mépris qu’il a pour l’éducation de nos enfants.
 
A l’heure où Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, claironne qu’il y a encore, selon lui, trop d’enseignants et qu’il convient de supprimer 16.000 postes supplémentaires à la rentrée prochaine, l’Education nationale se voit contrainte de constituer en urgence et sans véritable préparation un vivier de professeurs précaires en lieu et place d’un véritable corps enseignant.
 
Des entretiens conduits à la va-vite, une formation à l’encadrement de classe réduite à 2 ou 3 jours : cette politique de remplacement est totalement irresponsable. Enseigner est un métier qui nécessite des compétences et une formation dignes de ce nom.
 
Ce sont nos enfants qui sont les victimes de la politique menée depuis quatre ans : suppressions de postes, précarisation du corps enseignant, non remplacement des professeurs absents, surcharge des classes, suppression d’options et de certaines matières…
 
Le Parti socialiste propose une toute autre vision de l’Education nationale et de la continuité du service public. Nous réitérons avec fermeté notre demande d’un moratoire sur les suppressions de postes, et appelons au remplacement des professeurs absents par des enseignants formés.

Échec scolaire : manifestement Claude Guéant n’y connaît rien

Jeudi 26 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
Secrétaire national à l'éducation
Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l'immigration



 
 
Après ses déclarations de dimanche, Claude Guéant récidive sur l’amalgame entre immigration et échec scolaire. Ces propos du Ministre de l’Intérieur traduisent l’ignorance grave de ce ministre des questions éducatives et une volonté délibérée de tromper l’opinion pour stigmatiser une nouvelle fois les immigrés.
 
Il est intolérable qu’un Ministre de la République puisse tenir de tels propos mensongers.
 
Les rapports de l’OCDE et du Haut Conseil à l’Intégration, sur lesquels prétend s’appuyer Claude Guéant, n’accréditent en rien son propos. S’ils reconnaissent les difficultés rencontrées par les enfants d’immigrés, souvent de milieux modestes, c’est pour déplorer qu’en France le milieu socio-économique reste déterminant dans la réussite des élèves et que l’école ne joue plus un rôle majeur dans la lutte contre les inégalités.
 
Et loin d’être préoccupé par cette situation, le gouvernement contribue à l’aggraver par sa politique. Depuis 2007, le gouvernement procède à un véritable démantèlement de l’Education nationale : suppression de 66 000 postes, fermeture à la rentrée prochaine de 1500 classes.
 
La France n’a pas besoin de boucs émissaires mais d’une politique ambitieuse qui mette fin aux écarts scandaleux observés entre les élèves les plus favorisés et ceux qui subissent de plein fouet les ségrégations sociales et spatiales. Le Parti socialiste propose de changer radicalement de politique pour reconstruire un système éducatif juste, équitable et mieux adapté à chaque enfant.

Arrestation de Ratko Mladic

Jeudi 26 Mai 2011

Paris,

Communiqué

Martine Aubry,

Première secrétaire du Parti socialiste




 

Je salue l'arrestation du criminel de guerre Ratko Mladic, recherché depuis près de 16 ans. Cette arrestation va permettre à la justice de faire son travail, ce qui est décisif pour la pacification de la région et la réconciliation des peuples de l'ex-Yougoslavie.

 
Cette arrestation représente un signal fort de la volonté des autorités serbes d'améliorer leur coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. En remplissant ainsi une de ses obligations internationales, le gouvernement serbe fait un pas important et je souhaite que d'autres suivent. C'est seulement à ce prix que le peuple serbe pourra se réconcilier avec sa propre histoire et poursuivre, le cas échéant, son rapprochement avec l'Union européenne.

Projet de loi bioéthique : d’espoir déçu en espoir déçu…

Jeudi 26 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale aux Questions de société
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche





 
Détricotant minutieusement les quelques avancées que les Sénateurs avaient, contre l’avis du gouvernement et grâce à la mobilisation constante des socialistes, réussi à imposer, les députés de droite ont donc, cette nuit, opposé une fin de non recevoir à l’ouverture de l’assistance médicale à la procréation à toutes les femmes tout comme à l’autorisation encadrée de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
 
L’aveuglement face aux réalités de la société, le conservatisme face aux progrès des mœurs, et l’obscurantisme face aux potentiels de la recherche scientifique auront décidément marqué de leur empreinte régressive cette discussion sur la loi bioéthique. Faut-il d’ailleurs vraiment s’en étonner quand, régulièrement, des dérapages viennent révéler les préjugés de tous ordres qui, chez une partie des élus de droite, fondent encore ces positions réactionnaires, dont le tout récent « Et pourquoi pas marier des animaux ? » de la députée UMP Brigitte Barèges commentant l’idée d’un mariage homosexuel.
 
Les français ne s’y tromperont pas, eux qui savaient ce rendez vous incontournable pour progresser sur le front de l’égalité et de la lutte contre les fatalités.
 
Les socialistes, guidés par les principes de laïcité, d’égalité, de solidarité et par la volonté d’encourager la recherche au service du plus grand nombre, continueront à se mobiliser pour l’adoption de règles qui permettent de protéger la dignité des êtres humains, tout en soutenant les avancées scientifiques, médicales et sociétales.

Chômage : une situation marquée par la hausse de la précarité

Jeudi 26 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies, secrétaire national au travail et à l’emploi

 




Les chiffres du chômage publiés aujourd’hui confirment une situation dont personne ne peut se satisfaire. Si le nombre de personnes n’ayant pas travaillé, ne serait-ce qu’une heure, diminue, le nombre des demandeurs d’emplois qui enchaînent les petits boulots et connaissent la précarité continue d’augmenter. Sur un an, cette augmentation atteint plus de 120 000 demandeurs d’emplois.

Les seniors sont particulièrement touchés par cette situation de sous-emploi : ils sont 100 000 de plus à être touchés par le chômage par rapport à avril 2010.

 Deux ans et demi après le début de la crise, plus de 4 millions de Français recherchent toujours un emploi, soit 841.000 de plus qu’en novembre 2008, alors que d’autres pays, notamment l’Allemagne, sont parvenus à réduire significativement le nombre de demandeurs d’emplois. L’incapacité du gouvernement et de Nicolas Sarkozy à sortir la France de la spirale du chômage est manifeste.

 La politique de Nicolas Sarkozy a été une succession d’erreurs et d’improvisations. Destruction des emplois publics, multiplication des heures supplémentaires qui se sont substituées aux embauches, absence de véritable plan de relance, austérité budgétaire et salariale : l’accumulation de ces contre-sens économiques manifestes a ajouté à la crise mondiale, une crise spécifiquement française.

 Il est temps d’en finir avec une politique qui n’a obtenu aucun résultat. Pour relancer l’emploi, il est urgent de mettre en œuvre, comme nous le proposons, un vrai plan de relance de l’activité (banque publique d’investissement industriel pour investir massivement aux côtés des entreprises, modulation de l’impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués aux actionnaires pour encourager le développement des entreprises) et des mesures pour protéger les salariés et relancer rapidement l’emploi (la création de 300.000 « emplois avenir » en direction de la jeunesse, la mise en place de véritables dispositifs pour décourager les licenciements boursiers, la modulation des cotisations sociales pour favoriser le recours au CDI).

La croissance et l’emploi sont au cœur du projet socialiste. Depuis 4 ans, ce n’est une priorité pour la droite que dans les discours et uniquement le temps des campagnes électorales.

Tests de résistance des centrales nucléaires européennes : la sécurité au rabais

Jeudi 26 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale à l’Energie
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable

 

 
C’est un accord au rabais qui vient d’être conclu au sein de l’Union Européenne sur les tests de résistance des centrales nucléaires. L’Europe se satisfait d’une revue de sûreté tronquée, malgré le message fort sur les risques encourus par les pays nucléarisés envoyé par le Secrétaire général des Nations Unies.
 
Les pays qui refusaient une surveillance européenne de la sûreté des centrales, dont la France, ont eu gain de cause. L’échec des pays nucléarisés à s’entendre et à garantir des critères exigeants et exhaustifs est consternant. Les tests de résistance intégreront certes les risques naturels (inondations, séismes, tempêtes etc.) et certains risques accidentels (crash d’avion, explosion à proximité d’une centrale) mais sans évaluation des plans d’urgence prévus en cas de crise – qui n’existent même pas dans de nombreux cas !
 
La question des mesures préventives des risques terroristes – cyberattaque, attentat - a été renvoyée à de futurs groupes de travail mixtes entre experts nationaux et représentants de la Commission, sans calendrier ni modalités précises, alors que l’occasion était donnée d’aborder la question dès maintenant.
 
Et que dire de la légitimité des audits menés au niveau national, réalisés sur une base « volontaire », qui laissent les exploitants s’évaluer à l’aune de leurs propres critères et qui bien naturellement ne se déjugeront pas ? En cas de défaillance, l’absence de conséquence annoncée et harmonisée au niveau européen – les décisions étant laissées aux Etats -, rend ces audits factices.
 
Le Parti socialiste appelle le Président de la République, qui préside le G8 à Deauville, à prendre ses responsabilités. Les discussions sur la sûreté doivent inclure les questions de sécurité sans repousser sans fin les décisions. Ce G8 doit également être l’occasion de discuter d’un organe international de régulation et de contrôle qui soit indépendant, afin d’assurer la transparence que chaque citoyen est en droit d’exiger

Communiqué Alain Richard, Président de la commission d'enquête

Mercredi 25 Mai 2011

Paris,





La commission d’enquête mandatée par le conseil national du PS sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône n’a pris aucune position quant au contenu de son rapport qui sera présenté au Bureau national le 20 juin et rendu public à la même date.

Elle poursuit ses entrevues et son recueil d’informations. Les spéculations et interprétations sur ce que pourraient être ses conclusions ne reposent sur aucune réalité.

L’entretien prévu le 26 mai entre Martine Aubry et Alain Richard, qui accompagnera Michel Destot et Alain Bergounioux, portera sur la situation politique en vue des primaires et non sur le déroulement de l’enquête.

Sommet du G8 de Deauville

Mardi 24 Mai 2011

 


  





Le G8 qui se réunira les 26 et 27 mai à Deauville doit déboucher sur des résultats concrets  et ne pas se réduire, comme les précédents, à une simple photo de chefs d’Etats sans réelles décisions.

Les révolutions du Printemps démocratique arabe ont besoin de véritables mesures  de soutien alors que de nombreux autres peuples cherchent à conquérir leur liberté – en Lybie, en Syrie et ailleurs.

Les difficultés économiques et sociales rencontrées en Egypte et en Tunisie, ainsi que les problèmes liés à la mise en œuvre de la transition démocratique, représentent des menaces importantes pour l’avenir de ces révolutions. Le G8 et l’Union européenne doivent être au rendez-vous de l’Histoire et se mobiliser fortement pour aider ces peuples à concrétiser leurs aspirations à la liberté, à la démocratie et au développement.

Le Parti socialiste attend du G8 des décisions fortes : un plan de soutien ambitieux à l’égard de la Tunisie et de l’Egypte doit être décidé. Ce plan doit, en particulier, se fixer deux objectifs : l’aide à la mise en œuvre des institutions démocratiques et la relance économique.

Sur l’autre sujet à l’ordre du jour – internet – le Président de la République s’est signalé par une vision particulièrement rétrograde. Le Président de la République a toujours présenté internet comme un risque et non comme un vecteur de liberté – ce qu’il est aujourd’hui dans tous les pays où les peuples luttent pour se libérer. L’ensemble de sa politique – en passant par les lois DADVSI, HADOPI et LOPPSI – a toujours consisté à vouloir restreindre la liberté sur la toile. La réunion aujourd’hui de l’e-G8 n’est donc qu’un écran de fumée qui ne masque pas l’archaïsme des positions défendues par le gouvernement français.

Enfin, si tous les sujets qui seront abordés à Deauville sont décisifs, ils ne doivent pas faire oublier l’enjeu de la régulation financière, qui reste toujours aussi impérative et malheureusement aussi embryonnaire. Le Parti socialiste demande que l’on passe de la parole aux actes dans la lutte contre les paradis fiscaux, l’encadrement des pratiques financières et des fonds spéculatifs, l’instauration d’une taxation des transactions financières internationales : tout cela reste indispensable pour permettre une croissance saine, alors qu’un peu partout, les acteurs de la finance recommencent à se comporter comme si la crise n’avait pas eu lieu. Un G8 pleinement utile serait un G8 qui s’engagerait à relancer les négociations de ce domaine.

Sur la sureté nucléaire, le Parti socialiste demande des avancées sur deux sujets essentiels. Tout d’abord le cahier des charges des tests de résistance sur les centrales nucléaires doivent être exigeants et exhaustifs : ils doivent intégrer les risques liés à des facteurs humains (crash aérien, cyber-attaque, attentat…) comme le demande la Commission européenne. Fukushima doit aussi nous amener à mettre en place une coordination internationale en matière de sureté nucléaire. Le G8 doit ouvrir le chantier de la création d’un organe international de régulation et de contrôle de sûreté des installations nucléaires.

Le Parti socialiste soutient les mobilisations dans l’éducation nationale

Mardi 24 Mai 2011

Paris,
Communiqué du Bureau national





                          La règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans l’éducation nationale a des conséquences désastreuses pour l’avenir et la réussite de nos enfants. 66 000 postes supprimés depuis 2007, 9000 enseignants en moins en Primaire cette année alors que davantage d’élèves y sont attendus à la rentrée 2011, 1500 classes fermées : ces coupes sombres ont des effets immédiats sur l’environnement scolaire des élèves.

Fermer une classe équivaut à en surcharger d’autres. Cette situation frappe particulièrement le milieu rural. Certaines classes de maternelles y accueilleront ainsi plus d’une trentaine d’élèves. Des départements verront des dizaines de villages – dix pour le seul Jura par exemple – déplorer la fermeture de leur école. Augmentation du nombre d’élèves par classe, disparition des RASED : ce sont aujourd’hui les élèves les plus en difficulté qui souffrent. Ce n’est plus seulement l’encadrement pédagogique qui est menacé : en diminuant le nombre d’adultes dans les établissements, c’est également la sécurité des enfants qui est mise en cause.

Face à cette situation intenable, la colère monte. Des mobilisations regroupant des enseignants, des parents d’élèves et des élus ont lieu à travers la toute France depuis des semaines. Manifestations devant le Ministère de l’Education nationale, occupations d’établissements, « Nuit des écoles » le 20 mai… Les mobilisations se poursuivent aujourd’hui à Lyon, le 27 mai à Paris, le 31 mai à Toulouse.

Le Parti socialiste est aux côtés de l’ensemble des Français, des parents d’élèves, des élèves et du personnel éducatif pour défendre un service public de l’éducation plus juste, plus équitable et mieux adapté aux besoins de chaque enfant.

Il apporte son soutien aux mobilisations citoyennes locales et nationales contre la casse organisée de l’Education nationale. Il réitère son appel à un moratoire national sur les suppressions de postes. Par ailleurs, il ne se satisfait pas des mesures cosmétiques annoncées par Luc Châtel : quelques centaines de master en pseudo-alternance ne compenseront pas les effets dramatiques de la réforme de la formation des enseignants.

Il est plus que temps de changer radicalement de politique. La France doit recommencer, à investir dans l’éducation, à tous les niveaux, depuis la maternelle jusqu’à l’université. Nous devons mettre fin aux écarts scandaleux observés entre les élèves les plus favorisés et ceux qui subissent de plein fouet les ségrégations sociales et spatiales et sont condamnés à l’abandon éducatif. Le Parti socialiste fait aujourd’hui des propositions : recréer des postes là où ils sont nécessaires et revenir sur les suppressions de classes, développer la scolarisation précoce, concentrer les moyens sur le primaire, passer aux cinq jours éducatifs, transformer le collège pour la réussite de tous, rénover la pédagogie et limiter les redoublements, renforcer l’éducation prioritaire, mettre en place une nouvelle carte scolaire, et réussir ce projet en passant nouveau contrat avec les enseignants.

                           L’éducation est notre avenir. Ce sera notre priorité.

Méthanisation et biogaz : énième stagnation programmée d’une filière d’énergie renouvelable

Mardi 24 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie Filipetti, secrétaire nationale à l’Energie
Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable




 
L'arrêté du 19 mai 2011 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations qui valorisent le biogaz trahit encore une fois un manque de vision stratégique du gouvernement sur la politique énergétique.
 
Après l’éolien et le photovoltaïque, la politique irresponsable du gouvernement en matière d’énergies renouvelables se poursuit. Et on peut imaginer que les mêmes causes (instabilité et illisibilité réglementaire, défaut d’organisation de la branche autour de structures fortes et efficaces, délais de raccordement des installations d'un an, tarifs incitatifs inférieurs à ceux annoncés etc.) produiront les mêmes effets : résultats et ambitions médiocres, échec des filières.
D’où un retard considérable par rapport à nos voisins européens. La France ne compte aujourd’hui qu’une centaine d’installations en service, dont seulement 30 installations de méthanisation à la ferme, contre 5000 en Allemagne !
Ce texte de pseudo « dispositifs de soutien » confirme une fois de plus l'absence de volonté de promouvoir l'établissement de filières renouvelables en France, alors même que la valorisation énergétique des déchets aurait pu être un contributeur clé à l’atteinte de l’objectif de 23% d’énergie renouvelable en 2020, que cette politique ne nous permettra pas d’atteindre.

La répression en Biélorussie

Mardi 24 Mai 2011

Paris,
Communiqué
JEAN-CHRISTOPHE CAMBADELIS, Secrétaire national aux relations internationales et à l’Europe



                                      
 
 
A la suite de l’élection présidentielle frauduleuse du dictateur Alexandre Loukachenko en décembre dernier, plusieurs candidats d’opposition, dont Nikolaï Statkévitch, président du Parti social-démocrate de Biélorussie, ont été arrêtés. Les autorités leur reprochent d’avoir participé à des mouvements de protestation pacifiques. Tant les candidats que les manifestants du 19 décembre encourent de lourdes peines de prison, certains ayant déjà été condamnés. Le principal rival de Loukachenko, Andreï Sannikov, a été condamné la semaine dernière à cinq ans de privation de liberté.
Le Parti socialiste est indigné par les violations aussi flagrantes des droits et des libertés de l’opposition politique biélorusse. Il demande à l’Union européenne et à l’OSCE de condamner fortement ce déni de droit et d’œuvrer pour la libération des détenus politiques et au respect des droits de l’Homme dans ce pays.

Révision de la loi bioéthique : Mobilisé-e-s pour ouvrir l’accès à l’assistance médicale à la procré

Mardi 24 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale aux Questions de société





 
Suivant en cela les propositions défendues par les socialistes, le Sénat a choisi en avril dernier, et ce malgré l’opposition du gouvernement, d’ouvrir l’assistance médicale à la procréation à tous les couples, permettant ainsi d’améliorer l’accès à la parentalité et de mettre un terme aux discriminations fondées sur  l’orientation sexuelle.

A partir d’aujourd’hui,  l’Assemblée nationale examinera en deuxième lecture le projet de loi bioéthique. Le Parti socialiste continuera à se mobiliser en faveur de cette mesure légitime, progressiste et émancipatrice par essence. Najat Vallaud Belkacem sera présente aujourd’hui au rassemblement initié, sur ce sujet, par l’inter-lgbt, place Edouard Herriot, près de l’Assemblée nationale à 18h30.

Le Parti Socialiste, résolu à lutter contre les discriminations et pour l’égalité sera présent et mobilisé dans toutes les Marches des Fiertés en juin, partout en France, et continuera à faire entendre sa voix, en défendant à l’Assemblée nationale le 9 juin prochain sa proposition de loi relative à l’ouverture du mariage à tous les couples.

Nouvelles déclarations de M. Copé sur les primaires socialistes : aussi ridicules et infondées que l

Lundi 23 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Christophe Borgel,
Secrétaire national aux élections et à la vie des fédérations

 


M. Copé, dont cela semble être devenu une marotte, vient une nouvelle fois d’attaquer les primaires socialistes et tenter de jeter le doute sur ce qui sera une grande mobilisation populaire, transparente et démocratique.

On attendrait plutôt de la part de M. Copé qu’il s’occupe de faire des propositions pour améliorer le pouvoir d’achat des Français, pour redresser notre économie et notre industrie et pour réduire le chômage.

Ses précédentes insinuations ont toutes fait long feu. La CNIL a validé le dispositif proposé par le Parti socialiste.

La nouvelle déclaration de M. Copé aura la même postérité. Prétendre que des maires pourraient exercer des pressions sur leurs agents pour les inciter à voter est ridicule.

Faut-il rappeler à M. Copé que les maires organisent dans notre pays toutes les élections sans qu’il y ait de problème vis-à-vis de l’indépendance des agents municipaux. Pourquoi en irait-il autrement pour la primaire ?

Chacun voit bien la fébrilité et l’inquiétude qui saisissent l’UMP et ses dirigeants à l’idée que le Parti socialiste mobilise largement les Français à l’occasion de la primaire. Ce n’est pas une raison pour dire n’importe quoi. Ce devrait être surtout, pour l’UMP et le gouvernement, une incitation à agir plutôt qu’à médire.

Albanie: le vote des électeurs doit être respecté

Samedi 21 Mai 2011

Paris,
Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national  à l’Europe et à l’International

 
 

Le dimanche 8 mai se sont tenues en Albanie des élections municipales. Après les élections législatives de juin 2009 aux résultats contestés ces élections avaient valeur de test politique.
 
Le résultat du scrutin à Tirana, qui montre une petite avance du candidat du parti socialiste et maire sortant, Edi Rama, est contesté par son adversaire et risque de provoquer une crise politique grave.
 
Le Parti Socialiste demande à ce que la Commission Electorale Centrale puisse effectuer son travail de validation des résultats électoraux dans le calme et la sérénité, en dehors de toute pression politique. La légitimité du processus électoral en dépend.

Barack Obama et le Proche-Orient

Samedi 21 Mai 2011

Paris,
Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national  à l’Europe et à l’International

 

 
 
Le Parti socialiste salue le soutien du président Barack Obama aux mouvements pour la démocratie dans le monde arabo-musulman et sa déclaration en faveur d’un Etat palestinien sur la base des frontières de 1967.
 
Cette déclaration va dans le bon sens, reprenant les termes des résolutions des Nations unies et des accords conclus par le passé entre les Israéliens et les Palestiniens. Elle correspond également à la demande, exprimée depuis plus de trente ans, du Parti socialiste.
 
Sur cette base, les Etats-Unis, l’Union européenne et tous ceux qui peuvent jouer un rôle dans ce conflit doivent se donner les moyens politiques et économiques pour parvenir à une paix juste et durable au Proche-Orient avec deux Etats viables et sécurisés.

Justice des mineurs : le Parti socialiste dénonce une régression inadaptée, inefficace et inacceptab

Mercredi 18 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice





Bien que le Conseil constitutionnel ait réaffirmé le 11 mars dernier la spécificité de la justice des mineurs, le gouvernement revient à la charge avec de nouvelles mesures tendant à aligner la justice pénale des mineurs sur celle des majeurs.

Ce projet de réforme, examiné cette semaine au Sénat, est une régression et une illusion.

Une régression car il porte atteinte à un principe fondamental de notre droit : on ne juge pas les mineurs comme des majeurs, principe qui découle tant de notre Constitution que des conventions internationales ratifiées par la France

Une illusion car il laisse à penser que la justice est trop laxiste. Qui peut encore croire, après huit ans de cette politique, qu’il suffit de durcir les textes pour faire cesser la délinquance?

Alors que la justice manque cruellement de moyens, alors que  la Protection Judiciaire de la Jeunesse est le parent pauvre de la justice depuis des années, ce gouvernement s’enferre dans une politique à courte vue, électoraliste et inefficace.

Le Parti socialiste dénonce cette atteinte à la spécificité de la justice des mineurs et réaffirme son attachement à ce principe et à la nécessité d’une législation et d’une juridiction spécialisées.

Dans son projet, le Parti socialiste s'engage à préserver cette spécificité, et à revaloriser l’intervention des services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, outil essentiel en matière de justice des mineurs.

Soutien aux mobilisations contre les suppressions de postes et fermetures de classes

Mercredi 18 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
secrétaire national à l’éducation



 

 
Le Parti socialiste apporte son soutien aux mobilisations qui ont lieu partout en France contre les suppressions de postes et les fermetures de classes.
 
Les conséquences de la suppression de 66 000 postes d’enseignants depuis 2007 sont inadmissibles. A la rentrée 2011, 1500 classes seront fermées alors que 4 900 élèves supplémentaires sont attendus, avec pour conséquence des classes surchargées, le non remplacement des professeurs absents, le manque de temps pour le travail en équipe…
 
La fermeture de tant de classes frappe encore plus durement le milieu rural pour qui l’école est le cœur du village. Un village sans école, c’est un village qui se meurt.
 
Alors oui, l’école c’est l’avenir. Le Parti socialiste l’affirme et réitère son appel à un moratoire immédiat sur les suppressions de postes. Il en va aujourd’hui de la continuité du service public de l’éducation sur l’ensemble du territoire.

Une nouvelle tentative de la majorité pour affaiblir la loi SRU !

Mercredi 18 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Nathalie Perrin-Gilbert,
secrétaire nationale au logement.






 
Dans une proposition de loi déposée le 11 mai dernier à l’Assemblée nationale, des députés de la majorité ont de nouveau tenté de revenir sur les 20% de logements sociaux prévu par l'article 55 de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbains) du 13 décembre 2000. Décidément, la majorité n’a pas renoncé à dispenser les communes les plus riches de construire des logements sociaux sur leurs territoires !
 
Cette fois, ces députés proposent de modifier les éléments pris en compte pour le calcul des 20%, en y incluant les bénéficiaires du PTZ+, outil destiné aux ménages quelque soit leurs revenus, pour accéder à la propriété. Une manière de revenir sur l’obligation pour les communes de construire du logement locatif accessible à tous, alors qu’une étude de l’INSEE publiée cette semaine rapporte que le poids du logement dans le budget des ménages a particulièrement augmenté pour les locataires du secteur libre et les ménages à faibles ressources. Les députés de la majorité auraient été sans doute mieux inspirés en proposant des mesures destinées à lutter contre la crise du logement et la hausse de son coût pour la majorité des ménages !
 
A l'inverse, parce que les besoins de logements accessibles sont immenses, le Parti socialiste propose dans son projet de porter à 25 % la proportion de logements sociaux devant être atteinte dans chaque ville et d’imposer 30% de logements locatifs sociaux dans toute nouvelle opération immobilière.
 
Le Parti socialiste s'opposera à ce détricotage la loi SRU et continuera de défendre la construire de logements sociaux sur les territoires qui en ont besoin.

Déclaration de Laurent Wauquiez : les bénéficiaires du RSA ne sont pas des fainéants mais bien les v

Lundi 9 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies,
secrétaire national au travail et à l’emploi
Germinal Peiro,
secrétaire national chargé de l’agriculture, la ruralité et la mer



 
Laurent Wauquiez, a proposé dimanche 8 mai que les bénéficiaires de minima sociaux soient astreints à des heures hebdomadaires de service social et que leurs aides soient plafonnées, pour marquer l'écart avec « celui qui travaille ».
 
Encore une fois, les bénéficiaires du RSA, victimes de l’incapacité du gouvernement à agir en faveur de l’emploi, sont montrés du doigt et accusés d’être dans une situation de désespérance sociale.
 
Que Monsieur Wauquiez aille expliquer qu’ils sont des fainéants aux agriculteurs qui s’éreintent toute l’année à la tâche mais qui, pour affronter la baisse des revenus agricoles, sont 40 000 à avoir déposé une demande de RSA depuis juin 2009. Qu’il aille faire le tour des bassins d’emploi et qu’il ose dire aux milliers d’ouvriers frappés par les délocalisations, qui se sont battus pour garder leurs emplois, qu’ils sont des assistés. Qu’il regarde en face les jeunes de plus de 25 ans qui n’arrivent pas à entrer sur un marché du travail bouché et leur explique en quoi ils sont responsables de cette « société française qui tourne à l'envers ».
 
C’est avant tout la politique du gouvernement qui tourne à l’envers. Une politique totalement déconnectée de la réalité. C’est parce que ce gouvernement n’a eu aucune politique en faveur de l’emploi que tant de travailleurs sont aujourd’hui au chômage. A un an de l’élection présidentielle, il faut regarder en face ce bilan catastrophique au lieu de stigmatiser ceux qui souffrent de ses échecs. Plutôt que de ressortir de vieilles lunes idéologiques, le gouvernement ferait mieux d’agir.

Projet de loi bioéthique devant le Senat: la sagesse ne doit pas interdire l'audace; elle exige la j

Mercredi 4 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem, Secrétaire nationale Questions    de société
Bertrand Monthubert, Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche





 
Cette semaine, c’est au tour du Sénat d’examiner le projet de loi bioéthique.
 
Le Parti socialiste continuera à y défendre les trois positions essentielles qu’il a portées à l’Assemblée nationale, comptant sur la deuxième chambre pour ne pas bloquer, à l’instar de la première, tout progrès.
 
- Autoriser, sous conditions, la recherche sur les cellules souches embryonnaires, pour permettre à la science et à la médecine, qu'elle soit préventive, réparatrice ou procréatrice, de progresser, et aux citoyens d’en profiter. Les dernières avancées scientifiques dans le domaine des maladies rares illustrent, s'il le fallait, l'urgence de permettre aux chercheurs de travailler sur ces cellules souches, alors que le régime actuel les freine inutilement.
- Faire cesser les discriminations à l’encontre des personnes homosexuelles. Leur garantir un réel égal accès à la parentalité, c'est notamment permettre aux femmes, quelle que soit leur situation de couple ou d'infertilité, de recourir à l’assistance médicale à la procréation. Leur garantir aussi, sans distinction d’orientation sexuelle, le droit de participer à la solidarité collective par le biais des dons de sang ou d’organes.
- Veiller à ce que la loi bioéthique soit toujours en phase avec les progrès des sciences et les évolutions de la société. Plutôt qu'un catalogue (que le gouvernement voudrait désormais figer) des pratiques  autorisées ou interdites, la loi devrait indiquer les valeurs, les principes et les objectifs de notre société et en confier l’application concrète et continue à des institutions comme l’Agence de biomédecine sous le contrôle du parlement.
 
Les sénateurs auront cette semaine la lourde charge de transformer un projet de loi régressif en un texte ambitieux et porteur de souffle pour la société toute entière.

Mort de Ben Laden

Lundi 2 Mai 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry
Première secrétaire du Parti socialiste


Le Parti socialiste salue le succès de l'action américaine qui a conduit à la mort de Ben Laden.
Une page se tourne aujourd'hui pour le monde avec la disparition d'un des visages majeurs de la terreur.
 
Nous savons que le terrorisme ne s'éteint pas avec sa disparition, et qu'il doit continuer à être combattu avec la plus grande fermeté au niveau international.
 
Le parti socialiste a en ce moment une pensée particulière pour toutes les victimes de la barbarie d'Oussama Ben Laden et notamment pour les familles des victimes du 11 septembre.

Le conseil de la création artistique est mort et enterré.

Samedi 30 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la culture
Karine Gloanec-Maurin, Secrétaire nationale adjointe à la culture




Après seulement deux ans d'existence, l'officine privée sous contrôle direct du Président de la République au mépris du rôle du ministère de la Culture qu'était le Conseil de Création Artistique, a fait long feu.

Ce conseil n'aura donc marqué l'histoire culturelle que pour son coût de 10 millions d'euros pendant que les budgets dévolus à la création artistique et notamment au spectacle vivant n'ont cessé de diminuer. La suppression de ce conseil lancé par un simple communiqué de l'Elysée ne fait mention d'aucun grief, d'aucune raison justifiant l'arrêt de cette soi disante mission. Pire , Mr Karmitz est remercié pour avoir réussi à démontrer son utilité selon l'Elysée. Belle hypocrisie !

Le Parti Socialiste qui a demandé depuis longtemps la suppression de ce conseil ne peut que se réjouir de cette décision qui efface le caprice présidentiel de sa création.

Sur ce sujet, comme sur d'autres, Nicolas Sarkozy passe désormais son temps à défaire ce qu'il a fait. Sous sa présidence, la France culturelle aura perdu du temps et pire, sur bien des points, aura pris le chemin de la régression. Bel aveu d'échec!"

Les principes républicains d'égalité de tous et entre tous doivent aussi être respectés dans le spor

Vendredi 29 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Brigitte Bourguignon,
Secrétaire nationale au Sport
Pascale Boistard
Secrétaire nationale chargée de la lutte contre les discriminations dans le projet socialiste



 

 
C’est avec stupeur que le Parti Socialiste apprend, par l’intermédiaire du journal en ligne Mediapart, les propos qu’auraient tenus des dirigeants du Football français.

Le principe républicain d'égalité doit être appliqué partout et pour tous.

Nous attendons du gouvernement et en particulier de la Ministre des sports qu'ils fassent la lumière sur cette affaire et qu'ils en tirent  cas échéant toutes les conséquences nécessaires pour faire respecter nos principes et nos lois républicains.

Arrestations de Tunisiens : une opération politique aux limites de la légalité

Jeudi 28 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, secrétaire nationale à l'immigration
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité





Le Parti socialiste condamne fermement l'arrestation de plusieurs dizaines de Tunisiens au Parc de la Villette hier soir. La méthode qui consiste à interpeler des personnes en détresse après un repas distribué par la Croix-Rouge est choquante.

Le Parti socialiste dénonce cette opération politique, à la limite de la légalité, proposée comme une suite médiatique au sommet franco-italien. En continuant de considérer avec mépris la transition démocratique en cours, le gouvernement hypothèque l’avenir de nos relations avec la Tunisie.

La police nationale, police républicaine, a été dévoyée dans sa fonction. Alors que les chiffres de la sécurité sont mauvais, que les conditions de travail et les moyens des forces de police se dégradent, il est urgent de recentrer leurs missions. Elles ont d'autres priorités que de remplir des quotas d'interpellations d’étrangers qui ne constituent en rien une menace à l'ordre public.

Le PS condamne l'attentat de Marrakech

Jeudi 28 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY
Première Secrétaire





Je condamne avec la plus grande fermeté l’attentat perpétré jeudi sur la place Jamaâ El Fna de Marrakech, qui a fait de nombreux morts et blessés, parmi lesquels certains de nos compatriotes.

C’est avec une immense émotion que j’adresse mes très sincères condoléances à toutes les familles et aux proches des victimes, et au peuple marocain meurtri par cet acte odieux.
 
Face à cet attentat terroriste lâche et barbare, j’assure les autorités marocaines de notre entière solidarité dans cette épreuve.

YEMEN : Saleh doit partir

Jeudi 28 Avril 2011

Paris,
Communiqué de
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 




Le Président yéménite Ali Abdallah Saleh a accepté le plan des médiateurs du Conseil de coopération du Golfe au sein duquel l’Arabie saoudite et le Qatar auraient joué un rôle important. En échange de l’immunité, il démissionnera de la présidence.

L’opposition, tout en saluant l’initiative des pays du Golfe, a refusé de former un gouvernement d’union nationale avec ceux qui sont impliqués dans la répression. L’immense majorité de la population, à l’instar des Egyptiens et des Tunisiens, aspire à un véritable changement démocratique, la fin du régime d’Ali Abdullah Saleh. Elle poursuit leur mouvement.

Le Parti socialiste réaffirme son soutien et sa solidarité avec le peuple yéménite et avec le Parti socialiste du Yémen engagé dans ce mouvement et demande le départ immédiat du président Saleh et l’instauration d’un gouvernement reflétant les aspirations des manifestants.

Internet à l’Elysée : pour Nicolas Sarkozy, le réseau vient d’en haut !

Jeudi 28 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie et aux NTIC
Patrick Bloche, Secrétaire national aux médias
Christian Paul, Président du LAB




 
Le Parti socialiste déplore la nomination « monarchique » des membres d’un Conseil national du numérique, ouvert au seul monde économique.
Le président de la République, qui a toujours entretenu un rapport compliqué avec internet, trop libre, trop culturel, trop neuf, installe aujourd’hui le Conseil national du numérique.
Sans méconnaitre la qualité des personnes ainsi rassemblées, il est permis de s’interroger sur la formule !
-       Internet a réussi en France et ailleurs grâce à des communautés multiples, entrepreneurs, innovateurs, artistes, militants associatifs et enseignants, avec les internautes eux-mêmes. Le conseil élyséen a été restreint au seul champ des entreprises numériques. Dans la société créative que nous voulons, il faut des cultures hybrides, des passerelles, des écosystèmes ouverts. Nous en sommes bien loin.
-       Les modalités monarchiques de désignation de ce conseil laissent entrevoir le pire. Nicolas Sarkozy est coutumier du fait : une panne, et vite, un comité. Il le fit pour la culture, nous y voilà pour internet. Coupé de ce « nouveau monde » qu’il combat à coup de lois répressives, le Président de la République tente maladroitement une reconquête électorale bien tardive.
Le discours du président est à 180 degrés des choix faits au cours du quinquennat : filtrage, surveillance, soutien insuffisant auxentreprises émergentes, entorses croissantes à la neutralité du net, retard dans le déploiement du très haut débit, insuffisance de coordination européenne.
L’autocritique bien tardive et peu sincère sur Hadopi révèle elle-même l’impuissance du pouvoir actuel qui s’est confirmée dans ce domaine. Les années perdues se rattrapent mal. Parce que plus encore que dans d’autres secteurs, les nouveaux usages, les innovations ont besoin de compréhension et d’ouverture pour les réguler.

Chômage : 4700 demandeurs d’emploi de plus en catégorie A,B,C

Jeudi 28 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Alain Vidaiies,
Secrétaire national au travail et à l’emploi






Le nombre de  demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B, C) a augmenté de +4 700 en mars. Contrairement aux annonces répétées du gouvernement sur un changement de tendance et malgré les interventions incessantes du Ministre du travail ces derniers mois, évoquant les baisses importantes à venir, les chiffres sont limpides : la courbe continue inexorablement d’augmenter.

L’augmentation significative du nombre des demandeurs d’emploi dans les catégories B et C (demandeurs d’emploi en activité réduite), de + 130.600 en un an, soit une augmentation de +10,6%, révèle une triste réalité : l’explosion de la précarité en France, qui s’installe mois après mois, atteste d’une mutation durable du marché du travail.

Les chiffres du chômage révèlent également l’incohérence de la politique du gouvernement. A l’heure du « travailler plus longtemps » imposé par la réforme des retraites, les plus de 50 ans sont de plus en plus exclus de l’emploi. En un an, le nombre de seniors demandeurs d’emploi a augmenté de + 96.000, soit une augmentation de +14,2% !

Ces chiffres ne sont pas seulement le résultat de la crise mais aussi la triste conséquence de politiques manifestement en défaveur de l’emploi : destruction des emplois publics, austérité salariale, encouragement aux heures supplémentaires ou encore absence de relance de la consommation.

Depuis 4 ans l’emploi n’est une priorité pour Nicolas Sarkozy et pour la droite que dans les discours et uniquement le temps des campagnes électorales.

Tous mobilisés le 1er mai 2011 pour le progrès social

Mercredi 27 Avril 2011

Paris,
Communiqué du bureau national





Le Parti socialiste appelle les Françaises et les Français à manifester le 1er mai 2011 aux côtés des syndicats et du mouvement social pour que notre pays retrouve l’ambition du progrès social.

Cette année la fête du travail se déroule au coeur d’une crise économique en l’Europe, amplifiée, pour la France, par le sarkozysme et ses décisions faites d’injustice et d’inefficacité économique.

Alors que les conséquences désastreuses de la politique libérale et réactionnaire du gouvernement se mesurent chaque jour plus durement pour notre pays, les dernières décisions de N. Sarkozy sont d’autant scandaleuses : cadeaux au plus riches et fausses promesses pour les autres.

La mobilisation de cette année sera donc clairement marquée par les revendications sur le pouvoir d’achat des Françaises et des Français et d’une politique publique ambitieuse pour la création d’emplois stables et protecteurs pour les salariés.

Le 1er mai est également une journée de solidarité internationale qui prend toute son ampleur au moment même d’un mouvement d’ampleur dans le monde arabe pour la démocratie.

Alors que dans notre pays et en Europe, les perspectives de progrès social s’éloignent à mesure que la droite reste au pouvoir, l’espoir est venu de l’autre côté de la méditerranée où des femmes et des hommes se sont engagés pour conquérir de nouveaux droits politiques, économiques et sociaux.

Le 1er mai, fête du travail, est une journée durant laquelle les espoirs des travailleurs du monde entier doivent s’affirmer en réclamant des politiques publiques donnant la priorité à l’emploi, au partage des richesses, à la défense du pouvoir d’achat de tous les salariés et à la défense des services publics. Il est temps d'affirmer, avec les syndicats et les travailleurs, qu'une autre politique est possible et nécessaire.

Le Parti socialiste sera dans la rue, aux côtés des Français, pour dire sa solidarité avec le mouvement de démocratisation du monde arabe, et son espoir, partagé avec lui, d’un monde porteur de démocratie et de progrès social.

À Paris, les Socialistes se rassembleront, à partir de 14 h, à l’angle de la rue du Temple et de la Place de la République pour participer à la manifestation qui se rendra Place de la Nation.

La France n’est pas la fille aînée de l’Eglise, c’est « une République laïque »

Mercredi 27 Avril 2011

Communiqué
Axel URGIN
Secrétaire national à l’Outre-mer



 
 
Le Président de la République a décidé que la France serait représentée aux cérémonies de béatification du pape Jean-Paul II par le Premier ministre. Cette décision rompt avec une tradition diplomatique établie et respectée par tous ses prédécesseurs qui veut que notre pays ne se fasse représenter à ce type de manifestation que lorsqu’elle concerne un Français. En conséquence, François Fillon sera le seul chef d’Etat ou de gouvernement étranger présent à cette cérémonie hormis les présidents polonais et italien. Venant de la part de Nicolas Sarkozy qui aurait même songé à s’y rendre personnellement, cette décision ne surprend pas, mais elle reste particulièrement choquante.
 
Il est encore plus inadmissible et profondément déplacé que le porte-parole du gouvernement ait osé justifier cette annonce par le fait que la France serait, selon lui, « la fille aînée de l’Eglise catholique ». Aux termes même de sa Constitution, la France n’est d’aucune manière la "fille aînée de l’Eglise", mais une « République indivisible, laïque, démocratique et sociale (qui) assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction (…) de religion (et qui) respecte toutes les croyances ».
 
Les déclarations de François Baroin illustrent jusqu’où est prêt à s’abaisser le pouvoir actuel pour des raisons électoralistes. Faisant bon marché de l’attachement de tous les Français à la laïcité, elles ne feront qu’ajouter un peu plus à son discrédit.

Gaz de Schiste: le gouvernement doit tenir ses engagements et de refuser toute exploration et expl

Vendredi 22 Avril 2011

Paris, le 22 Avril 2011
Communiqué
Aurélie Filippetti,
Secrétaire nationale à l'énergie



 
A la suite de la remise du rapport d’étape sur l’exploitation des gaz de schistes, les déclaration d’Eric Besson, Ministre de l’énergie sur France Info, ouvrant la porte à de possibles explorations, sont une provocation et témoigne de la duplicité du gouvernement.
 
Il y a tout lieu d’être inquiets et de craindre le gouvernement se ménage une porte de sortie pour, au final  à terme autoriser l’exploration et l’exploitation des gaz de schistes pour le seul bénéfice des multinationales.
 
Le Premier ministre doit, comme il s’y est engagé, annuler les permis d’explorations signés par Jean-Louis Borloo en 2008, 2009, et 2010 et soutenir les projets de lois qui visent à interdire les explorations.
La  mobilisation citoyenne et des partis de gauche doit se poursuivre !  Aujourd'hui, nos concitoyens sont informés  des dangers pour l’environnement et les nappes que constituent les fracturations hydrauliques. Celles-ci implique l'utilisation de grandes quantités de produits chimiques à base de produits cancérigènes, reprotoxiques et mutagènes, avec des conséquences évidentes pour les milieux aquatiques et la chaîne alimentaire.
Et l’extraction, puis la combustion de milliards de m3 de gaz fossiles n'aura comme conséquences que d'aggraver un peu plus le dérèglement climatique par l'émission de CO2.
 
Le Parti socialiste défendra avec vigilance cette position pendant le débat parlementaire qui s’ouvrira le 10 mai.

Le rétablissement des frontières internes de l'Union européenne n'est pas une solution

Vendredi 22 Avril 2011

Communiqué
Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l'immigration




La suspension de l'application des accords de Schengen, évoquée ce soir par l'Élysée, signifierait concrètement le rétablissement d'une frontière et la fin de la libre circulation des personnes, droit fondamental garanti aux citoyens de l’Union européenne depuis vingt ans.

Le Parti socialiste dénonce cette proposition disproportionnée. Elle révèle une vision à très courte vue. La coopération européenne a permis l'élaboration progressive d'un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures. Ce n'est pas en brisant cette unité que la France apportera une réponse à l'afflux ponctuel des migrants.

L'organisation de l'accueil des migrants arrivés de Tunisie est un devoir collectif de l'Union européenne. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy piétine les valeurs de l’Europe et la dignité des personnes en refusant d'y participer. Le Parti socialiste demande une réponse concertée de l’Union européenne.

La prime de 1000 euros : une vaste supercherie

Jeudi 21 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie et à la fiscalité
Alain Vidalies, Secrétaire national au travail et à l’emploi





 
Quelle supercherie ! La prime « d’au moins 1000 euros » annoncée par le gouvernement il y a quelques jours, qui devait être obligatoire et concerner l’ensemble des salariés des entreprises qui versent des dividendes, s’est dégonflée à vue d’œil !
 
Le gouvernement a reculé dans la cacophonie après avoir joué avec les espérances de nombreux foyers en difficulté. La manœuvre électoraliste ne trompe personne.
 
Alors que des millions de Français souffrent quotidiennement de la baisse de leur pouvoir d’achat et subissent les hausses vertigineuses des prix de l’énergie et des produits alimentaires, la plupart ne verra jamais la couleur de cette prime.
 
Elle ne concernera que les travailleurs des entreprises de plus de 50 salariés dont les dividendes versés augmentent par rapport à l’année précédente. Autant dire une poignée ! Le gouvernement tente en outre de nous faire croire que cette prime sera obligatoire. Il n’en sera rien ! Si elle sera obligatoirement négociée, son versement est conditionné à la conclusion d’un accord au sein de l’entreprise, aucune précision n‘étant apportée aujourd’hui sur ce qu’il se passera en cas d’absence d’accord. Il y a fort à parier que ce dispositif sera le même que celui pour les salaires, les négociations devront être ouvertes, mais il n’y aura aucune obligation de résultat !
 
Le montant de la prime a également fondu. Après avoir promis « au moins 1000 euros » dès cette année, il s’avère que ce montant n’est plus un minimum mais un plafond au dessus duquel les entreprises ne bénéficieront plus d’exonération de cotisations patronales. Le gouvernement incite donc les entreprises à ne pas dépasser 1000 euros et surtout à substituer une prime exonérée à des augmentations de salaires ! Ce n’est donc plus une prime aux salariés, mais une prime aux entreprises.
 
Ce dispositif n’est en réalité qu’une nouvelle niche sociale, au moment où le gouvernement affiche pourtant la lutte contre les déficits et la dette publique comme une priorité.
 
A côté de cela, il y a des décisions bien réelles : les 300 000 contribuables les plus riches qui vont être exonérés de l’impôt sur la fortune, les 5,2 millions d’agents publics qui voient leur pouvoir d’achat gelé et les millions de smicards qui n’ont eu aucun coup de pouce.

Tchad : la préparation de l'élection présidentielle inquiète.

Jeudi 21 Avril 2011

Paris,
Communiqué
 Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l'Europe et à l'international


 



Après avoir reçu à son siège, la semaine dernière, Saleh Kebzabo, président du principal parti tchadien d'opposition, le PS s'inquiète de la situation démocratique au Tchad. Les récentes élections législatives y ont en effet été marquées par de "nombreuses défaillances sur le plan technique", selon le rapport provisoire de la mission d'observation de l'Union européenne ainsi qu'une "disparité des moyens matériels et financiers" entre le parti présidentiel et les autres formations politiques. L'Union européenne a également relevé un manque de respect de la neutralité que devrait observer l'administration territoriale.

Conséquence de ces défaillances, les principaux candidats de l'opposition (MM. Kebzabo, Kamougué et Yorongar) ont décidé de boycotter l'élection présidentielle, toujours prévue le 24 avril 2011.

Dans ce contexte, le PS appelle l'Union européenne à publier sans délai le rapport définitif d'observation des élections législatives, afin de permettre une compréhension claire de la situation, de mesurer la pertinence du financement par l'Union européenne de l'élection présidentielle et d'engager, si cela s'avérait nécessaire, un dialogue politique avec l'Etat tchadien au titre des accords de Cotonou (article 8, voire 96).

Enfin, le PS regrette que, près de trois ans après la disparition d'Ibni Oumar Mahamat Saleh, la vérité sur ce probable assassinat n'ait toujours pas été établie, et que l'enquête ne semble pas progresser malgré les promesses faites en ce sens par Nicolas Sarkozy à la famille du disparu.

Libye : la France doit contribuer à l'aide humanitaire d'urgence

Jeudi 21 Avril 2011

Paris,
Communiqué
 Pouria Amirshahi, Secrétaire national chargé des droits de l'Homme

 
 
 

 
 
La situation des populations civiles qui subissent les attaques des partisans de Kadhafi s'aggrave d'heure en heure. Le nombre de victimes du conflit s'élève à plusieurs milliers de morts et de blessés, et le HCR parle de 10.000 réfugiés libyens qui ont fui les attaques à l'ouest du pays.
 
Cette situation d'urgence appelle une aide humanitaire immédiate. Les autorités italiennes et anglaises y contribuent déjà, à travers une aide médicale et hospitalière renforcée et la mobilisation des ressources utiles aux missions d'évacuation des populations assiégées.
 
Alors que le Président de la République a reçu le président du Conseil national de transition libyen, le Parti socialiste demande au gouvernement français de mobiliser les moyens nécessaires à la protection des populations civiles.

Bosnie Herzégovine

Jeudi 21 Avril 2011

Paris,
Communiqué
 Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l'Europe et à l'international


 
 

 
Le gouvernement de la République Serbe de Bosnie – une des trois entités de la Bosnie-Herzégovine - a décidé d’organiser un referendum afin de remettre en cause l’autorité de la Cour centrale de Justice sur les crimes de guerre. Par ailleurs, les parlementaires nationalistes croates viennent de se constituer « Assemblée nationale croate » à Mostar. Les partis nationalistes serbes et croates se retrouvent donc aujourd’hui dans la remise en cause de l’Etat commun de Bosnie-Herzégovine.
 
Les élections du 3 octobre 2010 rendent pourtant possible la formation d’un gouvernement central avec pour principale mission la modernisation des institutions issues de Dayton afin d’accélérer les discussions visant à l’intégration euro-atlantique.
 
Le Parti Socialiste appelle à la formation dans les plus brefs délais d’un gouvernement central répondant aux institutions et à l’aspiration des Bosniaques à des réformes sociales et économiques.
 
Le Parti socialiste regrette que les efforts de médiation développés par le Haut Représentant et la Commission européenne ne soient pas soutenus davantage par les Etats membres et la France. Le silence de notre diplomatie est ici assourdissant.

Un communiqué ahurissant de l’UMP

Mercredi 20 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Benoît Hamon,
Porte parole du PS




 
L’UMP a publié aujourd’hui un communiqué ahurissant mettant en cause l’action des socialistes entre 1997 et 2002.
 
Comment oser encore proférer de tels mensonges sur les 35 heures et leurs conséquences ?
 
Rappelons les faits !
 
Les 35 heures ont créé 350 000 emplois selon les chiffres officiels (DARES, 2006).
 
La compétitivité de la France a progressé entre 1997 et 2002 : les données de la Banque de France montrent que le passage aux 35 heures s’est accompagné d’une amélioration de la compétitivité de la France vis-à-vis de 46 pays partenaires. Pendant toutes ces années  la France avait un excédent extérieur compris entre 20 et 30 milliards d'euros. Au contraire, depuis 2003 et le retour de la droite, le solde extérieur n'a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009.
 
Enfin, les années 1998-2002 sont celles d’une croissance retrouvée du pouvoir d’achat, de 2,6% en moyenne sur la période. Cette période correspond également à celle d’un redressement de la part des salaires dans la valeur ajoutée des sociétés non financières, qui passe de 63,5% en 1998 à 65,6% en 2002.
 
Le tissu de mensonge débité par l’UMP montre qu’ils ne savent décidemment plus où ils habitent. Autant d’inepties de leur part traduit leur inquiétude et leur fébrilité face à leurs échecs et à leur impopularité.
 
Que le parti au pouvoir s’enferre ainsi dans le mensonge et l’invective, au lieu d’accepter un authentique débat démocratique, ne laisse pas d’inquiéter.

Prix de rachat de l’électricité nucléaire : le gouvernement prépare de nouvelles hausses !

Mercredi 20 Avril 2011

Paris,
Communiqué
François Brottes, député, 1er Vice-président du groupe SRC
Aurélie Filippetti, Secrétaire Nationale à l’Energie
Razzy Hammadi, Secrétaire National aux Services Publics
Laurence Rossignol, Secrétaire Nationale à l’Environnement



 

 
Confrontés à la flambée sans précédent des prix de l’énergie, les Français ne sont pas au bout de leurs mauvaises surprises.
 
Le gouvernement vient en effet de confirmer le prochain bond, historique, du prix de gros du nucléaire. Au 1er juillet prochain, date de l'entrée en vigueur de la réforme du marché de l’électricité engagée par la droite, ce prix de vente passera à 40 €, puis à 42 € dès 2012.
 
La nouvelle n’est pas de bon augure pour nos concitoyens. Nettement supérieur au tarif aujourd’hui en vigueur, d’environ 35 euros, cette annonce de prix préfigure des hausses qui viendront alourdir encore leur facture d’électricité. D’après la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette hausse pourrait atteindre 25 à 30% d’ici 2015, qui viendrait s’ajouter à la hausse de 10% depuis 2005.
 
Cette perspective n’est pas acceptable : chaque nouvelle hausse réduit encore un peu le pouvoir d’achat des Français. L’avenir de notre mix énergétique doit faire l’objet d’un débat démocratique pour fixer le cadre d’une réelle conversion sociale-écologique permettant de combiner accès universel garanti, y compris pour les plus modestes, et transition vers des productions propres et sûres.

Élections parlementaires en Turquie

Mardi 19 Avril 2011

Paris,
Communiqué
 Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l'Europe et à l'international




 
 
Le Haut Conseil électoral turc vient de rejeter la candidature de plusieurs dirigeants du Parti pour la Démocratie (BDP), principal représentant de la population kurde, aux élections législatives du 12 juin. Parmi ces candidats se trouve Mme Leyla Zana, ancienne députée et lauréate du Prix Sakharov des droits de l’Homme du Parlement européen en 1995.
 
Le Parti pour la démocratie qui détient 19 sièges au Parlement sortant a menacé de boycotter les prochaines élections.
 
Le Parti socialiste regrette la décision des autorités turques qui ne contribue pas au renforcement de la démocratie en Turquie et va à l’encontre d’une approche politique et pacifique de la question kurde dans ce pays. Il espère que les conditions d’une véritable expression démocratique, dans un pays qui aspire à devenir membre de l’Union européenne, soient pleinement respectées.

Les nouvelles annonces de M. Sarkozy n’y changeront rien : il restera le Président du « payer plus e

Mardi 19 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY
Première Secrétaire



 
Comment N. Sarkozy ose-t-il revenir dans les Ardennes, région symbole de ses mensonges et de son échec économique et social, pour faire de nouvelles promesses, alors que toutes les précédentes sont restées sans lendemain ?
 
La promesse du partage de la valeur ajoutée en trois tiers, faite depuis deux ans, n’a jamais vu le jour. Comment peut-on apporter le moindre crédit à quelqu’un qui fait à nouveau, aujourd’hui, une annonce du même genre ?
 
Et d’ailleurs, il a annoncé deux premiers renoncements : la prime ne sera pas de 1000 euros et la quasi-totalité des salariés en seraient de fait exclus.
 
Cette énième opération de communication restera finalement comme un écran de fumée pour masquer une mesure -bien réelle, elle-, en faveur des plus riches, la quasi-suppression de l’impôt sur la fortune, puisque le taux maximum va passer de 1,8% à 0,5% et que la moitié de ceux assujettis aujourd’hui vont être exonérés.
 
Pour tous les autres, il n’y a qu’une accumulation de baisses de revenus et de hausses des dépenses : le gouvernement refuse un coup de pouce au SMIC, dont le pouvoir d’achat réel recule ; refuse d’augmenter les fonctionnaires ; approuve les hausses des tarifs de l’énergie ; impose des hausses d’impôts qui pèsent sur la vie quotidienne.
 
Les Français savent à quoi s’en tenir. Le quinquennat de M. Sarkozy restera celui du « payer plus et gagner moins ».
 
Une autre politique est possible pour améliorer le pouvoir d’achat des Français : mieux distribuer les bénéfices, en incitant les entreprises à valoriser le travail et l’investissement en augmentant l’IS pour celles qui versent des dividendes et en le baissant pour les autres ; en engageant le rattrapage du pouvoir d’achat du SMIC ; en mettant un terme à l’envolée des loyers par un blocage des loyers dans les zones en tension et en construisant massivement de nouveaux logements ; en mettant en place une tarification progressive pour l’énergie et l’eau pour aider les Français à faire face à la hausse des prix.
 
Le Parti socialiste le propose. Ce sera aux Français d’en décider en 2012.

Crise dans le secteur ferroviaire: il faut une nouvelle donne

Mardi 19 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Bernard Soulage,
Secrétaire National aux Transports
Razzy Hammadi,
Secrétaire National aux Services Publics






 
Le dépôt d’une plainte de la SNCF à l’encontre de RFF (Réseau Ferré de France), accusé de partialité dans l’attribution de sillons, est révélateur de la crise qui traverse aujourd’hui le secteur ferroviaire.
Le Parti socialiste déplore cette situation de conflit entre les deux principaux acteurs français du rail, liée à la volonté d'ouverture coûte que coûte à la concurrence menée par le gouvernement.
Ce nouvel épisode illustre la nécessité d'une réforme en profondeur du secteur ferroviaire. Le secteur ferroviaire et l’ensemble des transports propres ont besoin d'une ambition forte et d'un nouveau modèle de développement. Il faut réviser les structures et trouver des ressources innovantes, assises sur les coûts environnementaux, permettant de jeter les bases d’une véritable mobilité durable.

C’est le sens des propositions du Parti socialiste qui seront détaillées lors du forum sur les biens communs et services essentiels.

Gel des salaires : mise au régime sec de la fonction publique

Lundi 18 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Razzy HAMMADI,
Secrétaire national aux Services Publics







Chacun le sait, le "Président du pouvoir d'achat" est devenu le Président du "travailler plus pour gagner moins". Le gel des salaires dans la fonction publique en est une nouvelle illustration.
Alors qu'il est demandé aux fonctionnaires des efforts importants pour pallier les suppressions de postes, notamment dans l'Éducation nationale, dans la police ou dans la santé, alors que leur pouvoir d'achat a régressé de 0,9% en 2010, le gouvernement persiste à bloquer leurs rémunérations.
Alors que le gouvernement annonce vouloir agir pour le pouvoir d'achat des salariés, pourquoi ne commence-t-il pas par le pouvoir d'achat de ses propres salariés ? Ce serait le signe qu'il est vraiment décidé à agir, au lieu de multiplier les effets d'annonce qui ne débouchent jamais sur rien.

La Tunisie s’engage en faveur de la participation politique des femmes et de l’égalité entre femmes

Lundi 18 Avril 2011

Paris,
Communiqué
 Pouria Amirshahi, secrétaire national chargé des droits de l'Homme,
Gaëlle Lenfant, secrétaire nationale adjointe chargée des droits des femmes


 



Le 24 juillet prochain, les Tunisiennes et Tunisiens éliront les membres d’une assemblée nationale constituante. Les autorités de la transition démocratique ont retenu le mode de scrutin majoritaire à un tour avec listes strictement paritaires, alternées femme / homme.

Les femmes ont été au coeur de la révolution tunisienne. Elles sont actrices de la transition démocratique et de la vie politique. Le Parti socialiste salue cet engagement des Tunisiennes et Tunisiens en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, qui illustre la perspective progressiste dans laquelle s'inscrit le peuple tunisien.

Après le Sénégal, la Tunisie montre le chemin à suivre vers l'égalité des droits politiques entre les femmes et les hommes.

Rencontre avec les jeunes acteurs de la révolution égyptienne

Lundi 18 Avril 2011

Paris,
Communiqué
 Jean-Christophe CAMBADÉLIS, Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales.


 
    
 

 
 
Ce lundi 18 avril, dans le cadre d’une séance de travail, les responsables du secrétariat international du Parti socialiste et les dirigeants du Mouvement des jeunes socialistes ont rencontré une délégation de six jeunes acteurs de la révolution égyptienne, membres des différents partis politiques existants ou en voie de création. Cela a été un moment d’émotion pour les socialistes, qui ont soutenu dès le début le mouvement pour la démocratie en Égypte.
 
Les membres de la délégation égyptienne, engagés en faveur de la démocratisation et de l’ouverture politique dans leur pays, étaient désireux de découvrir l’organisation et le fonctionnement concret du Parti socialiste.
 
Le Parti socialiste a réaffirmé à cette occasion son soutien aux forces politiques et sociales égyptiennes qui militent pour l’édification d’une société plus démocratique et plus juste dans ce grand pays qu’est l’Égypte.

25ème nuit des Molières

Lundi 18 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sylvie ROBERT, secrétaire nationale à la culture







Le Parti socialiste adresse ses félicitations aux lauréats de la 25ème nuit des Molières. Des jeunes talents primés jusqu'au " maître" Peter brook, ils témoignent de l'extraordinaire vitalité de la scène théâtrale française que ce soit dans le domaine du répertoire ou de la création contemporaine.

Préserver ce dynamisme,  en garantir ses conditions sont des exigences majeures auxquelles le parti socialiste rappelle son attachement mais qui ne sont malheureusement pas celles du gouvernement actuel qui fragilise le secteur au lieu de le conforter.

Côte d’Ivoire : réconciliation et justice

Jeudi 14 Avril 2011

Paris,
Communiqué de
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 
 
 

 
La Côte d’Ivoire a besoin de retrouver la paix. Le Président Ouattara doit désormais tout faire pour assurer la sécurité de tous les Ivoiriens et trouver les chemins d’une réconciliation nationale. La communauté internationale doit se mobiliser pour cela en aidant notamment à la reconstitution d’une armée nationale unique, au désarmement de toutes les milices, au redémarrage de l’économie et à l’aide humanitaire pour les réfugiés.
 
Le Parti  socialiste soutient l'idée d'une commission d‘enquête, annoncée par le Président Ouattara, ainsi que le principe d'investigations de la Cour pénale internationale, afin d'enquêter sans tarder sur tous les massacres commis ces dernières semaines en Côte d’Ivoire.

Le Parti socialiste soutient la mobilisation des auditeurs de Skyrock

Mercredi 13 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Patrick Bloche, secrétaire national aux médias‬




Les auditeurs de Skyrock se sont massivement mobilisés depuis hier, à la suite de l'annonce par Axa Private Equity, ‪actionnaire principal de la station, de la réorganisation de la direction de l'antenne‬.

L'identité impertinente de Skyrock et la place qu'elle accorde au rap et au r’n'b expliquent le rang que la station occupe dans le paysage radiophonique français.

Le Parti socialiste exprime sa préoccupation, son attachement à l'identité et à l'offre artistique de Skyrock‪, et sa solidarité à l'égard des amateurs et des créateurs de rap et de r'n'b qui manifestent aujourd'hui leur inquiétude.

Paris, le 12 Avril 2011 Communiqué Marisol Touraine Secrétaire nationale à la santé et à la sécurit

Mardi 12 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale




L'Assurance maladie, suivant en cela la demande des syndicats CSMF et SML, a refusé aux syndicats de jeunes et futurs médecins d'assister aux discussions qui s'engagent en vue d'une nouvelle convention médicale.

Le Parti socialiste déplore cette décision. De fait, les attentes des jeunes praticiens ne sont pas réductibles à celles de leurs aînés.

Pour le Parti socialiste, il est décisif de garantir à nos concitoyens l'égalité d'accès aux soins pour favoriser l'égalité face à la santé. Un engagement fort en faveur de la prévention, le recentrage de l'hôpital sur ses missions, un investissement innovant en faveur de la médecine ambulatoire sont ainsi au coeur de son projet pour le changement en 2012.

Dans ce cadre, la question d'un nouveau pacte avec les professionnels de santé est posée. Ce pacte doit permettre à tous les habitants de notre pays d'avoir la garantie d'un égal accès aux soins, à un coût maîtrisé.

Pour en débattre, Marisol TOURAINE recevra mercredi 13 avril à 14h30, au siège du Parti socialiste, rue de Solférino :

Stéphane MUNCK de l'ISNAR-IMG
Ingrid BASTIDE de l'ANEMF
Alexandre HUSSON du SNSMG
Alice PERRAIN  de REAJGIR

Dialogue de sourds en Europe sur l'immigration

Mardi 12 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, secrétaire nationale à l'Immigration
Sylvie Guillaume, députée européenne







Lundi 11 avril, la réunion des ministres européens de l'Intérieur et de l'Immigration a donné lieu à un véritable dialogue de sourds à propos des réponses à apporter concernant les nombreuses arrivées de migrants sur les côtes italiennes et maltaises. Une fois de plus, les gouvernements européens refusent d'envisager une quelconque solidarité européenne.

Le ministre de l'Intérieur français et son homologue allemand ont défendu ce qui n'est rien d'autre que le projet d'une Europe de l'égoïsme et de l'exclusion, allant jusqu'à remettre en cause le principe même de la libre circulation au sein de l'espace Schengen. Il est pourtant inacceptable de laisser l'Italie gérer seule cette crise humanitaire et politique.

Cette attitude du chacun pour soi est totalement illusoire et inefficace. L'illusion de la fermeture n'empêchera en aucun cas les migrants qui souhaitent partir d'Italie pour rejoindre un autre Etat européen et ne conduira qu'à "fabriquer" des sans papiers et les amener à une extrême précarité et vulnérabilité.

Il est indispensable pour l'Union européenne de rompre avec cette idéologie du chacun pour soi et de bâtir enfin une véritable politique migratoire fondée sur des critères justes, clairs et équitables.

L’aide à domicile meurt à petit feu

Mardi 12 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Charlotte BRUN, Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance
Jean-Patrick GILLE, Secrétaire national à la famille



Les associations d’aide à domicile, qui accompagnent chaque jour des centaines de milliers de familles et de personnes en perte d’autonomie, tirent la sonnette d’alarme depuis plusieurs mois sur leurs difficultés financières. 20 000  emplois sont menacés.
 
La crise n’est pas seule en cause : le Parti socialiste avait déjà protesté contre la suppression de certaines exonérations de cotisations patronales à compter du 1er janvier 2011 et dont le coût supplémentaire est évalué  à 2% pour les personnes âgées et en situation de handicap et à 15% pour les familles. Pour ces publics, désavantagés par le système établi par les lois Borloo, qui ne profite qu’aux plus aisés, et confrontés par ailleurs aux déremboursements de médicaments et aux forfaits médicaux, cela va entrainer une diminution des heures de présence et d’accompagnement, donc des difficultés plus grandes dans la vie quotidienne.
 
Concernant les personnes en perte d’autonomie, le Parti socialiste rappelle à la ministre Roselyne Bachelot qu’elle avait promis en début d’année la création d’un fonds d’urgence prélevé sur le budget de la CNSA et qui soutiendrait dans un premier temps les associations acceptant de signer une convention d’objectifs et de moyens avec l’Etat. Le « grand débat  sur la dépendance» ne doit pas être réduit à des enjeux financiers : il est indispensable de prévoir l’accompagnement humain des personnes en perte d’autonomie.
 
Nous souhaitons surtout la création d’une filière professionnelle de l’aide à domicile, financée par la solidarité nationale, à la fois pour garantir la qualité de l’aide à domicile et pour sécuriser la situation de celles et ceux qui participent de la « société du soin » que nous appelons de nos vœux.

Eviction d’Olivier Py

Lundi 11 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY
Première Secrétaire

 

 
J’ai appris avec stupéfaction la décision du Ministre de la Culture de ne pas reconduire Olivier Py pour un second mandat à la tête du Théâtre National de l’Odéon.
 
L’éviction d’Olivier Py relève du fait du prince. Elle est caractéristique du mépris et de l’arbitraire avec lesquels ce gouvernement traite ceux qui n’ont pas le bonheur de lui plaire.
 
Depuis sa nomination Olivier Py a porté un projet artistique exigeant marqué notamment par l’invitation de poètes et d’auteurs contemporains, l’ouverture au jeune public et la coopération européenne avec la création d’une association de théâtres qui, dans toute l’Europe, promeuvent la création contemporaine. Ce travail a été récompensé par l’augmentation du nombre de spectateurs et d’abonnés. Il a été unanimement salué par le public, les artistes et la critique.
 
Face à cette décision incompréhensible, je tiens à faire part à Olivier Py, avec le Parti socialiste, de notre sympathie et de notre soutien.

Immigration légale du travail : stigmatiser les étrangers ne constitue pas une politique de l’emplo

Lundi 11 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’immigration
Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi et au travail






En proposant la réduction de l’immigration légale, N. Sarkozy et son ministre de l’intérieur reprennent aujourd’hui à leur compte l’un des arguments les plus vieux et les plus économiquement infondés de l’extrême droite : les étrangers travaillant en France, même légalement, seraient trop nombreux et leur présence expliquerait à le chômage.

C’est évidemment absurde. Les 20.000 personnes admises en moyenne chaque année au titre de l'immigration du travail n’ont rien à voir avec le fait que plus de 4 millions de nos concitoyens sont aujourd’hui inscrits au Pôle emploi et que six millions des salariés vivent avec moins de 750 euros par mois.

Le sophisme laisse sceptiques certains membres de la majorité, comme l’a montré la cacophonie au sein du gouvernement ces derniers jours. Le Medef lui-même a mis en garde contre le danger d’un pays qui se fermerait alors que l’immigration légale du travail correspond à un besoin de notre économie.

À un an de la présidentielle, N. Sarkozy et ses proches cherchent un nouvel échappatoire face à leur échec massif en matière d’emploi. Les yeux rivés sur l’élection présidentielle, ils ne reculent devant aucun mensonge, devant aucune bassesse.

L’amalgame entre immigration clandestine et immigration légale est un nouvel avatar de la course à l’extrême droite de N. Sarkozy.

Stigmatiser les étrangers qui travaillent légalement en France ne fera pas baisser la courbe du chômage. Par contre, cela contribuera encore davantage à dégrader le débat public, à diviser les Français et à abîmer la République.

Déclaration de François Lamy, au nom du Parti socialiste, à l'issue de la réunion organisée par le

Lundi 11 Avril 2011

Paris,
Déclaration
François Lamy, conseiller politique de Martine Aubry







 
 Le Parti Socialiste, comme la communauté internationale, avait reconnu le résultat des élections en Côte d’Ivoire donnant la victoire à Alassane Ouattara. Il a demandé à de multiples reprises à Laurent Gbagbo de se retirer pour respecter la démocratie et le choix des ivoiriens. Nous regrettons qu’il ait fallu l’usage de la force pour y parvenir. Nous avons soutenu l’intervention de la France dans le cadre du mandat de l’ONU, auprès de l’ONUCI, dans le strict objectif de protéger la population civile ivoirienne, comme les ressortissants étrangers.
 
Après la réunion à laquelle je viens d’assister, nous prenons acte des déclarations du Premier Ministre selon lesquelles les forces françaises n’ont pas pénétré dans l’enceinte de la résidence et n’ont pas participé directement à l’arrestation de Laurent Gbagbo. Néanmoins, des questions subsistent sur le rôle joué par les forces françaises auxquelles il appartiendra au Président de la République de répondre dans les prochaines heures.
 
Aujourd’hui la Côte d’Ivoire a besoin de retrouver la paix. Le Président Ouattara doit tout faire pour assurer la sécurité de tous les ivoiriens et trouver les chemins d’une réconciliation nationale. La communauté internationale doit se mobiliser pour cela en aidant, notamment, à la formation d’une armée nationale et au désarmement de toutes les milices, ainsi qu’au redémarrage de l’économie et à l’aide humanitaire pour les réfugiés.
 
Le Parti socialiste souhaite que parallèlement à la commission d‘enquête annoncée par le Président Ouattara, la Cour pénale internationale, conformément à la résolution 1975, enquête sans tarder sur les massacres commis ces derniers jours en Côte d’Ivoire car il ne peut y avoir de réconciliation sans justice.

FORUM DES IDEES SUR LES OUTREMERS

Lundi 11 Avril 2011

Paris,
Communiqué du Parti socialiste



 
 
 
 
Comme annoncé de longue date, le Parti socialiste organisera le mercredi 27 avril 2011, dans l’après-midi, son Forum des idées consacré aux Outremers.
 
Ce forum, qui se déroulera à Paris, au conseil régional d’Ile-de-France, rassemblera des élus et responsables politiques, nationaux comme ultramarins, socialistes mais aussi des représentants des partis et organisations politiques d’outremer qui ont souhaité s’y associer.
 
Avec le concours de représentants de la société civile, d’intellectuels et d’experts, ses participants débattront autour de deux tables rondes consacrées, la première, à la prise en compte par la République des identités et des apports culturels des Outremers, la seconde, au rôle que doit jouer l’Etat dans l’élaboration et la mise en œuvre de pactes de croissance et de développement pour nos collectivités d’outremer.
 
A cette occasion, la Première secrétaire, Martine Aubry, rendra publiques les propositions des socialistes pour les Outremers. Celles-ci s’appuient sur le diagnostic, sévère mais, hélas, juste, de la situation de l’outremer et des effets de la politique conduite depuis 2002, qui figure dans le projet adopté à l’unanimité, samedi 9 avril, par le conseil national du Parti socialiste.
 
Les déclarations de l’actuelle ministre déléguée à l’outremer sont donc ou erronées ou malhonnêtes. Ce n’est pas en attaquant le Parti socialiste par des propos à l’emporte-pièce que le gouvernement fera oublier qu’il a abandonné l’Outremer et ses habitants.

Dépistage de la surdité à la naissance : la droite va trop loin

Jeudi 7 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun, Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance





 
 
Le dépistage de la surdité chez le nouveau-né n’est pas fiable (à J+3, il y a 20% de faux résultats positifs) et peut être ressenti avec beaucoup de violence par les parents, surtout lorsque les mères ne passent plus que trois jours à la maternité après leur accouchement et rentrent chez elles sans aucun accompagnement. Plus grave encore, il est démontré que les parents qui apprennent que leur bébé n’entend pas cessent de lui parler, donc de communiquer.
 
Malgré l’opposition des socialistes, l’Assemblée nationale a adopté le 30 novembre dernier une proposition de loi visant à généraliser le dépistage précoce des troubles de l’audition. Les parlementaires UMP ont toutefois estimé qu’il était trop long d’attendre son passage en Sénat pour qu’elle entre en application. Cette disposition a donc été raccrochée sous la forme d’un amendement à une proposition de loi qui traite de la politique générale de l’hôpital.
 
Le Parti socialiste soutient la manifestation organisée le samedi 9 avril à 15H00 devant l’Assemblée nationale pour demander le retrait de ce cavalier législatif. Le dépistage de la surdité doit intervenir pour les enfants de six mois, en présence d’un psychologue. Des moyens supplémentaires doivent être accordés aux centres de PMI pour pouvoir procéder à l’examen et garantir l’accompagnement des parents, y compris dans leur apprentissage de la LSF, en lien avec les MDPH. Nous souhaitons réaffirmer que chacun a le droit de vivre pleinement dans la société en étant lui-même. C’est à la société d’accueillir et de compenser l’ensemble des déficiences, par exemple, en généralisant l’usage de la langue des signes ou en créant des services, comme le service public de la communication adaptée.

Mesures du gouvernement sur la flambée des prix de l’énergie : la démagogie n’a pas de limites !

Mardi 5 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale à l’Energie
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
François Brottes, député de l’Isère, co-président du groupe Energies à l'Assemblée nationale




La démagogie du gouvernement n’a décidément pas de limites. Après 60% d’augmentation depuis 2005, dont 20% sur l’année écoulée, et 5% au 1er avril dernier, le gouvernement vient d’annoncer qu’il n’y aurait pas de nouvelle augmentation des tarifs du gaz en juillet.

Pour l’électricité, le tour de passe-passe n’est pas aussi bien huilé. Avant le futur moratoire sur les tarifs de l’électricité qui durera le temps de la campagne présidentielle, une nouvelle hausse de 3% sera infligée aux usagers au 1er juillet, alors même que le gouvernement n'a toujours rien décidé sur le prix de vente du nucléaire par EDF à ses concurrents.

Avec l’UMP, les tarifs augmentent au lendemain des élections puis vient le temps des promesses, qui ne tiennent que jusqu’à la prochaine échéance électorale !

Le Parti Socialiste demande l'annulation des hausses, et que le gouvernement prenne enfin des mesures face à cette urgence sociale, comme nous le réclamons depuis des mois ! La lutte contre la précarité énergétique croissante doit être prioritaire, avec la mise en œuvre, comme nous le proposons, d’une tarification progressive permettant aux plus modestes d’avoir accès à l’énergie à un coût abordable.

Les mensonges de Claude Guéant, les propositions du PS.

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité






Claude Guéant affirme que les effectifs de la police et de la gendarmerie nationale sont supérieurs de 4000 emplois à ceux de 2001, reprenant ainsi à son compte un mensonge derrière lequel son prédécesseur place Beauvau s'était lui aussi déjà dissimulé.

Comme Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur se réfugie derrière le chiffre virtuel du « plafond d’emploi » pour mieux cacher celui des effectifs réellement disponibles sur le terrain. En réalité, les personnels dits actifs, hors adjoints de sécurité, sont 117 925 soit exactement 10 891 de moins qu’en 2002 ! C'est cela qui importe vraiment aux Français : savoir s'ils peuvent compter ou non sur des effectifs suffisants pour les protéger au quotidien.

Claude Guéant réécrit également l'histoire de la police de proximité, en même temps qu'il en redécouvre les vertus après l'avoir tant critiquée. Comment peut-il aujourd'hui parler d'une police et d'une gendarmerie qui « doivent avoir des contacts dans la population » après neuf années d'une politique qui n'a cessé de réduire les effectifs de voie publique ?    

Plutôt que de se relancer dans une nouvelle réforme généralisante et uniforme, il est urgent de « cibler » et « d’adapter », en proposant la délimitation de secteurs, urbains notamment, aux besoins particulièrement criants en matière de sécurisation de la population.
 
En 2012, le Parti socialiste créera des « zones de sécurité prioritaires » et les dotera de dispositifs de présence policière particulièrement lourds. Il fera de la sécurité sur la voie publique une priorité et recrutera à cette fin 10000 policiers et gendarmes supplémentaires.

Arrestation d’Ai WEIWEI

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la culture.
Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la     francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme


 



Le Parti socialiste apprend avec inquiétude la disparition de l'artiste chinois Ai WEIWEI après son arrestation à l’aéroport de Pékin alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour Hong Kong. Ce n'est pas la première fois que M. WEIWEI est l'objet de harcèlement de la part des autorités chinoises et que ses œuvres sont soumises à la censure politique. Cette répression intervient alors que beaucoup de dissidents, de syndicalistes et de citoyens chinois, qui plaident publiquement pour des changements démocratiques en Chine, sont de plus en plus touchés par des interdits arbitraires, des contrôles parfois brutaux et des atteintes inacceptables aux droits fondamentaux de la personne.

En s'attaquant à ses artistes, en tentant de les réduire au silence, la Chine s'attaque à sa propre richesse.

Le parti socialiste demande au gouvernement chinois de mettre fin à la répression, de respecter les libertés d’expression, de rassemblement et de manifestation des citoyens chinois et d'engager un dialogue constructif avec la société civile et ses représentants afin d'avancer vers le pluralisme et le respect des droits de l'Homme en Chine. Il demande la libération immédiate de Ai Weiwei et le rétablissement de son droit de voyager à l’étranger.

Côte d'Ivoire : respect des urnes, respect des droits de l'Homme, sécurité pour les ivoiriens et tou

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et à l’International,
Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme



Le parti socialiste condamne très fermement les exactions et les massacres commis en Côte d'Ivoire, attestés par les Nations Unies et plusieurs organisations de défense
des droits de l'Homme.

Il demande la fin des massacres et des exactions commises notamment sur les populations civiles. Il appelle les deux camps à s'engager immédiatement sur la fin
des violences.

Laurent Gbagbo doit enfin reconnaître se défaite électorale, accepter de partir et mettre un terme aux exactions commises par ses forces. M. Ouattara et ses partisans doivent également veiller à ne cautionner aucun acte criminel.

Le parti socialiste soutient les initiatives de l'Onu et des forces mandatées par elles pour faire respecter les droits de l'Homme et la sécurité des ivoiriens et des ressortissants étrangers, en particulier des Français, notamment à Abidjan.

Le parti socialiste demande à l'Onu et à l'Union africaine de diligenter les enquêtes nécessaires afin de déterminer les responsabilités dans les massacres en cours et dont les auteurs et les commanditaires doivent savoir qu'ils ne resteront pas impunis.

élection de M. Daniel Zaïdani à la tête du conseil général de Mayotte

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Christophe BORGEL, Secrétaire national aux Elections et à la vie des
Fédérations.
Axel URGIN, Secrétaire national aux Outremers






Le Parti Socialiste se félicite de l’élection de M. Daniel Zaïdani à la tête du conseil général de Mayotte. Ce résultat ancre à gauche le 101ème et nouveau département français.
 
Cette élection confirme les succès de la gauche en Outremer où elle gère désormais les cinq conseils généraux.
 
L’élection de M.Zaïdani met un point final aux élections cantonales qui ont vu la droite être sanctionnée par les Français.

La gauche dirige désormais 61 départements.

Sécurité nucléaire : la paille dans l’œil du voisin…

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Philippe Martin, Secrétaire national adjoint à l’Environnement et au Développement Durable

 

 
 

 
 
Le Président de la République, lors de sa visite au Japon, a cru utile de donner des leçons sur la sureté nucléaire. Il a également annoncé la réunion d’un G20 consacré au renforcement de la sureté nucléaire et à la définition de normes internationales.
 
Le Parti socialiste dénonce le double discours du Président de la République. Car en France, l’attitude du gouvernement est loin d’être exemplaire. La France ne se pliera à l’exercice de « stress test » décidé par le Conseil Européen que sur ses propres critères. L’audit annoncé à grand renfort de communication élude des questions cruciales : risque terroriste, conditions d’approvisionnement des pièces et éléments de rechange, part de la sous-traitance et du travail précaire dans les centrales etc. Et il sera mené par l’Autorité de Sûreté Nucléaire qui n’a aucun intérêt à déjuger les derniers contrôles effectués par elle.
 
Le Parti socialiste a réclamé un audit pluraliste, contradictoire et intégrant les risques évolutifs liés au dérèglement climatique. Nous demandons également que le secret défense appliqué au rapport sur l’avenir de la filière nucléaire française (rapport Roussely), injustifiable sur le nucléaire civil, soit levé afin que tous les citoyens puissent disposer des éléments d’information nécessaires à la compréhension de l’avenir de la politique énergétique en France. Tout danger avéré pour la sécurité des populations devra entraîner l’interruption de l’activité. Si la centrale de Fessenheim doit être fermée, elle devra l’être.

L’autosatisfaction de Luc Châtel est hallucinante

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué de Bruno Julliard, SN à l’Education

 

 
L’auto satisfaction dont fait preuve Luc Châtel, dans l’interview publiée dans un quotidien lundi 4 avril, est hallucinante alors que l’Education Nationale subit une véritable casse organisée.
 
Suppression de postes, précarisation du corps enseignant, non remplacement des professeurs absents, surcharge des classes : voilà la réalité de notre système éducatif.
 
Depuis 2007,  66000 postes de professeurs ont été supprimés alors que la France possède le taux d’encadrement en primaire le plus faible des pays de l’OCDE et qu’elle chute inexorablement dans les enquêtes internationales (PISA), qui révèlent que la proportion des élèves qui ont de très graves difficultés de lecture et en mathématique augmente.
 
Le manque de moyens et d’effectifs conduit inévitablement à l’impossibilité pour l’Education Nationale de pallier l’absence des professeurs. Ainsi, sur dix jours d'absence d'un enseignant titulaire, seuls six sont réellement remplacés.
 
Envisager de recruter des étudiants, des retraités ou au Pôle emploi pour assurer ces remplacements révèle l’irresponsabilité et le mépris du gouvernement. Enseigner est un métier et nécessite une formation digne de ce nom afin de pouvoir transmettre les connaissances indispensables à l’épanouissement de chaque enfant.
 
Le Parti socialiste appelle à un moratoire sur les suppressions de postes. Il demande une réévaluation des missions et du statut des professeurs remplaçants de l’éducation nationale (TZR), et souhaite le remplacement des professeurs absents par des professeurs formés et en activité.
 
Comme le montre la place de l’éducation dans le projet du Parti socialiste, nous faisons, pour notre part, le pari de l’Ecole, le pari de l’avenir.

Propos de Claude Guéant : un cap franchi dans l'indignité

Lundi 4 Avril 2011

Paris,
Communiqué d'Axel Urgin, secrétaire national à la laïcité

 


Les ministres de l’intérieur de Nicolas Sarkozy se suivent et se ressemblent. En déclarant qu’il y a aujourd’hui en France « entre 5 et 10 millions de musulmans » et que « cet accroissement (…) et un certain nombre de comportements posent problème », l’actuel titulaire du poste aura cependant franchi un cap dans l’indignité.

Il a manqué gravement aux devoirs qui incombent à un ministre de la République, a fortiori en charge des cultes. Tout d’abord, en foulant aux pieds l’article 1er de la Constitution qui garantit « l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine (…) ou de religion » et dispose que la République « respecte toutes les croyances. ». Ensuite, en procédant insidieusement à un comptage ethnique quitte à renvoyer des citoyens français, croyants ou non, à leur tradition religieuse familiale, ce, au mépris du principe fondamental de la liberté de conscience. Enfin, en se livrant à une surenchère honteuse avec l’extrême droite, le thème de l’invasion venant à l’évidence faire écho à celui de l’occupation agité par la présidente du Front national.

Nul ne peut plus douter que le pseudo débat organisé par l’UMP à l’instigation de Nicolas Sarkozy soit définitivement un débat contre l’Islam ni que M. Guéant soit devenu un problème pour la République.

L’UMP n’organise pas un débat sur la laïcité mais pour stigmatiser l’Islam

Vendredi 1 Avril 2011

Paris,
Communiqué du Parti socialiste

 




 

Malgré l’ampleur des protestations, y compris celles des différents cultes, unanimes dans la réprobation, et même des voix républicaines émanant de ses propres rangs, l’UMP, à la demande expresse du chef de l’Etat, persiste dans sa volonté d’organiser, le 5 avril prochain, un pseudo débat présenté comme portant sur la laïcité, mais dont le seul objet était et reste de stigmatiser l’Islam en jetant insidieusement l’opprobre sur des millions de Français, croyants ou non, issus de cette tradition.
Par le simple fait qu’elle s’organise à l’instigation du Président de la République, cette initiative est contraire à l’esprit comme à la lettre de la Constitution dont l’article 1 dispose que la France est « une République laïque (…) qui respecte toutes les croyances ». Tentative pathétique d’un pouvoir discrédité et aux abois, elle constitue, de surcroit, une faute politique et morale dont le seul effet sera de renforcer une extrême droite, aujourd’hui comme hier, raciste et xénophobe.
Pilier solide de notre modèle républicain, la laïcité aura été moins menacée, depuis 2007, par quelques comportements fondamentalistes - dont aucun culte n’a l’exclusivité et que nos lois sanctionnent - que par l’attitude du chef de l’Etat. Par ses propos et ses actes, Nicolas Sarkozy n’aura cessé de porter atteinte à ce principe fondamental de notre vivre ensemble. C’est le cas de son apologie permanente de la religion ou son distinguo entre cultes selon qu’ils seraient ou non, à ses yeux, constitutifs des racines de la France. Comment exiger du moindre collaborateur occasionnel d’un service public la stricte observance du principe de neutralité de l’Etat quand, en violation de celui-ci, le Président de la République se livre, lui et en toute occasion, à l’affichage ostentatoire de ses propres conviction et appartenance religieuses ? 
Pour le Parti socialiste, la laïcité en France est et doit demeurer un double principe : l’impossibilité de discriminer  entre les citoyens à raison de leurs croyances philosophiques ou religieuses, d’où pour l’Etat cette obligation de neutralité vis-à-vis de ces croyances, et l’impossibilité pour les citoyens, par ailleurs libres de leurs croyances philosophiques ou religieuses, de s’en prévaloir pour s’affranchir des règles communes.
Le cadre juridique qui en découle, à commencer par la loi du 9 décembre 1905, n’a nullement empêché l’édification de nombreux édifices cultuels dans notre pays malgré le principe de prohibition des financements publics. Il a garanti, dans le respect de l’ordre républicain, le libre, égal et effectif exercice des cultes dont les représentants attitrés viennent de réaffirmer, unanimement, que la laïcité, « précieux acquis », était « un des supports de notre démocratie ». Ce cadre juridique a surtout permis d’assurer la liberté de conscience de tous, à commencer par celle de la majorité de Français qui s’affirment non croyants.
Bien commun de tous, la laïcité est et doit demeurer au rang de ces exceptions françaises dont notre pays peut être fier et que chacun doit s’employer à préserver et à défendre.

Les entraves à la procédure d'asile en Ile-de-France : une situation inacceptable et illégale

Vendredi 1 Avril 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l'immigration






Mercredi 30 mars, sept organisations réunies en collectif (Amnesty, Acat, Secours catholique, Dom'Asile, Cimade, Comède, GAS), se mobilisaient pour dénoncer les conditions d’accueil indignes des demandeurs d’asile en Ile de France.

 La situation francilienne est particulièrement grave puisque l'Île-de-France recueille 44% des demandes d'asile nationale. Mais les carences du budget asile concernent tout le territoire, ce que les parlementaires socialistes soulignent à chaque projet de loi de finance. Pourtant, année après année le gouvernement s'obstine à refuser aux préfectures et aux associations les moyens de faire face à la saturation des centres d'accueil ainsi qu'à l'allongement des délais d'examen des demandes.

 Le Parti Socialiste dénonce les « refus de guichet » ainsi que l'ensemble des pratiques illicites dissuadant les demandeurs d'asile de faire valoir leur droit.

Il rappelle que le droit d'asile est inaliénable et que la CEDH a déjà condamné à plusieurs reprises des États européens pour les défaillances de leur procédure d'asile, exposant les demandeurs à « des traitements inhumains ou dégradants ».

Le Parti Socialiste porte plainte pour abus de confiance.

Jeudi 31 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Parti socialiste






Le Parti Socialiste a décidé de porter plainte pour abus de confiance contre M. Robert Navarro, ancien 1er Secrétaire Fédéral de l’Hérault après la découverte de nombreuses factures réglées pendant plusieurs mois par la fédération pour des déplacements sans lien avec son fonctionnement.
 
M. Navaro avait été exclu du Parti socialiste le 23 février 2010 après qu’il a décidé de figurer sur la liste de Georges Frêche lors des élections Régionales. À l’issue du scrutin, le Bureau National avait décidé de créer une commission d’enquête sur le fonctionnement des fédérations de la Région Languedoc Roussillon. À l’issue de ses travaux, la commission d’enquête, après avoir constaté de nombreux dysfonctionnements, a décidé de proposer au Bureau National la mise sous tutelle de la fédération de l’Hérault. Celle-ci a été décidée le 28 septembre 2010.
 
Depuis cette décision, la tutelle, dirigée par Pascale Boistard, membre du Bureau National, a remis en marche la fédération, a procédé à l’examen du fichier et s’est employé à retracer les comptes de la fédération. C’est à cette occasion qu’il est apparu que de nombreux déplacements effectués par M.Navarro et certains de ses proches et sans rapport avec l’activité du Parti Socialiste avaient été réglés par la fédération.

Respecter les Mahorais

Jeudi 31 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Axel URGIN
Secrétaire national à l’Outremer







Le 27 mars dernier, les électeurs mahorais ont nettement désavoué la majorité UMP sortante.

Ces résultats à peine connus, a été immédiatement distillé aux médias qu’à Mayotte les choses étaient loin d’être dites. De fait, les jours qui ont suivi ont été riches en intrigues diverses et autres tentatives de débauchage.

Ces manœuvres ont échoué. Une majorité de 10 conseillers généraux – conforme au verdict des urnes - s’étant constituée, l’UMP locale et ses alliés ont organisé le boycott de l’élection du nouveau président du conseil général de Mayotte qui, faute de quorum, a été reportée à dimanche. L’absence du représentant de l’Etat – sans précédent à Mayotte s’agissant d’une séance d’installation de l’assemblée départementale – ne laisse pas beaucoup de doutes sur l’origine de l’opération, organisée depuis Paris. Pas beaucoup de doutes non plus sur l’action de l’actuelle ministre de l’outremer qui prolonge son escale à la Réunion jusqu’à dimanche, soi disant parce qu’elle ne veut pas influencer l’élection du président et du bureau du nouveau Conseil général.

Conséquence : les festivités pour l’accession de Mayotte au statut départemental, qui devaient rassembler par delà les sensibilités partisanes tous les Mahorais, ont été soit annulées soit reportées sine die.

Le combat des Mahorais pour la départementalisation de leur collectivité aura duré 35 ans. Cet engagement a été celui de la très grande majorité de leurs élus, génération après génération, droite et gauche confondues. Ce qui se passe aujourd’hui à Mayotte relève donc d’un double mépris. Mépris pour cette lutte historique et mépris du suffrage universel tel qu’il vient de s’exprimer sans aucune ambiguïté.

Le Parti socialiste appelle le Président de la République, son gouvernement, et le parti majoritaire à se reprendre et à mettre fin à cette comédie indigne de notre démocratie. Comme tous les autres Français, les Mahorais ont droit au respect de leur volonté telle qu’exprimée lors des scrutins des 20 et 27 mars derniers.

Rassemblement de l’opposition syrienne

Jeudi 31 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l’Europe et à l’international,

 




La mobilisation pour la démocratie en Syrie constitue un moment historique pour ce pays. Aux revendications justifiées de la population, le régime autoritaire a répondu par la violence et la répression. Elles ont fait plusieurs dizaines de morts parmi la population dans les villes de Derra, Latekie, Homs et dans d’autres villes.

Le Comité de « la Déclaration de Damas », une coalition des partis et des personnalités de l’opposition, appelle à un rassemblement, le samedi 2 avril 2011, sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris, de 16 h à 18 h.

Le Parti socialiste exprime son soutien et sa solidarité avec la lutte du peuple syrien, et appelle ses militants et ses sympathisants à participer à ce rassemblement, auquel il sera représenté.

Soutenir les acteurs de l’économie sociale, soutenir leurs apports à la société

Mercredi 30 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Farida Boudaoud, Secrétaire nationale Vie associative et Economie sociale et solidaire





Les acteurs de l’économie sociale emploient 10% de l’ensemble des salariés comme le rappelle une étude publiée mardi par l’INSEE, qui souligne que les associations, coopératives, fondations et mutuelles, sont des acteurs incontournables dans de nombreux secteurs (assurances, action sociale, hébergement médico-social, activités artistiques, sportives, de loisirs, etc.).

L’économie sociale mène au quotidien des activités essentielles pour les Français-e-s, crée des emplois sur l’ensemble du territoire et constitue une part essentielle de notre économie qu’il est urgent de mieux prendre en compte, notamment dans les politiques d’emploi.

Afin d’assurer la pérennité et le développement des actions menées par les structures de l’économie sociale, il est nécessaire de reconnaître la spécificité de leurs statuts et de mener des politiques de promotion de l’économie sociale et solidaire, comme nous l’avons réaffirmé lors des Conventions nationales du Parti socialiste.

Nous proposons de :
- développer les filières d'activité, la transmission de savoir-faire, l’aide à la professionnalisation des emplois de ces structures et d’accompagner les porteurs de projet dans leurs démarches entrepreneuriales ;
- faciliter et protéger la reprise d’entreprise par les salariés sous forme de SCOP (Société Coopérative de Production) ou de SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif) ;
- développer des financements innovants et l’investissement dans les structures du tiers secteur, en créant par exemple une fonction de banque de l’entrepreneuriat social ;
- favoriser l’émergence de l’ESS dans les secteurs stratégiques, qui doivent être mis à l’abri de toute offre publique d’achat ;
- soutenir le développement d’entreprises d’ESS dans de nouveaux secteurs d’activité, et offrir un accès privilégié à la commande publique ;
- adopter des critères et indicateurs de richesse alternatifs, afin de rendre compte de la plus-value apportée par ces structures en termes de gouvernance démocratique, de répartition juste des excédents et  de solidarité.

Les socialistes sont résolus à promouvoir l’économie sociale et solidaire,  les emplois non délocalisables qu’elle crée, les projets innovants qu’elle porte, et les valeurs d’égalité, de justice et de solidarité qu’elle fait vivre.

Mise en place de la commission d'enquête sur le fonctionnement de la Fédération des Bouches du Rhône

Mardi 29 Mars 2011

Paris, le 29 mars 2011
Communiqué
Bureau national



 
Conformément à la décision de Martine Aubry, annoncée le 04 mars, de créer une commission d’enquête sur le fonctionnement de la fédération des Bouches-du-Rhône, dès les élections cantonales passées, le Bureau national a installé celle-ci, lors de sa séance de ce jour.

Elle sera présidée par Alain Richard et composée de 8 membres. Alain Richard est ancien ministre et conseillers d’Etat.
 

Soutien à Salah Hamouri

Mardi 29 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Pouria Amirshahi
Secrétaire national à la coopération et aux droits de l'Homme



 


Depuis mars 2006, notre compatriote Salah Hamouri est emprisonné à Guilboa en Israël, accusé par le tribunal militaire pour un "délit d'intention terroriste",  ce qu'il a toujours nié.

Malgré les mobilisations de nombreuses personnalités et de citoyens au sein d'un comité de soutien, le gouvernement israélien continue de refuser l'organisation d'un procès civil équitable.

Les 23 et 24 avril prochain, Denise Hamouri, sa mère, sera en France. A cette occasion, elle a demandé à être reçue par le président de la République.

Le parti socialiste demande à N. Sarkozy d'honorer cette demande et d'intervenir auprès du gouvernement israélien.

Gaz de schistes : le Parti socialiste demande l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation

Mardi 29 Mars 2011

Paris, le 29 mars 2011
Communiqué du Bureau National




A partir de 2010, en Rhône-Alpes, en Languedoc Roussillon, en Picardie et en Ile de France, des permis exclusifs de recherches de forages des gaz et huiles de schistes ont été attribués, et des gisements ont été vendus sans aucune concertation publique, ni débat. Le gouvernement a décidé, en contradiction avec ses propres engagements, d’offrir le sous-sol français aux exploitants privés d’hydrocarbures non conventionnels !

Les techniques de forage utilisées dans l’exploration et l’exploitation de ces hydrocarbures sont destructrices pour l’environnement et dangereuses pour la santé. Devant la large mobilisation sur le terrain (élus, citoyens, associations), à laquelle le PS participe, le gouvernement a reculé en déclarant un moratoire et en ouvrant une enquête.

Mais la mobilisation doit continuer. Nous n’oublions pas que pour s’assurer la plus grande opacité, le gouvernement avait même modifié par ordonnance le code minier, afin de faciliter les opérations des opérateurs privés ayant investi dans la prospection.

Nous souhaitons que la législation évolue afin de garantir la transparence des activités d’exploration et d’exploitation en général. Les permis d’exploration doivent être soumis à débat public et à enquête publique. Et nous demandons la suppression de la niche fiscale de « provision pour reconstitution de gisements » qui bénéficie à ces opérateurs privés aux dépens du contribuable.

Dans l’immédiat, le Parti socialiste demande l’interdiction de l’exploration et de l’exploitation d’hydrocarbures non conventionnels et l’annulation des arrêtés ministériels accordant des permis exclusifs de recherches. Nos groupes parlementaires ont déposé des propositions de loi en ce sens.

Garantir la liberté des médias et le pluralisme de l’information

Mardi 29 Mars 2011


Paris,
Communiqué du Bureau National





La méfiance de Nicolas Sarkozy vis-à-vis des contre-pouvoirs s'est particulièrement illustrée dans ses tentatives d'étouffement du « quatrième pouvoir » qu'est celui des médias.

A l’inverse, le Parti socialiste est attaché à la liberté de la presse et au pluralisme de l'information et propose de mettre en place un cadre juridique plus efficace pour les protéger

A cette fin, une grande loi sera adoptée. Elle poursuivra trois objectifs essentiels et complémentaires : la lutte contre la concentration, la garantie d'une véritable indépendance des Rédactions et une réelle protection des sources des journalistes.

La loi délimitera ainsi de nouveaux plafonds d'audience pour les groupes médias en radio, télévision et presse écrite, encadrera la participation des médias nationaux dans les médias locaux et modernisera le dispositif de contrôle plurimédia pour y intégrer la presse (y compris la presse gratuite) et Internet.

Elle complétera les critères que le CSA est en charge d'apprécier pour les acquisitions ou les lancements de chaîne mais aussi pour les renouvellements de licence. Il lui sera explicitement demandé de privilégier les services proposés par des opérateurs indépendants des groupes titulaires de marchés publics.

Parallèlement, cette loi établira la reconnaissance légale de l'équipe rédactionnelle dans chaque entreprise de presse et exigera la définition d’une charte éditoriale et déontologique précise, énonçant les garanties d’indépendance éditoriale et les engagements souscrits à l’égard des lecteurs par tous ceux qui concourent à la publication.

En ce qui concerne la protection des sources, nous reviendrons sur la loi votée en 2010, régulièrement bafouée par le pouvoir exécutif et qui ne répond manifestement pas aux enjeux, afin de la rapprocher de la loi belge.

Pour ce qui concerne, par ailleurs, l'avenir de l'audiovisuel public, le Parti socialiste réaffirme sa volonté de lui donner force et indépendance.

Nous proposons la mise en place d'une nouvelle gouvernance en mettant fin aux nominations des responsables de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France, Audiovisuel Extérieur de la France) par le Président de la République. Ces nominations seront désormais confiées à des conseils d'administration renouvelés afin d'assurer leur indépendance vis à vis du pouvoir exécutif.

Pour donner une nouvelle ambition au service public audiovisuel, nous proposons :
    la création d'une chaîne jeunesse (enfants, adolescents et jeunes adultes), sans publicité, sur le canal de France 4,
    la création d'un nouveau portail d'information alimenté par l'ensemble des opérateurs publics,
    250 millions d'euros par an, au bout de cinq ans, consacrés à la recherche et à l'innovation,
    la création d'une marque permettant au service public de se distinguer, un « label ombrelle », dont les trois éléments phares seront de favoriser le vivre ensemble, de restaurer la confiance du public et d'encourager l'innovation en son sein,
    une politique volontaire de mise à disposition, sur Internet, de certains programmes à destination du public.

Pour financer cette nouvelle ambition, et pour permettre au service public de maintenir sa fonction de contributeur essentiel à la création et à la diversité culturelle, il est nécessaire de préserver les ressources actuelles des opérateurs publics. Si nous excluons de rétablir la publicité en soirée, nous la maintiendrons avant 20h sauf sur la chaîne jeunesse. Ce financement sera, par ailleurs, accru grâce à la progression mécanique induite par l'indexation de la redevance sur le coût de la vie et par le rétablissement de l'imposition des résidences secondaires. Les marges de manœuvre budgétaires ainsi dégagées seront prioritairement consacrées à l'innovation et au développement.

Libéré de la dépendance tant politique que financière dans laquelle Nicolas Sarkozy l'a plongé, l'audiovisuel public pourra à nouveau jouer pleinement son rôle historique de fédérateur de la société française au sein d'un paysage médiatique assaini par un cadre garantissant le pluralisme effectif des médias.

Situation en Syrie

Vendredi 18 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 





Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude face aux récents événements qui ont eu lieu en Syrie. Le 16 mars, à Damas, une manifestation pour réclamer la libération de manifestants arrêtés la veille et de détenus d’opinion a été durement réprimée.
 
Le parti socialiste condamne fermement cette violente intervention et réclame la libération immédiate des personnes arrêtées ces derniers jours mais aussi de tous les détenus politiques et militants des droits de l’homme.
 
Il demande aux autorités syriennes de respecter les droits de l’homme et la liberté d’expression.
 
La Parti socialiste soutient les attentes légitimes du peuple syrien en quête de plus de démocratie, de justice et de liberté.

Explosion des infractions routières les plus graves : le résultat du message laxiste de l'UMP

Vendredi 18 Mars 2011

Paris,
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité

 

 




En matière de sécurité routière, comme en bien d'autres domaines, les
résultats traduisent l'inconséquence de la politique de ce gouvernement, peu
soucieux de protéger les Français.

Les derniers chiffres de la délinquance montrent une explosion des
infractions routières les plus graves : conduite sans permis, grands excès
de vitesse, alcool au volant.

Cela confirme les pires craintes sur les conséquences de l'affaiblissement du
permis à points décidé de manière irresponsable par ce gouvernement. Ce
choix a été dénoncé notamment par le Parti socialiste comme un message
laxiste adressé aux automobilistes.

Nous dénonçons une nouvelle fois cette politique irréfléchie et
inconséquente et nous demandons au gouvernement de revenir sur
l'affaiblissement du permis à points.

La sécurité routière doit être la préoccupation de tous et est surtout
affaire de comportements. Elle nécessite une action au quotidien et une
véritable volonté politique.

Audit du parc nucléaire français

Vendredi 18 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement durable
Aurélie Filippetti, secrétaire nationale à l’Energie
Philippe Martin, secrétaire national adjoint à l’Environnement et au Développement durable





Le Premier ministre a annoncé mardi qu’il serait procédé à un contrôle de sûreté des centrales nucléaires, répondant ainsi à une demande énoncée dès dimanche soir par le PS.
Pour satisfaire à l’exigence de transparence et d’information, cet audit ne doit pas se limiter à la procédure habituelle de contrôles de sécurité des centrales déjà régulièrement effectués et publiés dans les rapports annuels de l’Autorité de sureté nucléaire.
Il doit :
-    associer des parlementaires, des personnalités, des scientifiques et des représentants de la société civile extérieurs aux autorités habituellement habilitées, afin de prendre en compte la diversité des approches.
-    inclure dans les facteurs de risques évalués l’impact des modifications climatiques et des évolutions sismiques.
-    indiquer la nature des investissements et opérations de maintenance en cours ou réalisés.
-    préciser les conditions d’approvisionnement des pièces et éléments de rechange, la part de la sous-traitance et du travail précaire dans les centrales.
-    communiquer rapidement le calendrier de cet audit.

En outre, il est urgent que le secret défense appliqué au rapport sur l’avenir de la filière nucléaire française (rapport Roussely), injustifiable sur le nucléaire civil, soit levé afin que tous les citoyens puissent disposer des éléments d’information nécessaires à la compréhension de l’avenir de la politique énergétique en France.

Il serait également utile que les conclusions du Conseil de politique nucléaire de février dernier soient précisées et clarifiées.

Pour que cet audit ne soit pas contesté, il est indispensable que sa composition et son cahier des charges ne soient pas critiquables.

La réduction des déficits publics demande non pas une règle constitutionnelle mais une réelle volont

Vendredi 18 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Michel Sapin, Secrétaire national à l'économie
Pierre-Alain Muet, Président du Conseil économique






 
La proposition de Nicolas Sarkozy d'inscrire dans la Constitution française une règle de limitation du déficit public a été présentée ce mercredi en conseil des ministres.
 
Voilà un Président de la République et un gouvernement qui n'ont respecté aucune des règles de bonne conduite de la politique économique et qui prétendent inscrire dans la Constitution pour leurs successeurs des obligations qu’ils ont violées tous les jours.
 
Cette initiative du Président de la République ne nous fera pas oublier la responsabilité de la majorité de droite dans l’explosion des déficits publics et de la dette. Jamais depuis 1945 un gouvernement n’avait autant dégradé les comptes publics.
 
La crise n’explique que le tiers de la hausse du déficit depuis 2002, le reste étant imputable à la politique de la droite et particulièrement aux mesures fiscales prises depuis 2007 : exonération fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, baisse de la TVA dans la restauration, bouclier fiscal, allègements des droits de successions… Autant de mesures qui ont durablement amputé les recettes fiscales.
 
                      Et que dire du projet de suppression ou de forte baisse de l’ISF ? Ce   débat montre bien que la nécessaire réduction des déficits publics demande non pas une règle constitutionnelle, mais une réelle volonté politique.
 
                       Le Parti socialiste est opposé à ce projet qui n’est rien d’autre qu’une opération de communication. Il ne fera pas oublier la responsabilité écrasante de la droite dans la dégradation des comptes publics et l’inefficacité des politiques menées, qui n’ont fait que démanteler les services publics, ralentir la croissance et exploser les inégalités.

Le crédit d’impôt recherche : effet d’aubaine pour les grands groupes

Vendredi 18 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l'Industrie et aux NTIC Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche




 
Devant les chefs d’entreprises d’Oséo Excellence, le Président de la République a une fois de plus vanté les mérites de son action en faveur de la recherche et fait l’éloge de sa réforme du Crédit Impôt Recherche (CIR).
 
Au mépris du bon sens et de l’efficacité, Nicolas Sarkozy assume - revendique même - le dévoiement de ce dispositif devenu extrêmement couteux (4,2 milliards d’euros) au profit des grandes entreprises. Pourtant, c’est bien lorsqu’il s’adresse au PME indépendantes que le CIR est le plus utile et le plus rentable. Lorsque le CIR augmente, celles-ci augmentent leurs dépenses de Recherche et Développement d’autant.  Pour les grands groupes au contraire, le CIR dans sa forme actuelle permet un véritable effet d’aubaine : entre 2006 et 2008, la multiplication  du CIR par 3,2 dont ils ont bénéficié ne s’est accompagnée que d’une progression de 8% des frais de R&D déclarés.
 
L’état des finances de la France ne permet pas que l’on s’endette plus pour donner des centaines de millions d’euros à des entreprises dont les bénéfices se chiffrent en milliards. Le Parti socialiste estime qu’il est urgent de repenser la politique de soutien à la recherche privée, qui ne progresse pas. Pour cela il faut redéployer le CIR là où il crée de la richesse et de l’innovation : en direction des PME indépendantes innovantes et des programmes stratégiques. Dans l'immédiat, le Parti socialiste appelle le gouvernement à respecter les recommandations de la Mission parlementaire d’évaluation et de contrôle sur le crédit d’impôt recherche.

Le Parti socialiste appelle à la mise en oeuvre immédiate de la résolution du Conseil de sécurité de

Jeudi 17 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste




Alors que la situation en Libye est de plus en plus critique face à la violente répression des forces armées de Kadhafi contre la population civile en lutte pour la liberté et la démocratie notamment à Benghazi, le Parti socialiste se félicite de la résolution votée ce soir par le Conseil de sécurité de l'ONU, qu'il appelait de ses voeux depuis plusieurs semaines.

Le Parti Socialiste appelle à une mise en oeuvre immédiate de cette résolution par la communauté internationale, et en particulier par la France, l'Union européenne et les Etats de la Ligue Arabe, notamment l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne et des mesures de protection des populations civiles contre les forces de répression du régime Kadhafi.

L'urgence est extrême : il faut maintenant rattraper le temps perdu pour éviter de nouveaux drames, assurer la protection effective des populations civiles et permettre au peuple libyen de défendre son droit à la liberté, à la justice et à la démocratie.

Défenseur des droits : un nouveau coup porté aux contre-pouvoirs

Jeudi 17 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale à la Justice et aux libertés publiques
Jean-Patrick Gille,
Secrétaire national à la famille







La majorité de l'Assemblée nationale a définitivement adopté mardi le projet de loi créant le Défenseur des droits. Les députés socialistes s'y sont opposés. Manquant l’occasion d’une réelle avancée démocratique, ce projet marque un grave recul dans la défense des droits et libertés de nos concitoyens.
 
Ce texte est en réalité l’occasion pour la droite de supprimer des autorités indépendantes ayant comme point commun d’avoir porté la critique sur l'action gouvernementale. Punit-on la Défenseure des enfants pour ses prises de positions contre la rétention des enfants ? Fait-on payer à la Commission nationale de déontologie de la sécurité d’avoir dénoncé certains abus de pratiques policières ? Enfin, sanctionne-t-on la Halde pour ses prises de position contre les tests ADN ?
 
La disparition d’institutions légitimes et reconnues et leur fusion au sein d’un mastodonte administratif, privé de moyens d’investigations, désigné par le seul président de la République, ne pourront que nuire aux missions autrefois remplies.

Le Parti socialiste dénonce cette nouvelle étape de l’élimination méthodique, par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, de tous les contre-pouvoirs.

Hôpital public : un plan social de plus ?

Jeudi 17 Mars 2011

Paris,
Communiqué

Marisol TOURAINE, Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale










Selon les chiffres fournis publiés cette semaine par la Direction générale de
l’offre de soins (DGOS), 10 000 postes ont été supprimés à l'hôpital en 2008
et 2009, Cette tendance s’est poursuivie en 2010 et ne semble pas devoir
s’arrêter.

Le Parti socialiste condamne avec fermeté cette politique de fragilisation du
service public de santé, qui aboutit à la dégradation des conditions de prise en
charge des patients et des conditions de travail des personnels hospitaliers.

En s’attaquant à l’hôpital public, le gouvernement s’attaque à la fois à l'égalité
d'accès aux soins et à l’excellence de la médecine française. La poursuite de
cette logique menace à court terme notre système de soins.

Le Parti socialiste appelle à une politique hospitalière renouvelée et volontariste
qui s’articule autour de trois exigences :
- réaffirmer les missions de service public de l’hôpital, dont les missions
d’excellence thérapeutique, d’enseignement et de recherche, de solidarité
doivent être pleinement reconnues, ce qui passe par l’abandon de la
convergence entre les établissements publics et privés ;
- recentrer l’hôpital sur ses missions essentielles, ce qui passe par une
meilleure articulation avec la médecine de ville ;
- améliorer le dialogue social avec l’ensemble des personnels hospitaliers, dont
le travail doit être mieux reconnu.

Le Parti socialiste soutient les mouvements engagés pour la défense de la
spécificité de l’hôpital public et appelle à conforter ce pilier essentiel de notre
système de santé.

Immigration : une diversion de plus pour masquer l'échec d'une politique

Mercredi 16 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l'immigration





Ce mardi 15 mars, l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture le projet de loi immigration, intégration et nationalité. Cette énième loi, la sixième depuis 2002, représente un recul généralisé de l'Etat de droit, un pas de plus dans l'extension de l'arbitraire, dans la banalisation d'un droit d'exception et dans le non respect de droits fondamentaux.

Le « sursaut républicain » des députés de la majorité ayant négocié la suppression de la déchéance de la nationalité n'était qu'un écran de fumée destiné à masquer les autres dispositions du texte :

La pénalisation des « mariages gris » qui jette l'opprobre sur les mariages mixtes.

La remise en cause du droit au séjour des étrangers malades venant de pays où ils ne pourront jamais être pris en charge médicalement.

Les graves atteintes à la liberté de circulation qui visent les plus précaires et, sans le dire, les Roms.

La mise à l'écart du juge qui vise à éloigner sans contrôle sur la base de décisions administratives trop souvent irrégulières.

L'allongement de la durée de rétention, que rien ne justifie, et le bannissement des étrangers qui démantèlera et séparera durablement les familles.

Les reculs du droit d'asile, pourtant garanti par la Convention de Genève de 1951, ainsi que la création de « zones d'attentes mobiles » possibles en tout point du territoire.

L'exonération des employeurs fraudeurs qui recourent au travail clandestin et exploitent la détresse humaine.

Mais aussi l'ajout, en seconde lecture, de dispositions nouvelles concernant l'acquisition de la nationalité qui remettent en cause le droit du sol et bafouent l'article premier de la Constitution.

Le Parti socialiste saisira comme il l'avait annoncé d'emblée le Conseil constitutionnel.

BAHREÏN

Mardi 15 Mars 2011

Paris, le 15 mars 2011
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales













Le Parti socialiste dénonce avec fermeté l’entrée des troupes de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes-unis au Bahreïn.

Face aux revendications démocratiques légitimes de la population, le pouvoir bahreïni a choisi la réponse militaire.

Le Parti socialiste réaffirme son soutien au peuple bahreïni. Il appelle au retrait des troupes étrangères et au lancement d’un véritable processus de démocratisation.

Il appelle, l’ONU, l’Union européenne et en particulier la Ligue arabe à agir en faveur d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition pour l’instauration d’un régime plus démocratique au Bahreïn, dans le respect du pluralisme et le refus de l’ingérence des pays voisins.
 
Le Parti socialiste réaffirme une nouvelle fois son soutien et sa solidarité à tous ceux qui luttent pacifiquement pour l’avènement d’un régime démocratique.

Conséquences de la catastrophe au Japon

Mardi 15 Mars 2011

Paris, le 15 mars 2011
Communiqué du bureau national







Le Parti socialiste exprime sa solidarité avec le peuple japonais, qui subit les conséquences dramatiques de trois catastrophes – un séisme, un tsunami et une catastrophe nucléaire de grande ampleur qui est encore en cours. Alors que les dégâts matériels et les pertes humaines sont immenses, la priorité doit être d’apporter au Japon toute l’aide et le soutien nécessaires. Nous saluons le courage et parfois le sacrifice du personnel qui travaille dans les centrales et tente de maîtriser la situation et de circonscrire la catastrophe, ainsi que des secouristes qui viennent en aide à la population.

Tout accident nucléaire est grave et les conséquences sanitaires et environnementales de celui de la centrale de Fukushima sont d’ores et déjà dramatiques. Il conduit la France dont la production électrique est à 75% dépendante du nucléaire à s’interroger à la fois sur la sécurité de ses installations, sur la transparence de l’information livrée au citoyen et sur son avenir énergétique.

Sécurité, transparence et maîtrise publique
Nous demandons et veillerons à ce qu’il soit effectivement procédé, sous le contrôle du Parlement, à un audit approfondi et exhaustif du parc nucléaire, associant une pluralité de points de vues et indiquant tout à la fois les risques naturels évolutifs (état sismique, inondations, canicules, état de la ressource en eau), la vétusté, la maintenance de chaque réacteur. Tout danger avéré pour la sécurité des populations devra entraîner l’interruption de l’activité. Avec 58 réacteurs nucléaires en activité, certains vieux de plus de 30 ans, la priorité absolue doit être donnée à la sécurité. La France connaît, aussi, des incidents nucléaires à propos desquels nous avons régulièrement dénoncé le manque de transparence. De même avions-nous demandé en novembre 2009 que les raisons de la mise à l’arrêt de 18 des réacteurs soient rendues publiques. Cette opacité n’est pas acceptable.
Pour être sûr, le nucléaire doit revenir totalement sous maîtrise publique, et la transparence la plus grande doit être assurée. Il est injustifiable que le gouvernement ait classé secret-défense le rapport Roussely sur la nouvelle architecture de la filière nucléaire. Les discours lénifiants et tâtonnants du gouvernement doivent céder la place à une information à la fois précise et accessible. L’indépendance de l’Autorité de sureté nucléaire doit être renforcée, notamment par une plus grande pluralité de sa composition.

Cantonales, dernier rendez-vous électoral avant 2012 pour les Français

Mardi 15 Mars 2011

Paris,
Communiqué du Bureau national

  




           


À quelques jours du premier tour des élections cantonales, dimanche 20 mars, le Bureau national du Parti socialiste lance un appel aux électeurs pour qu’ils participent massivement à ce rendez-vous démocratique. L’enjeu de cette élection est d’abord local : nos candidats portent des projets permettant de protéger les territoires et leurs habitants et préparer l’avenir.

Les candidats socialistes s’engagent pour:
-    agir pour l’économie au service de l’emploi et de la formation professionnelle, en partenariat avec les régions ;
-    protéger les citoyens et dynamiser les territoires par la mise en place d’un bouclier territorial permettant de rétablir le principe républicain d’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire national ;
-    accompagner pour garantir l’éduction, la formation et l’autonomie à chaque étape de la vie ;
-    garantir la justice sociale pour que les femmes et les hommes soient au cœur de notre société.


Les élections cantonales des 20 et 27 mars, c’est aussi la dernière fois avant l’élection présidentielle de 2012 que les Français auront la possibilité de dire par leur vote qu’ils :
-        rejettent la politique de N.Sarkozy et de ses soutiens de l’UMP ;
-        veulent une France forte économiquement et dont la voix pèse à nouveau dans le monde ;
-        veulent pour la France plus de justice sociale et des services publics proches d’eux ;
-        veulent défendre la République et ses valeurs, « liberté, égalité, fraternité, laïcité », sur tous les territoires ;
-        refusent l’abaissement national qui stigmatise et divise au lieu de rassembler.

Dès le premier tour des cantonales, dimanche 20 mars, le vote en faveur des candidats socialistes, par sa détermination et sa clarté, sera le premier signal d’une volonté de redressement de notre pays. Tel est le sens de l’appel lancé aux Français.

Le PS soutient la mobilisation du 19 mars

Mardi 15 Mars 2011

Paris, le 15 mars 2011
Communiqué
Bruno Julliard, Secrétaire national à l’Éducation








66 000 suppressions de postes depuis 2007, un taux d’encadrement dans le primaire le plus faible des pays de l’OCDE, des classes surchargées … ce gouvernement procède à la casse organisée de l’Education nationale.

Le Parti socialiste est au côté de l’ensemble des Français, des parents d’élèves, des élèves et du personnel éducatif pour défendre un service public de l’éducation plus juste, plus équitable et mieux adapté aux besoins de chaque enfant.

Il soutient l’appel à la mobilisation lancé par le collectif des 25 « une école, un pays, un avenir » pour le samedi 19 mars.

La « Taxe télécom » devant la Cour de justice de l’Union européenne : nouvel épisode de la déroute d

Mardi 15 Mars 2011

Communiqué de Patrick Bloche, secrétaire national du Parti socialiste chargé des médias



Face au refus du gouvernement d'abolir la taxe dite « taxe télécom » comme elle le lui avait demandé, la commission européenne vient logiquement de renvoyer la France devant la Cour européenne de justice.
Cette taxe avait été mise en place, rappelons le, afin de compenser la perte de recettes publicitaires du groupe France Télévisions liée à la subite suppression de la publicité dans l'audiovisuel public annoncée sans aucune concertation par Nicolas Sarkozy.
Cette solution, élaborée de fait dans la précipitation, a toujours été dénoncée par les socialistes comme étant non seulement inadaptée au problème de financement posé mais comme étant, de surcroît, un outil de fragilisation supplémentaire de France Télévisions.
Une fois de plus, le Gouvernement joue à l'apprenti sorcier avec le service public de l'audiovisuel, en laissant traîner un dossier plus que sensible et en jouant la montre, créant ainsi une bombe à retardement budgétaire. Car la réalité est que plus le temps passe, plus notre pays risque de faire face à de lourdes indemnisations.
Rappelons également que l'attribution en 2007 des chaînes dites « bonus » fait actuellement l'objet d'un contentieux à Bruxelles...
Quand parallèlement, le groupe France Télévisions peine à trouver ses marques depuis la nomination de son nouveau Président, il est de plus en plus légitime de se demander à quoi aura servi la réforme de l'audiovisuel public enclenchée par Nicolas Sarkozy il y a trois ans.
A l'heure où, par ailleurs, on prend progressivement conscience de la gestion calamiteuse de l'Audiovisuel Extérieur de la France, le Parti socialiste ne peut que constater que la politique audiovisuelle de l'exécutif est en déroute

Renault: les méthodes inouïes d'une grande entreprise

Lundi 14 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies,
Secrétaire national à l’emploi et au travail



 
Renault vient de reconnaître avoir procédé au licenciement des trois cadres uniquement sur la base d’informations fausses transmises par son service de sécurité.
 
Le PDG, Carlos Ghosn, s'était pourtant engagé personnellement sur l'existence d'un espionnage industriel.
 
Au fur et à mesure que la vérité apparaît, on découvre avec effarement les méthodes d'une entreprise qui, pour contrôler ses salariés, a mis en place un service de renseignement interne, composé d’anciens agents de la DGSE et d’anciens policiers, manifestement insuffisamment encadrés et contrôlés.
 
Avec de pareilles méthodes, inutile de s'interroger sur l'origine de la dégradation des conditions de travail dans l’entreprise, notamment pour les cadres.
 
L'entreprise n'est pas qu'un lieu de production. Le respect des hommes et des femmes qui travaillent engage la responsabilité du PDG et de la direction.
 
La brutalité des licenciements infondés et la méthode utilisée ne peuvent rester sans sanction.
 
Chacun est responsable de ses actes. La direction de l’entreprise et M. Ghosn, qui avec un salaire équivalent à cinq siècles de SMIC est un des patrons les mieux payés de France, le sont comme les autres, plus que les autres.

Nucléaire : il faut une parole publique crédible.

Dimanche 13 Mars 2011

Laurence Rossignol
Secrétaire nationale à l'environnement
Philippe Martin
Secrétaire national adjoint à l'environnement





Dénoncer, comme vient de le faire Monsieur Besson, le "catastrophisme" de ceux qui s'inquiètent  des conséquences des accidents nucléaires au Japon n'est pas responsable de la part d'un ministre qui hier soir encore, sans éléments d'information précis, en minorait l'ampleur. Alors que le besoin d'information des Français est légitime et appelle une parole publique, non pas rassurante, mais crédible, le gouvernement ne fait que d'affirmer et réaffirmer que ce qui se passe au Japon ne pourrait se passer ici.
Or, en matière de risques nucléaires, chaque accident est inédit et c'est sa survenance qui révèle le risque. En France, nous avons tout à la fois, des centrales nucléaires construites sur des failles  et des centrales vieillissantes. Nous savons qu'il y a des problèmes de maintenance qui conduisent à faire tourner certaines centrales au ralenti.  La centrale de Fessenheim cumule les deux risques. Le Parti Socialiste demande que soit, dans les meilleurs délais, livré aux Français, l'état précis de tous les réacteurs, leur durée de vie, leur production actuelle, les risques spécifiques qu'ils comportent. et que ceux sur lesquels pèse le plus minime incertitude soient arrêtés.
D'autre part, le gouvernement a, il y a moins de deux semaines, porté un coup fatal à la filière photovoltaïque indiquant par là, son désinterêt pour le développement des énergies renouvelables. L'avenir énergétique et industriel de la France passe par des investissements rapides et massifs dans les énergies renouvelables. Les Français ne veulent pas être "rassurés", ils veulent être informés et associés au débat énergétique.

 

communiqués, "secteur environnement", situation au Japon

Samedi 12 Mars 2011

12 mars 2011

Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire  National du Parti Socialiste à l’environnement et de Philippe Martin, Député du Gers, Secrétaire National-adjoint :

 

« L’hypothèse d’une catastrophe nucléaire survenue à la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon rappelle qu’en matière de nucléaire le risque « zéro » n’existe pas et que lorsque ce risque devient réalité, il est à la fois continental, dramatique et irréversible.

Depuis 24 heures, les informations apportées par les Autorités de Sureté Nucléaire (ASN), y compris en France, on d’avantage visé à rassurer qu’à informer. On est passé du « tout est sous contrôle » à une explosion avérée, le tout sur fond de commentaires technico-lénifiants, toujours en deçà de la vérité.

D’ores et déjà ce qui se passe au Japon doit nous conduire à exiger, en France et en Europe, un débat véritablement démocratique et transparent sur la place du nucléaire dans le mix énergétique de demain ».

 

 

13 mars 2011

Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire  National du Parti Socialiste à l’environnement et de Philippe Martin, Député du Gers, Secrétaire National-adjoint :

 

« Dénoncer, comme vient de le faire Monsieur Besson, le "catastrophisme" de ceux qui s'inquiètent des conséquences des accidents nucléaires au Japon n'est pas responsable de la part d'un ministre qui hier soir encore, sans éléments d'information précis, en minorait l'ampleur. Alors que le besoin d'information des Français est légitime et appelle une parole publique, non pas rassurante, mais crédible, le gouvernement ne fait que d'affirmer et réaffirmer que ce qui se passe au Japon ne pourrait se passer ici. Or, en matière de risques nucléaires, chaque accident est inédit et c'est sa survenance qui révèle le risque. En France, nous avons tout à la fois, des centrales nucléaires construites sur des failles et des centrales vieillissantes. Nous savons qu'il y a des problèmes de maintenance qui conduisent à faire tourner certaines centrales au ralenti. La centrale de Fessenheim cumule les deux risques. Le Parti Socialiste demande que soit, dans les meilleurs délais, livré aux Français, l'état précis de tous les réacteurs, leur durée de vie, leur production actuelle, les risques spécifiques qu'ils comportent. et que ceux sur lesquels pèse le plus minime incertitude soient arrêtés. D'autre part, le gouvernement a, il y a moins de deux semaines, porté un coup fatal à la filière photovoltaïque indiquant par là, son désinterêt pour le développement des énergies renouvelables. L'avenir énergétique et industriel de la France passe par des investissements rapides et massifs dans les énergies renouvelables. Les Français ne veulent pas être "rassurés", ils veulent être informés et associés au débat énergétique »
 

Sommet européen sur la Libye

Samedi 12 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry, Première secrétaire




Le pacte des dirigeants de la zone euro va ajouter la crise à la crise. Une alternative existe : financer la sortie de crise avec une taxe sur les transactions financières, comme le propose le Parti socialiste européen

Les mesures du « pacte pour l’euro » adoptées hier à Bruxelles, à l’initiative de N. Sarkozy et d’A. Merkel, sont marquées par une vision économiquement dangereuse et socialement injuste des politiques à conduire en Europe. En imposant une austérité massive, ce pacte va ralentir la sortie de crise et maintenir des millions d’Européens dans la précarité et le chômage. En imposant des mesures de régression sociale, il fait payer aux plus modestes le prix de la crise financière alors même que rien n’est prévu pour mieux réguler le la capitalisme, faire participer les profits à la solidarité ou taxer le capital.

Ces mesures d’austérité sont fondées sur une baisse des salaires dans le secteur public et la stagnation des revenus pour tous, sur une flexibilisation du marché du travail et sur une remise en cause des prestations sociales. Elles ne feront qu’ajouter de la crise à la crise, en freinant la consommation, et donc la croissance, et en renforçant la précarité.

Les Européens attendaient une nouvelle donne économique sociale ; ce pacte organise le nivellement de l’Europe vers le bas dans la mondialisation.

Réuni le 4 et le 5 mars à Athènes, le Parti Socialiste Européen a proposé une autre feuille de route pour sortir de la crise par une croissance juste, par l’emploi, par le progrès social tout en respectant l’objectif d’équilibre budgétaire. En proposant de construire une véritable politique industrielle européenne financée par des Eurobonds, de mettre en œuvre un pacte européen pour des emplois de meilleures qualités et de créer des normes minimales de sécurités sociales, en souhaitant améliorer l’efficacité des dépenses publiques, au lieu de procéder à des coupes franches immédiates et en proposant de taxer la transactions financières pour financer la sortie de crise tout en remettant la finance au service de l'économie, le PSE est à l’origine d’une alternative claire de progrès social et de croissance économique pour tous.

Le Parti socialiste français regrette que l’Europe ait choisi la voix de la régression au lieu de mettre en œuvre une vraie politique d’avenir capable de garantir une meilleure compétitivité à l’Europe et d’améliorer le quotidien de l’ensemble des Européens.

Décision du Conseil constitutionnel : au delà de la LOPPSI 2, des conséquences très profondes sur la

Vendredi 11 Mars 2011

Paris, le 11 mars 2011
Communiqué
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité





La très sévère décision du Conseil constitutionnel aura des conséquences bien plus profondes que le Ministère de l'Intérieur ne voudra bien l'admettre.   

En effet, d'une part, le Conseil constitutionnel considère comme irrégulière la délégation de missions de surveillance générale de la voie publique à des personnes de droit privé, tout en réaffirmant que de telles missions ne pouvaient que relever de la « force publique ». D'autre part, il retoque l'accroissement de la capacité judiciaire et des missions des policiers municipaux en censurant la possibilité que certains accèdent à la qualité d'APJ de l'article 20 du Code de Procédure Pénale et leur possibilité de procéder à des contrôles d'identité.   

Or, ces deux axes - vidéoprotection sous gestion de personnes et d'entreprises privées et emploi judiciaire des polices municipales en appui de la police nationale - étaient présentés comme des moyens majeurs de compenser un certain désengagement de l'Etat dans sa mission de police générale.   

Le Conseil Constitutionnel vient donc rappeler que l'Etat ne peut pas déléguer ces missions et doit les assurer avec ses moyens propres, et il le fait de façon particulièrement claire en parlant de missions « inhérentes » à l'exercice de la force publique, qui n'appartient qu'à l'Etat.   

On voit mal dans ces conditions comment le gouvernement va pourvoir continuer à promouvoir son projet d'extension de la vidéosurveillance puisque, par définition, il ne pourra reposer que sur des personnes publiques tant au plan des matériels, des effectifs ou des investissements, autrement dit sur les collectivités territoriales ou l'Etat.   

Le gouvernement est dans l'impasse. Si la vidéosurveillance censée se substituer à la présence physique des policiers sur la voie publique ne se développe pas, la question du sous-effectif policier va se poser de façon critique. Si à l'inverse, la vidéosurveillance se développe, cela ne pourra se faire qu'au travers d'agents publics supplémentaires.   

Par cette décision, c’est bien la politique de diminution des emplois publics liés à la sécurité qui est remise en cause.

De même toute l'économie d'une articulation fonctionnelle entre polices municipales et Police/Gendarmerie nationales qui était avancée pour justifier d'une baisse des effectifs des forces de sécurité nationales se trouve anéantie : les policiers municipaux ne peuvent dépendre des policiers nationaux dans la mesure où les premiers ne sont pas sous le contrôle de l'autorité judiciaire.

C'est ainsi que nous l'avions analysé, notamment au travers de l'incohérence qui résidait entre un policier municipal qui aurait été Agent de police judiciaire (APJ 20) en dépendant du Maire alors que l'Officier de police judiciaire (OPJ) de la Police nationale ne dépend que de l'Etat, et qu'aux termes de la loi l'APJ20 a pour mission de seconder l'OPJ... Ou encore au travers de la situation dans laquelle l'initiative d'un policier municipal APJ20 aurait contraint un OPJ de la Police nationale à agir sans avoir eu la moindre maîtrise sur les actions initiales.    

Par ces deux aspects le Conseil Constitutionnel recentre clairement les missions de sécurité sous la responsabilité de l'Etat, et limite les possibilités d'intervention des autorités publiques locales. Une position diamétralement opposée aux orientations du gouvernement !   

L'annulation du système de fonds de concours pour financer la Police technique et Scientifique s'inscrit dans la même logique. Là encore le gouvernement a voulu se décharger de ses obligations en faisant financer la modernisation des moyens techniques de la police par des fonds privés... et bien il va falloir trouver des budgets publics ou alors laisser la Police Technique et Scientifique en rase-campagne, alors même que le gouvernement et le ministère de l'Intérieur tablent publiquement sur les progrès technologiques pour optimiser la résolutions des crimes et délits... Encore une fois ces beaux projets se révèlent contraires, dans leurs modalités, aux valeurs fondamentales de la République et d'un Etat qui assume l'intégralité de ses obligations constitutionnelles.   

Au fond, ce que nous dit le Conseil Constitutionnel, c'est que les missions régaliennes de l'Etat ne se privatisent ni ne se délèguent.

Décision du Conseil constitutionnel : un désaveu cinglant pour le président de la république

Vendredi 11 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice







Le Conseil constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution plusieurs dispositions de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI) parmi les plus emblématiques car faisant suite au discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy.

Cette décision désavoue radicalement la politique irréfléchie du gouvernement en matière de justice et de sécurité.

Le Conseil constitutionnel rappelle, en particulier, que la spécificité d’une justice pour les mineurs est une exigence constitutionnelle et censure les dispositions qui y portaient atteinte.

Prenant le contrepied des discours récurrents de Nicolas Sarkozy et de sa majorité,  le conseil vient rappeler que les mineurs ne peuvent être traités comme des adultes par la justice.

Contrairement aux déclarations ministérielles, cette décision du conseil constitutionnel désavoue bel et bien la conception de la majorité de la justice des mineurs.

Les socialistes portent une conception différente,  Convaincus de la légitimité  d'une  justice adaptée aux mineurs qui ne les considèrent pas comme des majeurs en réduction mais comme des adultes en devenir.

Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste

Vendredi 11 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY
Première Secrétaire





C’est avec effroi que je découvre l’ampleur de la catastrophe qui a dévasté le Japon.

 Face à ce drame qui nous bouleverse tous et face aux menaces qui concernent de nombreuses côtes du Pacifique, je veux dire, au nom du Parti socialiste, toute mon émotion et notre solidarité avec le peuple japonais et les populations touchées. Toutes mes pensées vont aux victimes et à ceux qui ont tout perdu.

Alors que des répliques et de nouveaux tsunamis sont à craindre, la France et l’Europe doivent se tenir prêtes à apporter toute l’aide et le soutien qui pourraient être demandés par le Japon et les pays touchés.

Madame Lagarde et le prix de l’essence : surtout ne rien faire !

Jeudi 10 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale aux questions énergétiques
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Bernard Soulage, Secrétaire national aux Transports

 

Les prix de l'essence ont atteint la semaine dernière un record historique à la pompe.

 

La hausse du prix du baril, qui a atteint 76 euros, n’explique pas tout. Pour le sans-plomb 98, le prix a atteint 1,54 euros à la pompe, contre 1,26 euros à la sortie des raffineries. Faut-il s’étonner, dès lors, des bénéfices records de Total, qui ont dépassé les 10 milliards d'euros en 2010. Alors que les actionnaires se voient distribuer environ 5 milliards d'euros de dividendes, les ménages, eux, subissent une ponction insoutenable.

 

Et pourtant, le gouvernement reste inactif.  Déjà en 2007, alors que le litre d’essence atteignait près de 1,50 €, Mme Lagarde conseillait aux français de prendre leur bicyclette. Aujourd’hui le gouvernement lance un site de comparateurs des prix. C’est se moquer des Français.

 

Les Français voient leur facture énergétique s’alourdir continuellement : 20 % d'augmentation de l'électricité en cinq ans, bientôt 60 % pour le gaz, et aujourd'hui le prix de l'essence, dont ils ne peuvent se priver pour aller travailler, accéder aux soins etc… La précarité énergétique est une réalité qui touche 3,5 millions de français, et leur nombre ne cesse d’augmenter.

 

C’est une situation intenable et inacceptable ! Le Parti socialiste demande que soit apportée une aide concrète aux ménages moyens et modestes et que soient taxés les profits considérables des compagnies pétrolières. Le produit de cette taxe doit permettre de financer un tarif de base de l’énergie peu élevé pour les premiers volumes de consommation. Le Groupe socialiste à l’Assemblée déposera une proposition de loi en ce sens dans les tous prochains jours.

Les mots ne soigneront pas les maux des agriculteurs

Mercredi 9 Mars 2011

Paris,
Communiqué
Germinal PEIRO, Secrétaire national en charge de l’agriculture et de la ruralité






Un heureux hasard de calendrier a amené Nicolas Sarkozy à honorer une
promesse, datant du 25 janvier 2010, de visite à une productrice de lait qui l’avait vivement interpelé lors d’une émission télévisée, ce mardi 15 mars 2011, soit à cinq jours du premier tour des élections cantonales…  Ni les agriculteurs, ni les citoyens du monde rural ne sont dupes de cette
manœuvre.

Et pourtant, le sujet est très grave : aucune solution de long terme n’a été
trouvée et l’avenir de la filière demeure très incertain. Nicolas Sarkozy
qui présidait l’Union Européenne lors de la décision de suppression des
quotas laitiers en 2008, Nicolas Sarkozy qui s’était félicité d’un document
de la Commission Européenne préconisant la suppression définitive de ces mêmes quotas laitiers à l’horizon 2015, ne s’est rendu dans le Tarn et
Garonne que pour s’adonner à une nouvelle opération médiatique

Les mots du chef de l’Etat ne suffiront pas pour corriger les maux d’une
politique agricole désastreuse, menée par un gouvernement qui sacrifie les exploitants sur l’autel du libéralisme échevelé et des intérêts des marchés financiers.


Cette opération électoraliste est déplacée au regard de la crise que
traverse l’agriculture française. Le Parti Socialiste appelle les agriculteurs et l’ensemble des citoyens à se mobiliser lors des élections cantonales pour sanctionner la politique du mépris et de l’incompétence gouvernementale.

Un grand plan pour l’emploi des jeunes

Mardi 8 Mars 2011

Paris,
Communiqué du bureau national



 
 

Alors que plus de 660.000 jeunes de moins de 25 ans (métropole et DOM) sont aujourd’hui au chômage, qu’un jeune Français met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, enchainant petits boulots, stages à répétition, CDD ou intérims, s’insérer sur le marché du travail est devenu, en France, un piège pour une grande partie de la jeunesse. Avec cette génération qui a peur d’être sacrifiée et qui pense vivre, pour la première fois, moins bien que ses parents, l'emploi des jeunes s’impose comme l'un des défis majeurs de notre société.

Le gouvernement ne saisit ni la gravité ni l’urgence de cette situation faite de déclassement et de précarité grandissante de la jeunesse. Sa politique ne comporte aucun message positif à l’égard de la jeunesse, aucune priorité pour l’emploi des jeunes. Les quelques mesures annoncées la semaine dernière par N. Sarkozy ne changent rien à la donne : relever de 3 à 4 % le quota de jeunes en formation imposée aux entreprises de plus de 250 salariés par diverses primes et allègements de charges ou le redéploiement de quelques milliers de contrats aidés, ne peut constituer une véritable politique de l’emploi des jeunes.

Parce que nous voulons une société qui se construit avec sa jeunesse et qui invente avec elle son présent et son avenir, nous proposons aujourd’hui un « grand plan pour l’emploi des jeunes », qui sera au cœur de la politique que nous proposerons de mettre en œuvre dès 2012, et qui s’insérera dans la politique globale que nous mènerons pour relancer la croissance et l’emploi. Ce plan s’articule autour de la nécessité d’améliorer l’insertion professionnelle des jeunes, de prendre en compte la spécificité des 150.000 jeunes décrocheurs qui sortent chaque année du système scolaire sans emploi ni qualification et des moyens de lutte contre la précarité insupportable que subissent les jeunes aujourd’hui.

Ce grand plan comporte 10 mesures concrètes pour permettre à tous les jeunes d’entrer dans la vie active. Il propose notamment :
-    la création 300.000 « emplois d’avenir », dont certains dans le secteur du développement durable, dont une partie sera destinée en priorité aux jeunes des territoires défavorisés ;
-    la création d’un « dispositif nouvelle chance » pour les jeunes décrocheurs, leur permettant de nouveau de s’engager dans un projet professionnel adapté à leur situation ;
-    un arsenal de mesures anti-précarité, comme la limitation des contrats précaires, un encadrement permettant d’en finir avec les stages abusifs ou encore l’extension du RSA pour les jeunes de moins de 25 ans en fin de droits.

Face à l’absence de volontarisme du gouvernement, le Parti socialiste propose un véritable « choc de confiance » pour l’emploi des jeunes en 2012.

Privatisation des cartes grises : le service dégradé et la sécurité bradée

Mardi 8 Mars 2011

Razzy Hammadi
Secrétaire national aux services publics

 


Depuis la décision du gouvernement de privatiser la délivrance des cartes grises, la dégradation du service rendu est une réalité. Et on apprend aujourd’hui que les nouvelles procédures ont multiplié les risques de fraudes et de falsifications.
 
En octobre 2010, le rapport “La RGPP dans les préfectures: pour la délivrance des titres, la qualité du service public est-elle en péril ?”, préparé sous la conduite de la sénatrice Michèle André, a montré la réalité de la hausse du coût lié à cette privatisation comme la dégradation du service rendu à nos concitoyens. Ce rapport s’inquiétait d’éventuelles fraudes rendues possibles par cette dérégulation à l’aveugle.
 
Un magazine révèle cette semaine que ces craintes étaient justifiées et détaille les fraudes facilitées par cette externalisation : falsifications en tous genres et recrudescence du trafic de cartes grises ou de plaques d'immatriculation.
 
Compte tenu des risques pour la sécurité, ces conséquences de la politique du gouvernement sont inacceptables.
 
Le Parti socialiste dénonce cette absence de clairvoyance et d’anticipation du gouvernement. Il lui demande de tirer les conséquences de l’échec de cette politique et de mette un terme immédiat à cette externalisation aux conséquences dangereuses.


 

« L’environnement ça commence à bien faire… » Un an déjà mais engagement tenu !

Lundi 7 Mars 2011

Paris,

Communiqué

Laurence Rossignol,

Secrétaire nationale à l'environnement



 

Il y a exactement un an, au salon de l’agriculture, le Président de la République enterrait, d’une seule phrase, le Grenelle de l’environnement, son esprit et sa lettre. Depuis cette déclaration, la droite n’a fait que reculer et défaire ce qui ne faisait que commencer : abandon de la fiscalité environnementale, reports successifs de la taxe poids lourds, rapport Ollier  contre l’éolien, relèvement des seuils de réduction des pesticides, coup d’arrêt au développement du photovoltaïque, délivrance de permis d’exploration des gaz et pétroles de schistes…

Le Président de la République ne nous a pas habitué à tenir parole. Il serait injuste de ne pas en prendre acte quand cela lui arrive.

 
 
 

"Sortir du renouvelable"… la nouvelle politique énergétique du gouvernement.

 

Le gouvernement a beau s’en défendre, le Grenelle de l’Environnement a vécu. Alors que les dérèglements climatiques  et les tensions sur le pétrole s’accroissent, le gouvernement a fait, pour la France, le choix de l’immobilisme énergétique : énergies fossiles, passage en force pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste, tout-nucléaire et renoncement aux énergies renouvelables. Ce qui vient de se passer à propos de l'énergie photovoltaïque rappelle étrangement les préconisations du rapport Ollier, il y a un an, sur l'éolien et nous fait grandement douter de la volonté du gouvernement d'investir dans les énergies renouvelables pour préparer un mix énergétique réellement diversifié.  Ce gouvernement semble militer dans un nouveau réseau : " Sortir du renouvelable"...

 

Les nouvelles règles du jeu pour le photovoltaïque révèlent d'abord que la concertation a servi d’écran de fumée pour botter en touche et faire patienter les acteurs. En limitant à 500 MW/an la capacité de production photovoltaïque, le gouvernement confirme qu'il entend bien rester bon dernier dans le classement des pays européens. Les acteurs économiques ont été déstabilisés par les modifications réglementaires et tarifaires incessantes.

 

La versatilité du gouvernement est coûteuse. Sa stratégie énergétique est un véritable sujet d’inquiétude. Pour les familles, d’abord, dont le budget énergie va considérablement augmenter (+ 900 euros/an selon Familles Rurales), pour l’industrie et la filière énergies renouvelables, qui ne décolle pas en France, pour les 25 000 emplois dans le photovoltaïque d’ores et déjà menacés et enfin pour la capacité de la France à conduire la transition énergétique qu’exige la lutte contre le dérèglement climatique.

 

Si les investissements dans les énergies renouvelables peuvent sembler chers aujourd’hui, ils sont indispensables afin de garantir un coût de l’énergie supportable dans les années à venir.

 

Lors de l’examen du texte par le Conseil de l’énergie ce mercredi 2 mars, il est encore temps de rehausser les ambitions pour la filière, et de ne pas laisser la France prendre davantage de retard par rapport à nos voisins sur le développement industriel et la transition énergétique.


Suppression du bouclier fiscal et réforme de l’ISF : un aveu d’échec de la politique fiscale et un m

Vendredi 4 Mars 2011

Communiqué de presse
Michel Sapin
Secrétaire national à l'économie



Le Premier ministre vient d’annoncer la suppression du bouclier fiscal contre une réforme de l’ISF, qui sera détaillée après les élections cantonales. Cet agenda est pour le moins troublant, d’autant que l’un des deux scénarios envisagés comporte la suppression pure et simple de l’ISF.
 
La suppression du bouclier fiscal, qui n’est pas qu’un « symbole d’injustice » mais bien une réalité, constitue un véritable aveu d’échec pour la politique fiscale de Nicolas Sarkozy. Depuis sa création, le Parti socialiste n’a de cesse de dénoncer l’injustice et l’inefficacité de cette mesure.
 
L’une des pistes évoquées par le gouvernement est l’échange entre suppression du bouclier fiscal et suppression de l’ISF. Une telle réforme serait un marché de dupes et un cadeau encore plus important aux Français les plus aisés : 700 millions d’euros contre 4 milliards. Pour combler le manque à gagner, le gouvernement envisage une taxation des revenus du capital et des plus-values. Mais celle-ci ne remplace en rien une imposition du capital lui-même. Elle n’empêchera pas l’accumulation du patrimoine par une minorité de la population et l’explosion des inégalités de patrimoine.
 
La deuxième piste évoquée est celle d’une "transformation en profondeur" de l’ISF, qui passerait par le relèvement du patrimoine à partir duquel est payé l'ISF. Le seuil évoqué serait de 1,3 millions d’euros de patrimoine, ce qui exonérerait les 300.000 contribuables de la première tranche, et les taux d’imposition seraient fortement abaissés. Le gouvernement pense ainsi s’adresser aux classes moyennes, c’est un leurre ! Selon l’Insee, le patrimoine moyen des 25% des ménages les plus aisés est de 437.000 euros et leur patrimoine médian de 261.600 euros. La réforme du gouvernement s’adresse donc bien aux Français les plus aisés !
 
Le Parti socialiste demande au gouvernement l’ouverture d’un vrai dialogue pour une réforme en profondeur de notre système fiscal. Depuis plusieurs mois, nous avons élaboré des propositions qui mériteraient d’être débattues : fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu pour une plus grande progressivité, plafonnement des niches fiscales, alignement de la fiscalité des revenus du patrimoine sur celle des salaires, plus grande progressivité de l’ISF, etc.
 
Les pistes pour une réforme juste et efficace de la fiscalité sont nombreuses, ouvrons le débat.



 

Pakistan : le PS condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat de Shahbaz Bhatti

Vendredi 4 Mars 2011

Communiqué de presse
Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international




Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat de Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des minorités religieuses.

Cet acte barbare survient dans un climat de terreur contre les personnalités qui défendent les droits des minorités, notamment des minorités religieuses. Au mois de janvier, le gouverneur de la province du Pendjab, Salman Tasser, figure du Parti du peuple pakistanais (PPP), a été assassiné en raison de son opposition à la loi sur le blasphème.

Le Parti socialiste exprime son soutien et sa solidarité avec les forces politiques et les personnalités pakistanaises qui militent pour le respect de la liberté religieuse, l’un des éléments fondamentaux de la démocratie. Le gouvernement pakistanais a le devoir d’assurer la protection de tous les citoyens, en particulier des plus faibles, et des minorités religieuses.

Apprentissage : vivement l’alternance

Vendredi 4 Mars 2011

Pascale Gérard
Secrétaire nationale à la formation professionnelle et la sécurité sociale professionnelle
Bruno Julliard
Secrétaire national à l'éducation



Nicolas Sarkozy a présenté une série de mesures destinée à favoriser la formation - notamment par l'alternance – qui doivent permettre d'atteindre 800.000 apprentis en 2015, et un million à terme.
 
Il suffit, de se payer de mots. Cela fait dix ans que la droite fait la promesse de doubler les effectifs et les places en apprentissage. Le nombre de contrats d’apprentissage est pourtant en baisse, alors que les parcours d’insertion des moins qualifiés reste marqué par la précarité et le chômage, qui touche 40% d’entre eux.
 
L'augmentation des contrats d'apprentissage ne se décrète pas. Le système de bonus-malus n’est pas à la hauteur et, en outre, ne règle en rien le caractère fortement discriminatoire de ce type de contrat (refus d’embaucher des jeunes de certains quartiers, seulement 30% de filles en apprentissage, etc.).
 
Rien ne peut se faire en matière d’apprentissage sans les régions, curieusement absentes du discours présidentiel alors qu’elles ont compétence en matière d'apprentissage depuis 1982 et que les régions socialistes consacrent à l’avenir des jeunes plus d’un quart de leur budget.
 
Une réelle ambition pour l’apprentissage nécessite de remettre à plat les formations professionnelles du CAP au bac professionnel en étroite concertation avec les représentants du monde professionnel : une ambition incompatible avec les suppressions de postes massives opérées par le gouvernement dans l’enseignement professionnel.
 

"Sortir du renouvelable"… la nouvelle politique énergétique du gouvernement

Vendredi 4 Mars 2011

Secrétariat national à l'Environnement




Le gouvernement a beau s’en défendre, le Grenelle de l’Environnement a vécu. Alors que les dérèglements climatiques  et les tensions sur le pétrole s’accroissent, le gouvernement a fait, pour la France, le choix de l’immobilisme énergétique : énergies fossiles, passage en force pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste, tout-nucléaire et renoncement aux énergies renouvelables. Ce qui vient de se passer à propos de l'énergie photovoltaïque rappelle étrangement les préconisations du rapport Ollier, il y a un an, sur l'éolien et nous fait grandement douter de la volonté du gouvernement d'investir dans les énergies renouvelables pour préparer un mix énergétique réellement diversifié.  Ce gouvernement semble militer dans un nouveau réseau : " Sortir du renouvelable"...
 
Les nouvelles règles du jeu pour le photovoltaïque révèlent d'abord que la concertation a servi d’écran de fumée pour botter en touche et faire patienter les acteurs. En limitant à 500 MW/an la capacité de production photovoltaïque, le gouvernement confirme qu'il entend bien rester bon dernier dans le classement des pays européens. Les acteurs économiques ont été déstabilisés par les modifications réglementaires et tarifaires incessantes.
 
La versatilité du gouvernement est coûteuse. Sa stratégie énergétique est un véritable sujet d’inquiétude. Pour les familles, d’abord, dont le budget énergie va considérablement augmenter (+ 900 euros/an selon Familles Rurales), pour l’industrie et la filière énergies renouvelables, qui ne décolle pas en France, pour les 25 000 emplois dans le photovoltaïque d’ores et déjà menacés et enfin pour la capacité de la France à conduire la transition énergétique qu’exige la lutte contre le dérèglement climatique.
 
 
Si les investissements dans les énergies renouvelables peuvent sembler chers aujourd’hui, ils sont indispensables afin de garantir un coût de l’énergie supportable dans les années à venir.
 
Lors de l’examen du texte par le Conseil de l’énergie ce mercredi 2 mars, il est encore temps de rehausser les ambitions pour la filière, et de ne pas laisser la France prendre davantage de retard par rapport à nos voisins sur le développement industriel et la transition énergétique.

Pour un pacte de compétitivité et d’emploi

Vendredi 4 Mars 2011

Communiqué du Bureau national


Alors que l’Europe n’est pas sortie de la crise économique et sociale, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy veulent lui imposer un pseudo- « pacte de compétitivité » - en fait un bouquet de politiques d’austérité basé sur une nouvelle baisse du pouvoir d'achat et de la protection sociale des salariés.
 
Pourtant, les politiques d'austérité mises en œuvre simultanément dans les pays de l'Union, risquent de plonger l'UE dans une stagnation prolongée, voire une nouvelle récession. En se fondant sur la déflation salariale, en omettant la lutte contre les inégalités, en réduisant l’Europe à un espace de surveillance et de coordination après coup, en ne laissant aucune place à la démocratie et au dialogue social, le pacte de la Chancelière Merkel et du Président Sarkozy conduit l’Europe dans l’impasse. Sa méthode d’élaboration, qui met à l’écart les autres pays européens, est de plus contraire à l’esprit de l’Union.
 
A la politique de déflation et de casse des politiques sociales mise en œuvre par les droites européennes, les socialistes opposent un véritable Pacte de croissance, de solidarité et d'emploi. Dans une économie mondialisée, la compétitivité de l’Europe doit être coopérative, fondée sur l’innovation économique et sociale, une politique industrielle soutenue, l’appui des fonds structurels et un haut niveau d’emploi - non sur la déflation salariale.
 
Ce pacte prend la forme d'un programme avec des propositions pour la compétitivité, l'emploi et l'inclusion, parmi lesquelles :
•         Pour financer un plan ambitieux d'investissement en infrastructures et projets de long terme européens, l'Union doit se doter d’une capacité d’emprunt via l’émission d'euro-obligations.
 
•         Pour favoriser l’emploi et la convergence vers un haut niveau de progrès social, nous proposons de mettre en place un salaire minimum dont le montant serait établi, Etat par Etat, en tenant  compte du développement économique national. Un seuil commun pourrait être défini, sur la base d’un pourcentage de chaque niveau de salaire national moyen. L’établissement d’une assiette commune de l'impôt sur les sociétés, avec un taux d’imposition minimal, mettra fin à la mise en concurrence des territoires.
 
•         Pour financer les investissements et les grands projets européens porteurs de croissance et d’emploi, la taxation des transactions financières, par exemple à hauteur de 0,05%, permettra de dégager 200 milliards d'euros par an. Une part du produit de cette taxe permettra également de financer l’aide aux pays en développement et leur adaptation au réchauffement climatique.
 
•         Les normes sociales et environnementales doivent être intégrées aux traités commerciaux internationaux, pour passer du « libre échange » au « juste échange ». Elles devront être aussi contraignantes que les normes commerciales.
 
•         Les dépenses d’avenir (éducation, recherche et innovation) doivent bénéficier d’un traitement différencié au sein des critères du Pacte de stabilité ;
 
•         La stratégie macro-économique de l’Union doit être l’objet d’un véritable dialogue social.
 
Nous ne renouerons pas avec la croissance en réduisant encore le coût du travail, mais en soutenant la consommation des ménages et en proposant sur les marchés mondiaux des biens et des services innovants et de haute qualité. Alors que le taux d'investissement n'a cessé de reculer en Europe depuis dix ans, les Etats membres et l'UE doivent relancer l'investissement, dans les infrastructures, les compétences et les technologies nouvelles.
 
Notre pacte alternatif propose une approche coopérative de la compétitivité, permettant à la stratégie UE 2020 d'éviter les écueils de la stratégie de Lisbonne, notamment en posant la question des moyens budgétaires nécessaires pour faire de l’Union européenne une économie conjuguant à la fois un haut niveau de compétitivité, d’emploi et de solidarité. Il articule réponse nationale et européenne à travers une structure de gouvernance ouverte et inclusive, qui ne se limite pas à des objectifs comptables déconnectés des réalités macroéconomiques, politiques et sociales de l'Union et des Etats Membres. Il fournit une approche complète, équilibrée et juste qui est la seule voie permettant de réconcilier le progrès économique, le progrès social, le progrès écologique, et le progrès démocratique.
 
Nous le proposerons à nos partenaires européens du PSE à Athènes les 4 et 5 mars, afin d'adopter une position d'autant plus forte qu'elle sera commune à tous les socialistes d’Europe.

Iran : le PS demande la libération des prisonniers politiques et des chefs de l’opposition

Mardi 1 Mars 2011

Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international





Après la répression contre les manifestations du 14 février pour soutenir le mouvement pour la démocratie en Tunisie et en Irak, les deux leaders de l’opposition iranienne, Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi, ont été arrêtés ce jour.
 
Ces arrestations des chefs de l’opposition sont inacceptables. Elles montrent clairement les craintes du régime iranien face à une opposition déterminée qui lutte pour la démocratie et la contagion de l’élan révolutionnaire arabe en Iran, pays qui est désormais gouverné uniquement par la répression.

 
Le Parti socialiste demande la libération des prisonniers politiques et des chefs de l’opposition. Il demande aux autorités iraniennes de s'abstenir de toute mesure de répression contre les manifestations prévues demain 1er mars dans tout l’Iran.
 
Le Parti socialiste réaffirme une nouvelle fois son soutien et sa solidarité à tous ceux qui luttent en Iran pacifiquement pour l’avènement d’un régime démocratique.


 

Le PS exprime son soutien et sa solidarité au peuple d’Oman

Mardi 1 Mars 2011

Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international



Le mouvement démocratique arabe gagne le sultanat d’Oman à l’entrée du Golfe persique. Les revendications des manifestants sont les mêmes que dans d’autres pays arabes. Ils demandent la fin des privilèges, et la corruption, l’amélioration des conditions de vie et d’emploi et dénoncent l’absence des libertés politiques.
 
Pour la troisième journée consécutive, il y a eu de nouveaux affrontements et la répression policière a déjà fait deux morts et plusieurs blessés.
 
Le Parti socialiste exprime son soutien et sa solidarité au peuple d’Oman, comme il a soutenu le mouvement pour le changement démocratique dans d’autres pays arabes. Il demande l'arrêt de la répression et demande aux responsables omanais d'engager immédiatement des négociations avec les contestataires pour satisfaire leurs revendications légitimes.




 

Côte d'Ivoire : appel à la raison

Mardi 1 Mars 2011

Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire national à l'Europe et à l'international




La Côte d'Ivoire est au bord de l'implosion. Les affrontements se multiplient entre partisans du président élu et du président sortant et le nombre de morts croît chaque jour. Le PS renouvelle son appel au Président Gbagbo à renoncer au pouvoir et à permettre au gouvernement d'Union nationale, dont Alassane Ouattara a accepté le principe, de prendre ses fonctions. Une passation pacifique et rapide du pouvoir est l'unique solution permettant d'éviter la guerre civile qui menace.
 
Le PS s'inquiète de l'escalade de la violence et condamne avec la plus grande fermeté les menaces formulées à l'encontre de l'ONUCI


 

Déremboursements : le seuil de participation forfaitaire passe à 120 euros

Mardi 1 Mars 2011

Communiqué de Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et la sécurité sociale

SANTÉ, SOLIDARITÉ ET PERSONNES ÂGÉES

A partir du 1er mars, la sécurité sociale ne prend en charge à 100 % les actes lourds qu'au-delà du seuil de 120€ (au lieu de 91€ jusqu'à maintenant), déduction faite d'un forfait de 18 euros. En dessous de ce seuil, les soins sont remboursés à hauteur de 70% pour les soins effectués en ville, de 80% pour ceux réalisés en établissement. Cette mesure, annoncée lors de la dernière loi de financement de la sécurité sociale, est un déremboursement de plus à mettre au débit de ce gouvernement.
 
La charge des organismes complémentaires ou directement celle des patients va  mécaniquement augmenter. Le coût de la santé pour les Français s'accroît de toute façon puisque les organismes complémentaires répercuteront ces hausses sur le prix de leurs contrats.
 
Alors que l’accès aux soins de santé est une préoccupation croissante de nos concitoyens, cette politique met en cause l’égalité devant la santé, fragilise les catégories populaires et les classes moyennes sans autre résultat que de les dissuader de se soigner.
 
Le choix de l'accumulation des déremboursements et du désengagement de la sécurité sociale déstabilise délibérément notre système d’assurance maladie solidaire sans apporter de réponse durable à son besoin de financement.
 
Le Parti socialiste dénonce fermement les dérives du gouvernement qui conduisent le système de santé français à être de moins en moins accessible à nos concitoyens.

 

Lutte contre la récidive: pas de énième loi, mais des moyens

Samedi 26 Février 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice
Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire national à la sécurité






Une nouvelle fois, le Président de la République veut répondre à l’émotion d’un drame par l’annonce d’une énième réforme.

Pourtant, en 3 ans, 4 lois portant sur la récidive ont déjà été adoptées.
Aujourd’hui même les députés de sa  propre majorité refusent  toute loi d’opportunité.

Les professionnels de la justice, en premier lieu les services d’insertion et de probation (SPIP) ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation de la justice dans notre pays. La Cour des Comptes a souligné, en juillet 2010 la situation tendue et précaire des ressources humaines en matière d’insertion et de probation.

Le suivi des personnes placées sous main de justice ne peut pas être assuré sérieusement  en raison de l'affaiblissement de ces services, et des suppressions de postes.

Le Président de la République ne peut se dédouaner à nouveau de sa responsabilité sur des professionnels qui font leur travail avec les faibles moyens dont ils disposent

Limiter le risque de récidive c’est mettre un terme aux "sorties sèches" de détention, systématiser le suivi des détenus fragiles pendant leur détention et lors de leur sortie, cela passe notamment par le renforcement des services d’insertion et de probation.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de donner à la justice les moyens d’agir. A défaut, cette nouvelle gesticulation de Nicolas Sarkozy restera, une fois de plus, sans résultat.

Centrafrique : des principes démocratiques à géométrie variable ?

Mercredi 23 Février 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'international et à l'Europe






                         

Le Parti socialiste (PS) est préoccupé par la situation politique centrafricaine, après la proclamation le 12 février des résultats de l’élection présidentielle et du premier tour des élections législatives du 23 janvier 2011.

Les principales forces d’opposition centrafricaines, regroupées au sein du Collectif des forces du changement (CFC), n'ont eu d'autre choix que d'appeler au boycott du second tour des élections législatives, prévu le 20 mars 2011.

Le PS s’étonne du soutien manifeste des Autorités françaises à ces résultats, le Quai d’Orsay « prenant note » de la réélection du président sortant dès le 1er tour, en dépit des nombreuses irrégularités dénoncées par les observateurs indépendants – notamment européens – et dénoncées par les principales forces d’opposition : bureaux de votes fictifs, listes électorales truquées, électeurs porteurs de plusieurs cartes.

Les principes démocratiques ne sont pas à géométrie variable. Il ne saurait y avoir deux poids et deux mesures, en Afrique comme ailleurs. Partout, la France doit défendre le droit, la démocratie et la justice. Le népotisme du régime Bozizé est particulièrement caricatural. Outre lui-même, le président en place a fait élire plusieurs députés dès le premier tour : son épouse, deux de ses fils, sa sœur, son neveu, son cousin ainsi que de nombreux autres proches.

Le Parti socialiste entend construire une relation nouvelle, fraternelle et égale avec les États et les peuples d’Afrique. Il apporte son soutien résolu aux forces politiques centrafricaines exigeant un examen impartial des irrégularités commises le 23 janvier, et spécialement au courageux Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de Martin Ziguélé.

Plan Alzheimer : les moyens ne sont pas à la hauteur des enjeux

Mardi 22 Février 2011

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun, Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance



     


Les satisfécits que se décerne le Président de la République sont particulièrement déplacés alors que la gériatrie est sinistrée en France et alors que la loi Bachelot prévoit toujours plus de fermetures de lits.

La réalité, au-delà des belles paroles, c’est que les familles restent livrées à elles-mêmes. France Alzheimer estime que les aidants familiaux consacrent en moyenne 6h30 par jour à leurs proches atteints de la maladie d’Alzheimer, c’est une vraie double journée avec des conséquences très importantes sur l’organisation et les finances d’une famille ! Chaque mois, c’est environ 1050 euros, soit l’équivalent d’un SMIC ou d’une pension de retraite moyenne, qu’un patient ou sa famille soit payer en plus de l’APA pour faire face à la maladie dans sa vie quotidienne.

Quant à la recherche sur la maladie d’Alzheimer, qui devrait être la priorité absolue, elle reste le parent pauvre avec 200 millions d’euros sur cinq ans, alors que 860 000 personnes sont atteintes par cette affection.

Au moment où s’ouvre le débat sur la « dépendance », le Parti socialiste rappelle son attachement à la création dans le cadre de la protection sociale d’un droit à une compensation de la perte d’autonomie, quels que soient l’âge et les affections dont il souffre. Ce droit sera mise en place à travers des parcours personnalisés et souples permettant la liberté de choix et répondant efficacement aux besoins de chacun.

La recherche sur les maladies associées au grand âge mais aussi sur la prévention de la perte d’autonomie tout au long de la vie devra être enfin dotée de moyens significatifs. La création d’une filière professionnelle pour l’accompagnement à domicile et le développement de  solutions de répit devra apporter un soulagement aux aidants familiaux.

Les PRES : un bilan accablant pour la politique gouvernementale

Mardi 22 Février 2011

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche








Le récent rapport de la Cour des comptes sur le développement des Pôles de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) vient mettre à mal les discours du Président de la République et du gouvernement qui prétendent « révolutionner » l’Université. Il montre crument l'incohérence de leur politique et l'écart entre la réalité et les beaux discours.

Créés en 2006, les PRES, qui regroupent en leur sein plusieurs établissements universitaires,  devaient rendre notre système d’enseignement supérieur plus « efficace » et plus « attractif ».
Le bilan de la Cour des comptes est accablant. Un impact dérisoire en termes d’offre de formation, une politique de valorisation des activités de recherche inexistante, une gouvernance défectueuse, une mutualisation insuffisante des fonctions de soutien, des carences de gestion budgétaire, comptable, financière et humaine : tout cela pour des coûts de structure croissants – alors que les PRES étaient justement censés permettre des économies d’échelle.

Ce constat calamiteux est, selon la Cour, le résultat de la politique du gouvernement depuis quatre ans. Le manque de constance au plus haut niveau de l’Etat, l’absence de visibilité quant au financement de ces organismes ainsi que la multiplication des dispositifs et de manière générale, le faible soutien apporté par le ministère à la structuration et au développement des PRES, amènent même la Cour à douter de la volonté réelle de l’Etat de faire des PRES les véritables vecteurs de la recomposition de la carte universitaire.

Le besoin frénétique qu’éprouve Valérie Pécresse à agir tout azimut accroît l’incohérence de ses réformes. Ainsi, la Cour met directement en cause la mise en œuvre de la loi LRU dans l’impact limité des PRES.

Le monde universitaire a besoin de retrouver de la sérénité pour assurer ses missions d’enseignement et de recherche. Pour le Parti socialiste, le rapprochement et la mise en réseau indispensable des différentes filières de l’enseignement supérieur (universités, IUT, écoles, classes préparatoires, BTS) doit se faire dans le respect de la collégialité et de la démocratie, tout
en permettant de réelles coopérations et apportant de réelles améliorations aux étudiants. Tout le contraire de la politique de mise en concurrence systématique et dogmatique menée par le gouvernement.
 

Un G20 « finances » inquiétant, sans perspective pour l’avenir

Mardi 22 Février 2011

Paris, le 22 février 2011
Communiqué du Bureau National





Malgré le satisfécit du gouvernement, la réunion des ministres des finances des pays membres du G20 s’est terminée sans avancée et sans perspective pour l’avenir.

Il n’y a eu d’accord que pour sauver la face. Ce résultat est inquiétant : la profusion d’indicateurs retenus a fait perdre tout sens à une démarche qui visait à mesurer les déséquilibres entre pays dans le but de les corriger. Les réserves de changes et les taux de changes n’ont pas été retenus. Et, en tout état de cause, les indicateurs définis n’auront qu’une portée « indicative » et ne constitueront en rien des objectifs.

Nous sommes loin du volontarisme et des grands discours de Nicolas Sarkozy, qui se résigne aujourd’hui à avertir des risques d’un retour à la défense des intérêts purement nationaux.

Le G20 patine de plus en plus. L’emploi et la croissance ne sont jamais cités comme des objectifs et alors que la reprise est encore très fragile, les gouvernements conservateurs prennent le tournant de l’austérité généralisée. L’Afrique est toujours la grande oubliée de ces réunions.

Il est pourtant urgent de réagir, sous peine de voir nos pays replonger dans la crise et les pays du Sud durablement appauvris par la volatilité des cours des matières premières et l’instabilité des flux financiers.

Depuis plusieurs mois, le Parti socialiste européen et en son sein le Parti socialiste français ne cessent de proposer des mesures progressistes qui permettraient à la fois de refaire passer l’économie réelle avant la finance et de dégager des ressources pour financer des politiques de soutien à l’activité.

S’agissant de la stabilité du système financier international, les socialistes ont fait des propositions :
- tous les produits dérivés, y compris les produits hors bourse (OTC) doivent être régulés,
- la vente à découvert sans contrepartie doit être interdite,
- une taxe sur toutes les transactions financières de 0,05% doit être introduite.
- pour les banques, la séparation entre les activités de dépôts et d’investissement.

S’agissant de la stabilité monétaire, le Parti socialiste demande également au Président de la République d’œuvrer, dans le cadre de la présidence française du G20, à la mise en place d’une monnaie de réserve mondiale.

Enfin, il est urgent de prendre des mesures qui mettront réellement fin aux paradis fiscaux, à la fraude et à l’évasion fiscale, à l’évasion réglementaire et au blanchiment d’argent, en interdisant aux banques et aux établissements financiers de travailler avec les paradis fiscaux.

Nos skieurs à l’honneur !

Jeudi 17 Février 2011

Paris,
Communiqué
Brigitte Bourguignon,
Secrétaire nationale en charge du sport






Le Parti socialiste félicite chaleureusement l’équipe de ski alpin pour sa victoire à Garmisch-Partenkirchen dans l’épreuve par équipes de Mondiaux de ski.

Le Parti socialiste salue la détermination, la motivation et la technicité de Tessa Worley, Taïna Barioz, Anémone Marmottan, Cyprien Richard, Thomas Fanara et Gauthier de Tessières, qui ont affronté les difficiles pistes allemandes. Grâce à eux notre pays devient champion du Monde de cette rude épreuve par équipes.

Depuis la victoire de la skieuse Régine Cavagnoud en 2001, l’équipe de France de ski n’était plus parvenue à accéder à la plus haute marche du podium, c’est chose faite aujourd’hui et l’espoir est grand désormais d’obtenir d’autres médailles lors de ces Mondiaux 2011.

Handicap : non au retour en arrière sur les normes d’accessibilité dans les bâtiments publics neufs

Jeudi 17 Février 2011

Paris, le 17 février 2011
Communiqué
Charlotte Brun,
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance




  
L’Assemblée nationale a adopté hier en première lecture une proposition de loi du sénateur Paul Blanc qui, sous couvert d’un bilan de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, propose dans son article 14 bis de revenir sur les normes d’accessibilité dans les bâtiments publics neufs en proposant un nouveau dispositif de dérogation.
Il est pourtant facile de faire le bilan de cette loi : le délai de dix ans pour rendre accessibles l’ensemble des bâtiments publics aux personnes en situation de handicap moteur, sensoriel ou psychique était raisonnable. Pourtant, à quatre ans de l’échéance de 2015, rien n’a été fait, ou presque. Privées de financement et d’accompagnement, les collectivités territoriales peinent à réaliser les diagnostics nécessaires. Et la majorité parlementaire cherche par tous les moyens à s’exempter de ses obligations pourtant légales et des engagements liés à la ratification de la Convention internationale des personnes handicapées en février 2010.
Nous refusons l’idée que les normes d’accessibilité seraient des contraintes insupportables pour la construction de bâtiments neufs en France, et notamment, de logements.
Tout comme les normes en matière de surface, d’isolation, d’accès à l’eau, elles apportent un confort supplémentaire à l’ensemble de la population. Au moment où le président de la République lance un « grand débat sur la dépendance », comment ne pas voir que seuls des logements, des administrations, des services publics accessibles, garantiront l’autonomie des millions de personnes, âgées ou en situation de handicap, qui en France ont besoin d’aide dans leur vie quotidienne et dans leurs déplacements ?
Le Parti socialiste demande au gouvernement de mener une réflexion globale sur l’accès à l’autonomie dans notre pays. Il s’agit de faire disparaître les situations de handicap pour rendre les individus réellement égaux et libres de participer à la vie de la cité. Cela commence par les constructions neuves.

Bioéthique : la régression du statu quo

Mardi 15 Février 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem,
Secrétaire nationale Questions de société
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche





Le vote sur la loi bioéthique à l’Assemblée nationale aujourd’hui, deux ans après les délais prévus pour sa révision, est profondément décevant. Les enjeux de cette révision étaient pourtant essentiels : recherche, dons et greffes d’organes, assistance médicale à la procréation, progrès de la médecine préventive, réparatrice ou procréatrice. Autant de sujets qui méritaient sérieux, attention et réflexion, tant ils peuvent transformer la vie des Françaises et des Français.

Plutôt que de saisir les progrès dont sont porteurs la recherche, la science, la médecine, et la société dans son ensemble, la majorité a préféré hisser la peur et l'iniquité au rang de principes éthiques pour mieux imposer ses positions conservatrices et son penchant pour l’immobilisme.

Sur des questions cruciales comme la recherche sur l’embryon, la majorité parlementaire a choisi de maintenir une situation hypocrite d'interdiction avec dérogations, refusant ainsi de reconnaître et de soutenir la légitimité et l’intérêt de ces recherches, et portant une atteinte durable à la recherche française dont le carcan juridique fait figure d'exception parmi les démocraties d'Europe.

Sourde aux espoirs des Français et Françaises, elle a manqué l’occasion de faire cesser les discriminations dont les couples homosexuels font l'objet, en reconnaissant enfin à tous et toutes le droit de fonder une famille, notamment en ouvrant l'accès des femmes lesbiennes à l'AMP.
Enfin, et comme pour mieux graver cet immobilisme dans le marbre, la majorité parlementaire a choisi de verrouiller toute évolution dans les années à venir, en supprimant la clause de révision jusque-là inscrite dans les lois de bioéthique qui rendait obligatoire une révision tous les cinq ans.
Les progressistes de tout bord espéraient que ce débat soit le rendez-vous de l'égalité des droits des familles, et ouvre des voies nouvelles en matière de recherche médicale, il a le visage de la régression du statu quo. Il leur reviendra de remettre l’ouvrage sur le métier.

Immeuble « squatté » par jeudi noir : la force va une fois encore l’emporter sur la raison.

Mardi 15 Février 2011

Paris,
Communiqué
 Nathalie Perrin-Gilbert,
 Secrétaire nationale au logement.







Le Parti socialiste regrette que les pouvoirs publics aient fait le choix de recourir à l’expulsion par la force de l’immeuble « squatté » dans le VIIIème arrondissement de Paris, plutôt que de trouver une solution durable de relogement.

Une fois encore, les pouvoirs publics préfèrent user de la force plutôt que d’agir vraiment pour le logement. C’est un très mauvais signal adressé aux plus de 3 millions de Français mal logés et plus particulièrement aux jeunes.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de ne pas procéder à l’expulsion et de trouver des solutions de relogement pour les occupants de l’immeuble.

Il condamne la vacance de cet immeuble à des fins spéculatives alors que les besoins sont importants, notamment pour développer le logement social.

Il s’alarme devant la passivité du gouvernement, alors qu’il manque 2,5 millions de logements en France. Le gouvernement refuse toujours de mettre en application la loi de réquisition des logements vides et d’engager un vaste plan de construction de logements.

Nathalie Perrin-Gilbert a participé à la rencontre de soutien devant l’immeuble ce mardi 15 février à 11h.

PIB : la mauvaise performance de la France en 2010

Mardi 15 Février 2011

Paris,
Communiqué du Bureau National




2010 a été une année très médiocre pour l’économie française. Le PIB n’a augmenté que de 1,5%, alors que la croissance moyenne de la zone euro a été de 1,7%, tout comme celle de l’Union, chiffre pourtant plombé par la mauvaise performance de pays comme la Grèce (-6,6%). L’Allemagne a connu une croissance deux fois plus forte que la France (+3,6%). De nombreux autres pays ont fait mieux que nous, comme la Belgique, la République tchèque, le Danemark, le Luxembourg, l’Autriche, la Pologne, la Slovaquie, la Pologne, la Finlande ou la Suède.

Pour le quatrième trimestre, le PIB de la France a augmenté de 0,3%, ce qui est largement inférieur aux prévisions (0,5%). Ces chiffres montrent que la France peine à sortir de la crise.

L’analyse détaillée des données confirme hélas cette analyse. Alors que la croissance des premiers trimestres a été due à des facteurs techniques, comme la reconstitution des stocks ou la reprise des exportations liée au redémarrage de l’activité chez nos principaux pays partenaires, on constate sur la seconde partie de l’année que les fondamentaux restent mauvais. L’investissement ne redémarre pas (+0,4% au quatrième trimestre après +0,5%), les exportations ralentissent fortement (+0,8% après +2,6%) et la consommation des ménages stagne (+0,9%). Les taux d’utilisation des capacités de production restent à des niveaux historiquement faibles (79%), très inférieurs à leur moyenne de longue période, ce qui entrave la reprise de l’investissement.

Les conséquences sociales sont évidemment dramatiques. En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi a augmenté en un an de +5,3%, soit +202.500 personnes (catégorie A, B, C). Et le pouvoir d’achat individuel des ménages a baissé de 0,4%.

Face à ces contre-performances, le gouvernement veut échapper à sa responsabilité. Elle est pourtant accablante : faiblesse des mesures pour la relance avant leur suppression en 2011, absence de soutien à la consommation, absence de mesures d’ampleur pour soutenir les PME et l’innovation, absence de politique en faveur de l’emploi sur fond de baisses massives des crédits.

Pour 2011, outre la remontée de l’inflation, l’emploi et l’économie pâtiront fortement de la politique d’austérité sans précédent, qui pèsera sur la consommation des ménages et sur l’investissement public.

Il est temps de réagir ! Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre d’urgence des mesures de soutien aux PME, de renoncer aux mesures qui pénaliseront la consommation en 2011 et de lancer enfin une politique de l’emploi qui permettra aux millions de Français touchés par le chômage de retrouver le chemin du travail. Il est également impératif de mener enfin une véritable politique industrielle dont l’objectif n’est pas la réduction du coût du travail, qui ne fera que nous enfermer sur des secteurs à faible valeur ajoutée, mais de permettre la montée en gamme de notre production et la constitution de filières solides.

La crise est loin d’être dernière nous et les risques de rechute demeurent réels. Le gouvernement doit reconnaître que sa politique échoue à faire sortir la France de la crise.

Justice : les rapports d’inspection invalident les accusations hâtives du Président de la République

Mardi 15 Février 2011

Paris,
Communiqué
Bureau national









Les conclusions des inspections diligentées dans l’affaire Laetitia confirment l’inconséquence des accusations péremptoires et inacceptables de Nicolas Sarkozy contre les personnels ayant eu à connaître du suivi de Tony Meilhon.

Elles confirment ce que tous ne cessent de souligner depuis des mois : l’absence de moyens et l’impossibilité de faire face à la charge de travail.

Cette situation est le fruit de l’accumulation frénétique de nouvelles législations sans que les moyens nécessaires ne soient dégagés. Il serait inacceptable de désigner un bouc émissaire pour sauver la face et de faire porter la responsabilité d’une insuffisance structurelle sur des agents de l’Etat mis dans l’impossibilité de mener à bien leurs missions.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et agir enfin. Il doit prendre les décisions qui s’imposent et dont cet épisode démontre l’urgence et la nécessité. Les annonces du Garde des Sceaux pour répondre aux besoins sont encore bien loin d’être à la hauteur.

Le Parti socialiste présentera l’ensemble de ses propositions lors du forum des idées consacré à la justice le 14 mars prochain.

IRAN

Mardi 15 Février 2011

Paris,
Communiqué
Martine Aubry, Première secrétaire,
et de Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales








Plusieurs dizaines de milliers d’Iraniens ont manifesté à Téhéran, Ispahan et Chiraz pour exprimer leur solidarité avec les peuples égyptien et tunisien, réclamant eux aussi l’instauration d’un régime démocratique respectueux des droits et des libertés des citoyens en Iran.
 
Comme on le craignait, le régime a répondu aux manifestations pacifiques par la violence et par l’usage de la force qui ont fait un mort et plusieurs blessés. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées.
 
Le Parti socialiste condamne fermement la répression dont est l’objet l’opposition iranienne. Il demande la libération immédiate des personnes arrêtées et la levée des restrictions à la liberté de mouvement des deux chefs de l’opposition Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karoubi.

Le Parti socialiste dénonce un gouvernement qui méprise les prud’hommes


Mardi 15 Février 2011

Paris,
Communiqué
d’Alain Vidalies, Secrétaire national au Travail et à l’Emploi
Et de Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale à la Justice 



« La justice prud’homale (…) ça fonctionne plutôt bien ». Cet argument déplacé, donné la semaine dernière par Nicolas Sarkozy au panel de Français choisi par TF1, n’a manifestement pas convaincu ceux qui font du Conseil des prud’hommes, leur quotidien. Les syndicats de conseillers prud'homaux salariés (CGT, FO, GCG, Unsa, Sud), de magistrats (Syndicat de la magistrature, Union syndicale des magistrats administratifs) et d'avocats (Syndicat des avocats de France), ont manifesté aujourd’hui pour dénoncer ce qui s’apparente à un démantèlement minutieux du Conseil des prud’hommes. 
 


Le Parti socialiste apporte son soutien à cette démarche et regrette, une nouvelle fois, que le gouvernement méprise la justice de notre pays.
 


A la suppression de 62 Conseils de Prud'hommes en 2008, lors de la réforme de la carte judicaire, s’ajoute le manque de moyens (manque de greffiers ou encore de matériel ou de locaux adaptés). 
Cette politique d’affaiblissement et de désorganisation des Conseils prud’homaux a comme conséquence l’éloignement des juridictions, l’allongement excessif des procédures et le découragement des salariés, qui préfèrent souvent abandonner leurs droits que de se lancer dans des années de procédure. Rien d’étonnant lorsque l’on sait que dans certains Conseils des prud’hommes, il faut jusqu’à 32 mois pour qu’une affaire soit entendue !
 


Non content de décortiquer le code du travail et de réduire les droits des salariés, ce gouvernement s’attaque aujourd’hui aux juridictions qui les protègent. Le Conseil des prud’hommes est le dernier rempart pour de nombreux salariés dont les droits ont été bafoués. C’est ce dernier rempart que la droite veut faire tomber. Le Parti socialiste demande au gouvernement d’assurer la protection de l’ensemble des salariés en donnant aux Conseils des prud’hommes les moyens nécessaires pour remplir leurs missions.

Financements des doctorants : le CNRS étranglé

Lundi 14 Février 2011

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche







Alors que le Président de la République et sa ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche parcourent les médias pour expliquer que grâce à eux les financements pleuvent sur la recherche, la réalité a une tout autre couleur. Ainsi, le CNRS, dont la dotation 2011 est en baisse une fois les pensions de retraites payées, va devoir supprimer les bourses de doctorat pour ingénieur qu'il offre normalement chaque année. Pour les étudiants qui souhaitent effectuer un doctorat, c'est une fois de plus des possibilités de financement qui disparaissent. En 2009 déjà, plusieurs centaines d'allocations de recherche avaient été supprimées. Dans les universités soi-disant autonomes, les difficultés budgétaires contraignent souvent à supprimer des contrats de financement doctoral, car le ministère n'a pas transféré l'intégralité des sommes nécessaires pour les payer. L'autonomie sans les moyens, c'est l'autonomie pour gérer la pénurie.

Pourtant, de très nombreux doctorants restent sans financement aujourd'hui. Pour le Parti Socialiste, la priorité pour notre système de recherche et d'enseignement supérieur est d'attirer et former les chercheurs de demain, et ceux qui par leur formation à la recherche développeront l'innovation dans nos entreprises. Il faut pour cela à la fois offrir de meilleurs financements de thèses, plus nombreux, et des perspectives de débouchés, en créant les emplois dont les organismes de recherche et universités ont besoin, et en favorisant l'emploi des docteurs dans le privé. Tout le contraire de ce qui se passe aujourd'hui, où le cynisme gouvernemental est en train de tuer dans l'oeuf la recherche de demain.

Bioéthique : les socialistes mobilisés pour défendre le progrès face au conservatisme de la droite

Vendredi 11 Février 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale Questions de société
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche






 
Le Parti socialiste déplore la teneur des débats en cours à l'Assemblée nationale pour la révision des lois Bioéthique. 
 
Le statu quo sur des questions cruciales comme la recherche sur l'embryon, qui reste dans une situation hypocrite d'interdiction avec dérogations, est représentatif de l’attitude adoptée par la majorité parlementaire, ignorant les arguments des chercheurs, l’expérience des médecins, les espoirs des Français touchés par des difficultés de santé.
 
Pire, lorsque qu’elle ne se fait pas gardienne de l’immobilisme, la droite organise la régression, par exemple lorsqu'elle accroît le rôle du médecin dans le choix d’un diagnostic prénatal, restreignant ainsi le choix des femmes.
 
Lorsque certains, à droite, proposaient de limiter le nombre d’ovocytes fécondés dans le cadre d’une AMP, alors même que ces procédures sont incertaines, et les prélèvements d’ovocytes douloureux pour les femmes, les socialistes se sont mobilisés avec succès afin de bloquer ces nouvelles atteintes à la procréation médicalement assistée. 
 
Certaines avancées ont été possibles grâce aux députés socialistes qui ont par exemple soutenu la possibilité de réaliser des dons d’organes entre individus ayant un lien affectif étroit, stable, avéré, quand le gouvernement, lui, s’opposait à cette procédure, qui si elle est encadrée, permet d’améliorer la vie de nombreux malades.
 
Ces avancées sont essentielles, mais trop rares face aux enjeux. Le Parti socialiste continuera avec détermination, à porter, dans les débats à l'Assemblée Nationale, les espoirs que la science, la recherche, et la médecine, peuvent nous offrir, et que la majorité parlementaire s'évertue à bloquer.

Nicolas Sarkozy s'est montré coupé de la réalité des Français

Vendredi 11 Février 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité





Nicolas Sarkozy voulait être face à aux Français, il s'est montré coupé de leurs réalités, dans une mise en scène convenue, qui ne dupe plus personne.

Sur la sécurité, la parole de Nicolas Sarkozy était attendue. Or, ce qui frappe, c'est d'abord que nous n'avons rien retenu de précis de l'intervention du Président de la République. Aucune proposition nouvelle n'a été avancée, à l'exception d'une énième modification du Code pénal... Ce qui frappe aussi et surtout, c'est un président qui reconnaît être en charge de la sécurité des Français depuis 2002 et qui mêle sans craindre la contradiction, constat d'échec et refus de toute responsabilité.

Coupé de la réalité, le Président reconnaît avoir échoué sur « seulement » deux points : la récidive des mineurs et le développement de ce qu'il nomme « l'hyperviolence »... Enfermé dans sa réalité, Nicolas Sarkozy énumère « ses » chiffres et évoque la statistique de la délinquance générale alors qu'il est interrogé par une personne, victime pour la 4ème fois d'un braquage à main armée...

Sur la justice, alors que manifestaient partout dans le pays, magistrats, personnels de la pénitentiaire, conseillers d'insertion, policiers, agents administratifs, unis dans une même réprobation de sa politique, Nicolas Sarkozy n'a eu aucune parole d'apaisement, n'a fait aucune proposition.

Confronté à un mouvement de contestation aussi large qu'inédit, il était pourtant de son devoir de retrouver son rôle constitutionnel de « garant des institutions ». Il a préféré de nouveau opposer ceux qui comprennent l'émotion des parents de victimes et ceux qui rendent la justice dans notre pays.

La seule proposition formulée hier soir fut celle d'associer à l'activité correctionnelle des jurés citoyens. Chaque année, on compte près de 550 000 décisions de tribunaux correctionnels. Cette proposition est donc irréaliste.

Hier, le premier magistrat de France n'a pas été à la hauteur de l'enjeu.

Bioéthique : les socialistes mobilisés pour défendre le progrès face au conservatisme de la droite

Vendredi 11 Février 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale Questions de société
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national Enseignement supérieur et recherche






 
Le Parti socialiste déplore la teneur des débats en cours à l'Assemblée nationale pour la révision des lois Bioéthique. 
 
Le statu quo sur des questions cruciales comme la recherche sur l'embryon, qui reste dans une situation hypocrite d'interdiction avec dérogations, est représentatif de l’attitude adoptée par la majorité parlementaire, ignorant les arguments des chercheurs, l’expérience des médecins, les espoirs des Français touchés par des difficultés de santé.
 
Pire, lorsque qu’elle ne se fait pas gardienne de l’immobilisme, la droite organise la régression, par exemple lorsqu'elle accroît le rôle du médecin dans le choix d’un diagnostic prénatal, restreignant ainsi le choix des femmes.
 
Lorsque certains, à droite, proposaient de limiter le nombre d’ovocytes fécondés dans le cadre d’une AMP, alors même que ces procédures sont incertaines, et les prélèvements d’ovocytes douloureux pour les femmes, les socialistes se sont mobilisés avec succès afin de bloquer ces nouvelles atteintes à la procréation médicalement assistée. 
 
Certaines avancées ont été possibles grâce aux députés socialistes qui ont par exemple soutenu la possibilité de réaliser des dons d’organes entre individus ayant un lien affectif étroit, stable, avéré, quand le gouvernement, lui, s’opposait à cette procédure, qui si elle est encadrée, permet d’améliorer la vie de nombreux malades.
 
Ces avancées sont essentielles, mais trop rares face aux enjeux. Le Parti socialiste continuera avec détermination, à porter, dans les débats à l'Assemblée Nationale, les espoirs que la science, la recherche, et la médecine, peuvent nous offrir, et que la majorité parlementaire s'évertue à bloquer.

Handicap : le gouvernement contre le sens de l’histoire

Mardi 8 Février 2011

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun,
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance


 
 
Un projet de décret du gouvernement modifie en catimini la composition des Commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui sont pourtant un exemple de démocratie sanitaire dans la mesure où elles associent les usagers dans la conception des parcours de vie et de travail des personnes.
Le gouvernement souhaite que les représentants de l’Etat deviennent majoritaires au sein de ces commissions. Le payeur sera aussi le décideur, ce qui constitue une menace de plus pour les droits des personnes dans un contexte budgétaire déjà très contraint. L’année 2011, censément consacrée « aux droits des patients », commence donc bien mal pour les personnes en  situation de handicap.
Cette attitude n’est pas étonnante de la part d’un gouvernement qui porte un regard profondément rétrograde sur la perte d’autonomie. Marie-Anne Montchamp, Secrétaire d’Etat auprès de Roselyne Bachelot, a ainsi pu déclarer récemment dans la presse que l’exclusion du handicap de la réforme de la dépendance se justifiait dans la mesure où il ne s’agit pas d’un « risque » mais d’une « situation ».
Si nous sommes d’accord pour considérer que les personnes sont en situation de handicap parce que leur environnement n’est pas accessible, en revanche, il est aberrant de penser que le handicap n’est pas un risque social qui peut toucher chacun d’entre nous. Ces arguties ont simplement vocation à masquer la volonté du gouvernement de maintenir pour des raisons purement budgétaires la distinction entre handicap et dépendance, qui devait prendre fin dans la loi au 1er janvier 2010.
Le Parti socialiste souhaite qu’un nouveau champ de protection sociale garantisse un droit universel à la compensation de la perte d’autonomie à tout âge de la vie, quel que soit l’origine de l’incapacité.

Le Parti socialiste soutient la mobilisation nationale de la justice et de la police

Mardi 8 Février 2011

Paris,
Communiqué
Bureau national





L’horreur d’un drame comme celui de Pornic, le respect dû à la victime et à ses proches exigent de tous dignité et responsabilité.

Pourtant, jeudi dernier, le Président de la République n’a pas hésité à exploiter ce drame pour polémiquer et mettre directement en cause tous les acteurs de la chaîne pénale (forces de l’ordre, magistrats, personnel pénitentiaire) et annoncer des  sanctions.

Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy veut s’exonérer de la responsabilité qui est la sienne et celle des gouvernements, en responsabilité depuis neuf ans. Reproduisant toujours la même méthode, il stigmatise, dénonce et rejette la faute sur d’autres pour masquer l’échec de sa propre action.

Alors que tous les  professionnels dénoncent depuis des mois le manque de moyens et d’effectifs de la justice, des SPIP et de la police, et leurs difficultés croissantes à assurer décemment leurs missions, ces propos ont légitimement soulevé la colère.

Le drame de Pornic a mis en lumière l’état de notre justice qui n’a plus aujourd’hui  les moyens de fonctionner correctement. Avec 100.000 peines en attente d’exécution, un manque croissant de magistrats et de greffiers, 3.000 conseillers d’insertion pour 170.000 personnes placées sous main de justice, le service public de la justice va de plus en plus mal. En matière de dépenses consacrées à la justice, la France se classe aujourd’hui au 37ème rang européen sur 43, au détriment du bon fonctionnement et de la qualité de l’institution judiciaire.

Face à cette situation, c’est aujourd’hui l’ensemble du monde judiciaire qui se mobilise dans plus de 110 juridictions: magistrats, mais aussi avocats, policiers, greffiers, conseillers d’insertion, travailleurs sociaux, juges administratifs … Tous veulent aujourd’hui retrouver une justice de qualité, pour eux comme pour les justiciables. Ils appellent le Président de la République et leur gouvernement à regarder en face la situation, à prendre leur responsabilité et à agir pour assurer le fonctionnement de la justice et garantir à chacun la sécurité dans le cadre républicain.

Ce jeudi 10 février, à l’appel des organisations professionnelles de toutes les professions concernées, l’ensemble des acteurs sont mobilisés pour défendre l’urgence d'une justice digne de notre pays.

Le Parti socialiste exprime sa solidarité et son soutien à cette mobilisation et sera présent aux côtés des organisations dans les rassemblements organisés dans toute la France et à la manifestation nationale prévue à Nantes.

Le Parti Socialiste continuera à défendre, comme il l’a toujours fait, l’objectif une justice de qualité, une justice forte, indépendante, égale pour tous et présentera ses propositions à l’occasion du forum des idées consacré à la justice le 14 mars prochain.

Niger : une transition démocratique en bonne voie

Mardi 8 Février 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis, Secrétaire national à l'international et à l'Europe





Le parti socialiste se réjouit du bon déroulement du premier tour de l'élection présidentielle nigérienne.

Après le viol de la constitution par l'ancien Président Tandja, ce scrutin décisif marque la fin d'une transition qui doit marquer le retour du Niger au sein des Nations démocratiques. Le Parti socialiste rend hommage aux autorités de transition qui auront respecté leur promesse de rendre le pouvoir aux civils et souhaite évidemment que le processus électoral s'achève dans le calme et la transparence.

Le Parti socialiste salue le score obtenu au premier tour par Mahamadou Issoufou, avec 36% des suffrages, score qui illustre la volonté de changement du peuple nigérien. Ce premier résultat récompense justement l'engagement démocratique incontestable et courageux démontré par le candidat du PNDS, en particulier depuis le coup de force de 2009.

Soudan : résultat du référendum au Sud

Mardi 8 Février 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales








Le résultat définitif du référendum qui s’est tenu du 9 au 15 janvier au Sud-Soudan a été annoncé. Les Sud-soudanais ont voté à 98,83 % en faveur de l’indépendance.

Le Parti socialiste salue l’avènement de ce nouvel État souverain et indépendant qui concrétise la revendication légitime et ancienne du peuple du Sud-Soudan et met fin, pacifiquement, à une guerre civile de plusieurs décennies. Il rend hommage aux parties soudanaises, Nord et Sud, qui ont permis la tenue du référendum et qui acceptent aujourd’hui son résultat.

Le Parti socialiste appelle à œuvrer avec les gouvernements du Soudan et du Sud-Soudan pour la réussite de la période de transition. Il souhaite notamment l’établissement de relations d’amitié et de coopération entre les gouvernements soudanais du Nord et du Sud.

Pour rendre possible une paix et une prospérité durables, la naissance de ce nouvel Etat doit être accompagnée de l’établissement d’institutions démocratiques au Sud et des réformes démocratiques au Nord.

Disparition d’Andrée Chedid

Lundi 7 Février 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY, Première Secrétaire






La disparition d’Andrée Chedid, immense poétesse méditerranéenne de la vie et de l'altérité, est un choc pour tous les amoureux de sa parole de doute et d’humanité, de sa langue de lumière et de sensualité.

A travers ses romans, ses pièces, ses contes et ses poèmes, sa voix fragile et si belle n’a cessé d’appeler au voyage et à l'amour, à la générosité et à la résistance. Au Caire, au Liban comme à Paris, elle a porté au plus haut les couleurs et les saveurs de la langue française.

C’est avec beaucoup d’émotion et d’admiration que je lui rends aujourd’hui hommage.

Récidive : un gouvernement sans boussole

Mardi 1 Février 2011

Paris,
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité
 Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice






Après avoir renoncé à une nouvelle loi après la disparition de la jeune Laetitia à Pornic, Nicolas Sarkozy a validé hier sept mesures proposées par ses ministres de l’intérieur et de la justice.

Sept mesures qui permettent au gouvernement de se défausser en rejetant la faute sur les forces de l’ordre et les magistrats.
   
Sept mesures destinées à masquer l’incurie d’une politique gouvernementale qui agit dans l’urgence, sans cohérence et sans y mettre les moyens.

L’insuffisance des moyens qui frappe la justice explique l'absence des mesures de suivi. Plutôt que de décider de moyens supplémentaires, le gouvernement se sert des fonctionnaires comme de boucs émissaires.    
 
Le gouvernement annonce aujourd'hui en catastrophe la création d'un énième office destiné au suivi des délinquants dont personne n'a réellement expertisé l'utilité.

L'exécution des peines est le parent pauvre de la politique de sécurité parce que le pouvoir n'a pas de vision pour la justice, si ce n'est pour lancer un programme de reconstruction des prisons, largement insuffisant au regard des besoins.    

En réalité, le gouvernement tente de masquer sa propre impéritie. En 10 ans, il s'est révélé incapable de construire une chaîne pénale robuste et cohérente.

Rapport de la fondation Abbé Pierre 2011 : une autre politique du logement est possible.

Mardi 1 Février 2011

Paris,
Communiqué
Nathalie Perrin-Gilbert,
Secrétaire nationale au logement





La Fondation Abbé Pierre a présenté aujourd’hui son rapport annuel sur le mal-logement.

Le rapport confirme que le marché foncier et immobilier est totalement déconnecté des revenus d’une partie de plus en plus large des ménages. Si les plus vulnérables de nos concitoyens sont touchés de plein fouet, les couches moyennes sont de moins en moins épargnées.

Alors que le gouvernement actuel se désengage de l’investissement public sur le logement, au nom de la rigueur budgétaire mais également par choix idéologique, le Parti socialiste se félicite que les propositions de la Fondation Abbé Pierre aillent dans le même sens que les siennes : celui d’une politique publique volontariste qui permettra de réguler le  marché foncier et immobilier et d’avancer vers le effectif droit au logement.

Une autre politique du logement est possible. Elle exige une forte volonté politique et publique pour :

•    Construire 150 000 logements sociaux par an,
•    intervenir sur la fiscalité et le foncier pour mobiliser les terrains constructibles et enrayer la spéculation sur le sol,
•    réguler le marché en encadrant par exemple les loyers lors de la relocation,
•    mettre fin aux mécanismes de défiscalisation sans contreparties sociales fortes,
•    soutenir la production de logement très social (PLAI) et social (PLUS),
•    renforcer la loi SRU et s’assurer de son application sur l’ensemble du territoire.

Luc Châtel : le ministre de la soustraction (de postes)

Lundi 31 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’éducation








Plan sciences, anglais à trois ans… les opérations de communication du ministre de l’Education nationale se suivent et se ressemblent. Derrière les incantations, les références aux « bonnes vieilles méthodes » et aux « fondamentaux » ou les plans qui se veulent innovants, Luc Châtel ne propose rien de neuf pour apprendre aux élèves à résoudre des problèmes et à raisonner.

Aider les élèves à acquérir goût et aptitudes, en mathématiques comme en langues, nécessite des enseignants formés. Alors que la formation professionnelle est laminée, que les jeunes enseignants sont envoyés sans aucune expérience devant des classes à temps complet, les « plans » de ce type n’ont aucune crédibilité. La proposition du ministre de créer des « modules » de formation en sciences serait risible si la situation des nouveaux enseignants et de leurs élèves n’était pas si tragique.

Puisque Luc Châtel semble si féru de mathématiques, il doit encore savoir faire une règle de trois : 16000 postes en moins et près de 60 000 élèves en plus, ce sont plus d’enfants par classe, moins de possibilité pour les équipes de se concerter pour mener des projets pluridisciplinaires, moins d’attention à porter à chacun des élèves…
L’empilement de mesures hétéroclites, mal pensées, non concertées, jamais évaluées, ne saurait masquer l’essentiel. La politique budgétaire idéologique du gouvernement prive aujourd’hui l’éducation nationale des moyens d’assurer la réussite de tous: bien davantage que des lacunes des élèves français en calcul mental, c’est cela qu’a révélé l’enquête PISA.

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Lundi 31 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 


  

Le Parti socialiste exprime son inquiétude après le déroulement des élections en République centrafricaine et, plus encore, devant les conditions de leur dépouillement.
Plusieurs missions d'observation électorale, notamment celle de la francophonie, et plusieurs ONG ont exprimé, dès le lendemain des élections, des réserves sur leur déroulement.
Les dernières informations sur les conditions de collecte des résultats et leur récolement par une « Commission électorale indépendante » abandonnée par les représentants de l'opposition, les menaces physiques exercées sur certains candidats par des éléments de la garde présidentielle, font craindre le pire.
Le Président de la RCA doit comprendre que certaines méthodes du passé ne peuvent plus être acceptées ni par les populations, ni par la communauté internationale. Sa première responsabilité aujourd'hui doit être que le résultat des élections dans son pays soit incontestable.

Le Handball c’est le sport qu’on aime !

Lundi 31 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Brigitte Bourguignon
Secrétaire national au Sport





Le Parti socialiste félicite vivement l’équipe de France de handball pour son 4ème titre de champion du Monde, son inaltérable combativité et son
incomparable régularité.

Cette remarquable réussite d’une équipe de joueurs, d’encadrants et de dirigeants soudés, en phase avec ses supporters, est le fruit d’une pratique sportive ouverte au plus grand nombre, développée en synergie avec l’éducation physique scolaire.

Cette victoire est aussi une leçon et devrait être pour le gouvernement l’occasion de réfléchir à ses choix en matière sportive. Le sport qui gagne, ce n’est pas le sport où règne l’argent ou la publicité à outrance. C’est un sport convivial, de l’effort partagé et modeste.

Le Parti socialiste regrette qu’il ait fallu attendre l’arrivée en finale de l’équipe nationale pour que ses exploits soient diffusés sur une chaîne de
télévision publique et s’inquiète de voir les droits commerciaux primer sur
ceux des amoureux du sport.

Il serait temps pour la ministre des sports, Chantal Jouanno, de s’atteler à ses missions plutôt que de distribuer des bons et des mauvais points. La politique sportive en France a besoin d’être réorientée, afin de garantir à la fois l’accès du plus grand nombre au sport grâce à plan massif d’équipements sportifs, et une meilleure équité de traitement médiatique entre toutes les disciplines sportives.

Soutien au processus démocratique en Tunisie : délégation du Parti socialiste

Lundi 31 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Parti socialiste







Une délégation du Parti Socialiste conduite par Harlem Désir, Secrétaire national à la Coordination, accompagné notamment de Pouria Amirshahi, Secrétariat national à la coopération, à la francophonie, à l'aide au développement et aux droits de l'homme se rendra en Tunisie les jeudi 3 et vendredi 4 février.

Le Parti socialiste apportera son soutien au processus démocratique ouvert par la révolution tunisienne et au peuple tunisien dans son combat pour la liberté.

A cette occasion, la délégation socialiste rencontrera des personnalités et des organisations politiques engagées dans la transition démocratique en Tunisie ainsi que les organisations de défense des droits de l’Homme et des libertés.

Condamnation de Radio France après le licenciement de Stéphane Guillon

Vendredi 28 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Patrick Bloche,
secrétaire national aux médias






Le conseil des prud'hommes a condamné Radio France, ce vendredi 28 janvier, pour le licenciement "sans cause réelle et sérieuse" de l'humoriste Stéphane Guillon.

Il est ainsi confirmé qu’il était légitime de s’interroger sur les origines et les conditions de la précipitation avec laquelle l’humoriste a été congédié.

Au-delà de ce cas précis, la réorganisation de la tranche matinale de France Inter est de nature à conforter toutes celles et tous ceux qui avaient, à juste raison, estimé que la réforme de 2009 avait placé les trois sociétés de l'audiovisuel public dans une situation de double dépendance politique et financière.

Le jugement du conseil des prud'hommes qui intervient aujourd'hui ne peut que contribuer à entretenir un doute regrettable sur les décisions des dirigeants de Radio France.

Plus que jamais, le Parti socialiste rappelle sa volonté d'assurer par la loi l'indépendance des rédactions et son engagement à revenir sur ce pouvoir de nomination que s'est attribué le chef de l'Etat.

Soixantième anniversaire du Haut Commissariat aux Réfugiés : pour les socialistes, le droit d’asile

Vendredi 28 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l’Immigration






Sandrine Mazetier, Secrétaire Nationale à l'immigration, se rendra aux voeux du Représentant du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés en France (HCR), qui se tiendront le lundi 31 janvier à 17h30, au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère au Grand Palais.

2011 sera l'année de la commémoration du soixantième anniversaire du HCR et de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés et du cinquantième anniversaire de la Convention de réduction des cas d’apatridie.

À l’occasion de cet anniversaire, les socialistes veulent réaffirmer le caractère intangible du droit d’asile et du statut de réfugié.

Le Parti socialiste dénonce :
- Les multiples atteintes au droit d’asile contenues dans le projet de loi immigration, intégration, nationalité, actuellement débattu au Sénat,
- Le nombre de places notoirement insuffisant en Centres d’accueil pour les demandeurs d’asile (CADA), alors même que les réfugiés accueillis en CADA ont six fois plus de chance de voir leur demande aboutir.

Le Parti socialiste appelle à une révision du règlement Dublin II dont la Cour Européenne des droits de l’Homme vient de condamner l’application.

Il est grand temps aujourd’hui d’avoir une politique d’asile digne de ce nom, réfléchie, dans le cadre de l’Union Européenne.

ÉGYPTE

Vendredi 28 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales








Le Parti socialiste est extrêmement préoccupé par l’évolution de la situation en Égypte. Il dénonce fermement la répression et la violence contre les manifestants et la suppression des libertés, notamment la liberté d’information et l’accès à internet.

Le pouvoir égyptien ne peut pas répondre à l’aspiration profonde de la population à la démocratie, à la justice et à la liberté par des moyens de répression policiers ou pire encore militaires.

Le Parti socialiste soutient les revendications légitimes du peuple égyptien et se sent solidaire avec les forces démocratiques, laïques et progressistes en Égypte. Il appelle toutes les forces démocratiques en Europe, au Moyen-Orient et dans le monde à se mobiliser pour soutenir le mouvement pour la démocratie et la réforme en Égypte.

Le Parti Socialiste soutient les Etats Généraux du Service Public

Vendredi 28 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Parti socialiste




Le Parti socialiste apporte son soutien aux Etats Généraux du Service Public, qui se dérouleront en mairie d’Orly les 29 et 30 janvier prochain, et appelle à une large participation aux côtés des élus et dirigeants politiques de gauche, des syndicats et des membres de la société civile à l’origine de cette mobilisation.
Le Secrétaire National aux Services Publics, Razzy Hammadi, et l’eurodéputée Françoise Castex y interviendront notamment au nom du PS.

Le Parti Socialiste, partie prenante de ce rassemblement, partage avec l’ensemble de ces partenaires les valeurs de justice, de solidarité, d’égalité réelle et la volonté de garantir à chacun l’accès aux droits fondamentaux portées par ces Etats Généraux.
Un message qui rejoint notre combat quotidien en faveur d’une éducation d’excellence pour tous, de soins de qualité accessibles, de transports abordables ou de logements à prix modérés et disponibles.

Retrouvez les Etats Généraux du Service Public à l’adresse suivante : http://www.etatsgeneraux-servicepublic.fr/

Intervention de police à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration : le PS dénonce une scand

Vendredi 28 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier,
Secrétaire nationale à l’Immigration






Au mépris du protocole d’accord passé entre les travailleurs sans papiers en grève et la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, la police bloque depuis ce matin l’accès de ces grévistes au local mis à leur disposition.

Cette intervention empêche la constitution des dossiers pourtant indispensables à la régularisation de ces personnes et vient souligner le blocage par le gouvernement lui-même des engagements qu’il a pris.

Au moment où est examiné au Sénat le projet de loi « immigration, intégration, nationalité », cette opération de police apparaît comme une scandaleuse mise en scène.

Le parti socialiste demande la levée immédiate de ce blocage et le respect des accords passés.

Droits des personnes LGBT : la droite à nouveau renvoyée à ses responsabilités

Vendredi 28 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire nationale Questions de société
Jean-Patrick Gille
Secrétaire national à la famille





Après l’avoir déjà fait en octobre 2010 à propos de l’homoparentalité le Conseil constitutionnel, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le mariage des couples de même sexe, a de nouveau renvoyé le législateur à ses responsabilités.

En effet, la décision rendue publique ce matin par le Conseil constitutionnel ne censure pas l'interdiction du mariage homosexuel par la loi mais elle renvoie le Parlement à ses responsabilités et indique clairement que la constitution pas n'empêche le législateur de modifier la composition du mariage.

Or, toutes les propositions de loi des parlementaires socialistes, destinées à ouvrir le mariage aux couples de même sexe et à protéger les droits des familles homoparentales ont été rejetées par la majorité parlementaire.

La multiplication des affaires portées devant les tribunaux par des citoyen-ne-s ou des couples homosexuels lésés en dit long sur le fossé croissant entre les évolutions sociales et nos lois, que la droite refuse toujours de faire progresser.

Cet immobilisme est inacceptable : refuser de mettre un terme à ces injustices, c’est aussi baisser les bras dans la lutte pour l’égalité et contre les discriminations subies en raison du genre ou de l’orientation sexuelle.

Sur ce sujet encore, le gouvernement montre son incapacité à mettre fin aux discriminations, son incapacité à garantir à toutes et tous des droits égaux, son incapacité à moderniser la société française.

Le Parti socialiste s'engage à reconnaître et à protéger l’ensemble des familles et à permettre à tous les citoyen-ne-s d’accéder aux mêmes droits et aux mêmes responsabilités dès son retour aux responsabilités nationales. Il demande à la majorité parlementaire de se saisir sans tarder de cette question et d’accepter enfin de faire évoluer notre législation.

GABON : approfondissement de la crise politique.

Jeudi 27 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales





Lors de la dernière élection présidentielle au Gabon, le Parti socialiste s'était inquiété d'un résultat qui désignait comme Chef de l'État un candidat choisi par moins de la moitié de la population. Plus récemment, la modification de la Constitution laissait craindre un possible report des élections législatives prévues en 2011 au Gabon. Depuis deux jours, la formation d'un gouvernement alternatif autour d'André Mba Obame puis la dissolution de l'Union nationale et la montée en tension qui traverse le pays traduisent la dégradation rapide du climat politique. Dans ce contexte, seules des élections nationales incontestables seraient susceptibles de donner une légitimité au gouvernement du pays. Le PS rappelle qu'il ne saurait y avoir de démocratie réelle sans une opposition autorisée et respectée, mais aussi un système électoral qui donne à chaque homme et à chaque femme une voix de valeur équivalente. Le mode de scrutin présidentiel et le découpage très inégal des circonscriptions au Gabon ne permettent pas, aujourd'hui, que ces principes démocratiques soient pleinement respectés.

Le PS sera donc, dans les mois qui viennent, aux côtés de ceux qui se battent pour des élections législatives ouvertes, équitables et transparentes, ce qui suppose non seulement un système électoral rénové mais aussi que toutes les forces politiques du pays soient autorisées à participer au scrutin.

Ouganda : le Parti socialiste exprime son indignation suite à l’assassinat de David Kato

Jeudi 27 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadelis,
Secrétaire national à l’International,
Pouria Amirshahi,
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie au développement et aux droits de l'Homme
Najat Vallaud-Belkacem,
Secrétaire national aux questions de société




 

Le Parti socialiste exprime son indignation suite à l’assassinat de David Kato, militant ougandais, engagé dans la lutte contre les discriminations subies par les homosexuels.

Le combat de ce militant pour les droits des homosexuels était particulièrement important face à la volonté de certains parlementaires ougandais d'aggraver encore la répression contre les homosexuels.
Les socialistes dénoncent l'inaction du gouvernement ougandais dont le devoir aurait été de protéger ce militant qui avait fait l'objet d'un appel au meurtre publié dans la presse.

Alors que l’homosexualité est encore réprimée dans de nombreux pays, parfois même avec des peines allant jusqu'à la peine de mort, nous réaffirmons notre attachement à la dépénalisation universelle de l’homosexualité.

La lutte contre les discriminations liées au genre ou à l’orientation sexuelle est un combat universel que les socialistes s'attacheront à porter, et qui passe nécessairement par la modernisation des législations, afin de garantir à tous et toutes des droits égaux.

L’Etat doit agir face à la dégradation des conditions de travail dans la fonction publique

Jeudi 27 Janvier 2011

 Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi, Secrétaire national aux Services Publics 

 
 
 

 

La dégradation des conditions de travail dans la fonction publique entraine des conséquences catastrophiques :
- Plus de 70 suicides à la Poste ces 18 derniers mois et une succession de rapports alarmants de la médecine du travail.
- Un premier « bilan social de la police nationale » qui dénombre pas moins de 42 suicides en 2010.
- Le dépôt massif d’arrêts maladies par les CRS rhodaniens pour dénoncer les réorganisations à la hussarde dont ils sont aujourd’hui victimes et le désarroi qui en découle.
- Un malaise croissant des enseignants, qui défilaient à nouveau le 22 janvier dernier contre la dégradation de leur formation et de leurs conditions d’exercice.
 
Les réductions de postes, les réorganisations brutales et inefficaces et la généralisation des objectifs de rentabilité financière à courts termes, au détriment du service rendu à nos concitoyens, se traduisent par une souffrance et un stress croissant pour les agents.
 
Cette situation est intolérable. L’absence de réaction du gouvernement, responsable de ces orientations, est inacceptable.
 
Le Parti Socialiste a dénoncé à plusieurs reprises ces conséquences de la Révision Générale des Politiques Publiques et les pressions qui en résultent. Nous réitérons aujourd’hui notre appel à abandonner cette politique et à prendre au sérieux la question des conditions de travail au sein de la fonction publique.

L'indécence de Valérie Pécresse

Jeudi 27 Janvier 2011

Paris, le 27 janvier 2011
Communiqué
Bertrand Monthubert, Secrétaire national à la recherche et à l’enseignement supérieur







La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche a réagi aux critiques des présidents d'universités sur l'évolution de leurs budgets en disant qu' « il est indécent de la part des universités de se plaindre ». Une fois de plus, Valérie Pécresse a brandi des chiffres d'augmentation des budgets depuis 2007 pour tenter de faire croire que les universités seraient bien portantes aujourd'hui. Ce n'est pourtant pas le cas : les augmentations sont en grande partie dues à des manipulations budgétaires, et surtout le passage aux "responsabilités et compétences élargies" des universités a entraîné des coûts très importants pour les universités. Quoiqu'elle dise, Valérie Pécresse aura du mal à convaincre un étudiant d'université que sa situation a progressé depuis 2007 : nous avons toujours un encadrement pédagogique très insuffisant, faute de moyens humains. En euros constants, les crédits budgétaires de l'enseignement supérieur et de la recherche ont stagné depuis 2007, une fois les manipulations budgétaires mises à l'écart.
Mais Valérie Pécresse est allée encore plus loin dans l'indécence, en comparant la situation française à celle du Royaume-Uni ou de l'Allemagne, qui serait moins favorable. C'est faire semblant d'oublier que dans ces pays, la dépense par étudiant à l'université est bien plus forte qu'en France. L'objectif prioritaire du gouvernement devrait être de réduire l'écart, en augmentant réellement les dépenses pour les étudiants des universités françaises, qui sont très insuffisantes dans notre pays.
Au lieu d'essayer de masquer la réalité, il faut dire la vérité sur les moyens réels des universités françaises et engager d'urgence de nouveaux moyens, humains et matériels, pour développer celles-ci et réduire l'échec des étudiants en premier cycle universitaire. Les annonces sur le grand emprunt, qui promettent toujours pour plus tard ce que le gouvernement refuse de donner aujourd'hui, ne peuvent être une réponse à la crise dont les présidents d'université se font l'écho.

Gaz de schiste : de la transparence !

Mercredi 26 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie FILIPPETTI,  Secrétaire nationale à l'Energie,
Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire nationale à l'Environnement et au Développement Durable.



 

 
Les explications de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, cet après-midi à l'Assemblée ne nous ont pas convaincus, et force est de constater que le gouvernement entretient le flou sur l'autorisation de l'exploration du gaz de schiste et l'exploitation qu'elle induira à terme.
 
La Ministre n'a pris aucun engagement et a rejeté l'idée de saisir la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) au mépris des engagements du Grenelle de l'environnement. Elle a cependant bien précisé que ce projet avait pour but, éventuellement, de remplacer certaines importations de gaz.
 
Son prédécesseur au ministère de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a accordé plusieurs permis de recherche à des fins d’exploration le 1er mars 2010, sans aucun débat démocratique. Or ce projet comporte de nombreux risques écologiques, d’abord parce les techniques utilisées à ce jour impliquent le recours à l'injection de grandes quantités d’eau : 10 000 à 15 000 m3 par puits, soit 7 à 15 millions de litres ; et il faut en creuser un très grand nombre pour récupérer suffisamment de gaz ! Ensuite parce qu’elles nécessitent aussi l'utilisation de divers produits chimiques (plus de 500) : un cocktail polluant à base de produits cancérogènes, reprotoxiques et mutagènes, avec des conséquences désastreuses pour les nappes phréatiques et la santé humaine, comme les études l’ont montré aux Etats-Unis.
 
Autre conséquence certaine : l’extraction, puis la combustion de milliards de m3 de gaz fossiles, fortement émetteurs de CO2, qui n'auront comme conséquences que d'aggraver un peu plus la crise climatique.
 
Nous attendons toujours des explications probantes du gouvernement et une expertise transparente sur les conséquences écologiques désastreuses que pourrait avoir l'exploration et l'exploitation de gaz de schiste. Ce projet suscite de grandes inquiétudes chez la population et les élus des départements concernés.
Le gouvernement ne peut se parer des vertus du Grenelle de l'environnement et, en catimini, autoriser sans étude d'impact fiable ce type de projet qui présente de lourdes menaces pour l'environnement et la santé publique.

2010 : une année noire pour l’emploi

Mercredi 26 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies,
Secrétaire national au Travail et à l’Emploi







Alors que le Président de la République avait annoncé fièrement que le chômage allait baissé en 2010, la publication des chiffres du nombre de demandeurs d’emploi en décembre 2010 permet de dresser le bilan d’une année qui s’avère tristement catastrophique pour l’emploi en France.

En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi a augmenté en un an de +5,3%, soit + 202.500 personnes (catégorie A, B,C). Pour le seul mois de décembre, il est en augmentation de + 32.600. Il y a à peine deux ans, en décembre 2008, la France comptait 795.900 chômeurs en moins. Comment ce gouvernement ose t’il encore soutenir que sa politique a eu un quelconque effet sur la crise ? Comment peut il poursuivre sa politique de suppression d’emploi public dans ce contexte ? Comme peut il encore croire que sa réforme des retraites n’aura pas un effet néfaste sur l’emploi des seniors, alors qu’en un an le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 16,6% ?

Austérité budgétaire et salariale, mesures  clairement en défaveur de l’emploi (comme la détaxation des heures supplémentaires), l’emploi n’a pas été la priorité de la droite depuis qu’elle est au pouvoir. En revanche, tous ses efforts pour précariser les salariés et détricoter le droit du travail connaissent eux des résultats édifiants, avec l'augmentation des emplois précaires et de l'emploi à temps partiel.

Deux ans après le début de la crise, ce gouvernement n’a toujours aucun résultat. Il serait temps qu’il est enfin une politique en faveur de l’emploi. L’emploi devrait être sa priorité numéro un, et l’occuper matin, midi et soir !

Lutte contre la récidive: pas de énième loi, mais des moyens

Mercredi 26 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice
Jean-Jacques Urvoas, Secrétaire national à la sécurité






Une nouvelle fois, le Président de la République veut répondre à l’émotion d’un drame par l’annonce d’une énième réforme.

Pourtant, en 3 ans, 4 lois portant sur la récidive ont déjà été adoptées.
Aujourd’hui même les députés de sa  propre majorité refusent  toute loi d’opportunité.

Les professionnels de la justice, en premier lieu les services d’insertion et de probation (SPIP) ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur la situation de la justice dans notre pays. La Cour des Comptes a souligné, en juillet 2010 la situation tendue et précaire des ressources humaines en matière d’insertion et de probation.

Le suivi des personnes placées sous main de justice ne peut pas être assuré sérieusement  en raison de l'affaiblissement de ces services, et des suppressions de postes.

Le Président de la République ne peut se dédouaner à nouveau de sa responsabilité sur des professionnels qui font leur travail avec les faibles moyens dont ils disposent

Limiter le risque de récidive c’est mettre un terme aux "sorties sèches" de détention, systématiser le suivi des détenus fragiles pendant leur détention et lors de leur sortie, cela passe notamment par le renforcement des services d’insertion et de probation.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de donner à la justice les moyens d’agir. A défaut, cette nouvelle gesticulation de Nicolas Sarkozy restera, une fois de plus, sans résultat.

IRAN

Mercredi 26 Janvier 2011

Paris,
Communiqué de
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales
Pouria AMIRSHAHI,
Secrétaire national à la coopération, à l'aide au développement, à la francophonie et aux droits de l'homme.






La République islamique d’Iran multiplie les atteintes aux droits de l’Homme. En moins d’un mois, 55 personnes ont été exécutées. Parmi eux se trouvaient deux opposants politiques, Jafar Kazemi et Mohammad Ali Hajaghei, pendus à Téhéran et Hossein Khizri, militant kurde exécuté dans la province d’Azerbaïdjan.

Plusieurs dirigeants des partis d’opposition, des journalistes, des avocats et des artistes sont toujours détenus en prison, souvent dans des conditions intolérables.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ces crimes, qui sont autant de violations inadmissibles des droits de l’Homme en Iran. Il appelle une nouvelle fois, l’ONU, l’Union européenne et le gouvernement français, à prendre toutes les mesures qui pourraient mettre fin aux agissements des autorités iraniennes en la matière. Il réaffirme son soutien et sa solidarité avec les démocrates iraniens qui luttent pour la liberté, la justice et la démocratie.

Hommage à Robert Schwint

Mardi 25 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Martine AUBRY
Première Secrétaire






C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Robert SCHWINT hier soir des suites d’une longue maladie.

Robert SCHWINT a donné 50 ans de sa vie à l’engagement public. Robert était un homme attachant et fidèle, un homme de convictions, d’engagement, simple et grand gestionnaire. Il fût avant tout un pionnier et un conquérant.

Homme de gauche, il avait su convaincre par delà les frontières partisanes les habitants de Besançon.

Maire de la capitale de la Franche-Comté jusqu’en 2001, il fût un élu local disponible et engagé pour sa ville. Il exerça tous les mandats successivement avec le même succès : maire, conseiller général, conseiller régional, sénateur et député de 1988 à 1993.

Je garde en mémoire le grand parlementaire qu’il fût, notamment à la présidence de la commission des affaires sociales du Sénat lors de la création du Revenu Minimum d’Insertion.

Besançon et le Doubs perdent aujourd’hui un grand élu et un grand homme. Je tiens, au nom du Parti Socialiste, à exprimer mes plus sincères condoléances à ses proches et ses amis."

Développement de l’éolien off-shore : face au temps perdu et aux objectifs en baisse, se donner les

Mardi 25 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale aux questions énergétiques
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux nouvelles technologies





Que de temps perdu ! A Saint-Nazaire, le président de la République a annoncé un appel d’offres pour cinq parcs d’éolien en mer qui aurait dû être lancé depuis des mois : il faudra attendre 2012 pour la sélection des candidats et 2015 pour le démarrage des premières machines. Le gouvernement n'a pas seulement tergiversé : il a revu ses objectifs à la baisse. L'annonce d'une première phase de 3000 MW se trouve à mi-chemin de l'engagement inscrit dans le Grenelle de l'Environnement. Il y a pourtant urgence à engager la transition énergétique de la France, donc la substitution graduelle des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie...) aux énergies fossiles.
Le zonage de l’appel à candidatures est national, mais le succès de l’éolien off-shore sera territorial. Structuration d'une chaîne industrielle d'excellence, de la conception à la maintenance en passant par la production ; inscription des éoliennes dans l'espace naturel et l'économie maritime – et d'abord la pêche ou le trafic des bateaux ; écoute des préoccupations des élus locaux et des citoyens ; formation aux métiers et aux savoir faire : pour relever ces défis, l'engagement des collectivités territoriales est indispensables. Grâce à leur action en matière de formation, de R&D, d'infrastructures portuaires notamment, les Régions à direction socialiste répondront présentes pour accompagner, innover, former, en lien avec l'ensemble des acteurs.
La première condition du succès réside dans la sélection des candidats à l'appel d'offres national. Le Parti socialiste souhaite qu'elle soit assortie d'engagements précis de la part des porteurs de projets, notamment pour mobiliser le tissu économique local et le réseau de PME et laboratoires de recherche situés en France. Parce qu'elles ont structuré des filières d'excellence, les Régions sont là aussi indispensables à la réussite industrielle de l'éolien off-shore. Le gouvernement gagnerait à les associer à l'élaboration des projets. De même, il est impératif que soit défini un cadre juridique stable, la politique de stop and go du gouvernement sur la filière photovoltaïque ayant les conséquences que l’on connaît.
La transition énergétique est un tout et le gouvernement s’est éloigné de cet objectif. Que sont devenus la fiscalité écologique et la contribution climat-énergie, le soutien au photovoltaïque ou au déploiement des véhicules propres ? Surtout, les énergies renouvelables ne se développeront qu'avec un soutien fort au pouvoir d'achat des ménages. Les collectivités locales encouragent les audits thermiques et l'isolation des logements et des bâtiments afin de réduire la facture chauffage des particuliers. Où est l'ambition nationale de réduction de la consommation d'énergies alors que la première énergie économisée est celle qu'on ne consomme pas ? Les promesses ne suffisent plus, il faut agir.

RUSSIE : Attentat terroriste à Moscou

Lundi 24 Janvier 2011

Paris,
Communiqué de
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 





Le Parti socialiste est horrifié par l’attentat perpétré ce lundi à l’aéroport de Moscou au cours duquel plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie ou ont été blessées.

Il condamne cet acte inacceptable. Il exprime sa profonde sympathie et adresse ses condoléances aux familles et proches des victimes.

Début de la Présidence française du G20 : où sont passées les grandes ambitions de Nicolas Sarkozy ?

Lundi 24 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national à l'Europe et à l'International
Michel Sapin, secrétaire national à l'économie





"Nous allons essayer de mettre d'accord tout le monde sur les indicateurs qui permettront d'analyser les déséquilibres persistants". Cette phrase du Président de la République illustre à elle seule le caractère hésitant et brouillon dans la forme et le recul sur le fond du discours de Nicolas Sarkozy.

Alors que nous étions habitués à des propos grandiloquents sur la refonte du système monétaire et financier mondial, sur la fin des paradis fiscaux ou des produits financiers « toxiques », suivis de décisions faibles voire inexistantes, cette fois-ci, même les déclarations de principe avaient perdu de leur force.

Les ambitions de la Présidence française ont visiblement été largement revues à la baisse. Nicolas Sarkozy s’est contenté de fournir un ordre du jour. Pourtant, nous sommes loin d’être sortis de la crise et le fonctionnement du système monétaire et financier est toujours aussi instable. Il est urgent d’agir.

Depuis plusieurs mois, le Parti socialiste européen et en son sein le Parti socialiste français ne cessent de proposer des mesures progressistes qui permettraient à la fois de refaire passer l’économie réelle avant la finance et de dégager des ressources pour financer des politiques de soutien à l’activité.

S’agissant de la stabilité du système financier international, les socialistes proposent :
- tous les produits dérivés, y compris les produits hors bourse (OTC) doivent être régulés,
- la vente à découvert sans contrepartie doit être interdite,
- une taxe sur toutes les transactions financières de 0,05% doit être introduite.
- pour les banques, la séparation entre les activités de dépôts et d’investissement.

S’agissant de la stabilité monétaire, le Parti socialiste demande également au Président de la République d’œuvrer, dans le cadre de la présidence française du G20, à la mise en place d’une monnaie de réserve mondiale.

S’agissant de la refonte de la gouvernance mondiale, le Parti socialiste propose un renforcement du rôle du FMI dans la mise en œuvre d’une réforme du système monétaire et dans sa régulation, et réitère sa demande concernant la présence de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) au G20, ainsi que la participation de l’Afrique à ces réunions. Enfin, il est urgent de prendre des mesures qui mettront réellement fin aux paradis fiscaux, à la fraude et à l’évasion fiscale, à l’évasion réglementaire et au blanchiment d’argent, en interdisant aux banques et aux établissements financiers de travailler avec les paradis fiscaux.

La France condamnée pour conditions de détention inhumaines : il est urgent de repenser nos prisons

Vendredi 21 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Communiqué de Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice






La Cour Européenne des droits de l’Homme vient de condamner  la France pour «conditions de détention inhumaines», sanctionnant des conditions de détention, certains traitements comme des fouilles intégrales répétées et l’impossibilité de recours effectif pour les détenus.

La situation de nos prisons a déjà provoqué par le passé plusieurs condamnations du Conseil de l’Europe, de la Cour Européenne des Droits de l’Homme et du Comité des Nations Unies contre la torture.

Combien de condamnations faudra-t-il pour que le gouvernement agisse ?

Face à cela, la loi pénitentiaire de 2009 a commencé d'apporter des réponses, mais elles sont insuffisantes.

Pour les socialistes, il faut redonner du sens à la peine en cessant d’en faire la réponse pénale unique : il est urgent de développer les peines alternatives. Il est impératif de faire des prisons des lieux où l’on respecte la dignité humaine et où l’on assure un véritable suivi aux détenus en les aidant à préparer leur sortie.

Les prisons doivent cesser d’être des simples lieux de "mise au ban", de fabrique de la récidive et doivent impérativement retrouver, au delà de la sanction de privation de liberté, leur objectif de réinsertion.

Retraites : les masques tombent

Vendredi 21 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Communiqué de Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale




   
   

Le gouvernement vient de rendre publics les projets de décrets d'application de la loi sur les retraites. Les belles promesses sont parties en fumée et les masques tombent.

Alors que la droite se parait de toutes les vertus et prétendait avoir entendu les inquiétudes des Français en prenant en compte la pénibilité, il n'en est évidemment rien. Seule une infime minorité de salariés, exposés pendant plus de 17 ans à des facteurs de pénibilité, pourra tenter de faire valoir sa demande de partir en retraite à 60 ans dans le cas où son taux d'invalidité en résultant serait inférieur a 20 %. La tâche sera d'ailleurs quasi impossible puisque la charge de la preuve incombera au salarié, face à une commission ne comprenant aucun représentant des salariés.

La droite confond pénibilité et invalidité. Pire, elle avait promis de tenir compte des protestations des Français en ramenant le taux d'invalidité nécessaire pour une prise en compte de la pénibilité de 20 à 10 %. Il n'en est rien.

Fondée sur des contre vérités dès le départ, la réforme de Nicolas Sarkozy se poursuit dans la même veine : mépris à l'égard des salariés précaires, injustice envers le monde du travail, ignorance de la pénibilité, tel est le lourd prix à payer pour une réforme qui, au demeurant, ne règle rien.

Bilan de la sécurité en 2010 : ce que ne dit pas Brice Hortefeux

Vendredi 21 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Jean-Jacques Urvoas,
Député du Finistère, Secrétaire national du PS chargé de la sécurité 






Le seul bilan de Brice Hortefeux, c'est l'échec : plus de violences, plus de cambriolages, moins de policiers, moins d'investissement dans la sécurité.
 
Toujours plus de violence, plus de cambriolages

Tous les indicateurs qui concernent la délinquance du quotidien s’aggravent : hausse des cambriolages contre les particuliers, hausse des vols dans les lieux publics, hausse des atteintes à l’intégrité physique. Depuis 2004, les violences physiques ont bondi de 16 %.
 
Toujours moins de forces de l'ordre

Les policiers et les gendarmes sont toujours moins nombreux ; depuis 2007, Brice Hortefeux a supprimé 10 792 emplois. 2 882 postes ont été détruits dans le seul budget de 2011 !
 
Toujours moins d'investissement dans la sécurité des Français

Le budget 2011 consacre une diminution de l’investissement de - 6,5% pour la gendarmerie nationale et de 28,3% pour la police nationale. Alors même que les conditions de travail des fonctionnaires de police et de gendarmerie sont déjà déplorables.
 
Ni la reprise en main politique des chiffres de la sécurité, ni les chiffres maquillés de l'Observatoire national de la délinquance, organe totalement dépendant du ministère de l'intérieur, ne peuvent plus masquer la très nette détérioration de la sécurité quotidienne des Français.
 
Incapable d’anticiper les évolutions de la société, Brice Hortefeux vient de demander la rédaction « d’un livre blanc sur la sécurité publique »…alors même que la LOPPSI, loi de programmation 2009-2013 n'est pas encore votée...
 
Le bilan de 2010, c'est l’échec de la politique initiée par N. Sarkozy dès 2002 alors qu’il était ministre de l’Intérieur. C’est le résultat d'une agitation sans boussole d’une droite toujours prête à désigner des boucs émissaires mais jamais à agir vraiment pour la sécurité des Françaises et des Français.

Benoist Apparu, habitué des contre-feux

Jeudi 20 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
 Nathalie Perrin-Gilbert, Secrétaire nationale au Logement



 

L’année dernière déjà, le secrétaire d’Etat au logement avait souhaité communiquer quelques jours avant la sortie du rapport annuel sur le mal logement de la Fondation Abbé Pierre. Cette année, des chiffres à la gloire du gouvernement sortent quelques jours avant la présentation du rapport qui fait toujours date dans l’actualité du logement. Décidément, Benoist Apparu est devenu maître dans l’allumage de contre-feux !

Hormis cette répétition dans la méthode, l’annonce de la création de 131 000 logements sociaux en 2010 n’a pas grande signification. Ce chiffre est à mettre au regard des 1,2 millions de personnes qui attendent un logement social. Mais surtout, il faudrait que soit précisée la nature des logements construits car sous le terme de « logement social » se trouvent des réalités très différentes, y compris du logement qui n’a de « social » que le nom et dont les loyers sont encore inabordables pour la grande majorité de nos concitoyens. Il faudrait aussi le mettre en regard du nombre de logements vendus par les organismes HLM en 2010 sous pression du gouvernement. Ces ventes sont en effet à soustraire des chiffres annoncés.

Le PS demande l’affichage de la répartition du financement de cette construction : part de l’Etat, des collectivités locales, des collecteurs, des bailleurs HLM sur fonds propres. Il aurait été plus honnête que le gouvernement remercie les maires et les élus locaux qui se sont montrés volontaires pour construire du logement social dans leurs villes.

Plutôt que de propagande malhabile, nos concitoyens ont besoin d’actes qui amélioreront leurs conditions de vie et leur pouvoir d’achat. Il est nécessaire de rappeler que c’est par exemple ce même M. Apparu qui a rejeté la proposition de Bertrand Delanoë d’encadrer par décret les loyers du parc locatif privé dans la capitale. C’est également ce gouvernement qui ponctionne le parc HLM et met en péril la construction future.

Les Français attendent une politique crédible, efficace et durable en matière de logements, pas l’autocongratulation d’un secrétaire d’Etat sur la base de chiffres farfelus.

Désormais, quand Nicolas Sarkozy présente ses vœux, personne ne s’en aperçoit.

Jeudi 20 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert, secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche
Bruno Julliard, secrétaire national à l’éducation
Sylvie Robert, secrétaire nationale à la culture




   
Nicolas Sarkozy souhaitait, en présentant ses vœux au monde de la connaissance et de la culture, se montrer « à la hauteur ». La tâche était ardue. On ne s’étonnera pas qu’il ait échoué. Platitudes, esquives et vagues promesses sont loin de pouvoir redonner confiance et espoir aux mondes de l’enseignement, de la recherche et de la culture qu’il a lui-même tant contribué à déstructurer et asphyxier.
Ainsi, le Président n’hésite pas à s’enorgueillir d’investir dans la culture, la recherche, l’éducation et  l’université, alors que d’autres pays affirme-t-il font « d’autres choix ». D’autres choix incontestablement : la part de la recherche et du développement dans le PIB a baissé, depuis 2002,  de 10%, alors que celle de l’Allemagne, des Etats-Unis, du Japon ont crû pendant la même période. Quant à la culture, le dégel annoncé ne masque pas la réalité d’un budget stagnant, qui permet à peine de financer les projets évoqués par Nicolas Sarkozy lui-même (rénovation du Grand Palais, Musée de la Méditerranée à Marseille...).
L’éducation nationale, déjà exsangue, perd 16000 postes, dont une grande partie dans le premier degré, au moment où les études internationales pointent du doigt les conséquences dramatiques de la faiblesse de l’investissement français dans l’école primaire. Comment Nicolas Sarkozy peut-il afficher avec tant d’aplomb son attachement à la formation et oser appeler de ses vœux « une formation pratique » après le désastre de la mastérisation et la  suppression de l’année de stage dont son gouvernement est responsable ? Comment peut-il parler de l’importance de la rémunération après la mascarade de la « revalorisation » qui a laissé les deux tiers des enseignants à l’écart d’une fort modeste augmentation de salaire ? Comment peut-il évoquer « l’autonomie des enseignants » pour justifier et défendre le recrutement direct des équipes pédagogiques par les chefs d’établissement ? 
Le Parti socialiste demande au président de prendre  la mesure de l’exaspération qui monte tant dans le secteurs de la culture que dans ceux de la connaissance – clairement signifiée par le refus de nombre d’organisations et de  syndicats de participer à cet exercice d’autosatisfaction - et rappelle son soutien à la mobilisation du 22 janvier pour défendre l’éducation nationale.

Vœux du Président de la République aux personnels de santé : Arrêtons la compassion, il faut des act

Jeudi 20 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la Santé et à la sécurité sociale
et de Charlotte Brun
Secrétaire nationale aux personnes âgées et au handicap









La présentation des vœux du président de la République, ce matin, aux personnels de santé relève d’un exercice habituel venant de N. Sarkozy : des propos compassionnels en totale contradiction avec la réalité des choix effectués par le gouvernement.

Le scandale du mediator ne peut être occulté et appelle des réponses rapides et fermes. Les socialistes rappellent qu’ils ont multiplié les propositions, au cours des dernières années, pour limiter le rôle des laboratoires et empêcher les conflits d'intérêts. Propositions systématiquement rejetées par la droite. Le Parti socialiste appelle à une refonte majeure de notre système de pharmacovigilance et c’est pour cela qu’il a demandé la création d’une mission parlementaire sur ce sujet. Il appelle également à revoir le rôle de l’industrie pharmaceutique dans la formation continue des médecins et son recours à des visiteurs médicaux.

La politique de N. Sarkozy aboutit à la mise en cause de l'hôpital public, grand oublié de son discours, et à la fragilisation de la médecine de proximité. Le résultat est là : déremboursements, franchises médicales, dépassements d'honoraires, hôpitaux publics asphyxiés par des années de restrictions budgétaires, forfait imposé pour accéder à l'aide médicale d'État... Les inégalités face à la santé s'accroissent, l'accès aux soins est chaque jour plus difficile, le reste à charge pour les patients ne cesse de s'accroître. De ce triste bilan, le Président de la République n'a rien dit, au contraire, il a prôné le statu quo, refusant toute évolution de la rémunération des médecins, alors qu’il est urgent de procéder à la refonte des conditions d'exercice de la médecine libérale et de mettre en place une meilleure articulation entre l'hôpital public et la médecine de ville.

Sur la dépendance, soi-disant grand chantier de la fin du quinquennat, N. Sarkozy s'est contenté de botter en touche, sans exclure le recours à l'assurance privée. Les socialistes réaffirment leur volonté de garantir à tous les Français confrontés à la perte de leur autonomie un accompagnement digne et adapté dont le financement doit reposer sur le principe de solidarité collective.

Le discours de Chatillon-sur-Indre n'a rien pour rassurer. Destiné à se concilier les bonnes grâces de l'électorat médical malmené par la politique gouvernementale, le déplacement présidentiel ne répond pas au défi majeur des inégalités de santé dans notre pays. Alors que la part de la sécurité sociale ne cesse de diminuer au profit des assurances de santé privées N. Sarkozy se présente comme celui qui aura remis en cause le socle de notre protection sociale.

Projet de loi immigration, intégration et nationalité : les sénateurs socialistes ébranlent la réfor

Jeudi 20 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier
Secrétaire nationale à l’immigration






Le Parti socialiste salue l'adoption de deux amendements socialistes lors de l'examen du projet de loi immigration, intégration et nationalité en commission des lois au Sénat mercredi 19 janvier.

À l’initiative des Sénateurs socialistes, une des bases du projet de loi, la réforme de la procédure d'expulsion, est modifiée. Le projet de loi prévoyait de repousser de 48 heures à cinq jours le contrôle de la rétention par le juge des libertés et de la détention, un délai que les députés socialistes avaient estimé anticonstitutionnel. À travers cet amendement, le contrôle de la légalité de la rétention par un juge du siège, indispensable au respect des droits, est rétabli.

Par ailleurs, la privation du droit au séjour pour les étrangers malades a été supprimée.

Le Parti socialiste poursuivra le combat sur les autres volets inacceptables de ce texte
 

Prêt à taux zéro : Le dispositif de la dernière chance ?

Mercredi 19 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Nathalie Perrin-Gilbert,
secrétaire nationale au logement






 
Le Premier Ministre a présenté hier le nouveau prêt à taux zéro, sensé doper l’accession à la propriété dans notre pays et « faire de la France un pays de propriétaires » selon la formule du candidat Sarkozy. Pour justifier ce slogan, il a rappelé qu’en matière de taux de ménages propriétaires de leur logement, la France devait rattraper la moyenne des pays européens. Mais il n’a pas précisé que parmi les pays ayant le taux de propriétaires le plus élevé on comptait essentiellement les pays de l’ancienne Europe de l’Est ; il n’a pas cité non plus le cas de l’Espagne qui, avec 83% de propriétaires, cherche à développer de nouveau fortement son parc locatif.
 
Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Sans doute parce que ces exemples montreraient en partie que l’accès à la propriété ne peut être « vendue » à nos concitoyens comme une solution de sécurisation absolue.
 
D’une part parce que, du fait de l’allongement de la durée de remboursement des prêts, les charges pèsent de plus en plus sur les accédants à la propriété et les rendent plus vulnérables face aux aléas de leur parcours. Ces charges pèsent d’autant plus lourdement que les revenus des ménages sont modestes ou moyens. La fin du remboursement du prêt ne signifie pas l’absence de charges : de nombreuses personnes âgées rencontrent des difficultés à financer les coûts liés aux frais d’entretien de leur logement ou de leur copropriété.
 
D’autre part, présenter l’accession à la propriété du logement comme le meilleur moyen de sécuriser la situation des Français revient à ignorer la réalité des faits : depuis 2007, l’accroissement du taux de propriétaires à été proportionnellement plus important parmi les ménages aux revenus les plus élevés. Quant à la jeune génération, avant tout mobile, avec des revenus limités, ce n’est pas un PTZ qui va enclencher la décision d’achat… Au final, vouloir mettre en place un système de protection sociale reposant avant tout sur la propriété du logement serait tout à fait inéquitable et accentuerait encore le phénomène de déclassement social en y superposant la notion de déclassement résidentiel.
 
Il ne s’agit pas d’opposer propriétaires et locataires, ni d’indiquer quelle serait la voie unique pour se loger. Le Parti Socialiste propose au contraire de redonner de la marge de manœuvre aux ménages, d’accroître leurs possibilités de mobilité au sein du parc immobilier avec des passerelles sécurisées entre logement locatif HLM, locatif privé et accession à la propriété. Il conviendra aussi de réduire les écarts de prix, devenus insensés, entre parc social et parc privé, notamment en instaurant des règles de régulation du foncier et des loyers. Seule une politique conjuguant diversité de choix, fluidité des parcours et action forte de régulation du marché permettra de desserrer l’étau du mal logement dans notre pays.

Nicolas Sarkozy face aux agriculteurs : un Président bien peu convaincant

Mercredi 19 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Germinal Peiro,
Secrétaire national en charge de l’agriculture, de la ruralité et de la mer








Et de huit…Huit visites à la France rurale et aux agriculteurs depuis les élections régionales de mars dernier. Le Président Sarkozy distribue déplacements et discours comme autant de marques de charité compassionnelle à une France qu’il abandonne pourtant sans pitié. Il était hier en visite en Alsace, - et non en Allemagne comme lui a dicté son inconscient dans un lapsus linguae mémorable - , pour présenter ses vœux au monde agricole et rural.

Une nouvelle fois, le Président s’est adonné à cet exercice d’équilibrisme qu’il affectionne tant : des discours aux antipodes des réformes du gouvernement et des propos antagoniques avec les phrases qu’il prononçait il y a un an à peine.
« Je veux réaffirmer clairement mon attachement à une agriculture durable, respectueuse de son environnement et qui ne met pas en danger la santé des paysans » a-t-il clamé.
Savoureux, de la part de celui qui, en visitant le salon de l’agriculture en février 2010 s’était violemment insurgé contre des contraintes environnementales coupables de freiner la productivité de l’agriculture !
Sidérant, de la part du Président d’un gouvernement qui vient de piétiner allègrement les engagements du Grenelle de l’environnement en réduisant de moitié le crédit d’impôt accordé pour la conversion des exploitations à l’agriculture bio !

Et, en cette période de vœux, le Président n’a pas oublié de faire de nouvelles promesses : il annonce notamment vouloir profiter de sa présidence du G 20 pour « répondre aux problèmes des agriculteurs ». Mais rien de concret. Il s’est contenté d’annoncer une réunion de Bruno Lemaire avec ses homologues au premier semestre 2011. Nicolas Sarkozy n’a dit mot des moyens qu’il comptait mettre en œuvre pour réguler les marchés agricoles, coordonner les politiques agricoles et assurer un revenu digne aux agriculteurs.

L’agriculture française traverse un période de crise inédite, dont Nicolas Sarkozy, seulement obsédé par la reconquête d’un électorat qui, lassé de sa politique désastreuse, lui fait défaut, ne semble pas prendre la mesure.

Le Parti Socialiste réclame pour l’agriculture française une ambitieuse politique de soutien aux petites exploitations, un encadrement des prix, et une véritable régulation des marchés à l’échelle européenne.

HAÏTI

Mercredi 19 Janvier 2011

Paris,
Communiqué de
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 

 

Mis en examen, quelques heures après son retour Haïti, l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier est retourné libre à son hôtel. Ces circonstances judiciaires, comme celles de son retour, manifestement préparé et organisé, contribuent un peu plus au désordre d’une situation déjà chaotique. 

Haïti n’avait pas besoin de celui que l’on appelait “Bébé Doc”. Sa présence, rappelant les années noires d’une dictature violente et corrompue ne règlera en rien la crise politique et l’avenir politique de ce pays alors les problèmes sont nombreux: humanitaire débordé, épidémie de choléra, séquelles du tremblement de terre toujours visibles un an après le cataclysme. 
 

Une question demeure quand à la responsabilité du gouvernement français. Comment ce dictateur déchu, résident sur le sol français depuis 25 ans, a-t-il pu monter dans un avion à destination de Haïti alors que les autorités françaises sont coresponsables de la stabilité de ce pays?

La hausse programmée des billets de train n’est pas acceptable

Mardi 18 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Bernard Soulage, Secrétaire National aux Transports
Razzy Hammadi, Secrétaire National aux Services Publics


 

   


L’annonce par la ministre de l'Ecologie et des Transport d’une hausse de 2 à 3% des billets de train à la fin du mois est une provocation. Elle intervient en pleine crise, alors que tous les prix augmentent et après des années de hausse du coût des billets largement supérieure à l’inflation. En novembre dernier, un rapport révélait que les prix avaient augmenté en moyenne de 3,4% par an de 2002 à 2009, soit une progression totale de plus de 26% sur cette période, soit le double de l’inflation.

Au moment où les Français réclament qualité et proximité pour leurs transports, le gouvernement décide de pénaliser un moyen écologique de déplacement, en contradiction avec ses engagements.

Et alors que la SNCF annonce renouer avec les bénéfices,  le gouvernement avalise une hausse supérieure à l’inflation,  pénalisant le pouvoir d’achat déjà en berne de nos concitoyens.

Le Parti socialiste réitère son opposition à cette hausse, et poursuit son appel à un plan investissement d'urgence massif dans le ferroviaire - instrument d’avenir d’une mobilité durable, fidèle à nos engagements en matière de solidarité et de performance sur l'ensemble du territoire français.

LOPPSI 2 ou l’illusion de la sécurité selon Sarkozy

Mardi 18 Janvier 2011

Paris,
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité
 Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice


 




 
La LOPPSI 2, dont le Sénat débutera la seconde lecture ce mardi 18 janvier, est l’illustration même de la politique conduite par Nicolas Sarkozy : illusion du tout répressif et absence de vision politique.
 
Illusion du tout répressif car le gouvernement tente de masquer l’échec de sa politique par un nouveau durcissement du code pénal, et par un développement des fichiers et de la vidéosurveillance.
 
Qui peut encore croire après huit ans de cette politique, alors que la justice n’a plus les moyens de fonctionner, qu’il suffit de durcir les sanctions pour que la délinquance s’arrête ? Qui peut encore croire qu’il suffit de renforcer la surveillance vidéo ou le fichage pour compenser l’absence de policiers sur le terrain ?
 
Absence de vision politique car le gouvernement accumule les textes, les adoptant à la file sans aucune réflexion sur leur efficacité ou leur cohérence, et sans jamais réfléchir aux moyens, notamment humains, nécessaires.
 
Avec ce texte, la droite va encore plus loin avec une politique répressive irréfléchie et inconséquente, flirtant avec son extrême par des dispositions visant les étrangers et les populations précaires.
 
Et avec ce texte, la droite porte encore atteinte aux libertés en généralisant la vidéosurveillance, le fichage et le contrôle de l’Internet, en s’attaquant aux droits des mineurs, en réhabilitant la double peine.
 
Les socialistes portent une vision différente de la sécurité : une politique globale, qui agit sur l’ensemble des leviers, qui s’attache d’abord à rendre la société moins violente et moins productrice de violence, et qui ne soit pas au détriment des libertés publiques.
 
Les socialistes souhaitent une politique efficace et juste pour la sécurité publique, associant police et justice, renforçant la présence quotidienne sur le terrain, et mettant l’accent sur les zones les plus vulnérables.protection et de sécurité publique.

Déverrouillons le débat démocratique !

Mardi 18 Janvier 2011

Paris,
 Communiqué
de Benoît HAMON, Porte-parole
Pouria AMIRSHAHI, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’Homme







Stéphane Hessel devait participer ce mardi à un débat sur le Proche-Orient à l'ENS (rue d'Ulm) en compagnie de nombreuses personnalités, dont Elisabeth Guigou, ancienne Garde des Sceaux. Ce débat a été annulé à la demande du Président du Conseil représentatif des Institutions Juives de France. Ce dernier a d’ailleurs salué la réaction de la Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse qui l’aurait manifestement aidé à obtenir l’annulation de cette rencontre.

Le parti socialiste n’est pas partie prenante de la campagne de boycott des produits israéliens dont Stéphane Hessel est l’un des avocats. Néanmoins, nous dénonçons l’annulation d’un échange démocratique en un lieu de savoir et de débat, censé développer l’esprit critique de centaines d’étudiants. Valérie Pécresse devrait se concentrer sur les moyens qu’elle donne aux universités de former les étudiants, de leur offrir les cadres de débats et d’éveil intellectuel plutôt que d’intervenir pour empêcher un débat d’avoir lieu.

Le parti socialiste s’indigne que la parole de Stéphane Hessel, résistant et corédacteur de la déclaration universelle des droits de l’homme, soit aujourd’hui verrouillée.

Solidarité avec le peuple tunisien

Vendredi 14 Janvier 2011

Paris,
Communiqué du Parti socialiste









Le Parti socialiste participera aux rassemblements de solidarité organisés en France le samedi 15 janvier pour exiger la fin de la répression du peuple tunisien et la protection de sa liberté de manifester. Pouria Amirshahi, Secrétaire national du PS chargé des droits de l'Homme, sera présent à la manifestation organisée à Paris.

Razzy Hammadi, Secrétaire national du PS, se joindra au meeting de solidarité organisé ce soir à Paris (18h, Bourse du travail).


Retrouvez le communiqué du 12 janvier :
http://www.parti-socialiste.fr/communiques/repression-en-tunisie.

LIBAN

Vendredi 14 Janvier 2011

Paris,
Communiqué de
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales




Le Parti socialiste exprime sa vive inquiétude face à l’évolution de la situation politique au Liban après la chute du gouvernement d’union nationale.

Il appelle l’ensemble des parties libanaises à renouer immédiatement le dialogue pour rétablir ce gouvernement et préserver le fonctionnement normal des institutions.

Le PS apporte tout son soutien au peuple libanais dans cette démarche.

Le Liban a tout à craindre d’un autre conflit politique qui risquerait de conduire à de nouvelles confrontations intérieures.

Le PS appelle également tout ceux qui peuvent jouer un rôle au Liban, notamment les États-Unis et l’Union européenne, la France et les pays arabes, à contribuer activement à la recherche d’une solution négociée à la situation.

Le PS lance sa campagne propositions et trois nouveaux espaces sur son site web

Jeudi 13 Janvier 2011

Paris,
COMMUNIQUÉ
David Assouline
Secrétaire nationale communication et à la mobilisation

 


Le PS a lancé la campagne "Le PS propose" pour populariser ses propositions à l'occasion des voeux à la presse de Martine Aubry. Après les nombreux forums et conventions voulus par Martine Aubry en 2010 et qui se poursuivront en 2011, un nombre considérable de propositions a été fait sur des sujets au cœur des préoccupations des Français et sont résumés dans dix visuels. Ces propositions seront diffusées sur le terrain avec 500 000 affiches et 5 000 000 de cartes postales.

Cette campagne est déclinée sur un nouvel espace sur le site du parti, la rubrique "le PS propose" (http://parti-socialiste.fr/lePSpropose) où sont présentées les propositions, accompagnées de leurs visuels, enrichies de liens, de vidéos, d'explications pédagogiques pour aller plus loin et des autres propositions du PS.

Deux autres rubriques sont également lancées aujourd'hui, suivant la feuille de route du PS pour l'année 2011 : 

La rubrique cantonales (http://parti-socialiste.fr/cantonales) diffuse de nombreux outils aux candidats socialistes pour agir sur le terrain et en ligne, avec un véritable kit de campagne. Elle diffuse également la carte des cantons renouvelables et appelés à voter en 2011.

Enfin, la rubrique primaires (http://parti-socialiste.fr/primaires) fait le point sur le mode d'emploi des primaires, sur le calendrier et sur les règles de ce grand moment démocratique que le PS organisera en 2011.


Information aux rédactions, le PS sur le net, 1 an après le lancement de ses nouveaux outils

Il y a un an, le PS lançait la coopol et son nouveau site Internet. 1 an après, la coopol est le premier réseau social politique en France avec ses 34000 membres et fait désormais partie de la vie politique et militante du PS.

Elle bénéficie de fonctionnalités inédites sur les réseaux sociaux politiques : chat, outils cartographiques, organisation des sections... Elle a servi à organiser efficacement les actions militantes lors des régionales, elle a permis d'organiser des débats ouverts et dynamiques lors des conventions du PS. En 2011, elle appuiera la mobilisation des cantonales et des primaires. 

Le site du PS s'est largement développé, avec de nouvelles rubriques, des dizaines de dossiers, une boutique, des directs vidéos toutes les semaines, et une couverture de l'actualité politique du PS sans équivalent sur les sites des autres partis. Les retraites furent au cœur de cette actualité avec un dossier sur nos propositions, des vidéos pédagogiques, des outils pour l'action militante de terrain. Il accueille aujourd'hui 3 nouveaux espaces : propositions du PS, cantonales et primaires.

La vidéo s'est largement développée avec 660 vidéos représenant plus de 250 000 vues sur Dailymotion. Les clips régionales et retraites, figurent sur le podium des vidéos les plus diffusées, accompagnées des clips de désintox sur les propos de Nicolas Sarkozy, des voeux de Martine Aubry. Mais c'est le clip  "Chercher" parodiant une publicité de google autour des bévues de Nicolas Sarkozy qui a rencontré le plus grand succès. De plus, la couverture vidéo en direct de nos événements (en particulier la Rochelle et ses 16 heures de direct) est de plus en plus populaire

Cette dynamique vidéo s'appuie sur la présence du PS sur les réseaux sociaux. Les internautes diffusent de plus en plus largement nos vidéos en particulier sur Facebook et twitter. Ce militantisme en réseau s'est largement développée et elle va se poursuivre crescendo en 2011, en particulier dans la perspective des primaires.

Tous ces outils, toute cette dynamique, organisée autour de milliers de militants sur le net et agissant sur le terrain font aujourd'hui du PS le parti disposant de l'offre en ligne la plus développée en France

Répression en Tunisie

Mercredi 12 Janvier 2011

Paris,
Communiqué du Secrétariat  national

  




 Le Parti socialiste a suivi avec une grande émotion les graves événements, qui se sont déroulés ces derniers jours en Tunisie, et qui témoignent du désespoir de nombreuses catégories de la population, notamment de la jeunesse. La brutalité avec laquelle le pouvoir a répondu aux revendications sociales et politiques des citoyens aurait fait plusieurs dizaines de morts.

Le Parti socialiste condamne avec force la répression armée contre les manifestants et tient à assurer les familles et les proches des victimes de sa sympathie et de ses condoléances. Il affirme sa profonde solidarité avec les partis, organisations et mouvements démocratiques, qui luttent pour plus de justice sociale, plus de liberté, et avant tout pour plus de considération de la part d’un pouvoir qui reste sourd à leurs revendications. Il demande la libération immédiate des manifestants et opposants  arrêtés.

Il ne peut exister de solution durable aux difficultés auxquelles est confronté aujourd'hui le peuple tunisien, sans la garantie effective de l'Etat de droit et des libertés politiques, sans une véritable ouverture du champ politique, sans davantage de justice sociale et un meilleur partage des richesses. Dans un contexte régional difficile, le choix de maintenir une politique de fermeture et de répression d’une part, et l’enrichissement illicite de quelques familles proches du pouvoir, d’autre part, ne peut à la longue bénéficier qu'aux extrémismes et mettre en danger l’avenir du pays.

Il est temps pour l'Union européenne de proposer, sur les décombres de l'initiative euro-méditerranéenne brouillonne de Nicolas Sarkozy, un véritable projet de co-développement des pays riverains de la Méditerranée, intensifiant le dialogue politique et les relations économiques et faisant avancer les questions des droits de l’homme et les libertés fondamentales. C’est la raison pour laquelle le Parti socialiste demande à l’Union européenne d’exiger, dans toute négociation avec la Tunisie, que ce pays applique la clause de leur accord d’association relative au respect de la démocratie et des droits de l’homme.

Attentifs aux mouvements qui animent le peuple tunisien, les socialistes regrettent le silence pesant des autorités françaises et sont déterminés à engager avec toutes les forces qui partagent leurs valeurs de liberté et de justice, une nouvelle coopération pour préparer l’avenir de la région.

Violences en Algérie

Mercredi 12 Janvier 2011

Paris,
Communiqué du Secrétariat  national
  





 Le Parti socialiste a suivi avec beaucoup d'inquiétude les graves évènements, qui se sont déroulés ces derniers jours dans de nombreuses villes d'Algérie. Ils témoignent des souffrances d’une grande partie de la population, notamment des jeunes, victimes d’une situation sociale et économique extrêmement précaire. Pourtant l’Algérie est un pays riche et ne manque pas de moyens financiers pour mener de véritables projets de développement économique. Mais il faut pour cela assurer un partage équitable des richesses et développer les droits économiques et sociaux de la population alors qu’aujourd’hui la captation des ressources par une minorité est la règle.

Le Parti socialiste condamne la violence et déplore la mort de plusieurs manifestants au cours de ces événements. Il tient à assurer les familles et les proches des victimes de sa sympathie et de ses condoléances. Répondre par la force et par la répression aux mécontentements populaires est la pire des solutions.

Attaché aux relations d’amitié entre la France et l’Algérie et entre les deux peuples, le Parti socialiste tient à exprimer sa solidarité avec toutes les forces démocratiques en Algérie qui partagent les valeurs de libertés et de justice, et les assure de sa volonté de les soutenir.

L'Hôpital public dans la tourmente

Mercredi 12 Janvier 2011

Paris,
COMMUNIQUÉ
Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale






L’hôpital public est dans la tourmente, en butte à la politique de restriction imposée par le gouvernement. La situation est critique à l’AP-HP. Semaine après semaine, des situations de tension extrême se répètent : le week-end dernier plusieurs hôpitaux - Cochin, Kremlin-Bicêtre, Louis Mourier - ont dû refuser des admissions en réanimation. Il y a peu la direction de l’AP-HP prévoyait de réduire les capacités des services chirurgicaux d’urgence la nuit, les week-end et les jours fériés dans les hôpitaux de la région parisienne. Ces graves dysfonctionnements mettent en cause une nouvelle fois l’égalité d’accès aux soins pour tous.

Les socialistes dénoncent cette politique de restriction des moyens qui se traduit concrètement par le non accueil de certains patients. Alors que s'annonce la suppression de 3 à 4000 postes sur la période 2010-2014, cette crise démontre une fois de plus les effets pervers de la tarification à l’activité et de la volonté d'aligner le secteur public sur le secteur privé, alors que leurs contraintes ne sont pas les mêmes.

Les personnels hospitaliers n'ont pas besoin de la compassion de leur ministre ou des  visites de courtoisie du Président de la République. Ils ont besoin de moyens leur permettant d'exercer leur mission avec la qualité et la réactivité nécessaires, là où des vies sont en jeu.

Vers une Licence low-cost

Mardi 11 Janvier 2011

Paris, le 11 janvier 2011
Communiqué
Bertrand Monthubert, Secrétaire national à l’enseignement supérieur et à la recherche





Arguant du fait que les horaires offerts en licence s’échelonneraient de 250 à 500 heures d'une université à l'autre, la ministre de l’Enseignement supérieur, dans le Monde, propose d'offrir « partout » un minimum de 400 heures de cours par an. Derrière une apparente mesure de bon sens, se cache en réalité une redoutable régression pour les étudiants de l’Université.
400 heures par an, c’est à peine plus de 15 heures par semaine. La norme du volume horaire d'une licence, tel qu'elle est définie jusqu'à présent, est en fait de l'ordre de 600 heures par an. C’est déjà insuffisant pour assurer la réussite des étudiants qui s’engagent en licence : 50% d’entre eux échouent en première année. Parallèlement, des formations comme les classes préparatoires ont un volume horaire annuel de plus de 1000 heures, les IUT dispensent 1 800 heures de cours sur deux ans. Avec son minimum à 400 heures, ce n'est même plus le SMIC, c'est le RSA pour les Universités, condamnées à offrir une formation low-cost.
Quelles que soient les satisfecit que s’octroie Valérie Pécresse, les Universités françaises demeurent dramatiquement sous-dotées.
Plutôt que d'abaisser les exigences, comme le fait le gouvernement il faut au contraire mettre en place un vrai plan de développement de nos universités, proposer un projet plus ambitieux pour la licence et l’amélioration de l’encadrement des étudiants. Par ses propos Valérie Pécresse montre la réalité de ses ambitions pour les universités. Elles sont très faibles.

Défenseur des droits : une volonté gouvernementale de faire taire les contre-pouvoirs

Mardi 11 Janvier 2011

Paris,
Communiqué du bureau national

   


Alors que l’Assemblée Nationale débat du projet de loi relatif au Défenseur des droits, le Parti socialiste dénonce une occasion manquée et la volonté gouvernementale de faire taire des contre-pouvoirs.
 
Manquant  l’occasion d’une réelle  avancée démocratique, le projet du gouvernement marque  un recul dans la défense des droits et libertés de nos concitoyens.
 
Ce texte est en réalité l’occasion pour le gouvernement et sa majorité de supprimer des autorités indépendantes ayant comme point commun d’avoir porté la critique sur l’action gouvernementale.
 
Punit-on la Défenseure des enfants pour ses prises de positions contre la rétention des enfants ? Fait-on payer à la Commission nationale de déontologie de la sécurité d’avoir dénoncé certains abus de pratiques policières ? Sanctionne-t-on la Halde pour ses prises de position contre les tests ADN ? Enfin, les rapports du contrôleur général des lieux de privation de liberté dénonçant les conditions de détention sont-ils si gênants ?
 
La disparition d’institutions, à la légitimité reconnue y compris à l’extérieur de notre pays, et leur fusion au sein d’une structure fourre tout, privée de moyens d’investigations, désignée par le seul président de la République, nuira à toute efficacité dans les missions autrefois remplies.
 
Le Parti socialiste condamne cette démarche gouvernementale, qui poursuit l’élimination méthodique de tous les contre-pouvoirs.

Agriculture biologique : contradiction et régression de la part du gouvernement

Vendredi 7 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Germinal Peiro, Secrétaire national à l’agriculture et à la ruralité
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable






Un pas en avant, trois pas en arrière… Ce slogan est désormais érigé en méthode de gouvernement par une droite incapable de tenir des promesses et engagements dans la durée.  Le projet de loi de finances pour 2011 en offre un énième exemple probant, avec, cette fois, dans le viseur de la rigueur économique : l’agriculture biologique.

Dans l’euphorie du Grenelle de l’environnement en effet, le gouvernement s’était engagé à tripler la surface agricole biologique, avec des objectifs de 6% en 2012, et de 20% en 2020. Le crédit d’impôt accordé à tout exploitant abandonnant les pesticides au profit d’un mode de production bio avait vivement encouragé la création d’exploitations. On dénombrait jusqu’à une quinzaine de conversions journalières en 2010.

Seulement, la contradiction et la régression sont les deux mamelles du gouvernement. Aussi a-t-il fait voter la division par deux de cette aide fiscale, drastiquement réduite de 4 000 à 2 000 euros.

Seuls 17 millions d’euros sont donc prévus pour financer le crédit d'impôt pour l'agriculture bio, soit onze fois moins que le manne allouée aux exonérations fiscales au profit de la filière des agrocarburants : malheureusement, ni la santé des agriculteurs en proie aux dangers des pesticides, ni la défense des petites exploitations, ni les enjeux de sauvegarde de l’environnement ne pèsent face aux lobbies industriels. Ce gouvernement qui excelle dans l’art de la démolition cible ses coups de massue et épargne toujours les plus puissants.

Le Parti Socialiste condamne ce recul inadmissible des aides à l’agriculture biologique, et rappelle au gouvernement les engagements qu’il avait pris lors du Grenelle de l’environnement.

Propos de Christian Jacob sur les fonctionnaires : toujours de plus précarité pour les Français

Vendredi 7 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Razzy HAMMADI, Secrétaire National aux Services Publics


 
 

 
Après les attaques de nombreux responsables de droite contre les 35 heures, ce sont maintenant les fonctionnaires qui sont la cible de M. Jacob.
 
Dans un cas comme dans l’autre, la volonté de la droite est la même : précariser davantage les Français et attaquer l’ensemble des protections ou des droits dont ils bénéficient. Avec toujours le même sous-entendu mensonger : les Français ne travailleraient pas assez !
 
Les propos de M. Jacob sont par ailleurs déconnectés de la réalité. Sans doute oublie-t-il qu’il y a déjà quelque 870 000 contractuels dans la fonction publique, dont la situation est souvent précaire. Et que le licenciement d’un fonctionnaire est possible, dans des conditions qui ont été facilitées l’an dernier.
 
M. Jacob oublie également que la principale source de gaspillages aujourd’hui, c’est une réforme de l’Etat mal conduite, anarchique, coûteuse, qui désorganise les services, abaisse la qualité du service rendu à la population et dégrade les conditions de travail des agents.
 
Ainsi, plutôt que d’attaquer les fonctionnaires qui comme l’ensemble des Français sont les victimes des politiques dangereuses du gouvernement, M. Jacob ferait mieux de s’interroger sur la responsabilité de son gouvernement dans la crise que touche de nombreux services publics dans notre pays.
 
A moins que l’objectif poursuivi par ce gouvernement soit de précariser les fonctionnaires pour mieux les contrôler !
 
Le Parti Socialiste propose une réforme de la fonction publique fondée sur le respect et la valorisation des carrières, la mobilité et la formation, l'évaluation et l'efficacité, notamment par des redéploiements géographiques et selon les besoins, des moyens.

Espionnage chez Renault : l’industrie française et européenne doit être protégée

Vendredi 7 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Guillaume Bachelay,
Secrétaire national à l’industrie, aux entreprises et aux NTIC





Le cas d'espionnage industriel dont le groupe Renault a révélé avoir été victime concerne l’un des projets clés pour le futur du groupe, les batteries des véhicules électriques.

Face à ces révélations, le Parti socialiste exprime son inquiétude et demande que toutes les mesures soient prises pour déterminer les responsabilités et prévenir toute affaire similaire à l’avenir. Au-delà des procédures internes à l’entreprise, il revient désormais à la justice de statuer sur la responsabilité des salariés concernés et de se prononcer le cas échéant sur les sanctions appropriées.

Cette affaire démontre que l’espionnage industriel est une réalité pour les entreprises françaises, pour les grands groupes mais aussi pour les PME et PMI. C’est une preuve supplémentaire que nos entreprises innovent – notamment dans la filière de la mobilité du futur -, que nos fleurons industriels tel Renault sont attractifs, que le "made in France" intéresse, voire inquiète nos concurrents dans la compétition internationale.

Dans de nombreux cas, l’espionnage industriel ne relève pas du vol des données par les salariés mais de malveillances externes. Face à ce risque, il est nécessaire de renforcer l’arsenal de défense de nos outils industriels stratégiques et de notre potentiel de recherche et d’innovation. Cela passe notamment par un renforcement de la sécurité des réseaux informatiques et des installations de transmission des données.

Le Parti socialiste rappelle que l’Etat est l’actionnaire principal du groupe Renault. Il a donc une responsabilité particulière, non seulement vis-à-vis des stratégies industrielle et financière de l’entreprise (choix des sites de production, rétribution du capital et du travail), mais également de la protection face aux risques d’espionnage et de vols des données. Les intentions gouvernementales en la matière, hélas tardives, doivent être concrétisées sans délai.

Depuis plusieurs années, le Parti socialiste ne cesse d’affirmer qu’il y a un avenir pour l'industrie dans notre pays. Cette industrie ne doit pas être offerte à tous les maux de l’ultra-concurrence mondialisée, mais encadrée et protégée par la puissance publique. Ce cas d’espionnage souligne une fois de plus l’urgence d’une vraie politique industrielle et de recherche française et européenne. A condition de dépasser les effets d’annonce et d’y mettre moyens et volonté politique.

Nicolas Sarkozy, Président du déménagement du territoire

Jeudi 6 Janvier 2011

Paris,
Communiqué
Germinal Peiro
secrétaire national en charge de l’agriculture et de la ruralité




Alors que le Président Sarkozy s’est fendu d’une demi-douzaine de déplacements dans le monde rural pour flatter un électorat heurté par ses choix politiques  désastreux, alors qu’une trentaine de députés de droite tente une opération de reconquête des campagnes par le truchement d’une proposition de loi en forme de plagiat grossier des idées développées par le PS, Bruno le Maire, ministre de l’agriculture, de la ruralité et de l’aménagement du territoire a, hier matin lors du conseil des Ministres, montré le véritable visage du gouvernement.

La « facilité d’accès via Internet à la plupart des services publics allège les besoins de présence administrative territoriale », peut-on lire dans le compte-rendu du Conseil des Ministres, consacré ce 5 janvier à ce que le gouvernement nomme pudiquement « la rationalisation des implantations de services publics ».

La couverture numérique de l’ensemble du territoire équivaut donc, pour la droite, à une autorisation de déshumanisation des campagnes et de fermetures des services de l’Etat dans le monde rural.

Les citoyens ruraux, qui, depuis plusieurs années déjà, subissent de plein fouet le désengagement de l’Etat, les cortèges de fermetures de services publics, la fragilisation des territoires, les conséquences du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, apprécieront sans doute ce nouveau coup de poignard porté aux campagnes.

Contre ce gouvernement qui laisse le monde rural en déshérence, le Parti Socialiste appelle les citoyens à se mobiliser massivement lors des élections cantonales des 20 et 27 mars, pour défendre les services publics locaux et œuvrer en faveur d’une ruralité moderne.

Le PS dénonce la répression du mouvement de protestation en Tunisie

Mercredi 5 Janvier 2011

Communiqué de Pouria Amirshahi
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme


 

 

Le Parti socialiste exprime sa solidarité à l'égard du mouvement de protestation né à Sidi Bouzid, en Tunisie, à la suite du geste désespéré de Mohamed Bouazizi, jeune diplômé devenu vendeur, qui a tenté de s'immoler après la confiscation de sa marchandise par les autorités.
 
Le mouvement de protestation pacifique a donné lieu à une répression brutale par les forces de l'ordre. Les associations de défense des droits de l'Homme ont rapporté de nombreuses atteintes aux libertés fondamentales. Des défenseurs des droits de l'Homme ont en particulier été arbitrairement arrêtés et détenus. Ce n’est malheureusement pas la première fois que les forces de l’ordre tunisiennes se distinguent par des mesures de répressions parfois mortelles. La Tunisie est une grande nation qui a tout à gagner à concilier développement économique et progrès démocratiques, qui passent en particulier par le respect du mouvement social. Celui-ci avait déjà été brutalement réprimé lors des mouvements de Gafsa en 2008.
 
Le Parti socialiste appelle les autorités tunisiennes à garantir la sécurité des militants, des journalistes et des avocats, à protéger le droit à l’information et le droit de manifester pacifiquement et souhaite la libération des militants arrêtés.

Le Parti Socialiste fête les 100 ans du Code du travail

Lundi 27 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies,
Secrétaire national au Travail et à l'emploi




 
Le centenaire du Code du travail, institué par la loi du 28 décembre 1910, est l’occasion pour le Parti Socialiste de rappeler le caractère primordial de ce recueil de textes, qui régit la vie de plus de 17 millions de salariés. Fruit des luttes ouvrières des XIXe et XXe siècle, ce droit quotidien, protecteur, est plus que jamais essentiel, alors que les conditions de travail se dégradent, que la souffrance comme la violence au travail explosent. De trop nombreux drames sont venus le rappeler cette année encore.
 
Pourtant, la droite n’a de cesse de mettre à mal le Code du travail, et multiplie les attaques à son encontre. Il a ainsi déjà été largement affaibli par la recodification menée entre février 2005 et mai 2008 sous couvert de « simplification. », par la loi TEPA, qui vide de sa substance toute référence à une durée légale du travail, par la réduction des moyens de contrôles de l’inspection du travail et par les attaques contre la représentation syndicale en entreprise.
 
A l’unisson des exigences du Medef (dont la Présidente avait déclaré en janvier 2005 « la liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail »), le gouvernement cherche aujourd’hui à lui porter un coup fatal en instituant une nouvelle mission d’étude pour le début d’année prochaine, devant se prononcer sur une nouvelle « simplification ».
 
Le Parti Socialiste refuse cette régression qui représente une négation de l’Etat de droit dans l’entreprise. Les Français ont besoin de plus de protection au travail, ce qui nécessite un Code du travail fort et un corps d’inspection capable de le faire respecter.

Scolarisation des enfants en situation de handicap : le droit consacré par le Conseil d’Etat n’est q

Lundi 27 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance

 
 

 

Le Conseil d’Etat a rendu le 15 décembre une nouvelle décision qui n’impose à l’Etat qu’une obligation de moyens et non de résultat pour assurer la scolarisation des enfants en situation de handicap. Autrement dit, le Conseil d’Etat reconnaît le droit à l’instruction mais pas à l’accompagnement nécessaire pour qu’elle se fasse dans de bonnes conditions !
 
Le droit à la scolarisation « en milieu ordinaire » pour tous est prévu par la loi du 11 février 2005 mais dans les faits, aucune contrainte n’est réellement exercée sur les établissements. La politique de rigueur exercée dans l’Education nationale a conduit à la non reconduction de milliers de contrats d’auxiliaires de vie scolaire (AVS), privant ainsi les enfants d’un accompagnement indispensable. Nous regrettons le fait qu’il soit impossible de connaître le nombre exact d’enfants exclus du système scolaire, le ministère se refusant à communiquer les chiffres aux associations et aux élus.
 
Le Parti socialiste demande au gouvernement d’appliquer la loi et de s’engager sur des chiffres précis concernant le nombre d’accompagnants. Par ailleurs, il convient de sortir tous les accompagnants scolaires de la précarité et donc de créer de vrais métiers permettant de prendre enfin en compte les besoins des enfants et des adolescents dans le temps scolaire mais aussi pour assurer leur accès au sport et aux loisirs

Création du « GIEC de la biodiversité » entérinée par les Nations-Unies

Lundi 27 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Laurence Rossignol
Secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable

 

 
L'Assemblée générale de l’ONU, a décidé, le 20 décembre dernier de la création en 2011 de l’IPBES (Plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), qui a vocation à être, à la biodiversité, ce que le GIEC est au climat.
 
Le Parti socialiste salue cette décision de l’ONU. L'année internationale de la biodiversité s'achève. Et, le succès de la conférence de Nagoya, comme la création de l'IPBES, témoignent d'une prise de conscience et d'une volonté d'agir à la hauteur des enjeux : les scientifiques estiment, en effet, que nous sommes à la veille de la sixième grande vague d'extinction de notre histoire. Nous avions besoin d'un lieu confrontation et de mises en commun des travaux des scientifiques, leur donnant l'autorité pour interpeler les pouvoirs publics. 
 
L’IPBES peut être un outil majeur  pour la sensibilisation des décideurs politiques et du grand public aux enjeux environnementaux, sociaux et économiques liés à la préservation de la biodiversité. La France doit s'investir, avec les autres nations, pour  que l’IPBES ait les moyens de ses ambitions. Cela implique notamment que sa gouvernance, son financement et ses modes opératoires soient rapidement définis.
 

Tags antisémites : la justice doit répondre à la haine

Lundi 27 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Pouria Amirshahi,
Secrétaire national chargé des droits de l'Homme






Le Parti socialiste a appris avec colère la découverte de tags antisémites tracés pendant la nuit de Noël sur la façade du domicile du président de la Licra du Bas-Rhin.

Ces nouvelles inscriptions odieuses, accompagnées de sigles de l'extrême-droite, s'ajoutent à la quinzaine d'actes haineux, racistes et antisémites, recensés à Strasbourg et dans son agglomération en 2010.

Le Parti socialiste dénonce ces actes indignes, souhaite que leurs auteurs soient rapidement identifiés et déférés à la justice et exprime sa totale solidarité avec le président de la Licra du Bas-Rhin.
 

Attentat en IRAN

Jeudi 16 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire nationale à l’Europe et à l’international






Le Parti socialiste condamne fermement l’attentat perpétré hier contre une mosquée chiite dans le sud-est de l’Iran. Cette action meurtrière, qui a fait plusieurs dizaines de morts et de blessés, est revendiquée par Joundallah, une organisation terroriste transfrontalière et séparatiste coutumière de ce genre d’opération.

Le Parti socialiste demande aux voisins de l’Iran d’aider ce pays et d’entreprendre des mesures efficaces pour mettre fin aux agissements de cette organisation criminelle.

Il exprime sa sympathie et sa solidarité au peuple iranien et aux familles des victimes.

AFGHANISTAN

Mercredi 15 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe Cambadélis
Secrétaire nationale à l’Europe et à l’international





Trois mois après les élections législatives du 19 septembre en Afghanistan, l’invalidation de près d’un quart des bulletins frauduleux par la Commission électorale indépendante et l’examen de nombreuses plaintes par la Commission des plaintes électorales au sein de laquelle siègent des représentants de l’ONU, la Commission électorale indépendante a annoncé, au début du mois, le résultat définitif de ces élections.

Ce résultat traduit l’échec des candidats favorables au Président Hamed Karzaï et la progression de l’opposition politique. C’est la raison pour laquelle le président afghan refuse de convoquer le nouveau Parlement comme la loi l’y oblige. Il se cache derrière une décision du procureur général, qui dépend de lui, pour contester la légitimité des nouveaux élus. Or, selon la loi électorale, seule la Commission électorale indépendante est habilitée, après l’examen des plaintes par la Commission des plaintes électorales, d’annoncer le résultat du scrutin.

Le Parti socialiste demande au secrétaire général de l’ONU, à l’Union européenne et au gouvernement français, engagés dans le processus politique et la stabilisation de l’Afghanistan, de demander au gouvernement afghan de respecter la loi électorale et de convoquer immédiatement le nouveau Parlement élu. L’Afghanistan n’a pas besoin d’une grave crise politique interne qui viendrait compliquer davantage la recherche d’une solution à la guerre.
 

Situation préoccupante dans les quartiers sensibles

Mercredi 15 Décembre 2010

Paris,
Communiqué Marianne Louis,

Secrétaire nationale de la politique de la Ville 

                               
43% des jeunes hommes au chômage dans les quartiers sensibles :
le rapport de l’ONZUS souligne l’échec de la politique de la droite en banlieue.


Les premiers éléments du rapport de l'observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) rendus publics aujourd’hui sont édifiants. Chômage des jeunes en hausse, situation à l’école qui ne progresse pas, atteintes aux personnes en augmentation : ce sont autant de revers cinglants à la politique menée par le gouvernement en banlieue.
 
Près d’un jeune sur deux les zones urbaines sensibles est au chômage. Même les personnes diplômées ne parviennent plus à obtenir un emploi dans des conditions satisfaisantes. Alors que fin 2006, le taux de chômage des jeunes hommes en ZUS s’élevait à 36,9%, il est passé à 43% actuellement. C’est la conséquence directe de l’échec du gouvernement à sortir ces quartiers de la logique de ghettoïsation.
 
Conséquence directe de cette situation, les atteintes aux personnes progressent de 7%, ce qui signe le double échec du gouvernement qui est incapable de prévenir l’accroissement de la violence de notre société par une politique de progrès partagé et qui, du coup, échoue à garantir la sécurité des Français.

Répondre à cette situation, c’est conduire une politique d’égalité réelle, comme le propose le Parti socialiste. Cela implique un Etat stratège présent territorialement aux côtés des villes qui sont en première ligne. Cela passe par une politique de la ville active qui permette aux quartiers sensibles de rattraper leur retard en termes d'emploi, de formation, de désenclavement, de sécurité, de logement et de qualité de vie. Cela passe par des politiques, notamment des politiques éducatives, qui donnent vraiment plus de moyens à ceux qui en ont le plus besoin. Et cela par une politique de rééquilibrage des richesses, qui permette à tous les Français de vivre décemment.

Gel du SMIC : un nouveau coup dur portés aux salariés

Mercredi 15 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi et au travail,
Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie






En France, alors que 10 % des salariés sont rémunérés au SMIC, c’est la quatrième année consécutive que le Gouvernement refuse de faire un geste envers eux. Il vient de décider une quasi-stagnation du SMIC, correspondant au strict minimum de l’obligation légale, soit une « augmentation » de 14 centimes d’euros par heure. Nicolas Sarkozy s’était pourtant ému lors de la campagne présidentielle que les salaires « étaient trop bas, les revenus trop faibles » et voulait s’adresser « à la France qui travaille dur et qui pourtant trouve qu’on n’arrive pas à joindre les deux bouts ».

Cette décision est dans la ligne droite de la politique menée par ce gouvernement : elle est socialement injuste et économiquement inefficace.

Socialement injuste, parce qu’avec environ 1 055 euros net par mois on a du mal, non à vivre, mais bien à survivre. Alors qu’on apprend que les patrons des 40 plus grandes entreprises françaises ont gagné en moyenne 190 fois le salaire minimum au plus dur de la crise, que les charges fixes des ménages ne cessent de s’accroitre (électricité, gaz etc…), le gouvernement fait payer la facture des dettes qu’il a creusées depuis huit ans aux salariés les plus modestes. Cette non revalorisation est dramatiquement inefficace d’un point de vue économique. La France n’est pas sortie de la crise et le soutien au pouvoir d’achat des ménages, et donc de la croissance, devrait être une priorité pour assurer une reprise durable.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre ses responsabilités, notamment celle qui lui incombe d’assurer aux Français un niveau de rémunération de leur travail décent.

Conseil Européen des 16 et 17 décembre : l’Europe doit enfin prendre des mesures à la hauteur de la

Mardi 14 Décembre 2010

Paris,
Communiqué du Bureau national






Alors que les nuages s’accumulent au-dessus de l’Europe – crise de la dette, crise de l’euro, croissance faible et incertaine, chômage de masse -, le Conseil européen des 16 et 17 décembre doit être l’occasion de réagir.

Les Chefs d’Etat et de gouvernement doivent réaffirmer fortement une priorité : tout faire pour accélérer la reprise économique et préparer les économies européennes à affronter la mondialisation dans les années et les décennies qui viennent. Il serait catastrophique que le nécessaire retour à l’équilibre des finances publiques se fasse au détriment de la croissance et de la préparation de l’avenir.

Le Parti socialiste demande donc des mesures fortes.

Face à la crise de la dette, il est décisif de doter l’Europe de dispositifs pérennes de gestion solidaire des capacités d’emprunt. L’émission d’euro-obligations, via une agence européenne de la dette, comme le demande les 26 partis sociaux-démocrates réunis au sein du PSE, permettrait de sortir l’Europe de l’impasse, en réduisant les écarts de taux entre pays et en apportant les moyens de financer des projets d’investissement d’envergure européenne, dans la recherche, l’industrie, les infrastructures, l’éducation, etc.

Cette proposition, avancée par les socialistes, est défendue par des personnalités très diverses, dont le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Malheureusement, à cause d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, qui s’est aligné sur la position allemande, ce sujet ne sera même pas mis à l’ordre du jour. Le Parti socialiste proteste vigoureusement face à cette frilosité consternante.

Le Parti socialiste demande également que des négociations soient engagées sur le rôle de la Banque centrale européenne. A l’exemple de la Réserve Fédérale américaine, la BCE doit pouvoir acheter des obligations d’Etat, ce qu’elle a fait au cours de la crise mais sans que cela soit officiellement pérennisé.

Pour accroître nos capacités d’investissement, la question du budget européen doit être rouverte. Dans l’immédiat, et face à la crise, la création d’une taxe sur les transactions financières de 0,05% - proposition portée par le Parti socialiste européen – devrait également être mise à l’ordre du jour. Le produit de cette taxe – 200 milliards d’euros à l’échelle du continent – serait un levier fort pour muscler l’Europe.

L’Union devrait également agir beaucoup plus vigoureusement contre les poisons qui minent la stabilité et la cohésion européenne. La réforme du système bancaire et financier n’avance pas. Le dumping social et fiscal continue. Il est insensé, par exemple, que l’aide nécessaire apportée à l’Irlande n’ait pas été accompagnée, en contrepartie, de l’exigence d’un relèvement de sa fiscalité sur les sociétés mais ait été au contraire assujettie à un plan de rigueur qui minera toute reprise économique. La mise en œuvre des mécanismes du fonds de stabilisation européen doit être conditionnée à des contreparties en terme d’harmonisation fiscale et sociale.
 
Telles sont les mesures qui seraient à même, dans le court terme, de permettre à l’Europe de lutter contre les désordres monétaires et contre la spéculation sur les dettes souveraines, et dans le long terme, de doter l’Union des moyens de préparer son avenir dans la stabilité.

Immigration : politique du chiffre, politique de l’absurde

Mardi 14 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, secrétaire nationale à l’immigration
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurité




Brice Hortefeux a demandé lundi aux préfets de France d’amplifier les expulsions d’étrangers d’ici à la fin de l’année pour atteindre les objectifs chiffrés de l’année 2010.

Le Parti socialiste exprime son inquiétude face à de telles annonces qui auront pour conséquence des drames humains et l’aggravation du climat délétère de chasse aux sans papiers.

Encore une fois, pour atteindre des chiffres qui ne correspondent à rien, seront traqués des étrangers qui, pour beaucoup, vivent ici, travaillent ici et ont parfois une famille ici.

Encore une fois, ces chiffres d’expulsions seront atteints de manière artificielle par des expulsions de roumains et de bulgares, citoyens européens, expulsions qui ont été amplifiées depuis fin juillet. 

Alors que débute la seconde lecture de la Loppsi 2, marquée par le désengagement de l'État en matière de sécurité, les services de police et de gendarmerie seront mobilisés à seule fin d’atteindre ces objectifs au détriment de la sécurité publique de nos concitoyens.

La loppsi 2 : programmation de la performance ou constat de l'échec ?

Mardi 14 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national à la sécurit
é





C'est finalement au pire des moments qu'arrive à l'Assemblée la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure.

Mauvais moment car jamais le divorce entre les forces de sécurité et un ministre de l'intérieur affaibli politiquement n'a été aussi visible. Jamais l'hostilité entre magistrats et policiers n'a atteint un tel degré d'exacerbation. Jamais la défiance des Français envers ceux qui assurent leur protection n'a été aussi grande. Jamais enfin la tentation d'aller sur le terrain de l'extrême droite n'a été aussi évidente de la part de certains députés UMP...

« Orientation », « programmation », « performance » : on use de mots ronflants pour masquer en réalité un vide. La droite ne sait plus penser la sécurité.

Comment évoquer une « loi d'orientation et de programmation » quand aucun chiffre de prévision sur les futurs moyens et effectifs n'y figure ? Comment parler de « performance » alors même que jamais l'échec n'a été aussi patent ?

Avec ce texte, le Gouvernement persévère dans l'erreur.

Erreur car il tente de faire croire que le durcissement du Code pénal peut être une réponse efficace contre la délinquance, alors même que la justice n'est plus en capacité de faire appliquer les peines qu'elle prononce!
Erreur car il espère que le développement des fichiers et de la vidéo, sans réflexion sur leur usage et leur bon encadrement juridique, sans effectifs de policiers et de gendarmes, améliorera la protection des citoyens.

Le Parti socialiste propose lui un « Pacte national de protection et de sécurité publique ».

    Une présence quotidienne sur le terrain en portant l'effectif des gendarmes à 100 000 et celui des gardiens de la paix à 105 000,
    La protection en priorité des plus vulnérables, avec la création d'une « police des quartiers » déployée dans des « zones de sécurité prioritaire »,
    Une meilleure efficacité sécurité-justice, avec des cycles communs de formation initiale,
    De nouveaux moyens d'agir contre la récidive avec le recours à des centres de discipline et de réinsertion,
    Une plus grande proximité, avec de nouveaux pouvoirs d'action pour les élus locaux,
    Une police au service du public, qui rend compte de son action.

Recapitalisation d'AREVA : amateurisme et manque de vision industrielle.

Mardi 14 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale aux questions énergétiques
Guillaume Bachelay, Secrétaire national à l’industrie et aux NTIC
Razzy Hammadi, Secrétaire national aux services publics





En dépit des annonces du gouvernement et du conseil d'administration tenu la semaine passée, rien n'est réglé en ce qui concerne l'avenir du groupe Areva. On doit même s'étonner, voire s'inquiéter, qu'une opération initiée il y a plus de six ans, officiellement mise en œuvre  depuis un an et demi, et conclue après plusieurs reports successifs du conseil d'administration, débouche sur des décisions aussi limitées et temporaires.

Décidément, la volonté de politique industrielle, claironnée à tout bout de champ par le président et le gouvernement, échoue toujours à trouver des traductions claires sur les cas concrets d'entreprise. Car l'entrée du fonds souverain du Koweït complétée par l'Etat ne résout rien des questions stratégiques en jeu.

Que pèsent 900 millions face aux 6,5 milliards dont le groupe a besoin d'ici 2012 ? Que signifie la valorisation correspondante de 11,5 milliards alors que l'Etat en engageant le processus l'estimait à 15-20 milliards il y a quelques mois ? Quelle organisation pour l'activité minière, enjeu de toutes convoitises et maillon critique de la chaîne du nucléaire et du périmètre du groupe ? Quel message pour un partenaire industriel historique Mitsubishi, engagé avec Areva dans le développement d'un réacteur de moyenne taille, et recalé de cette augmentation de capital ? Quelle crédibilité donner à cette mesure alors que le rôle d'EDF, martelé comme stratégique depuis l'été dernier, n'est pas défini, ni clarifié et reporté à d'éventuelles futures opérations ?

En réalité, le gouvernement a été incapable de trancher entre les intérêts en jeu, pour faire valoir une authentique vision industrielle et afficher une politique énergétique nationale cohérente.

Le chef de l'état porte un coup de grâce au modèle intégré d'Areva qui faisait son succès par ses savoir-faire sur toute la chaîne de retraitement.

Il faut aussi rappeler la responsabilité de Nicolas Sarkozy dans la rupture capitalistique entre Areva et Siemens qui a porté un mauvais coup a l'indépendance énergétique de l'Union Européenne ainsi qu’à l'axe franco allemand.

Par amateurisme et court termisme, le gouvernement a sacrifié l'un des fleurons de l'industrie française.

Recherche : derrière les discours, les baisses de crédits

Mardi 14 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Bertrand Monthubert,
Secrétaire national à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche.






Le gouvernement poursuit son œuvre de déstructuration de la recherche et de l’enseignement supérieur, tentant de masquer derrière les promesses la réalité de la diminution des moyens depuis 2007.

Des organismes fondamentaux comme le CNRS ou l'INSERM sont aujourd’hui directement menacés par une réduction de leur voilure. Les appels d'offre lancés actuellement dans le cadre de la politique du gouvernement s’inscrivent dans une volonté de concentrer les moyens sur quelques pôles, au détriment de tous les autres. Des pans entiers de la recherche, apparemment moins « rentables » ou moins « à la mode » sont délaissés : or, nul ne sait ce que seront les savoirs fondamentaux de demain. C’est le propre de la recherche : il lui faut du temps, de la stabilité et de la liberté pour avancer.

Depuis plusieurs mois, des milliers de personnes travaillent pour tenter de décrocher ce qu'on leur présente comme un gros lot : des financements dans le cadre d'appels à projets aux noms ronflants (Idex, Labex…). Mais pour cela, il faut passer par les fourches caudines des injonctions politiques : ici il faut fusionner des laboratoires, là des universités, qui y perdent en collégialité et en démocratie sans rien y gagner en efficacité. Surtout, ces financements sont en réalité largement prélevés sur les autres crédits de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ainsi, les dotations des laboratoires du CNRS vont baisser, en 2011, de 11%. Les laboratoires n’ont donc pas le choix : ils doivent tenter leur chance dans les divers appels d'offres, sous peine de fermeture. C'est un véritable plan social scientifique qui se profile, où les perdants paient pour les gagnants.

Depuis quelques semaines, ce mécanisme destructeur provoque des réactions : certaines universités se retirent de la course car celle-ci met en péril la pérennité du travail des équipes de recherche.

Le Parti Socialiste réaffirme que le futur de l'enseignement supérieur et de la recherche passe par la coopération, par un développement de l'ensemble de notre système, et non par une domination de quelques universités, laboratoires, secteurs disciplinaires au détriment de tous les autres.

Projet de loi sur la bioéthique

Mardi 14 Décembre 2010

Paris,
Communique du Bureau national

 

 


La révision régulière des règles relatives à la bioéthique est une nécessité pour prendre en compte les progrès scientifiques et les évolutions de la société.

Le Parti socialiste a engagé un travail collectif qui lui permet aujourd’hui de fixer le cadre dans lequel il envisage cette révision. Ce travail a été guidé par les principes d’égalité, de solidarité, de laïcité, de dignité, par le refus de l’obscurantisme et du conservatisme et par la volonté d’encourager la recherche.

Encourager la recherche, condition du progrès
Dans une période où la science est quelquefois regardée avec méfiance, il est décisif que la France réaffirme sa confiance dans le travail des chercheurs, porteur de progrès. Soutenir la recherche et les chercheurs, sans laisser planer de suspicion sur la légitimité et l’intérêt de leur travail, tout en l’encadrant par des règles éthiques, c’est donner de meilleures chances à la recherche, à la science et à la médecine d’agir au service de tous. De nombreuses avancées scientifiques dont nous profitons n’auraient pas été possibles dans le cadre restrictif actuel et que le gouvernement propose de maintenir. La recherche doit donc être soutenue, même s’il faut rester attentif aux dérives possibles liées à l’usage abusif de tests génétiques, à l’évolution de l’imagerie médicale dans le domaine des neurosciences ou encore aux possibilités ouvertes par les nanosciences.

Les recherches sur les cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires sont porteuses de promesses importantes pour la thérapie et pour la connaissance. Dans ces domaines, il faut passer d’un régime d’interdiction avec dérogations à un régime d’autorisation encadré, dont le critère est l’utilité scientifique et médicale. 

Accès à la parentalité : encadrer et accompagner les évolutions de la société
En matière d’Assistance médicale à la procréation (AMP) et d’accès à la parentalité, il faut trouver un équilibre entre les revendications des individus en souffrance et le respect de la dignité de la personne humaine, tout en réaffirmant la primauté de la filiation sociale sur la filiation biologique.

L’accès à l’AMP doit être ouvert aux femmes sans condition de situation de couple ou d’infertilité.

A l’inverse, face aux risques que représentent l’instrumentalisation du corps de la gestatrice et sa possible marchandisation, l’interdiction de la gestation pour autrui (GPA) doit être maintenue.

Concernant les dons de gamètes, le triptyque anonymat, gratuité, consentement doit être maintenu.

Enfin, les règles applicables aux dons d’embryons doivent être simplifiées car la complexité des procédures actuelles freine la solidarité et l’aide aux couples infertiles. Les inséminations et les transferts d’embryons post mortem doivent être autorisés dans les cas où le décès du partenaire a interrompu un projet parental en cours.

Développer la solidarité, refuser la marchandisation du corps humain
La sensibilisation du personnel hospitalier et l’information de tous sur les dons d’organe et de tissus doit être développée afin de soutenir la solidarité et d’offrir de meilleures opportunités à tous les patients. Les dons croisés à partir de donneurs vivants doivent être autorisés et le cercle des donneurs vivants potentiels élargi, permettant à toute personne ayant une relation étroite et stable avec le receveur de se porter candidate au don.

Davantage de maternités doivent être en possibilité de recevoir des dons de sang de cordons, recueillis pour un usage collectif (et qui ne peuvent être conservés pour une utilisation à des fins privés).

Pour tout type de dons, la notion de neutralité financière doit être renforcée, pour d’une part garantir la gratuité du don et d’autre part, couvrir les dépenses liées à ces dons.

Le projet du gouvernement n’est pas satisfaisant
Face à ces enjeux, le Parti socialiste déplore le manque d’ambition du projet gouvernemental. Il ne répond pas aux objectifs qui devraient être ceux d’un gouvernement responsable : promouvoir de nouveaux droits pour permettre des avancées médicales et sociétales tout en protégeant la dignité des êtres humains.

Le moment est aussi venu de revoir la méthode de mise en œuvre des règles de bioéthique. Le rôle de la loi est d’indiquer les valeurs, les principes et les objectifs que nous voulons pour notre société. Mais face à l’accélération de la recherche scientifique, chacun voit bien qu’une loi pensée comme un catalogue figé des pratiques possibles, permises ou interdites n’est plus adaptée. Sous le contrôle du Parlement, l’application concrète des règles devrait faire plus de place à des institutions telles que l’Agence de Biomédecine et l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques.
 

Intempéries : face à son impéritie, le gouvernement cherche des boucs émissaires

Vendredi 10 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi, Secrétaire National aux Services Publics
Bernard Soulage, Secrétaire National en charge des Transports





Face à la pagaille qui a frappé les transports en Ile-de-France à cause des intempéries, le gouvernement n'a d'autre réponse que de chercher à se défausser de ses responsabilités.

Comme l'ont rappelé les syndicats, les difficultés rencontrés sur les grands axes routiers tiennent avant tout aux manques de personnels et de moyens, conséquences de la politique du gouvernement, qui désorganisent de nombreux services et qui réduisent la capacité des administrations d'Etat à faire face aux situations d'urgence.

Au lieu de reconnaître leur responsabilité et l'ampleur des difficultés, le ministre de l'Intérieur a cherché à nier la réalité et le Premier ministre à faire porter le chapeau à Méteo France, qui avait pourtant prévu le phénomène neigeux. Oui, c'était la pagaille ! Et oui, cette pagaille était prévisible et prévue !

Le Parti Socialiste demande une évaluation de l'étendue des difficultés dans les services concernés, pour y apporter des réponses et se donner les moyens d'une véritable protection de nos concitoyens face à ce type d'événements qu'un pays moderne se doit de maîtriser.

Soutien à la manifestation du 13 décembre 2010 pour la culture

Vendredi 10 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Sylvie ROBERT, Secrétaire nationale à la Culture







Le Parti socialiste apporte son soutien à la mobilisation des professionnels du spectacle vivant qui exprimeront à nouveau, le 13 décembre prochain, leur inquiétude face à la politique du gouvernement.
 
Comment croire aux mensonges sur un budget sauvegardé alors que les financements nationaux sont amputés par les réformes récentes ?
 
Derrière un discours-alibi en faveur de la  « culture pour chacun », c’est bien le désengagement de l’Etat qui se poursuit, notamment à travers l’affaiblissement du Ministère de la Culture, frappé de plein fouet par la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Cet abandon ne pourra être compensé par les seules collectivités territoriales, elles-mêmes désormais fragilisées par les réformes fiscale et territoriale. C’est la vitalité culturelle et artistique de notre pays, qui est aujourd’hui directement menacée.

A 20 ans, la politique de la ville est en très grand danger.

Vendredi 10 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Marianne Louis, Secrétaire nationale de la politique de la Ville




           


Il y a vingt ans François Mitterrand faisait de la politique de la ville une politique d'actions et de justice à part entière en déclarant à Bron notre conviction que « des sociétés sont capables de dépasser, de dominer, de recréer, de remodeler l'héritage imparfait qui leur fut accordé ». La gauche, au gouvernement comme dans les collectivités locales a intégré la dimension urbaine à la dimension sociale, a consolidé cet héritage, en soutenant notamment un réseau associatif porteur de la même volonté de transformation.
 
Depuis 2007, la politique de la ville version Nicolas Sarkozy est une politique de coups de mentons autoritaires, de coups médiatiques, de gadgets. C’est l’esprit même de la politique de la ville qu’il met en grand danger et qu’il trahit. Ce sont des centaines de villes, des milliers d'associations, des millions d'habitants qui sont laissés au milieu du gué par une droite incapable de répondre à l'urgence en banlieue.
 
En effet, lorsque le Premier ministre annonce la diète financière aux élus et aux associations, la politique de la ville est en grand danger. Lorsque la droite tourne le dos à la ville solidaire et renonce à lutter contre la ghettoïsation, la politique de la ville est en grand danger. Lorsque le gouvernement renonce à consacrer plus de moyens là où c'est le plus nécessaire, ne trouve pas de financements pour la rénovation urbaine, réduit les moyens des services publics, refuse d’appliquer la loi SRU, la politique de la ville est en grand danger.
 
Vingt années de politique de la ville n’ont pas suffi à sortir les quartiers de la relégation sociale et économique. Avec François Mitterrand, il y avait une vision et du volontarisme. Cette aspiration et cette volonté sont portées aujourd'hui par les socialistes, notamment dans le projet pour l'égalité réelle. Nicolas Sarkozy n’a même pas le minimum de volonté de transformation des quartiers que les habitants sont en droit d’attendre et laisse près de 8 millions de personnes totalement abandonnées par la puissance publique.
 

Anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948 : le combat doi

Vendredi 10 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Pouria Amirshahi
Secrétaire national aux droits de l’Homme






62 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, l’aspiration à voir les êtres humains « libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère » est toujours aussi forte.

Lu Xiaobo en Chine, Sakineh en Iran ou Aung San Suu Kyi en Birmanie sont aujourd’hui autant de symboles du sort réservé à des millions de personnes privées de leurs droits fondamentaux dans le monde.

Les droits de l’Homme sont d’autant plus menacés que la crise économique et financière s’aggrave. En 2010, un milliard de personnes souffrent de la faim. Autant n’ont pas accès à l’eau potable. Le combat pour les droits de l’Homme se poursuit à travers les solidarités internationales, la contestation d’un libéralisme dominant et la dénonciation sans relâche de toute forme d’oppression. Les proclamations de principes ne suffisent pas.

Pour le Parti socialiste, la Déclaration du 10 décembre 1948 n’a rien perdu de son actualité. Alors que l’égalité des droits est remise en cause et que les droits économiques et sociaux ne sont pas garantis, le combat doit continuer.
 

La décision du Conseil constitutionnel relative à la loi de réforme des collectivités territoriales

Vendredi 10 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Elisabeth Guigou, Secrétaire nationale chargée de la réforme de l’Etat et des collectivités territoriales.





 

 Suite à sa saisine par les parlementaires socialistes, le Conseil Constitutionnel a statué le 9 décembre sur la loi de réforme des collectivités territoriales.

Le Parti socialiste se félicite de cette décision par laquelle les sages ont censuré l’article 6 de la loi ainsi que le tableau annexé qui fixe le nombre de conseillers territoriaux par départements, jugeant que les écarts trop importants de représentation dans six départements portaient atteinte au principe d’égalité devant le suffrage.

Le Conseil valide donc notre analyse. Le gouvernement a tenté, avec cette réforme, de procéder à une lamentable opération de tripatouillage électoral. Le Conseil l’a légitimement rappelé à l’ordre.

Pour le reste, le rendez-vous est dans les urnes. La réforme du gouvernement procède à une véritable recentralisation et menace d’étranglement financier les collectivités territoriales.

Le Parti socialiste continue la lutte sur le terrain politique et appelle les Français à se mobiliser en mars prochain, à l’occasion des élections cantonales, pour exprimer leur rejet de cette réforme et des orientations voulues par N. Sarkozy.

Le Parti Socialiste, fidèle à l’héritage républicain, propose un nouvel acte de la décentralisation. Il rappelle qu’il abrogera cette contre-réforme des collectivités territoriales dès son retour aux responsabilités et mettra en œuvre une grande réforme de progrès, qui permettra aux collectivités d’être consolidés pour agir au service de la solidarité, de l’emploi, du développement économique et de l’aménagement du territoire. Une réforme qui permettra à la démocratie d’être étendue et aux services publics locaux d’être renforcés.

Défenseur des droits : le Parti Socialiste dénonce les atteintes répétées aux contre-pouvoirs

Mercredi 1 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice





La commission des lois de l’Assemblée nationale vient d’adopter un amendement visant à intégrer au projet de défenseur des droits une nouvelle autorité, le contrôleur général des lieux de privation de liberté.

Si cette intégration se confirmait lors du vote en séance par les députés, ce serait un nouveau coup porté aux contre-pouvoirs dans notre pays par la majorité gouvernementale.

Après le droit des enfants, après la lutte contre les discriminations, après la déontologie de la sécurité, c’est au tour du respect des droits des personnes privées de liberté de se voir absorbé par ce « monstre à 5 têtes » que sera le Défenseur des droits.

La dilution de la spécificité de ces institutions au sein d’une seule entité plus floue, ne pourra que nuire à leurs missions, a fortiori si les moyens ne suivent pas…

Le Parti socialiste dénonce cette volonté de voir disparaître ces autorités qui ont fait preuve de leur efficacité et qui ont tous en commun d’avoir exprimé des critiques sur l’action gouvernementale. Faut-il y voir un lien de cause à effet ?

Premiers morts de l’hiver

Mercredi 1 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Nathalie Perrin-Gilbert,
Secrétaire nationale au logement






 
 
Alors que le décompte tragique des premiers morts de l’hiver a commencé, chacun se pose cette question : comment un pays aussi riche que le nôtre peut-il laisser des femmes et des hommes mourir de froid ?

La réponse n’est pas simple, mais elle pose notamment la question du logement : comment un budget de trente-cinq milliards d’euros consacré par la puissance publique à la politique de l’habitat peut-il aboutir à un tel échec ?
 
L’accumulation des nuitées d’hôtel comme solution d’urgence et l’incitation à peine voilée à la traque aux sans papiers dans les centres d’hébergement pour « faire de la place » sont deux symboles forts de la gabegie, de la désorganisation et du manque de perspectives de la politique du logement du gouvernement actuel.
 
Nous refusons ce gaspillage, nous refusons cette politique.
 
En matière d’hébergement d’urgence, des solutions existent. Il faut arrêter le système absurde des nuitées d’hôtel et privilégier la mise en place et en réseau de petites unités d’hébergement et de suivi social. Dans chaque commune, agglomération ou département, des immeubles appartenant à la puissance publique existent et sont vacants car en attente de projets : mettons les à disposition du secteur associatif sous forme de convention d’occupation ; coordonnons mieux les secteurs de l’urgence, de l’insertion et de la santé ; établissons les liens nécessaires entre hébergement, accompagnement et suivi social et parfois médical, entrée dans le dispositif de droit commun d’accès au logement.

Au-delà, des solutions durables impliquent une autre politique du logement et de l’hébergement. C’est celle proposée par le Parti socialiste : fin des avantages fiscaux inefficaces, plafonnement des loyers à la relocation, renforcement de la loi SRU avec un taux porté de 20 à 25% de logements sociaux, construction massive de 150 000 logements sociaux par an.

La santé est aussi une priorité environnementale

Mercredi 1 Décembre 2010

Paris,
Communiqué
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Marisol Touraine, Secrétaire nationale à la Santé et à la Sécurité sociale



 

 
Le Parti socialiste a pris connaissance de l’excellente étude présentée par l’association Générations futures et le réseau Health and Environment Alliance - en partenariat avec le Réseau Environnement Santé et le WWF France -, sur l’exposition des individus, et plus particulièrement des enfants, à des substances chimiques nocives.
 
Selon cette étude, de nombreux résidus de pesticides et de polluants sont présents dans de nombreux aliments quotidiennement consommés. Ces informations justifient la volonté du Parti socialiste de faire de la sécurité sanitaire et alimentaire une priorité, et d’inclure dans le Plan cancer un indispensable volet environnemental, aujourd’hui occulté.

Mise en cause de l'aide médicale d'État à l'occasion de la journée internationale du sida : la droit

Mercredi 1 Décembre 2010

Paris, le 1er décembre 2010
Communiqué
Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale
   


Après l'Assemblée nationale, le Sénat examine la remise en cause l'aide médicale d'État accordée aux étrangers en situation irrégulière ne justifiant pas de ressources suffisantes. Les parlementaires de la majorité, le jour même de la journée internationale de lutte contre le sida, choisissent sciemment de fragiliser davantage encore une population souvent précaire. Le Conseil national du sida, tout comme l'ordre des médecins, se sont insurgés contre cette politique irresponsable.

Ce dispositif permet aujourd'hui à chacun, sur le territoire français, de bénéficier d''une couverture santé minimale. Il s'agit là d'une tradition qui honore la France.

Mais au-delà de cette exigence humanitaire, la remise en cause de ce droit constitue un risque de santé publique. Les populations concernées sont en effet moins vaccinées que la moyenne et souffrent davantage de maladies graves (VIH, hépatites, etc). Ne pas les soigner aura des conséquences sur l’état sanitaire de la population en générale.

Or, imposer un forfait d'accès aux soins de 30 euros, c'est demander à des personnes percevant moins de 634€, de renoncer à se soigner. Après les franchises, les déremboursements, voilà les plus précaires d'entre tous mis à contribution.

Les arguments utilisés par les parlementaires de la majorité sont scandaleux. Le Parti socialiste condamne avec la plus grande vigueur cette mise en cause de l'AME, et dénonce le cynisme de la droite qui n'hésite pas à en faire sa seule décision pour la journée internationale du sida.

HAÏTI

Lundi 29 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales







Les Haïtiens ont été appelés aux urnes pour désigner leur président et leurs députés dimanche 28 novembre. Douze candidats à l’élection présidentielle ont exigé l’annulation d’un scrutin, selon leurs déclarations, entaché de fraude. L’organisation de l’élection est ainsi venue ajouter un problème de plus à ceux, dramatiques, que connaissent les Haïtiens, les destructions provoquées par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 et le choléra.

Le Parti socialiste est particulièrement préoccupé par la situation en Haïti. Plus que jamais, ainsi que l’avaient signalé le parti Fusion – les socialistes haïtiens – la priorité est à la solidarité pour aider ce pays à se reconstruire. Les élections dans un tel contexte doivent être un aboutissement, organisées dans des conditions convenables et authentiquement démocratiques.

Thon rouge : la conférence de Paris n’assure pas la sauvegarde de l’espèce

Lundi 29 Novembre 2010

Communiqué
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l‘Environnement et au Développement Durable
Jean-Paul Chanteguet, Député de l’Indre
Germinal Peiro, Secrétaire national à l’Agriculture et à la ruralité

 


Le quota de pêche 2011 pour le thon rouge, décidé lors de la CICTA (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique), de 12.900 tonnes représente un quasi statu quo. L’Union Européenne, poussée par la France, a donc obtenu satisfaction.

Malheureusement, ce taux, selon les scientifiques de la CICTA, ne laisse que 30 % de chance au stock de thon rouge d’atteindre un niveau durable de population d’ici à 2020, alors même que la directive européenne sur la stratégie marine demande cette restauration. La position française trahit frontalement les engagements officiels pris à Nagoya sur la protection des écosystèmes et sur l’exploitation durable de tous les stocks de poissons d’ici à 2020.

L’inscription des zones de reproduction du thon rouge dans les réserves et aires marines protégées et l’arrêt de la pêche industrielle que pratiquent les thoniers-senneurs ont été balayés des discussions sans aucun débat. Il s’agit pourtant de deux mesures essentielles à la préservation de la ressource !

La position française, défendue par Bruno Lemaire, est profondément erronée. Non seulement elle est très dangereuse pour la ressource, mais en plus, en défendant la pêche industrielle, elle promeut un modèle de pêche qui ne crée que peu d’emplois.

Le Parti socialiste rappelle que le modèle de la pêche artisanale doit au contraire être préservé et soutenu. Il est le seul à assurer la durabilité sociale, économique et écologique de la pêche au thon rouge et de la pêche en général.
 
 

Rallonge budgétaire pour payer les fonctionnaires : l’incroyable imprévoyance du gouvernement

Vendredi 26 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi,
Secrétaire National aux Services Publics du Parti Socialiste




Le Commission des Finances du Sénat vient d’approuver dans l’urgence le déblocage de 1,14 milliards d’euros pour assurer les paies et loyers de huit ministères jusqu'à la fin de cette année. Cette procédure exceptionnelle révèle à quel point la situation de l'Etat et de ses fonctionnaires est aujourd’hui précaire.

Le Parti socialiste s’insurge devant l’imprévoyance et l’impréparation d’un gouvernement qui découvre fin novembre que les crédits nécessaires au fonctionnement de l’Etat n’ont pas été prévus. Cette situation est aussi la conséquence de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), qui désorganise les services de l’Etat sans produire les économies annoncées.

Gouverner, c’est prévoir. Visiblement ce gouvernement en est incapable. Le Parti Socialiste continue d’exiger, comme il le fait depuis des mois, l’évaluation de la RGPP et de ses conséquences, ce qui est rendu encore plus nécessaire après ce nouvel épisode.

Manuel Alegre a été reçu au siège du Parti socialiste par Harlem Désir

Vendredi 26 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Harlem Désir,
Secrétaire national à la coordination

  


Manuel Alegre, candidat à l’élection présidentielle portugaise, soutenu par le Parti socialiste portugais et le Bloc de gauche, a été reçu vendredi 26 novembre au siège du Parti socialiste par Harlem Désir, Secrétaire national à la Coordination.

A cette occasion, Harlem Désir a exprimé le soutien enthousiaste de Martine Aubry et du Parti Socialiste à la campagne de Manuel Alegre pour l’élection présidentielle du 23 janvier 2011. Le PS français considère que l'élection de cet immense écrivain, militant historique de la gauche portugaise et dirigeant politique de dimension internationale, serait une grande victoire pour la gauche au Portugal mais aussi pour l’ensemble de la gauche européenne.

Lors de cet entretien a été évoquée la nécessité de renforcer les liens entre les gauches européennes face à la crise que connaît l'Europe. Les deux socialistes ont réaffirmé leur refus commun des politiques d'austérité et de casse des droits sociaux que les conservateurs et les libéraux veulent imposer aux peuples européens.
Ils ont aussi souligné l'importance de l'union de la gauche dans chaque pays pour remporter les combats électoraux majeurs comme les élections présidentielles.

Le PS rappelle son attachement historique à l'amitié fraternelle entre la France et le Portugal et appelle tous les Portugais de France et tous les partisans d’une alternance présidentielle au Portugal à se mobiliser pour l'élection de Manuel Alegre.

Visite de Nicolas Sarkozy en milieu rural : le Président vient-il prendre la mesure des dégâts qu’il

Jeudi 25 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Germinal Peiro,
Secrétaire national à l’agriculture et à la ruralité





Après l’Eure-et-Loir, l’Aveyron, le Lot-et Garonne, les Alpes-de-Haute-Provence, le Président Sarkozy a poursuivi jeudi 25 novembre, par une visite dans l’Allier, le tour d’une France rurale qu’il laisse pourtant à l’abandon.

Serait-ce pour tenter de masquer les effets désastreux de sa politique et le calamiteux bilan de son action sur le monde rural?

Nicolas Sarkozy est en effet le président qui a ordonné la mise en œuvre d’une Réduction Générale des Politiques Publiques à l’origine de fermetures en cascade de services publics d’Etat dans le monde rural. Nicolas Sarkozy est le président qui a fait de son « chantier prioritaire » une réforme territoriale qui asphyxie financièrement les collectivités et met en danger les services publics locaux. Nicolas Sarkozy est le Président qui regarde, sans intervenir, les agriculteurs s’enferrer dans la spirale de l’endettement en raison de la chute du cours des matières alimentaires. Nicolas Sarkozy est également le Président qui refuse d’aider les éleveurs menacés, et les producteurs de lait confrontés à une crise inédite. Nicolas Sarkozy est le Président qui se félicite d’un rapport de la Commission Européenne qui persiste à présenter le marché comme référence et la compétitivité comme solution…

Nicolas Sarkozy a, dans l’Allier, rabâché son éternelle antienne à la gloire de la France rurale et de l’agriculture.
Mais les agriculteurs ne veulent plus entendre de grandes tirades lyriques sur la terre. Ils réclament une véritable politique de soutien aux petites exploitations, un encadrement des prix et une véritable régulation des marchés à l’échelle européenne.
Les citoyens ruraux n’ont cure des discours enflammés sur les campagnes. Ils exigent des services publics performants, une véritable desserte du territoire, et des politiques adaptées à leurs besoins.

Les Français en ont assez des promesses jamais tenues du Président, des discours jamais suivis de mesures concrètes. Ils veulent des actes.

A cette France délaissée par Nicolas Sarkozy, le Parti Socialiste propose un projet de ruralité moderne, visant à remédier à la fracture territoriale tout en prenant en compte les spécificités de la vie à la campagne, un arsenal de mesures en faveur du maintien des services publics en milieu rural et un véritable plan de développement économique et social des territoires. Le Parti Socialiste exige également que des mesures de soutien à l’agriculture, et en particulier aux petites exploitations, soient mises en œuvre afin que les agriculteurs puissent envisager sereinement l’avenir.

Congrès de l’AMF : le rendez-vous manqué de N. Sarkozy avec les élus

Mardi 23 Novembre 2010

Paris,
Communique du Bureau national

 

 

Le Président Sarkozy a pris la parole ce mardi à l’ouverture du congrès de l’Association
des Maires de France.

Dans une salle soigneusement préparée, il a tenté de justifier sa politique et s’est arc-
bouté sur ses orientations, sans parvenir à convaincre au-delà des fidèles qui avaient été
rassemblés dans la salle.

Alors que nombre de collectivités territoriales subissent de plein fouet, cette année déjà,
les conséquences des choix iniques du gouvernement, alors qu’elles ont été obligées
de procéder à des coupes sombres dans leurs postes de dépenses pour boucler leur
budget, alors que certains départements sont au bord de la cessation de paiement, que
l’investissement et les services publics locaux sont en très grand danger, Monsieur
Sarkozy est venu vanter une politique qui a pour résultat de casser ce qui fonctionne.

Les élus de tous bords ont manifesté leur inquiétude devant les conséquences de cette
politique :

1) Le chamboulement de la fiscalité locale et le gel des dotations financières de l’Etat,
coups de poignard dans les finances territoriales, vont contraindre les collectivités à
réduire leurs investissements et mettre en danger les services publics locaux.
2) La manipulation politicienne, avec la création du Conseiller territorial, machine
à reconquête électorale des territoires pour la droite, qui va entrainer une vraie
régression démocratique.
3) Les mesures de recentralisation, qui vont provoquer la fin de la solidarité entre
territoires avec la suppression de la clause de compétence générale, le brouillage des
niveaux régionaux et départementaux en même temps que l’épaississement du mille-
feuille territorial.

Tout cela dessine une régression territoriale sans précédent, dont les Français risquent
de payer le prix dans les années à venir.

Le Parti socialiste a donc décidé de revenir sur ces mesures de régression. Il s’engage,
dès son accès aux responsabilités nationales, à présenter une réforme territoriale,
concertée et préparée, qui permette l’avènement d’une véritable République
décentralisée.

Sommet de l’OTAN à Lisbonne

Mardi 23 Novembre 2010

Paris,
Communique du Bureau national

 

 

Le sommet de l’OTAN qui s’est tenu à LISBONNE les 20 et 21 novembre derniers marque un pas de plus dans la subordination de notre pays par rapport aux Etats-Unis.

En effet, après la réintégration en avril 2009 de la France dans le commandement militaire intégré qui marquait une profonde rupture avec le consensus construit depuis 1966, Nicolas SARKOZY fait franchir à notre pays une nouvelle étape dans la dépendance à l’égard de l’OTAN et de notre allié américain.

Cette dépendance se retrouve sur chacun des points abordés à Lisbonne :

1- l’Afghanistan avec un calendrier de retrait qui reste flou dans l’attente des décisions
qui seront prises par Barack OBAMA en décembre prochain ;

2- le bouclier anti-missiles avec un accord qui nous engage fortement dans un projet qui
n’est qu’au stade de l’ébauche avec des conséquences graves pour notre autonomie
stratégique ;

3- le nouveau concept stratégique de l’OTAN qui entérine une extension du domaine de
l’OTAN vers une approche globale, civile et militaire, dans la gestion des crises qui laissera l’Union Européenne sous la dépendance de l’Alliance.

Cette nouvelle étape dans la subordination replace à sa juste place le récent accord franco-britannique qualifié d’historique, mais qui se réduit à une opération cosmétique qui permet au Royaume-Uni de maintenir la fiction d’une défense nucléaire à moindre frais.

Au total, Nicolas SARKOZY accepte un nouveau renforcement du rôle politique des Etats-Unis sur leurs alliés et renonce une fois de plus à la perspective de l‘Europe de la Défense qu’il dit pourtant appeler de ses vœux, mais qui devient de plus en plus hypothétique, si ce n’est inaccessible.

Statut du Parquet : le gouvernement doit cesser sa politique de l’autruche

Mardi 23 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice







La Cour Européenne des droits de l’Homme (CEDH) vient à nouveau de condamner la France : pour la CEDH, les procureurs ne sont pas des autorités judiciaires.

La CEDH considère en effet que les procureurs ne remplissent pas « les exigences d’indépendance à l’égard de l’exécutif », précisant que ces exigences « excluent notamment qu’ils puissent agir par la suite contre le requérant dans la procédure pénale ».

S’inscrivant dans une jurisprudence régulière, cette décision fera date et aura des conséquences profondes sur notre organisation judiciaire. Comment envisager après cette décision de laisser le procureur diriger les enquêtes, contrôler les gardes à vue et être ensuite autorité de poursuite comme cela est le cas aujourd’hui ?

L’arrêt de la CEDH porte un nouveau coup aux projets de réforme du gouvernement, réforme de la garde à vue comme celle de la procédure pénale dont le fondement même reposait sur un renforcement du rôle du parquet dans l’enquête.
 
Le Parti Socialiste a, à plusieurs reprises, dénoncé les dangers d’une réforme supprimant un juge indépendant au profit d’un Parquet directeur d’enquête, dépendant du pouvoir mais aussi l’inertie du gouvernement qui a toujours refusé de réfléchir à une évolution du statut du Parquet.

Le Parti Socialiste demande au gouvernement de cesser sa politique de l’autruche et de prendre enfin en compte ces décisions.

Le Parti Socialiste demande que soit abordée la question de la réforme du statut du Parquet vers une indépendance à l’égard de l’exécutif. Cette réforme passerait en priorité par une suppression des instructions individuelles, et par une modification du mode de nomination des membres du Parquet

Sécurité : trois nouvelles manifestations de l’échec de N. Sarkozy

Mardi 23 Novembre 2010

Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité
 



 
Sur le front de la sécurité, les signes de l’échec de N. Sarkozy continuent de s’accumuler.
 
D'abord à Marseille.
A Marseille, où ont eu lieu 25 règlements de compte depuis janvier 2009, le nombre de morts par armes à feu (19 morts depuis janvier 2009) et de tentatives de meurtre (40 en 2009) n'ont cessé de croître. Alors qu'il manque 350 policiers sur le terrain, le gouvernement répond par des effectifs d'intervention temporaires, qui se résument, en fait, à des redéploiements au sein des effectifs de CRS traditionnellement envoyés à Marseille pour la période des fêtes.
 
Autrement dit, il traite un problème qui exige une présence pérenne par du provisoire. Il faudrait une police présente sur le terrain, notamment des effectifs pour lutter contre les trafics. Rappelons qu'au sein de l'office centrale de lutte contre le crime organisé, seules sept personnes sont chargées de lutter contre le trafic des armes.
 
Ensuite, les chiffres.
La dégradation observée à Marseille n'a malheureusement rien d'un cas isolé. En effet, comme l'indiquent les derniers chiffres publiés par l'Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP), les violences physiques crapuleuses ont crû de 5,23% en un an. L'ONDRP recense en octobre 2010, 462350 « atteintes à l'intégrité physique », autrement dit une agression physique toutes les 70 secondes !
 
Enfin, la LOPPSI.
La Loppsi dont Michèle Alliot-Marie et Brice Hortefeux n'ont cessé de vanter les mérites, est encore reportée... Ce texte, pourtant prêt depuis octobre 2007, et qui devait être la réponse à la dégradation de la situation vient d'être repoussée sine die.
 
Face à ces échecs, des solutions existent : ce sont celles proposées la semaine dernière par le Parti socialiste dans le pacte national de protection et de sécurité publique

Le Parti socialiste appelle à manifester jeudi 25 novembre pour une réponse collective et solidaire

Mardi 23 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Parti socialiste







Après son passage en force sur les retraites, l’engagement du Président de la République en faveur de la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale n'a convaincu personne.

 L'absence d'un-e secrétaire d'Etat ou d'un-e ministre délégué-e à la perte d'autonomie dans le gouvernement Fillon III, la focalisation de la droite sur la dépendance des personnes âgées alors que la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des chances prévoyait une convergence de la prise en charge de tous les handicaps, quel que soit l'âge de la personne, sont une preuve de plus, après le rapport Rosso-Debord qui préconisait la piste assurantielle et les recours sur succession, que la droite ne va pas créer un nouveau champ de protection sociale pour faire face à la perte d'autonomie. Plus que jamais, le recours au privé apparaît d’actualité dans les projets du gouvernement.
 
Le Parti socialiste appelle à manifester ce jeudi 25 novembre aux côtés de l'intersyndicale pour un nouveau droit universel à la compensation de la perte de l’autonomie tout au long de la vie, quel que soit l’âge de la personne et son type de déficience, financé par la solidarité nationale. Il sera représenté dans le cortège par Charlotte Brun, Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance.

Cambriolage des locaux de Rue 89

Lundi 22 Novembre 2010

Communiqué de Patrick Bloche

Secrétaire national aux médias

Les locaux de Rue 89 ont été une nouvelle fois cambriolés et des ordinateurs dérobés.

Le Parti socialiste exprime son inquiétude face à la multiplication des vols dont sont victimes les médias dans notre pays.

Ceux-ci ne peuvent qu'interpeller tous ceux qui sont attachés à la liberté de la presse, car, quels qu'en soient les auteurs, ils mettent en danger le travail d'investigation et d'enquête mené par les journalistes qui en sont les victimes.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre toutes les mesures de police et de justice afin d'assurer l'indépendance des rédactions et de garantir la liberté de la presse en France.

Projet de loi de finances 2011: l'Etat fait des économies sur les personnes en situation de handicap

Lundi 22 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun
Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance





Le gouvernement a fait très fort, en pleine semaine de l'emploi des personnes en situation de handicap. L'absence d'un secrétariat d'Etat dédié au sein du gouvernement, les incertitudes concernant l'avenir du Comité interministériel du handicap et la focalisation de la droite sur la dépendance des personnes âgées au détriment d'une prise en compte globale de la perte d'autonomie laissaient déjà présager que le handicap ne serait pas la priorité du gouvernement Fillon III.

Le PLF2011 voté la semaine dernière par l'Assemblée nationale, a confirmé nos craintes. L'article 97, qui s'inscrit dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, adopté malgré l'opposition des parlementaires socialistes, accentue le désengagement de l'Etat  en transférant une grande part de ses compétences en matière de formation et d'emploi des personnes en situation de handicap vers l'Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

C'est un recul des droits des personnes en situation de handicap car l'Agefiph a pour mission de favoriser l'insertion des personnes "en milieu ordinaire de travail" et non d'assurer leur formation.

Ce sont des contraintes administratives supplémentaires pour les personnes (transfert de la gestion de la déclaration d’emploi des bénéficiaires et de la gestion du dispositif de reconnaissance de la lourdeur du handicap sans moyens supplémentaires pour l'association alors que les fonctionnaires n'étaient déjà pas assez nombreux pour traiter toutes les demandes), bien loin du "guichet unique" annoncé. 

C'est une remise en cause du principe de concertation prévu par la loi du 11 février 2005 dans la mesure où une mission de service public sera désormais assumée par une association qui est à la fois le gestionnaire et le financeur des actions menées et pourra définir la politique publique de formation professionnelle des demandeurs d'emploi en situation de handicap, c'est-à-dire d'une catégorie entière de citoyens.

Le Parti socialiste demande le retrait de cet article et souhaite que l'emploi des personnes en situation de handicap soit traité dans le cadre du droit commun du travail. La reconnaissance de la lourdeur du handicap doit être demandée par l'intéressé, auprès des Maisons départementales des personnes handicapées.

Réforme de la PAC – des avancées bien trop insuffisantes

Vendredi 19 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Germinal Peiro – Secrétaire national à l’agriculture du Parti socialiste

 




Après des mois d’attente et un dernier report, la Commission européenne a enfin édité ses perspectives pour une réforme de la Politique agricole commune.

Les quelques avancées ne suffisent pas à cacher les orientations libérales et les zones d’ombre du rapport.

Le Parti socialiste prend acte d’une tonalité nouvelle, axée sur la nécessité d’un effort environnemental de l’agriculture européenne. Il salue les propositions d’une meilleure justice entre pays membres, d’une aide commune de base venant soutenir l’ensemble des agriculteurs européens, du plafonnement des aides directes et de la prise en compte de l’emploi dans les calculs, et des petites exploitations dans la diversité des agricultures européennes.

Malheureusement, ces avancées masquent mal l’orientation d’une politique générale toujours plus dictée par les marchés. La régulation reste pour la Commission un simple soutien en cas de crise. Pire, au-delà de la confirmation de la suppression des quotas laitiers, en faveur d’un mécanisme de gestion de long terme que nul ne connaît aujourd’hui, la Commission annonce la fin de l’organisation de la politique sucrière. La dérégulation est toujours considérée comme le facteur de la compétitivité.

Le Parti socialiste appelle la Commission Européenne à prendre des dispositions concernant la concurrence, les perspectives budgétaires générales, la régulation, et la ventilation des aides entre les deux piliers, nécessaires pour permettre aux agriculteurs d’affronter l’avenir.

Budget 2011 : les engagements de la France en matière d'aide publique au développement ne seront pas

Jeudi 18 Novembre 2010

 Paris,
Communiqué
Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme






Le budget 2011 adopté pour la mission "Aide publique au développement" témoigne d'un renoncement.

Le montant de l'aide publique au développement atteindra pour 2010, grâce à des artifices comptables souvent dénoncés, le montant de 0,5% du PNB. Ce taux ne sera pas maintenu en 2011, de telle sorte que l'objectif de 0,7% en 2015, partagé par la communauté internationale, ne sera pas atteint, malgré les engagements de la France.

Le budget est également mal ciblé. Le développement par l'Agence française de développement des prêts, à moindre coût budgétaire, oriente l'aide vers des pays plus solvables, au détriment des pays les plus pauvres. Cette politique privilégie les secteurs les plus rentables, tandis que les priorités de l'aide publique au développement devraient rester la santé, l'éducation et l'agriculture.

Le Parti socialiste demande la mise en œuvre d'une politique authentiquement solidaire, basée sur des transferts de technologie et des subventions plus importantes à destination des pays pauvres plutôt que des prêts qui aggravent l'endettement.
 

Annonces de Sarkozy sur la dépendance: encore de la poudre aux yeux

Jeudi 18 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Charlotte Brun, Secrétaire nationale aux personnes âgées, handicap et dépendance





L’engagement du Président de la République en faveur de la création d'une cinquième branche de la Sécurité sociale date de la campagne de 2007 et depuis, le débat parlementaire sur la dépendance est sans cesse repoussé, de six mois en six mois … C’est encore ce qui nous a été dit mardi : la « grande consultation » ne servira qu’à repousser une fois de plus l’échéance.

La responsabilité du gouvernement dans les difficultés actuelles est pourtant écrasante. Après la grande avancée qu’a représenté la création de l’APA en 2001, l’inertie de la droite depuis huit ans se traduit aujourd'hui par un reste à charge de plus en plus important pour les personnes âgées dépendantes et leur famille et par un poids financier en hausse constante pour les conseils généraux, qui ne peuvent plus continuer à assumer 70% des coûts.
 
Les indicateurs dont nous disposons, quelques mois avant l'ouverture du débat national, sont d'ores et déjà très inquiétants. 

L'absence d'un Secrétariat d'Etat dédié au handicap et la disparition de celui aux aînés dans le remaniement montre assez que la compensation de la perte d'autonomie n'est pas prioritaire pour le gouvernement, qui se focalise uniquement sur la dépendance des personnes âgées. Le handicap, encore une fois, est laissé de côté alors que la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des chances prévoyait une convergence de la prise en charge de toutes les déficiences, quel que soit l'âge de la personne, au 1er janvier 2010. Le nouvel organigramme gouvernemental, annoncé à la veille de l'ouverture de la semaine pour l'emploi des personnes en situation de handicap et alors que nous sommes déjà en retard sur la loi, résonne comme une provocation de plus vis à vis des personnes en perte ou en manque d'autonomie. Cette focalisation sur la dépendance sans prise en compte du handicap montre que la droite ne va pas créer un véritable "cinquième risque".

Les chiffres annoncés par Nicolas Sarkozy sont catastrophistes pour mieux préparer une réponse individuelle (assurances privés et recours sur succession) à la perte d'autonomie. Ne confondons pas les seniors et les personnes dépendantes car si la population française va prendre de l'âge, ce sera majoritairement en bonne santé. L'augmentation des personnes en perte d'autonomie ne sera pas proportionnelle à celle du nombre de personnes même très âgées.
Le "cinquième risque" n'est dans les propos de Nicolas Sarkozy qu'un slogan vidé de son sens.

Le Parti socialiste croit en un nouveau droit universel à la compensation de la perte de l’autonomie tout au long de la vie, quel que soit l’âge de la personne et son type de déficience, financé par la solidarité nationale.

Hommage à Abraham Serfaty

Jeudi 18 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Martine Aubry,
Première secrétaire du Parti socialiste  
 



 
C’est avec émotion que j’apprends la disparition d’Abraham Serfaty, militant infatigable des droits de l’homme, de la liberté et du progrès au Maroc. Ses combats l’ont mené à un long emprisonnement. Il s’est toujours battu avec force pour la réconciliation nationale.
 
Je pense ce soir à sa femme, à sa famille et à ses amis. Mes pensées les accompagnent dans ces moments douloureux.

Réforme territoriale : la triste fin d’un long feuilleton

Jeudi 18 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Elisabeth Guigou,
Laurent Fabius,










L’Assemblée Nationale a adopté le 17 novembre 2010 par 258 voix contre 219 le projet de loi de réforme des collectivités territoriales.

Après le compromis laborieux élaboré en Commission Mixte Paritaire, voté d'extrême justesse par le Sénat le 9 novembre, les députés ont définitivement scellé le sort des collectivités territoriales.

Au lieu d’un véritable acte III de la décentralisation, prôné de longue date par le Parti Socialiste, la contre-réforme du gouvernement organise une régression territoriale avec l’asphyxie financière des collectivités, l’épaississement du mille-feuille administratif, la création d’un nouvel élu mal identifié, une attaque inédite contre la parité et une recentralisation dangereuse.

Cette contre-réforme, confuse et incohérente, rejetée y compris par certains élus de la majorité, votée sans réel soutien du Sénat, aura des conséquences graves sur le maintien et le fonctionnement des services publics locaux utiles aux Français.

Le Parti Socialiste s’engage à abroger, dès son retour aux responsabilités, les dispositions de cette contre-réforme, et à proposer aux citoyens, et aux élus, une réforme concertée et digne des enjeux de la décentralisation

Une proposition de loi pour protéger l'indépendance des rédactions

Mercredi 17 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
de Patrick Bloche, secrétaire national aux médias








Le classement mondial de la liberté de la presse, publié par Reporters sans frontières, place la France en 44ème position, derrière la Papouasie Nouvelle-Guinée. En 2002, elle occupait le 11ème rang.

Pressions, intimidations, censures, conséquences le plus souvent de la concentration des médias : ces derniers temps, les atteintes à l'indépendance des rédactions se sont multipliées. Les socialistes dénoncent ces nombreux coups portés à la liberté de la presse.

Les députés socialistes défendront demain, en séance publique, une proposition de loi relative à l'indépendance des rédactions. Ce texte vise à reconnaître l'existence juridique des équipes rédactionnelles et des sociétés de journalistes. Il faut en effet leur donner des droits pour faire respecter les chartes de déontologie et pour leur permettre d'être partie prenante du choix de leur directeur de rédaction. Il s'agit ainsi de faire respecter le pluralisme de l'information, d'instaurer des obligations accrues de transparence et de protéger les rédactions des pressions économiques et politiques des actionnaires.
décentralisation

Soutien aux stagiaires de l’Education nationale

Mercredi 17 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
de Bruno Julliard,
Secrétaire National à l’éducation







Le Parti socialiste apporte son soutien aux stagiaires de l’éducation nationale mobilisés aujourd’hui contre la réforme de la formation des enseignants et les conditions de l’entrée dans le métier.

L’affectation, à temps plein, sans aucune formation pratique, des nouveaux enseignants est une aberration qui fait aujourd’hui sentir ses effets catastrophiques. Très souvent livrés à eux mêmes, sans toujours de tuteur, les stagiaires souffrent à la fois d’une charge de travail inconsidérée et d’impréparation.

Pour le Parti socialiste, la formation initiale doit être complètement repensée pour intégrer à la fois savoir disciplinaire et formation pratique, et l’entrée dans le métier redevenir progressive. Par ailleurs, la formation continue doit être considérablement améliorée, et devenir obligatoire et valorisée dans les carrières.
Etre enseignant est un métier qui s’apprend.

Quarantième anniversaire de la mort du général De Gaulle

Mardi 9 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Martine Aubry,
Première secrétaire du Parti socialiste
   





Pour l’histoire, le général de Gaulle restera l’homme du 18 juin, l’homme qui a refusé que la France se soumette.

Pour tous les Français, il restera celui qui a incarné une grande idée de la France et de son indépendance. Avec le général de Gaulle, la France était plus grande qu’elle-même, parce qu’elle portait partout dans le monde des valeurs universelles.

Le général de Gaulle, a porté avec noblesse la fonction présidentielle et a toujours défendu l’intérêt général, comme devant primer en toutes circonstances sur l’intérêt particulier.

Il a mis en œuvre le programme du Conseil National de la Résistance et est toujours resté fidèle aux valeurs républicaines qui ont fait la France.

Alors que cet héritage est aujourd’hui mis à bas, nous ne l’oublions pas, pas plus que nous n’oublions nos désaccords : il n’avait pas compris le besoin de libéralisation de la société et l’attente de plus d’égalité.

Visite de Hu Jintao en France

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Parti socialiste



Le renforcement de l’amitié et de relations économiques et politiques fortes entre la France et la Chine est nécessaire et positif pour l’avenir de nos deux pays comme pour répondre ensemble aux grands défis mondiaux. Pour être utile, la visite en France du président chinois Hu Jintao, devrait être l’occasion d’aborder ouvertement et franchement avec lui un certain nombre de sujets de préoccupation commune. Puissance incontournable, la Chine fait face à de nouvelles responsabilités qu’elle doit accepter d’assumer.

Une meilleure régulation du commerce est la condition d’une mondialisation juste.Les échanges commerciaux avec la Chine doivent à l’avenir reposer sur des principes de réciprocité et de juste échange. Les désordres monétaires, dont la sous-évaluation de la monnaie chinoise est une des causes, doivent faire place à une gestion coordonnée et équilibrée des taux de change. La Chine n’évolue pas suffisamment sur cette question, qui doit être l’objet d’une discussion franche.

L’amélioration des normes sociales et environnementales, condition d’un développement chinois durable, doit également être à l’ordre du jour. Concernant l’environnement, chacun comprend que la duplication par les chinois de l’ancien modèle de développement occidental, lui-même en voie d’épuisement, n’est pas possible. Plusieurs planètes n’y suffiraient pas. Il est dans notre intérêt commun d’inventer ensemble un nouveau modèle de développement.

C'est aussi en respectant la Chine dans ce qu'elle peut apporter au monde que la France peut et doit assumer de lui parler franchement des droits de l'Homme. Personne ne nie que la Chine a évolué depuis 1989. Chacun peut constater qu'à la faveur de la croissance chinoise, les droits sociaux sont désormais au coeur des débats publics en Chine. Mais la censure continue de contenir la liberté d'opinion et de conscience. La promotion de la démocratie y est toujours interprétée comme une menace au lieu d’être perçu comme un atout, malgré les récentes déclarations,encourageantes, du Premier ministre Wen Jiabao qui n’ont malheureusement pas
été suivies d’effet. En Chine comme ailleurs, il n'est pas de développement pérenne sans respect des libertés fondamentales. Un de ces signes attendus est plus que jamais d'actualité : la libération du Prix Nobel de la Paix Liu Xiabo.

Cette visite pourrait ainsi être l'occasion pour N. Sarkozy de donner du sens et de la
consistance à la politique étrangère de la France, loin des gesticulations, des
improvisations et des postures.

Visite de Hu Jintao en France

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Parti socialiste


Le renforcement de l’amitié et de relations économiques et politiques fortes entre la France et la Chine est nécessaire et positif pour l’avenir de nos deux pays comme pour répondre ensemble aux grands défis mondiaux. Pour être utile, la visite en France du président chinois Hu Jintao, devrait être l’occasion d’aborder ouvertement et franchement avec lui un certain nombre de sujets de préoccupation commune. Puissance incontournable, la Chine fait face à de nouvelles responsabilités qu’elle doit accepter d’assumer.
Une meilleure régulation du commerce est la condition d’une mondialisation juste.

Les échanges commerciaux avec la Chine doivent à l’avenir reposer sur des principes de réciprocité et de juste échange. Les désordres monétaires, dont la sous-évaluation de la monnaie chinoise est une des causes, doivent faire place à une gestion coordonnée et équilibrée des taux de change. La Chine n’évolue pas suffisamment sur cette question, qui doit être l’objet d’une discussion franche.

L’amélioration des normes sociales et environnementales, condition d’un développement chinois durable, doit également être à l’ordre du jour. Concernant l’environnement, chacun comprend que la duplication par les chinois de l’ancien modèle de développement occidental, lui-même en voie d’épuisement, n’est pas possible. Plusieurs planètes n’y suffiraient pas. Il est dans notre intérêt commun d’inventer ensemble un nouveau modèle de développement.

C'est aussi en respectant la Chine dans ce qu'elle peut apporter au monde que la France peut et doit assumer de lui parler franchement des droits de l'Homme.

Personne ne nie que la Chine a évolué depuis 1989. Chacun peut constater qu'à la faveur de la croissance chinoise, les droits sociaux sont désormais au coeur des débats publics en Chine. Mais la censure continue de contenir la liberté d'opinion et de conscience. La promotion de la démocratie y est toujours interprétée comme une menace au lieu d’être perçu comme un atout, malgré les récentes déclarations,encourageantes, du Premier ministre Wen Jiabao qui n’ont malheureusement pas été suivies d’effet. En Chine comme ailleurs, il n'est pas de développement pérenne sans respect des libertés fondamentales. Un de ces signes attendus est plus que
jamais d'actualité : la libération du Prix Nobel de la Paix Liu Xiabo.

Cette visite pourrait ainsi être l'occasion pour N. Sarkozy de donner du sens et de la
consistance à la politique étrangère de la France, loin des gesticulations, des
improvisations et des postures.

Suppression de postes à Pôle emploi : le gouvernement ne donne plus les moyens aux chômeurs de retro

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Alain Vidalies, Secrétaire national à l’emploi et au travail




La direction de Pôle Emploi vient d’annoncer la suppression de 1.800 postes d'ici fin 2011.

Cette réduction massive et incompréhensible en période de crise revient à pénaliser encore davantage les millions de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi, dont le nombre a encore augmenté en septembre 2010. Ce choix de faire des économies sur l'accompagnement des chômeurs aura inévitablement des répercussions sur leurs chances de retrouver un emploi correspondant à leurs qualifications.

Selon les dernières statistiques adressées aux membres du conseil d'administration de Pôle emploi, le nombre de demandeurs d'emploi suivis en moyenne par un conseiller ne cesse d’augmenter. Il s'est situé à 103,1 au 31 août, contre 92 un an avant, soit 12 % de plus. Le manque d'effectifs, de moyens et de formation des agents entraîne aujourd'hui désarroi, colère et souffrance des deux côtés du guichet et conduit à une situation désormais habituelle à Pôle emploi : des agents débordés et des chômeurs abandonnés, perdant de plus en plus espoir en leur avenir.

Le Parti socialiste condamne fermement cette volonté minutieusement organisée du gouvernement de détruire à petit feu le service public de l’emploi et demande au gouvernement de cesser d’entraver les efforts que des millions de Français font quotidiennement pour retrouver un emploi.
 

Réforme territoriale : aux parlementaires d’assumer leurs responsabilités !

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Elisabeth Guigou
Laurent Fabius






La réforme territoriale voulue par le Président Sarkozy, bâclée, élaborée sans concertation des élus suscite, depuis presque un an qu’elle est discutée dans les deux Assemblées, la colère des élus locaux et l’hostilité des parlementaires, y compris parfois dans la majorité.

L’Assemblée Nationale et le Sénat ayant voté en deuxième lecture deux textes diamétralement opposés, c'est à une commission mixte paritaire, composée de sept députés et sept sénateurs, que revenait la tâche de concilier les conceptions des deux Assemblées : cette commission qui devait initialement se réunir le 13 octobre, avait été repoussée, à la demande officieuse du gouvernement qui redoutait un échec, au mercredi 3 novembre.
 
Malgré la pression présidentielle et gouvernementale, le texte de « compromis » n’a été accepté que de justesse, par 7 voix pour, 6 contre et une abstention. L’issue de la Commission Mixte Paritaire, obtenue grâce au ralliement d’un sénateur centriste, ne préjuge pourtant pas de l’adoption définitive du texte. Un troisième vote dans les deux Assemblées est nécessaire pour parvenir à l’adoption définitive du texte.

Le Parti Socialiste appelle l’ensemble des parlementaires à prendre leurs responsabilités, à assumer leur hostilité à la contre-réforme du gouvernement, et à exercer leur devoir d’élus républicains en votant contre ce compromis inadmissible et indigne des exigences de la décentralisation.

Pour le gouvernement, familles monoparentales = enfants délinquants

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Patrick GILLE
Secrétaire national à la famille





Dans le droit fil des fantasmes de Nicolas Sarkozy, le rapport remis hier par Jean-Marie Bockel sur la délinquance juvénile reprend l’idée d’un « dépistage » de la délinquance dès la maternelle, sous prétexte de venir en aide aux enfants en « souffrance ».

Selon cette logique, puisque les enfants en difficulté deviennent des enfants délinquants, il faut chercher à repérer leurs troubles dès la crèche, dès la naissance, voire avant même la naissance. Les mères célibataires sont accusées dans le rapport de ne pas s’occuper de leurs enfants.

Le rapport propose de sanctionner davantage les familles en élargissant la possibilité de suspendre les allocations familiales mais aussi, ce qui n’est pas moins surprenant, de donner une place officielle à une « deuxième personne référente dans l’éducation de l’enfant ». De nombreuses associations demandent la création d’un véritable statut du beau-parent, particulièrement depuis la loi de 2002 sur la délégation de l’autorité parentale. Mais il est faux de prétendre que c’est l’absence des pères qui rend les enfants délinquants.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de ne pas reprendre ce texte aberrant dans un futur projet de loi et d’apporter, à la place, des mesures de soutien aux foyers en difficulté, notamment monoparentaux, pour que les parents marginalisés par leurs conditions de vie et de travail puissent assumer pleinement leur rôle auprès de leurs enfants. Cela passe, comme le propose le Parti socialiste, par la création d’un véritable service public de la petite enfance et par la possibilité d’une scolarisation dès deux ans.

Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels : le hold-up de la droite

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Pascale Gérard
Secrétaire Nationale à la Formation



   

D’un côté l’UMP dit préparer des mesures pour les jeunes et la formation, mais dans les faits, le gouvernement officialise le prélèvement de 300 millions d'euros sur le FPSPP (Fond paritaire de sécurisation des parcours professionnels) au profit du budget de l’Etat.

La décision d’opérer ce prélèvement pose la question des priorités de ce gouvernement. Les 300 millions d'euros qui doivent être prélevés sur la trésorerie du FPSPP vont en effet être ventilés entre Pôle emploi, l'Afpa et l'ASP (Agence de services et de paiements) pour le financement de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle. Et il s’agit là d’un transfert non pérenne, qui ne règleront rien aux difficultés de Pôle emploi.

Plus généralement, le Parti socialiste déplore l’absence d’ambition et la diminution de près de deux milliards d'euros du budget travail-emploi. Ce programme comportait les crédits débloqués par l'État pour limiter les conséquences sociales de la crise : soutien à l’apprentissage, au cumul formation - chômage partiel, au Fonds d'investissement social, etc.

Le Parti socialiste dénonce cette ineptie et ce bricolage comptable alors que les besoins de formation sont particulièrement importants dans le contexte de chômage en augmentation et de crise économique et financière.

EDUCATION : L’UMP N’A RIEN COMPRIS.

Jeudi 4 Novembre 2010

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’éducation




   

Voir l’UMP, au cours d’une convention, se pencher doctement sur l’éducation pourrait prêter à sourire si le bilan du gouvernement en la matière n’était pas si tragique.
16000 postes supprimés cette année, autant l’année prochaine, une « réforme » de la formation des enseignants inepte et dangereuse, des instructions envoyées aux inspecteurs d’académie visant à accroître encore le nombre d’élèves par classe, à réduire la scolarisation à deux ans et le nombre d’enseignants chargés de lutter contre la difficulté scolaire, des résultats catastrophiques dans les évaluations internationales : le chaos provoqué par les attaques systématiques de la droite contre l’école aurait-il échappé au parti de M. Châtel ?
S’il est bien évidemment louable de souhaiter que 100% des élèves sachent lire, écrire et compter à la fin du CE1, il faudra s’en donner les moyens, notamment en assurant la scolarisation précoce de tous les enfants. C’est exactement l’inverse de ce que fait la droite, qui utilise l’école maternelle comme variable d’ajustement budgétaire. Il faudra aussi s’assurer que la difficulté scolaire est traitée dans la classe, par une pédagogie adaptée, et non en privant les élèves qui sont souvent les plus mal à l’aise dans le cadre scolaire de repos et de vacances. Il faudra cesser de culpabiliser et de stigmatiser les enfants en souffrance et leurs familles, en faisant croire que la suspension des allocations familiales serait un remède au décrochage.
Examen d’entrée en 6e et redoublement des faibles, orientation précoce en filière professionnelle… Les propositions qui se succèdent – avec une certaine incohérence – dans la bouche des responsables de l’UMP ont au moins un point commun : à rebours de toutes les études internationales, qui montrent que les systèmes scolaires les plus performants sont aussi les moins inégalitaires et les moins sélectifs, elles visent toutes à remettre en cause le collège unique et à mettre en place un système éducatif à deux vitesses.
Alors que le Parti socialiste avance ses propositions à l’occasion de la Convention nationale sur l’égalité réelle, le temps est venu de la confrontation projet contre projet. Chacun peut maintenant mesurer le fossé entre les deux orientations sur l’éducation.

Nominations au CESE : une nouvelle provocation de N. Sarkozy

Jeudi 28 Octobre 2010

Paris, le 28 octobre 2010
Communiqué
Benoît Hamon, Porte-parole du Parti socialiste






Le Conseil des Ministres a procédé hier à une kyrielle de nominations au Conseil Economique Social et Environnemental.

Malgré la crise sociale qui agite le pays, malgré la défiance grandissante des citoyens envers l’exécutif, malgré le rejet généralisé de la pratique du pouvoir par N. Sarkozy, le Président continue exactement sur la même voie.

La nomination de fidèles conseillers élyséens, tels Raymond Soubie et Pierre Charon, ou d’élus clairement étiquetés à droite comme Hervé Marseille, maire de Meudon, est scandaleuse. Avec une liste de 40 personnalités qui fait la part belle aux proches du pouvoir, M. Sarkozy veut ainsi assurer à son camp la présidence du Conseil Economique Social et Environnemental. Il remet en cause de manière inacceptable son pluralisme et son indépendance.

Le PS condamne fermement cette pratique du pouvoir, contraire aux principes républicains, et dénonce la construction méthodique d’un « Etat Sarkozy » indigne des traditions démocratiques françaises.

Cambriolages : la liberté d'informer doit être protégée

Jeudi 28 Octobre 2010

Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice
Patrick Bloche,
Secrétaire national aux médias 




Trois cambriolages ont visé en quelques jours des journalistes travaillant sur l'affaire Woerth-Bettencourt.
 
Malgré le caractère plus que sensible de ces vols, les ministres restent silencieux et les services de police indiquent traiter ces affaires de manière séparée, "comme n'importe lesquelles". Quant à madame Alliot-Marie, elle a fait mine de l'apprendre au micro de France inter.
 
Le Parti socialiste s'étonne de cette inertie alors qu'on a vu le pouvoir plus prompt à réagir sur d'autres éléments de la même affaire. Toute la lumière doit être faite sur ses cambriolages, sur leurs auteurs et sur les liens entre eux.
 
La liberté de la presse qui passe par la protection des sources des journalistes doit être garantie avec détermination, les auteurs de ces vols recherchés, leurs commanditaires identifiés et poursuivis.

Banlieues : depuis 5 ans, la droite a plus joué avec le chaos qu'elle n'a lutté contre la ghettoïsat

Mercredi 27 Octobre 2010

Paris, le 27 octobre  2010
Communiqué
 Marianne Louis,
 secrétaire nationale à la Politique de la ville.






Il y a 5 ans, les banlieues s’embrasaient.

Depuis, chaque ministre a annoncé son plan « Marshall ». Le dernier en date, le plan espoir banlieues n’a eu d’espoir que le nom. Faute de volonté politique, la droite a transformé la politique de la ville en une succession d’annonces et de gadgets sans moyens. Depuis 5 ans, ses crédits n’ont cessé de chuter. Avec 618 millions d’euros pour 2011, le budget diminue encore de 15%. 5 ans plus tard, malgré les discours, le gouvernement refuse de renforcer les moyens financiers et humains dans les quartiers prioritaires.

Les efforts faits pour renouveler l’urbain par le programme national de rénovation urbaine (PNRU) sont aujourd’hui financés par Action logement (la participation logement des salariés) alors qu’ils relèvent de la solidarité nationale. Rien n’a été fait pour lutter contre la ghettoïsation. 5 ans plus tard, le parti socialiste demande la mise en place d'un nouveau PNRU, renforcé d'un volet humain indissociable d’une véritable politique territorialisée de l’emploi et de la réussite éducative dans les quartiers.

Face à la relégation de territoires entiers, les élus locaux sont obligés de prendre à témoin l’opinion. Ils alertent constamment les pouvoirs publics sur la mobilisation essentielle des crédits de droit commun. Avant des politiques spécifiques, les habitants ont besoin que les services publics essentiels soient assurés : emploi, éducation, santé… 5 ans plus tard, la politique de la ville ne peut plus servir de justification malsaine au désengagement des actions et des crédits de droit commun.

La responsabilité politique impose de ne plus retarder une mobilisation sans précédent de la puissance publique. La réussite passe par la contractualisation de tous les acteurs locaux et associatifs dans un pacte de confiance pour la justice territoriale. Ce n'est pas d'un futur sans cesse repoussé dont les banlieues ont besoin, c'est d'un présent juste.

Clichy-sous-Bois : la justice doit être rendue rapidement.

Mercredi 27 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie, secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques,
Marianne Louis, secrétaire nationale à la ville





Le 27 octobre 2005, Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, sont décédés à Clichy-sous-Bois en tentant d’échapper à un contrôle de police.

Le Parti socialiste s’associe à la demande des familles, des habitants et du maire de la ville, Claude Dilain, pour que 5 ans plus tard la justice soit enfin rendue.

Cette affaire pose à nouveau la question de la lenteur de la justice et de ses moyens. Comme les socialistes et les organisations professionnelles le dénoncent depuis des mois, la justice française est aujourd’hui au bord de l’asphyxie, au détriment notamment des victimes. Le Conseil de l’Europe l’a démontré encore ce lundi, chiffres à l’appui.

Le Parti Socialiste demande à nouveau que les moyens donnés à la justice correspondent enfin à ses besoins pour que, dans cette affaire, comme dans toutes les autres, elle puisse fonctionner dignement et efficacement.
 

Hausse des tarifs de l’électricité : manifestement le pouvoir d’achat des Français est le cadet des

Mercredi 27 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi, Secrétaire national aux Services Publics
Aurélie Filippetti, Secrétaire nationale à l’Energie
Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l’Environnement









Sous prétexte de financer la filière photovoltaïque, le gouvernement confirme aujourd’hui une prochaine hausse de 3% des tarifs EDF. Après celle déjà conduite au mois d'août, la plus forte depuis 2003, les tarifs réglementés de l'électricité augmenteront donc à nouveau début 2011, portant à plus de 7% l’augmentation de la facture de nos concitoyens pour ces seuls 6 derniers mois.

3,5 millions de ménages sont aujourd’hui en situation de précarité énergétique, un chiffre qui ne cesse de croître et que le gouvernement feint d’ignorer.

Pour nos concitoyens, cette hausse des tarifs de l’électricité se conjuguera aux augmentations du prix du gaz, 15% au total cette année, alors que le nombre de coupures pour impayés ne cesse lui aussi de grimper : 10 000 en 2008 contre 110 000 procédures pour les seuls 6 premiers mois de l’année.

En dépit de cette situation catastrophique, la droite persiste dans son entêtement à bouleverser les conditions de régulation de l’énergie. Le presque doublement de la CSPE ne sera vraisemblablement pas le dernier épisode de cette flambée sans précédent des tarifs de l’énergie. Le projet de loi Nome, qui vise à mettre à disposition des concurrents d’EDF un quart de la production nucléaire, devrait encore prochainement enchérir ce prix de 15%.

Le gouvernement avait promis que l’ouverture des marchés à la concurrence ferait baisser les prix. Ce n’est manifestement pas le cas : c’est même tout le contraire. L’exigence de rentabilité a remplacé celle du service public.

Le Parti Socialiste demande au gouvernement de revenir sur sa décision pour protéger les usagers d’une hausse indéfendable en la période actuelle, alors que nos concitoyens vivent déjà une crise aiguë de leur pouvoir d'achat. Le rôle de l’Etat et des entreprises publiques est de privilégier l’intérêt des citoyens et le développement économique du pays.

Le Parti socialiste a proposé que le financement d’un vaste plan de lutte contre la précarité énergétique, notamment pour les logements les plus modestes, soit assuré dans le cadre d’une fiscalité écologique juste et efficace.
 

Chiffres du chômage : le gouvernement doit désormais admettre l’échec de sa politique

Mardi 26 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
 Alain Vidalies,
 Secrétaire national au travail et à l’emploi






Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi continue d’augmenter. Pour le seul mois de septembre 2010, on dénombre une augmentation de +28.300  demandeurs d‘emploi (+4.600 pour la seule catégorie A).

Ces chiffres confirment que la politique menée par ce gouvernement est à bout de souffle et ne permet toujours pas de relancer l’emploi en France plus de deux ans après le début de la crise financière. Tous les discours récents sur une France faisant mieux que ses voisins, sur un gouvernement et un Président de la République à la hauteur des enjeux posés par la crise économique, sont pris en défaut.

L’exemple du chômage des plus de cinquante ans est édifiant. L’opposition n’a cessé de répéter, dans le cadre de la réforme des retraites, que l’allongement de la durée de l’âge légal n’était pas une solution au regard du nombre de Français de plus de 50 ans déjà au chômage. En septembre, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans augmente de 10700, soit une augmentation de 1,5% sur un mois (16,3% sur un an !). Le gouvernement en tirera-t-il les conclusions qui s’imposent ?

Le Parti socialiste propose une autre politique économique, celle dont la France a besoin, pour relancer l’économie et mener la bataille de l’emploi. Il est temps de changer et il est urgent que le gouvernement s’en rende compte.

Sommet européen : l’Europe doit enfin agir

Mardi 26 Octobre 2010

Paris,
Communiqué du Bureau national

 




Le prochain sommet européen doit permettre de préparer à la fois les bases de la nouvelle gouvernance économique européenne et les positions de l’Union pour le prochain sommet du G20.

Alors que la crise est loin d’être terminée et que les menaces d’une guerre des monnaies deviennent de plus en plus réelles, l’Europe ne peut se permettre un sommet pour rien. Le gouvernement de M. Sarkozy n’a fait aucune proposition pour avancer sur le sujet essentiel des déséquilibres macroéconomiques internes à la zone euro. La position adoptée par la France et l’Allemagne ne fait que renforcer l’austérité budgétaire sans stratégie de relance, alors que le Pacte de stabilité a fait preuve de ses limites et n’a pas empêché la crise de liquidité dans plusieurs Etats membres.

Partout en Europe, on observe la généralisation des politiques économiques prônées par la droite : successions de plans d’austérité, coupes massives dans les dépenses publiques d’abord sociales, remise en cause des fondements de l’Etat social au risque d’étouffer la reprise… Pendant ce temps, le Japon et les Etats-Unis ont récemment fait le choix de continuer à soutenir leurs économies à travers le lancement de nouveaux programmes d’investissement.

Face à l’obsession budgétaire conservatrice, les socialistes européens plaident pour une relance de la stratégie économique et sociale européenne fondée sur les principes de solidarité et de durabilité. L’accomplissement des objectifs fixés dans la stratégie UE2020 destinée à favoriser la relance du projet européen par des investissements ciblés restera lettre morte si les chefs d’Etat refusent de doter l’Union d’un pacte de croissance coordonné et de nouvelles ressources propres.

Le Conseil européen doit assumer sa responsabilité en matière de politique des changes et ne pas laisser l’Europe sans stratégie face aux politiques de dévaluation compétitive.

Le Parti socialiste demande à la France et aux Européens de mettre cette question à l’ordre du jour du sommet européen à la veille du sommet du G20 à Séoul. Il demande également que l’Europe s’engage pour la mise en place d’urgence de nouveaux instruments de régulation des changes à l’échelle internationale, à commencer par une taxe sur les transactions financières, l’intervention de la BCE pour préserver la compétitivité des entreprises européennes, la mise en place d’une monnaie de réserve mondiale, le renforcement du rôle du FMI, la présence de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) au G20, ainsi que la participation de l’Afrique à ces réunions.

Cinq mois après son expulsion, Ardi est en danger de mort

Mardi 26 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Pouria Amirshahi,
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme




Le 7 mai l’expulsion vers le Kosovo d’Ardi Vrenezi, quinze ans, arrivé en France en 2008 avec sa famille pour soigner sa maladie dégénérative très handicapante, avait soulevé l’indignation. Le gouvernement, obsédé par son quota de reconduites à la frontière, avait refusé de permettre à cet enfant de poursuivre son traitement en France, malgré la mobilisation de son entourage et de nombreuses associations.

Les conséquences de cette décision brutale et inhumaine sont aujourd’hui très graves. Le site Rue89 a publié un reportage qui montre que faute d’une prise en charge adaptée, ses capacités physiques et intellectuelles ont décliné très rapidement, au point qu’une issue fatale, dans de très grandes souffrances, est envisagée à brève échéance.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de ne pas attendre qu’un drame survienne pour délivrer à ce jeune malade et à sa famille un titre de séjour pour raisons médicales.
 

GUINÉE : APPEL AU CALME

Mardi 26 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Christophe CAMBADÉLIS,
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales





La Guinée est engagée dans un processus électoral qui doit permettre, pour la première fois depuis l'indépendance du pays, le choix démocratique d'un Président de la République. Cette avancée historique ne doit pas être remise en cause par les imperfections qui ont caractérisé le premier tour du scrutin et le manque de consensus qui a caractérisé le fonctionnement de la précédente.

Le Parti socialiste se réjouit qu'un nouveau président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) ait pu être nommé et laisse espérer un retour à la normale du fonctionnement de cette institution.

Il serait souhaitable que le deuxième tour de l'élection présidentielle se tienne aussi tôt que possible. La fixation d'une date réaliste, acceptée par les deux candidats en lice, est une urgence pour prévenir la multiplication des conflits isolés.
 

Expulsion des « squatteurs » de l’immeuble de la Marquise : un très mauvais signal

Mardi 26 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Nathalie Perrin-Gilbert,
Secrétaire nationale au logement




Les habitants de l’immeuble de « la Marquise » à Paris ont été expulsés samedi en application de l’arrêt de la Cour d’appel de Paris.

Par leurs actions, les membres du collectif Jeudi Noir ont mis en lumière l’inadmissible vacance d’immeubles entiers dans les centres-villes alors que la crise du logement sévit. D’ailleurs la Cour d’appel a reconnu dans son arrêt « le souci légitime du collectif d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les difficultés de logement auxquelles sont habituellement confrontées les étudiants et les jeunes occupant un emploi ».

A quelques jours de la trêve hivernale, cette expulsion est un très mauvais signal envoyé à l’ensemble des mal-logés, et plus particulièrement aux jeunes. Certes, le droit de propriété est un droit constitutionnel qui doit être respecté. Mais le droit au logement doit l’être également… Ce jugement est une nouvelle preuve que, malgré la loi, le droit au logement opposable reste bafoué.

Le Parti socialiste demande aux représentants de l’Etat de prendre les mesures nécessaires pour proposer immédiatement une solution de relogement pour tous les expulsés de l’immeuble.
 

Jean-François Copé a tout faux

Mardi 26 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Bruno Julliard,
Secrétaire national à l’éducation





En proposant la mise en place d'un examen de passage au collège et l'organisation de tout le programme de l'école primaire dans cette perspective le président du groupe UMP à l'Assemblée fait fausse route.

L'école française souffre déjà de sa tendance à organiser un tri scolaire et social dès le plus jeune âge. Conséquence de cette compétition généralisée, les élèves de notre pays sont parmi les plus stressés et, lorsqu'ils sont en difficulté, les plus en souffrance. Le retour d'un archaïque certificat d'étude, couperet de la scolarité primaire ne peut qu'aggraver cette situation. Les mieux à même d'évaluer les élèves et leurs difficulté sont leurs enseignants.

Il est par ailleurs inquiétant d'entendre Jean-François Copé prôner le redoublement du CM2 pour les élèves qui ne seraient pas au niveau. Envisage-t-il de faire redoubler 40% des enfants c'est-à-dire le nombre de ceux qui ont des lacunes sérieuses en lecture, écriture et calcul ? A moins qu'il ne s'agisse en réalité de préparer les esprits à la mise en place, au collège, d'une scolarité à deux vitesses...

La réflexion doit se porter sur les causes des problèmes et pas sur ses conséquences.
Le vrai problème, c’est le sous-investissement dont souffre l’école primaire en France, alors que beaucoup se joue pour les enfants à cet âge.

La justice française est trop pauvre pour remplir les missions que l’on attend d’elle.

Lundi 25 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice




Le Parti Socialiste et les organisations professionnelles dénoncent depuis des mois le manque de moyens de la justice.

C’est aujourd’hui, encore une fois, démontré par le Conseil de l’Europe, chiffres à
l’appui : 37ème en part de PIB, 18ème en ratio par habitant, la France s’installe année après année comme le cancre de l’Europe en matière de justice.

10 à 20% de postes sont non pourvus en juridictions. La moitié des départs en retraites ne sont pas remplacés. Les délais de jugement et d’exécutions des décisions s’allongent toujours plus, atteignant parfois plusieurs années, au détriment des victimes, de l’ensemble des justiciables et d’une politique efficace de lutte contre la délinquance, que prétend vouloir mettre en œuvre le gouvernement.

« Un système judiciaire dans lequel on n’investit pas un minimum de ressources ne fonctionne pas » conclut le Conseil de l’Europe.

La justice française se paupérise, contrainte de traiter dans les plus mauvaises conditions les contentieux dont elle est saisie.

Le Parti Socialiste demande que les moyens donnés à la justice correspondent enfin aux besoins d'un fonctionnement digne et d'un traitement adéquat des justiciables, et notamment des victimes.

Alerte rouge sur Pôle Emploi.

Lundi 25 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi, Secrétaire National aux Services Publics
Pascale Gérard, Secrétaire Nationale à la Formation
Alain Vidalies, Secrétaire National à l’Emploi




Face à l’augmentation importante du chômage dans notre pays, les Français attendent de Pôle Emploi qu’il soit un outil efficace pour permettre le retour à l’emploi des chômeurs. C’est malheureusement tout le contraire. La faiblesse des moyens accordés à Pôle Emploi montre le renoncement de ce gouvernement en matière de lutte contre le chômage.

Alors que les résultats de la consultation lancée par le secrétaire d'Etat à l'Emploi sont publiés aujourd’hui, le bilan montre l’écart inquiétant entre les déclarations du gouvernement et la réalité du terrain. Manque de moyens, agents surchargés, dysfonctionnements divers : les difficultés sont nombreuses.
 
Avec un nombre de dossiers à traiter qui s’élève couramment à plus de 100 demandeurs d’emploi par personne – avec des pointes jusqu’à 300 en Seine-Saint-Denis -, pour un objectif initial compris entre 30 et 60, les agents n’ont plus les moyens de répondre aux besoins et demandes des publics accueillis et donc de mener à bien leur mission. Sans compter les milliers de chômeurs dont les dossiers sont en souffrance (près de 37 000 aujourd’hui), ce qui veut dire qu’ils ne bénéficient d’aucun soutien pour retrouver un emploi dans les meilleurs délais.
 
La systématisation du recours à des plateformes numériques – Internet et téléphone – en lieu et place d’un véritable accueil multiplie difficultés et inégalités de traitement entre individus et territoires. A peine un tiers des chômeurs continuent d’être reçus pour un suivi après 5 mois, alors que l’on oriente toujours plus les demandeurs d’emploi vers des outils ne fonctionnant pas de manière satisfaisante. Cette substitution du téléphone aux entretiens physiques se transforme en « machine à radier ».
 
En l’état, la fusion se résume à un recul de la qualité de l’accompagnement des chômeurs et au démantèlement du service public de l’emploi. Parce que la lutte contre le chômage est une priorité des Français, le Parti socialiste propose de créer un véritable service public de l’emploi, associant assurance-chômage et formation professionnelle, et permettant la sécurisation des parcours professionnels
 

Menace d’une nouvelle augmentation des tarifs de l’électricité

Lundi 25 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Aurélie Filippetti, Secrétaire Nationale à l’Energie
Razzy Hammadi, Secrétaire National aux Services Publics
Laurence Rossignol, Secrétaire Nationale à l’Environnement



Le gouvernement a confirmé aujourd’hui le projet d’augmentation de la « contribution au service public de l’électricité » (CSPE), qui pourrait ainsi passer de 4,50 à 7,50 euros par MWh. Ce relèvement se traduirait par une nouvelle hausse de la facture de nos concitoyens de près de 4%, soit un cumul de 7% en 6 mois. C’est du jamais vu, alors même que le projet de réforme du marché de l'électricité, actuellement en discussion, fera probablement à nouveau bondir les tarifs.

Si la question du financement du service public de l’énergie est posée, le gouvernement y apporte à nouveau une réponse insatisfaisante. Le coût du financement des énergies propres ne doit pas reposer seulement sur les consommateurs. Les PME et les ménages modestes seront les premiers pénalisés. Le Parti Socialiste considère que de nouveaux mécanismes ou compensations, comme l’extension de l’accessibilité aux tarifs de première nécessité, doivent être avancées en contrepartie pour éviter d’aggraver encore un peu plus la précarité énergétique.

Le gouvernement et les dirigeants d’EDF font payer deux fois à notre pays le retard pris par l’entreprise publique dans les renouvelables. Une première fois par la baisse du tarif de rachat du photovoltaïque, décidée il y a moins d’un mois, une seconde par cette augmentation.

Les dirigeants d’EDF expliquent que l’entreprise en est de sa poche pour 1,6 milliards d’euros. Cela fait toujours 400 millions de moins que ce qu’EDF offre à ses actionnaires sous forme de dividendes – plus de 2 milliards au titre de 2009. Sans oublier le coût de ses aventures – car il n’y a d’autres termes quant on en voit la conduite – à l’étranger, à commencer par ses déboires aux Etats-Unis.

Le Parti Socialiste réclame du gouvernement qu’il revienne avant le 31 décembre sur cette augmentation, comme le projet lui en laisse le droit.
 

Vote au Sénat sur les retraites: le PS appelle les Français à la mobilisation et le gouvernement au

Lundi 25 Octobre 2010

Le vote de la réforme des retraites au Sénat a eu lieu au terme d’un débat tronqué, marqué par la volonté du gouvernement et du Président de la République de museler l’opposition.
 
Procédure accélérée, refus de l’explication de vote individuelle à l’Assemblée, vote bloqué au Sénat : le gouvernement n’a reculé devant aucune manœuvre pour contourner le Parlement.
 
Plus que jamais, M. Sarkozy et son gouvernement piétinent l’esprit et la lettre de la démocratie. Ils ont méprisé les syndicats en refusant de négocier avec eux, comme l’exige le respect de la démocratie sociale ;  ils ont refusé d’entendre les Français – au moins sept sur dix – qui rejettent son projet, comme le réclame le respect de la démocratie citoyenne ; ils ont refusé de débattre avec l’opposition, comme le demande le respect de la démocratie politique.
 
L’attitude du gouvernement laissera des traces. On ne touche pas aux retraites des Français sans écouter les Français, sans négocier avec les syndicats, sans respecter le Parlement.
 
Face à ce déni de démocratie, le Parti socialiste s’associe pleinement aux initiatives responsables des syndicats. Le Parti socialiste appelle les Français à manifester les 28 octobre et 6 novembre. Il appelle à ne pas céder aux provocations et à se mobiliser dans le calme. Il appelle le gouvernement et le Président à la raison et au dialogue, comme viennent de le faire magnifiquement nos députés et sénateurs auxquels je veux rendre hommage.
 
Depuis des semaines, les Français donnent une leçon de démocratie à Nicolas Sarkozy : visiblement cette leçon n’a pas été retenue. Il faut la lui répéter encore.
Communiqué de Martine Aubry

Décès de Georges Frêche

Dimanche 24 Octobre 2010


J'apprends avec émotion le décès de Georges Frêche.
Je salue la mémoire d'un grand élu, visionnaire et bâtisseur, dont le nom restera à jamais lié à Montpellier et sa région. Au-delà des désaccords que nous avons pu avoir, je souhaite me souvenir d'un homme courageux et engagé.
Je fais part de mes pensées les plus chaleureuses à sa famille, à ses proches et à ses amis politiques.
Martine Aubry

Lutter contre les discriminations envers les trans, garantir l’égalité des droits

Vendredi 22 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud-Belkacem,
Secrétaire nationale aux questions de société




Les socialistes participeront demain à la 14ème marche Existrans, pour la défense des droits des trans et intersexué-es (départ 14h, métro Barbès, Paris). Cette marche est une opportunité pour réaffirmer leurs valeurs et leurs propositions.

Il revient à chaque personne de déterminer son identité de genre. La modification de la mention du sexe dans l’état civil doit être simplifiée et intervenir plus tôt dans le parcours de transition. Alors qu'elle devait répondre aux difficultés rencontrées par les personnes trans, la circulaire ministérielle de mai 2010 n'a eu aucun effet, comme l'a montré la récente décision de la cour d'appel de Nancy. La France méconnait à cet égard les recommandations publiées en 2009 par le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe.

Les motifs de discriminations prohibées par la loi doivent intégrer celles que subissent les personnes trans, et s’étendre indifféremment au genre, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre.
 

M. Sarkozy vient de décider d’imposer le vote bloqué au Sénat sur le débat des retraites.

Jeudi 21 Octobre 2010

Paris, le 21 octobre 2010
Communiqué
Martine Aubry,
Première secrétaire du Parti socialiste   



Après avoir braqué le pays en voulant lui imposer une réforme injuste, après l’avoir bloqué en refusant de reprendre les négociations, le Président méprise le Sénat et la démocratie en coupant court aux débats.

Avec M. Sarkozy, c’est le coup de force permanent.

Après le débat amputé à l'Assemblée nationale, ce nouveau contournement du Parlement est scandaleux. Comment accepter que sur un sujet essentiel, qui engage le pacte social et républicain, on refuse aux élus de la nation le temps nécessaire au débat ? Cette décision déshonore et discrédite le gouvernement et le Président.

Face aux Français qui sont dans la rue pour manifester, le gouvernement brandit le respect du vote du Parlement. Mais quand le Parlement fait son travail, il n’a qu’une obsession : l’en empêcher !

Chacun comprend que ce qui gène le gouvernement, c’est le débat. Parce que plus on débat, et plus la vérité apparaît : le projet du gouvernement est profondément injuste et ne règle rien.

Le Parlement européen porte le congé maternité à 20 semaines : un progrès social trop cher pour le g

Jeudi 21 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Jean-Patrick Gille
Secrétaire national à la famille
Zita Gurmaï,
Secrétaire nationale aux droits des femmes
Gaëlle Lenfant
Secrétaire nationale adjointe aux droits des femmes




Mercredi 20 octobre, les députés européens ont prolongé le congé maternité de 14 à 20 semaines entièrement rémunérées. Un congé paternité payé d’au moins deux semaines a également été adopté.
La protection des femmes enceintes et jeunes mères a été étendue : le licenciement est interdit du début de la grossesse jusqu’à six mois après la naissance et les femmes doivent pouvoir retrouver un emploi ou un poste équivalent, avec le même type de fonctions et le même salaire, après leur retour de congé maternité, les heures supplémentaires et le travail de nuit sont interdits jusqu’à la fin de la période d’allaitement.

La Secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, s’est empressée de dire son opposition à cette résolution, sous prétexte que la France, avec 16 semaines de congé maternité, serait déjà « dans la moyenne haute » de l’Union, se mettant en contradiction complète avec le principe de la clause de l’Européenne la plus favorisée adoptée en février dernier. Dans notre pays, où la grossesse est encore un encore un frein important à la progression de carrières des femmes, comme en témoignent les rapports de la Halde ou actuellement les réactions contre le projet de loi réformant les retraites, qui ne prend pas en compte les parcours hachés des femmes ayant dû s’arrêter de travailler pour s’occuper de leur enfant, il y a encore vraiment de gros progrès à faire.

Le Parti socialiste se réjouit de voir que le Parlement européen ouvre le débat pour améliorer la santé et la sécurité des femmes, et garantir l’égal accès à ce droit pour toutes les mères et fait bien évidemment sienne cette résolution, proche de la proposition de loi  socialiste examinée et rejetée par la droite le 25 mars 2010. Il déplore l’attitude de refus et de fermeture du gouvernement.

Il souhaite que cette opportunité soit saisie pour améliorer l’indemnisation des congés familiaux et optimiser l'ensemble des congés liés à l’accueil des enfants au sein des familles (congé maternité, paternité et parental).

Il est impératif de répondre aux situations injustes que rencontrent les femmes qui exercent une activité non salariée (cheffes d’entreprises, artisanes, etc.) ou travaillent en intermittence, et qui ne peuvent bénéficier du congé « pathologique » avant la grossesse ou prendre un congé parental sans subir d’importantes sanctions financières parfois rédhibitoires. Il faut préserver la santé des femmes, garantir leurs droits et améliorer la conciliation des vies familiale et professionnelle en encourageant l’implication des pères dans l’éducation des enfants et les tâches domestiques.

Le rapport Attali : ou comment enfoncer davantage la France dans la crise

Mercredi 20 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Benoît HAMON
Porte-parole





Le dernier rapport de Jacques Attali n’a tiré aucune leçon de la crise. Pour « libérer la croissance », il propose la réduction de la dépense publique de 50 milliards d’euros en trois ans.

Jacques Attali a donc eu une grande idée. Demander aux salariés, aux familles, aux bénéficiaires des prestations sociales, aux consommateurs, aux usagers des services publics de payer la facture de la crise. Souhaitons que ce rapport n’ait d’autre utilité que de faire parler de son auteur.

Ce rapport n’est rien d’autre qu’un satisfecit adressé à la politique du Président de la République et de son gouvernement, en proposant même de l’amplifier ! De telles propositions sont non seulement totalement infondées, mais en plus catastrophiques pour l’avenir de notre pays.

Le blocage des salaires des fonctionnaires, le gel de certaines prestations sociales, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales et l’augmentation de la TVA n’auront qu’un seul effet, amputer davantage une consommation déjà faible, faire replonger la croissance et in fine, avoir l’effet inverse à celui recherché : accroître les déficits publics avec la chute des recettes induites par le ralentissement de la croissance.

Le rapport ne s’arrête pas là, il propose également de poursuivre la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux et d’élargir cette mesure aux collectivités locales et à la sécurité sociale. Associée à une baisse des dépenses publiques de chaque acteur (Etat, collectivités locales et sécurités sociale) pour un montant de 40 milliards d’euros, ce n’est plus ni moins qu’une désorganisation complète des services publics qui est programmée : accès aux soins, école, sécurité, infrastructures de transport, ce sont encore les Français moyens et modestes qui subiraient de plein fouet les conséquences de ces propositions.

Liberté de la presse : la France donne le mauvais exemple

Mercredi 20 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
de Patrick Bloche
Secrétaire national aux médias






Le classement mondial de la liberté de la presse, publié aujourd'hui par Reporters sans frontières, place la France en 44ème position. Pour la première édition de ce classement annuel, en 2002, la France occupait le 11ème rang. Elle appartenait au groupe des pays les plus avancés. Aujourd'hui, la France fait triste figure, derrière de nombreux pays en voie de développement.

Cette chute s'explique par le mépris dans lequel le président de la République et son gouvernement tiennent l'indépendance des journalistes et la protection des sources, plusieurs fois remises en cause cette année. Le Parti socialiste dénonce ces atteintes à la liberté de la presse, et salue les militants, citoyens, journalistes, qui prennent la parole et agissent courageusement, en France et dans le monde, pour la liberté d'expression et la liberté d'information.

Conférence de Nagoya : de grandes espérances

Lundi 18 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Laurence Rossignol
Secrétaire national à l’Environnement








La Conférence des Nations Unies sur la diversité biologique qui s’ouvre aujourd’hui à Nagoya doit être porteuse de réponses. Réponses face à l’appauvrissement de la diversité biologique qui s’accélère, exacerbée par les changements climatiques. Réponses pour trouver de nouveaux financements pour agir en faveur de la biodiversité sans céder aux tentations de marchandisation de la nature et de spéculation sur le vivant. Et enfin réponses face à la biopiraterie et face aux risques de privatisation du génome.

En cette année de la biodiversité, devant le mauvais bilan de l’objectif adopté en 2002 à Johannesburg - en stopper l’érosion – il faut, en effet, sonner l’alarme. Le taux d’extinction des espèces, faune et flore confondues, est désormais 1000 fois plus élevé que le taux naturel d’extinction ; la pollution et la surexploitation des ressources ne cessent de s’aggraver ; de nombreux écosystèmes se détériorent rapidement.

Le Parti socialiste souhaite que ces débats aboutissent à l’adoption d’objectifs internationaux ambitieux en faveur de la diversité biologique pour les horizons 2020 et 2050. Il appelle également à l’adoption du protocole sur l’accès aux ressources génétiques, garant de règles claires, et à la création de l’IPBES (Plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), lien indispensable entre la science et la politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, à l’exemple du GIEC sur le climat.

Journée mondiale de l’alimentation (16 octobre): faute d'une volonté politique traduite en actes, 1

Vendredi 15 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Pouria Amirshahi
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au
développement et aux droits de l’Homme

Alors que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) célèbre cette année son 65ème anniversaire, 925 milliards d'êtres humains souffrent toujours de la faim. Un enfant meurt toutes les six secondes à cause de problèmes liés à la malnutrition. La Journée mondiale de l'alimentation est l'occasion de rappelerl'urgence de mettre en oeuvre, dans les pays confrontés aux crises alimentaires, des dispositifs de lutte contre la pénurie et des programmes d'aide sociale.
Le Parti socialiste dénonce les spéculations sur les produits alimentaires et condamne les achats des terres cultivables des pays du Sud par les pays du Nord. Ces comportements contribuent aux pénuries et à l'instabilité des prix des matières premières, dont les plus pauvres sont les victimes. Il faut agir contre les politiques spéculatives et encourager les investissements dans l'agriculture maîtrisée par les populations. Les terres cultivables des pays les plus pauvres doivent être destinées prioritairement aux cultures permettant d’assurer l’autosuffisance alimentaire des peuples.
Il est temps d'élaborer de nouveaux mécanismes de régulation internationale et de nouvelles règles pour les échanges commerciaux et la coopération avec les pays du Sud. Les institutions financières et commerciales doivent être mises au service du développement. Premier des objectifs du Millénaire pour le développement adoptés en 2000 par les Nations unies, la réduction du nombre de sous-alimentés de 20% à 10% de la population mondiale avant 2015 ne sera pas atteinte sans une véritable volonté politique.

Le Président de la République doit retirer son projet sur les retraites!

Mardi 12 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Martine Aubry,
Première secrétaire du Parti socialiste
   






« Les mobilisations ont été massives. Le mouvement s'amplifie et s'élargit. C'est la plus grande vague de manifestations qu'ait connue notre pays depuis longtemps. Les Français de plus en plus nombreux, de toutes générations, disent clairement qu'ils ne veulent pas de cette réforme.

J'appelle le gouvernement à faire preuve de responsabilité. Son entêtement ne mène nulle part si ce n’est à des risques d’affrontement. On ne réforme pas les retraites contre les Français. Il faut faire une réforme, mais pas celle là. Notre pays n'admet pas les injustices. Le projet du gouvernement est symbolique de l’ensemble des injustices et inégalités qui caractérisent sa politique et que les Français jugent intolérables.

Notre pays ne veut pas non plus d'une réforme qui n’apporte pas les financements nécessaires et qui dès lors entraînera une baisse irrémédiable des pensions. Les socialistes ont montré par leurs propositions qu’il est possible de mener une réforme juste et efficace des retraites.

J’en appelle au Président de la République, garant de l'unité de notre pays et de la cohésion sociale. Je lui demande de retirer son projet, de recevoir les syndicats et les partis de gauche, afin d'engager enfin les négociations et la réforme qu’attendent les Français. »

Hongrie : la rupture d’une cuve toxique montre l’urgence d’une action déterminée pour réduire les ri

Jeudi 7 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Laurence Rossignol,
Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Jean-Christophe Cambadelis,
Secrétaire national à l’Europe et à l’International



La rupture d'une cuve de boue contenant des résidus industriels très toxiques et corrosifs dans une usine de production d’alumine a tué quatre personnes et en a blessé 120 autres. Le Parti socialiste assure les populations touchées et le peuple hongrois de sa solidarité face à cette catastrophe.

Outre des effets sanitaires immédiats et différés très graves pour les riverains, les impacts sur la faune et la flore pourraient également être majeurs.

Les risques d'accidents industriels et de pollution durable sont permanents, et affectent souvent les ressources en eau, qu’elles soient salées ou douces.

Malheureusement, ces risques iront en s'accroissant si les logiques de privatisation, de dérégulation ou d'hyper rentabilité persistent. Elles ont pour conséquence systématique de réduire les coûts de maintenance et les investissements qui seraient nécessaires pour que les conditions d'exploitation soient les plus performantes possibles, en matière de sûreté.
 
Le Parti socialiste appelle au respect strict de la directive de l’Union Européenne sur la gestion des déchets de l’industrie extractive exigeant des Etats-membres un inventaire des sites de stockage de résidus de minerais, un renforcement des mesures de sécurité et de stabilité, et la mise en œuvre de bonnes pratiques garantissant la sécurité du public et de l’environnement.

Il rappelle sa volonté de voir créer une Organisation Mondiale de l'Environnement capable d'organiser prévention et interventions d'urgence en matière environnementale.

Accès aux soins des étrangers : une régression inadmissible

Jeudi 7 Octobre 2010

 Paris, le 7 octobre 2010
 Communiqué
Marisol Touraine,  
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale




L'Assemblée nationale a adopté, le 5 octobre l'amendement de l'UMP visant à conditionner l'obtention d'un titre de séjour pour raisons médicales à l’absence d'un traitement dans le pays d'origine. Le Parti socialiste réaffirme fortement son opposition à cette mesure régressive.

Cet amendement aura pour conséquence directe de priver de nombreuses personnes d'accéder à des soins auxquels elles ne pourraient pas avoir droit dans leur pays d'origine. Contrairement à ce qu'affirme la droite, la disponibilité formelle d'un traitement dans certains pays ne garantit pas leur accessibilité pour tous.

La France ne s'honore pas à refuser des soins aux ressortissants étrangers. Le PS regrette et condamne avec la plus grande fermeté l'adoption de cette mesure.

Sécurité intérieure, ce sujet si important qu'on reporte à plus tard...

Jeudi 7 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité





Ce n'est plus une navette parlementaire, c'est un véritable omnibus...

Annoncé comme prêt par Mme Alliot-Marie le 18 octobre 2007, le projet de loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) ne fut déposé que le 27 mai 2009, puis discuté en première lecture le... 9 février 2010. Aujourd'hui, son examen est à nouveau reporté.

La Loppsi, c'est l'histoire d'un texte si inutile et fourre-tout qu'il finit toujours par être remis à plus tard ! L'histoire d'une course de lenteur parlementaire qui révèle au fond l'impasse dans laquelle se trouve le gouvernement en matière de sécurité.

Le 30 juillet dernier, Nicolas Sarkozy parlait de «cette guerre engagée contre les trafiquants et les délinquants ». Au sortir de l'été, il ne reste que le sentiment d'une opération de pur affichage.

La sécurité, pour ce gouvernement, c’est toujours en parler mais ne jamais rien faire !
 

Retraites : des annonces qui ne changent rien au caractère profondément injuste de la réforme

Jeudi 7 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Marisol Touraine,  
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale



   

L’Elysée a annoncé le maintien temporaire à 65 ans de l’âge de départ sans décote pour les parents de trois enfants s’étant arrêté au moins une année après la naissance d’un de leurs enfants, ainsi que des parents d’enfants handicapés.

Ces aménagements, limités dans le temps, et obtenus grâce à la mobilisation des Français, ne changent rien au caractère profondément injuste pour les Français d’une réforme qui ne garantit pas la pérennité de notre système de retraite.

Le maintien à 65 ans de l’âge de départ sans décote est une exigence pour toutes celles et tous ceux qui ont connu des carrières chaotiques ou précaires, au premier rang desquelles figurent les femmes. Le maintien de cette borne d’âge à titre temporaire pour cinq ans ne concernera que quelques milliers femmes sur cinq classes d’âges, sur les quelques 700 000 personnes qui partent à la retraite chaque année. Cela ne saurait faire oublier que l’immense majorité des femmes et des salariés précaires sont les premières victimes de la réforme annoncée. Des rustines temporaires sur des mesures injustes ne font pas une réforme juste.

Comme le 8 septembre dernier pendant le débat à l’Assemblée nationale, le gouvernement accepte des aménagements minimes sans pour autant accepter de remettre à plat son projet, comme le lui demandent les Français dans leur écrasante majorité.

Le Parti Socialiste appelle le gouvernement à écouter la colère  et les attentes des Français au lieu de considérer qu’ils se trompent tous et à leur opposer mépris et indifférence. Il continue de demander le retrait de ce projet et une réforme juste et efficace.

Immigration : un texte de plus, un texte de trop

Jeudi 7 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration

 



À l’heure où les débats s’achèvent à l’Assemblée nationale, le Parti Socialiste réaffirme son opposition profonde au projet de loi sur l’immigration.
Avec ce texte, ce sont non seulement les droits des étrangers qui sont bafoués mais les valeurs de la République qui sont abimées. C’est un pas de plus dans la réduction de l’Etat de droit, dans l’extension de l’arbitraire et du pouvoir discrétionnaire. C’est totalement inacceptable.

Inacceptable car fondé sur un mensonge : celui de l’obligation de transposer des directives européennes, alors qu’il va bien au-delà,

Inacceptable car, alors que la France est sous le coup d’une procédure d’infraction européenne, le texte aggrave les atteintes à la liberté de circulation en Europe,

Inacceptable car il limite le contrôle du juge des libertés sur des décisions administratives trop souvent irrégulières,

Inacceptable car il allonge la durée de rétention ce que rien ne justifie et ce qui va à l’encontre des engagements pris par le gouvernement,

Inacceptable pour la création d’une peine de bannissement pour les étrangers, qui va séparer des familles,

Inacceptable en ce qu’il restreint le droit au séjour pour les étrangers malades, ce qui interdira à des personnes gravement malades de se faire soigner en France,

Inacceptable par ses atteintes au droit d’asile notamment par la création des zones d’attente mobiles,

Inacceptable parce qu’il couvre de suspicion les mariages mixtes et stigmatise le conjoint étranger,

Inacceptable encore dans ses nouvelles dispositions sur la déchéance de nationalité,  qui vont aboutir à créer deux catégories de français,

Inacceptable enfin dans ses dispositions restrictives de droits pour les étrangers en France, qui en font des justiciables de seconde zone.

Le Parti Socialiste déposera un recours auprès du Conseil Constitutionnel pour faire invalider ce texte. Après la bataille menée par ses députés, le Parti Socialiste et ses sénateurs continueront de se battre contre un texte dangereux et symptomatique de l’échec et de l’aveuglement de la politique de ce gouvernement.

Hongrie : la rupture d’une cuve toxique montre l’urgence d’une action déterminée pour réduire les ri

Jeudi 7 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Laurence Rossignol,
Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Jean-Christophe Cambadelis,
Secrétaire national à l’Europe et à l’International






La rupture d'une cuve de boue contenant des résidus industriels très toxiques et corrosifs dans une usine de production d’alumine a tué quatre personnes et en a blessé 120 autres. Le Parti socialiste assure les populations touchées et le peuple hongrois de sa solidarité face à cette catastrophe.

Outre des effets sanitaires immédiats et différés très graves pour les riverains, les impacts sur la faune et la flore pourraient également être majeurs.

Les risques d'accidents industriels et de pollution durable sont permanents, et affectent souvent les ressources en eau, qu’elles soient salées ou douces.

Malheureusement, ces risques iront en s'accroissant si les logiques de privatisation, de dérégulation ou d'hyper rentabilité persistent. Elles ont pour conséquence systématique de réduire les coûts de maintenance et les investissements qui seraient nécessaires pour que les conditions d'exploitation soient les plus performantes possibles, en matière de sûreté.
 
Le Parti socialiste appelle au respect strict de la directive de l’Union Européenne sur la gestion des déchets de l’industrie extractive exigeant des Etats-membres un inventaire des sites de stockage de résidus de minerais, un renforcement des mesures de sécurité et de stabilité, et la mise en œuvre de bonnes pratiques garantissant la sécurité du public et de l’environnement.

Il rappelle sa volonté de voir créer une Organisation Mondiale de l'Environnement capable d'organiser prévention et interventions d'urgence en matière environnementale.

Homoparentalité : la majorité présidentielle renvoyée à ses responsabilités

Jeudi 7 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Najat Vallaud Belkacem,
Secrétaire Nationale aux questions de société




Le Conseil Constitutionnel a confirmé aujourd’hui l’interprétation actuelle du droit qui interdit au sein d’un couple l’adoption simple de l’enfant du partenaire ou du concubin.

Une conséquence directe : les couples homosexuels, en France, ne peuvent adopter, ni partager la responsabilité d’éduquer leur enfant. 

Non seulement les couples de même sexe, et les enfants qu’ils élèvent, se voient ainsi refusés les mêmes droits et protections que les autres, mais en plus cette situation juridique complique la vie de nombreuses familles et provoque des situations douloureuses.

Ce droit est aujourd’hui en grave décalage par rapport à la réalité et aux évolutions sociales. Le modèle familial a largement évolué pour faire place à une pluralité de situations familiales qu’il est nécessaire de reconnaître, afin de permettre à tous les citoyen-ne-s d’accéder aux mêmes droits et aux mêmes responsabilités.

Plus d’une dizaine de propositions de loi de parlementaires socialistes destinées à ouvrir le débat sur ces évolutions sociales, les nouvelles familles, et notamment sur les droits des familles homoparentales ont défendu la nécessité de garantir l’égalité pour tous et toutes sans discriminations en raison du genre ou de l’orientation sexuelle. Toutes ces propositions ont été rejetées par la droite.

Le Parti socialiste condamne le fond de la décision rendue aujourd’hui mais souligne que le Conseil Constitutionnel rejoint l’analyse du Parti Socialiste estimant qu’il s’agit d’une question de société majeure exigeant une décision politique.

La majorité parlementaire porte, avec le Président de la République, une lourde responsabilité dans son incapacité à moderniser la société française, et à accorder aux Français des droits égaux, en phase avec l’évolution de leurs mœurs et de leurs modes de vie.

Vous reprendrez bien un peu de nitrates, M. Lemaire ?

Mardi 5 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Laurence Rossignol,
Secrétaire nationale à l’Environnement et au Développement Durable
Germinal Peiro,
Secrétaire national à la Ruralité et à la Mer




En demandant « une pause en matière de règles environnementales », le Ministre de l’Agriculture vient de passer un coup de rabot supplémentaire sur les engagements du Grenelle.

Une pause dans l’objectif de réduire de 50% les pesticides d’ici 2018 serait irresponsable. Irresponsable pour la santé des agriculteurs, premières victimes de l’usage des substances phytosanitaires. Irresponsable pour la préservation de la ressource en eau, déjà largement polluée. Irresponsable pour la sécurité sanitaire des consommateurs. Et enfin irresponsable pour l’avenir de l’agriculture française. Ce n’est pas ainsi que la France se préparera à l’agriculture de demain, et relèvera les défis environnementaux de la future PAC.

Bruno Le Maire s’inscrit tout à la fois dans le sillon du Président de la République, qui a déjà depuis un an tourné la page du Grenelle, et dans une tradition bien ancrée à droite qui privilégie en matière agricole le court terme et la démagogie.

Mais les agriculteurs attendent aujourd’hui des pouvoirs publics qu’ils les accompagnent dans la transition vers une agriculture écologiquement intensive.

Atterré par les abandons du Grenelle de l’environnement, le Parti socialiste demande au gouvernement de mettre en œuvre ses engagements !

Alstom: des licenciements boursiers scandaleux

Mardi 5 Octobre 2010

 Paris,
 Communiqué
Alain Vidalies,
Secrétaire national à l’emploi et au travail






Le groupe industriel Alstom a annoncé hier qu’il allait supprimer 4.000 postes d'ici mars 2012 à travers le monde, dont une centaine en France. Alstom a pourtant dégagé un chiffre d'affaires considérable sur son exercice 2009/2010 avec un bénéfice en hausse de 10% à hauteur de 1,22 milliard d'euros. Pour assurer encore plus de profits aux actionnaires, la direction a donc décidé de considérer des salariés, qui ont passé pourtant une partie de leur vie dans leur usine à travailler dignement et avec fierté, comme de simples variables d'ajustement.

Au bord de la faillite en 2003, Alstom avait bénéficié de fonds publics pour remonter la pente et de l'intervention de Nicolas Sarkozy, alors ministre des Finances. Un plan de sauvetage de 600 millions d'euros, la moitié assumé par l'Etat, avait été mis en place. Lorsqu'il a fallu renflouer le capital d'Alstom et revendre les actions de l'Etat quelques années plus tard à un ami proche, Martin Bouygues, le Président de la république était bien évidemment au rendez-vous. Lorsqu'il s'agit d'intervenir pour sauver l'avenir d'hommes et de femmes qui travaillent pour cette même entreprise, il est aux abonnés absents. Les salariés d'Alstom apprécieront la différence d'énergie que met Nicolas Sarkozy aujourd'hui pour sauver leur emploi.

Le Parti socialiste condamne la mise en place de ce que Alstom dénomme un « plan d'ajustement » et qui n'est ni plus ni moins qu'un vaste de plan de licenciement boursier. Le PS demande au gouvernement d'intervenir auprès de la direction d'Alstom afin que des milliers de salariés ne perdent pas leur emploi uniquement pour satisfaire l'avidité de plus en plus déraisonnable d'une poignée d'actionnaires.

La LOPPSI : un bric-à-brac sans vision ni moyens

Lundi 4 Octobre 2010


Paris,
Communiqué
Jean-Jacques Urvoas,
Secrétaire national du PS chargé de la sécurité





Le texte sur la sécurité – la LOPPSI – dont l’Assemblée débute l’étude en 2nde lecture mardi 5 octobre est un condensé des erreurs que commet Nicolas Sarkozy depuis huit ans :

1/ L’illusion de la panacée répressive. Toutes les occasions sont bonnes pour resserrer obsessionnellement les mailles du filet répressif. Et une nouvelle fois, des dispositifs sont rajoutés à d’autres eux-mêmes non encore évalués (peines planchers, loi sur la récidive). Et jamais l’UMP ne s’interroge sur le fait que la dissuasion qui était attendue de l’adoption des précédentes lois n’est pas au rendez-vous…

2/ L’illusion de la fuite en avant technologique. Pour tenter de masquer les conséquences de sa  politique stupide de suppression des emplois de policiers et de gendarmes, le gouvernement est contraint de se réfugier dans une confiance aveugle envers la technique. Jamais on n’aura autant vanté le déploiement tout azimuts de la vidéosurveillance, du contrôle de l’internet, de la multiplication des fichiers !

3/ L’illusion de l’efficacité de la radicalité policière. Nicolas Sarkozy s’enferre dans son dogmatisme et continue à confondre retour à la tranquillité publique avec démonstration de la force. Hélas, le rétablissement de l’autorité appelle des solutions plus complexes et plus pérennes que les déclarations de guerre, le déploiement de Robocops ou la mise en pool de forces de projections..

Les socialistes qui défendront une autre vision basée sur une hiérarchisation des priorités répondant des urgences. A l’encontre de la dispersion actuelle que traduit la dilatation de ce texte (46 articles lors de son dépôt en mai 2009, 88 lors de son vote en 1ère lecture par l’Assemblée le 16 février 2010, 143 en sortant du Sénat le 10 septembre !), nous proposerons notamment :

1/ La concentration des moyens sur la protection des personnes les plus vulnérables, c'est-à-dire sur les populations vivant dans les quartiers sensibles.

2/ La priorisation de la lutte contre les violences aux personnes

3/  L’élaboration d’une politique de contrôle de l’activité quotidienne des délinquants récidivistes basée sur une meilleure articulation entre la police et la justice.

La SNCF ne doit pas faire payer aux usagers le désengagement de l’Etat

Vendredi 1 Octobre 2010

Paris,
Communiqué
Razzy Hammadi, Secrétaire National aux Services Publics
Bernard Soulage, Secrétaire National aux Transports
Laurence Rossignol, Secrétaire Nationale à l’Environnement




La volonté de la SNCF de mettre fin à l’encadrement par l’Etat des prix des billets TGV est une nouvelle étape dans la remise en cause du transport public ferroviaire.

La volonté de l’entreprise publique de déterminer librement ses prix, donc de les augmenter, vise à compenser le désengagement de l’Etat. Cette volonté est notamment la conséquence de l’abandon par l’Etat de ses missions d’aménagement du territoire (il fait peser sur la compagnie la charge des lignes régionales déficitaires) et la multiplication des contraintes qui lui sont imposées, à commencer par l’augmentation des péages ferroviaires. Il est inacceptable que le rail (dont la SNCF, pourtant de santé fragile) soit avec 75 millions d’euros le premier contributeur à la taxe devant compenser le déficit des lignes interrégionales contre 35 seulement pour les sociétés autoroutières.

Cette mesure dessine en filigrane l’horizon de la libéralisation des transports, qui conduira immanquablement à des difficultés accrues pour leurs usagers.
 
Alors que le rail doit devenir un moyen privilégié de transport, cette décision ne favorisera pas le report vers le transport ferroviaire. Et la garantie apportée par la SNCF d’une augmentation du nombre de billets « Prem’s » nous paraît peu satisfaisante. Une politique tarifaire permettant d’accéder à des billets peu coûteux, dès lors qu’ils sont pris très en avance, est une bonne chose. Elle ne doit cependant pas être payée par les usagers quotidiens du train, à commencer par les salariés devant se rendre sur leur lieu de travail.
 
Le Parti Socialiste dénonce cette décision budgétaire, comme ses modalités. Si les usagers doivent contribuer au financement de services publics de transport, l’accès de tous doit être garanti par une tarification juste et raisonnable. Le rail, voie d’avenir pour les transports, doit continuer de bénéficier d’un véritable appui de la puissance publique.

Nous réclamons également, pour la SNCF comme pour l’ensemble des services publics des transports, la transparence totale et une clarification des politiques tarifaires.

Le budget 2011 : la facture du Sarkozysme

Mercredi 29 Septembre 2010

Paris,
Communiqué
Michel Sapin, Secrétaire national à l’économie
Pierre-Alain Muet, Président du Conseil économique




Le budget présenté aujourd’hui n’est rien d’autre que la facture du Sarkozysme : augmentation des impôts de 10 milliards d’euros et 7 milliards d’euros en baisse aveugle des dépenses publiques, gel des salaires des fonctionnaires et des dotations aux collectivités locales.

La crise n'explique qu’un tiers du déficit des finances publiques de l'année 2010, le reste est la conséquence d'une politique irresponsable qui a creusé les déficits avec les cadeaux fiscaux pour les plus fortunés de nos concitoyens, quand nos partenaires européens mettaient à profit la croissance pour les réduire.

Le budget présenté par le gouvernement ne fera qu’amplifier l’injustice fiscale. Le coup de rabot ne concernera qu’une vingtaine de niches, pour 440 millions d’euros uniquement, et aucune des mesures fiscales injustes et inefficaces adoptées par le gouvernement n’a été supprimée, à commencer par le bouclier fiscal. Par contre, les Français vont devoir subir une forte hausse d’impôts.

L’augmentation de la TVA sur les offres triple play, qui sera pour une grande part répercutée sur les prix des forfaits, va représenter un surcoût important pour les ménages aux revenus modestes et pour l’ensemble des classes moyennes, alors qu’elle ne pèsera que peu sur les budgets des ménages aisés. La plupart des impôts nouveaux sera une fois de plus supportée par l’ensemble des Français (moindres exonérations pour les HLM qui sera répercutée sur les loyers, suppression de l’avantage fiscal pour les nouveaux mariés ou pacsés, …). Le budget 2011 ne fait que poursuivre et renforcer une politique fiscale totalement injuste.

Enfin, ce budget est une véritable erreur économique. Les coupes sombres dans les dépenses publiques, sans aucun discernement, l’arrêt brutal du plan de relance, le gel massif des salaires des fonctionnaires et des dotations aux collectivités locales, vont produire des effets fortement négatifs sur la croissance : baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires et donc de la consommation, baisse de l’activité dans le bâtiment avec le recul des capacités d’investissement des collectivités locales, recul de l’emploi avec la diminution du nombres de contrats aidés et des aides à l’apprentissage. Le budget proposé ne permettra pas d’atteindre l’objectif d’une croissance de 2% en 2011. Par conséquent, c’est l’objectif d’un déficit public ramené à 6% qui apparaît compromis.

Avec le budget 2011 les Français passent à la caisse pour payer la facture du Sarkozysme, qui ne cessera d’augmenter et plombera longtemps nos finances publiques.

Décision de la commission européenne : le gouvernement français doit se mettre en conformité avec le

Mercredi 29 Septembre 2010

Paris,
Communiqué
Harlem Désir,  Secrétaire national à la coordination, Député européen






La Commission Européenne vient de confirmer son intention d’engager une procédure d’infraction à l’encontre de la France pour non-respect de la législation européenne sur la libre circulation, sauf si la France apporte des garanties dans les meilleurs délais

Alors que le projet de loi sur l’immigration en cours de discussion contient des dispositions qui porteront encore davantage atteinte à la liberté de circulation des citoyens européens, la décision de la Commission vient apporter un cinglant démenti aux affirmations du gouvernement qui prétend respecter les règles européennes.

Le Parti socialiste s’étonne du satisfecit du gouvernement qui affirme que cette décision ne remet pas en cause sa politique. Il est bien le seul à l’interpréter ainsi. Sa politique est bien accusée de rompre avec les principes fondamentaux de l’Union européenne.

Après les protestations de l’ONU, du Parlement Européen et du Conseil de l’Europe condamnant de manière unanime les dérives de la politique française, il est grand temps que le gouvernement revienne à la raison. Il doit mettre fin à sa politique d’expulsions du territoire non justifiées.

Affaire Woerth-Bettencourt : la désignation d'un juge d'instruction s’impose

Lundi 27 Septembre 2010

 Paris,
 Communiqué
Marie-Pierre de la Gontrie,
Secrétaire national aux libertés publiques et à la Justice







Le procureur général près la Cour de cassation vient à son tour de recommander l’ouverture d’une information judiciaire et donc la saisine d’un juge d’instruction dans l’affaire Woerth-Bettencourt.

Demandée depuis de nombreuses semaines par le Parti Socialiste, une telle décision s’impose et irait dans le bon sens, celui d’une justice indépendante.

Le Parti Socialiste souhaite que cette recommandation du plus haut magistrat du parquet ne reste pas lettre morte et que la justice puisse faire son travail en toute indépendance, afin que toute la vérité soit faite sur cette affaire.

Cette décision vient rappeler toute l’importance du rôle du juge d’instruction dans les affaires sensibles et complexes et du caractère contradictoire des enquêtes menées dans ce cadre.

Le Parti Socialiste souhaite la réussite du sommet de révision des OMD à New York le 20 septembre.

Jeudi 16 Septembre 2010

 Paris,
 Communiqué de Pouria Amirshahi,
Secrétaire national à la coopération, à l’aide au développement, à la francophonie et aux droits de l’homme.



    Il est nécessaire que le sommet  de révision des OMD (objectifs du Millénaire pour le développement) qui s’ouvre à NEW YORK le 20 septembre 2010 apporte des avancées. Rappelons que les objectifs visés ont notamment pour ambition de lutter contre la pauvreté, la faim, la maladie, les mortalités infantiles. Le Parti socialiste souhaite la réussite du sommet, ce qui passe par la confirmation des objectifs et la révision à la hausse des moyens et des outils qui leurs sont alloués.

Dix ans après la signature de la déclaration initiale, le respect des engagements pris doit être une obligation. Il est temps de passer aux actes. En l’état, et au-delà des seules déclarations d’intention, les pays les plus riches du monde manquent de volonté politique pour assurer une traduction concrète des objectifs.

Concernant les moyens, il convient de rappeler fortement les engagements pris de consacrer 0.7% du PNB au financement de ces objectifs ainsi que la mise en place d’une taxation des transactions financières dont les ressources viendraient s’ajouter, et non se substituer, à celles de l’APD. La recherche de financements innovants, notamment une taxation des transactions financières, doit être placée au cœur des négociations en cours.

Il faut mieux soutenir les mécanismes de mobilisation des ressources domestiques des pays les plus pauvres : la lutte contre l’évasion fiscale et la promotion de la transparence des revenus des entreprises multinationales exerçant dans ces pays constitue un axe essentiel dans la lutte contre la pauvreté.

De même, les engagements pris au sein des OMD en faveur des populations vulnérables doivent être garantis, notamment par des éléments concrets sur les mécanismes de suivi des engagements.

Au-delà du seul respect des engagements, la transposition dans le droit positif des OMD est nécessaire. Le Pacte International relatif aux droits économiques sociaux et culturels (PIDESC) de 1976 a été complété en 2008 par un protocole additionnel. La signature et la ratification de ce protocole reste toujours en attente et la France doit enfin s’engager à NEW YORK à le ratifier rapidement.

Les citoyens doivent enfin pouvoir être associés en profondeur à la définition, la mise en œuvre et le suivi des stratégies de développement, à travers une participation accrue des Parlements et des organisations de la société civile et une reconnaissance du rôle des collectivités locales dans la mise en œuvre  des programmes de coopération. En choisissant à ce jour de ne faire aucune place aux ONG française au sein de la délégation française, et contrairement à de nombreuses délégations nationales, Nicolas Sarkozy confirme le mépris qu’il manifeste à leur égard. Il est encore temps de revoir cette attitude, à deux jours de l’ouverture du Sommet.

Une procédure d'infraction est engagée par la Commission européenne contre la France.

Mardi 14 Septembre 2010

Communiqué
Harlem Désir, Secrétaire national à la Coordination
Marie-Pierre de La Gontrie, Secrétaire nationale aux Libertés publiques et à la Justice
Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration

 


La Commissaire Européenne en charge de la justice et des droits fondamentaux a condamné, avec une sévérité inédite, la politique menée par le gouvernement français contre les Roms.
 
Après les nombreuses protestations, de l’ONU, du Parlement européen ou encore de la presse internationale, c’est la Commission européenne qui condamne cette politique qui dégrade profondément l’image de notre pays dans le monde et qui viole les engagements internationaux de la France, comme ses propres principes constitutionnels.

Le gouvernement ne peut plus rester sourd à ces critiques. La nouvelle circulaire de Brice Hortefeux, si elle change dans la lettre, reste malheureusement complètement dans l’esprit de la circulaire de la honte du 5 août.

Le Parti Socialiste exige que le Gouvernement revienne au respect de la légalité, mais aussi au respect des valeurs de la République en mettant immédiatement un terme à sa politique de stigmatisation systématique des Roms.

La fiscalité sera en forte hausse dès 2011 : le PS dénonce les mensonges du gouvernement

Mardi 14 Septembre 2010

Paris
Communiqué du Bureau national

 


Le gouvernement a annoncé une économie de 10 milliards d’euros sur les niches fiscales et sociales mais se refuse toujours à parler de hausse d’impôts. L’hypocrisie doit s’arrêter ! Le « coup de rabot » n’est effectivement, comme l’a dénoncé un membre de la majorité, qu’un « coup de lime à ongle » qui ne représentera que 500 millions d’euros en 2012 et rien en 2011. Pour compenser, le gouvernement s’apprête dès 2011 à augmenter de plus de 8 milliards d’euros plusieurs taxes, ce qui va peser directement sur le pouvoir d’achat des classes moyennes.

Plutôt que de se cacher derrière un raisonnement alambiqué, il serait urgent que le gouvernement ouvre un véritable débat sur la fiscalité. Notre pays a besoin d’une réforme fiscale globale, juste et efficace. En attendant qu’un tel débat ait lieu, le Parti socialiste propose :

-    la suppression de certaines niches fiscales, très coûteuses et qui ont été totalement inefficaces : le bouclier fiscal, qui n’est rien d’autre qu’une niche déguisée, la baisse de la TVA dans la restauration, la niche Copé sur les exonérations de plus-values en cas de vente de filiales ou titres de participation détenus de puis plus de deux ans ;

-    la restriction de certaines niches lourdes afin de les rendre moins injustes : la loi Scellier sur l’investissement immobilier s’est avérée être une véritable catastrophe économique et budgétaire, le crédit impôt – recherche, extrêmement utile pour les PME et les entreprises de taille intermédiaire, constitue pour certaines grandes entreprises un véritable effet d’aubaine sans incitation positive ;

-    le plafonnement généralisé de l’ensemble des niches : le plafond actuel, fixé à 20.000 euros plus 8% des revenus, doit être considérablement abaissé car il permet aux revenus très élevés de bénéficier à plein des cadeaux fiscaux, au détriment de toute efficacité économique et de la justice fiscale.

Voilà ce qu’il faudrait faire pour commencer à rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace. Au-delà, il est nécessaire de mettre en œuvre la grande réforme fiscale que le Parti socialiste a proposé lors de sa convention sur le nouveau modèle de développement économique, sociale et écologique.

Rapport de la Cour des comptes : un réquisitoire contre la politique du gouvernement en matière soci

Jeudi 9 Septembre 2010

Communiqué
Marisol Touraine,
Secrétaire nationale à la santé et à la sécurité sociale



Le rapport annuel de la cour des comptes sur les comptes sociaux dénonce les difficultés croissantes rencontrées par les patients face aux dépassements d’honoraires, l’insuffisance d’accès aux soins notamment pour les soins dentaires et l’illisibilité du système de prise en charge des situations de handicap au travail.

Au total, il s’alarme d’un accroissement massif de l’inégalité d’accès aux soins.

Le rapport de la Cour des comptes constitue ainsi un nouveau réquisitoire contre la politique du gouvernement en matière de protection sociale.

Il dénonce aussi la dérive des niches sociales, qui représentent près de 67 milliards d’euros et évoluent en dehors tout contrôle parlementaire réel. Selon le rapport, il est possible de faire 15 milliards d’économies sur ces niches sociales.

On sait que ces dépenses relèvent d’une logique clientéliste. A l’instar du bouclier fiscal, elles bénéficient de manière extrêmement concentrée aux contribuables et aux entreprises déjà les plus favorisés, pour des effets économiques faibles, voire nuls.

La Cour critique aussi l’augmentation des coûts et l’inefficacité du système liées à la multiplication des mesures et réformes diverses.

Le Parti socialiste appelle le gouvernement à prendre en compte les remarques de la Cour et à changer le cap de sa politique.

Quand l’Europe rappelle à la France ce que sont les droits de l’homme et du citoyen

Jeudi 9 Septembre 2010

Communiqué
Sandrine Mazetier
Secrétaire Nationale à l’Immigration
Pouria Amirshahi
Secrétaire National à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme



Dénonçant la stigmatisation des Roms, le Parlement a rappelé que la liberté de circulation et le droit de séjour pour tous les citoyens de l’Union constituaient un des piliers fondamentaux de la citoyenneté européenne. Après le Conseil de l’Europe et l’ONU, c’est donc maintenant au tour du Parlement européen de dénoncer la politique de stigmatisation entreprise par le gouvernement.

En pointant du doigt la population des Roms, en mettant en scène tout l’été leur expulsion, en faisant de cette population déjà marginalisée un bouc émissaire, le gouvernement tente de masquer ses propres échecs.

Le Parti Socialiste soutient la résolution adoptée par les députés européens et demande au gouvernement de suspendre les expulsions de Roms.

Le Parti Socialiste dénonce le mépris exprimé par Eric Besson à l’égard des représentants des citoyens européens en qualifiant leur résolution de « diktat politique ». Les institutions démocratiques méritent davantage de respect.

Le gouvernement ne peut plus rester sourd face aux critiques internationales.

Circulaire ciblant les Roms : quand Eric Besson appliquait la circulaire

Mardi 7 Septembre 2010

Communiqué de Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration
 
 
 
Eric Besson affirme découvrir aujourd’hui la circulaire du 5 août demandant expressément aux Préfets de cibler les Roms.
 
Pourtant la première application de campement de Roms a trouvé à s’appliquer dès le lendemain. En effet, le 6 août à Saint Etienne, 135 personnes étaient évacuées et recevaient une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
 
Et dès le 19 août, Eric Besson communiquait sur le nombre d’expulsions de Roms réalisées pour le seul mois d’août, suite aux annonces de Nicolas Sarkozy.
 
Alors que les expulsions de Roms ont été effectuées depuis début août à grand renfort de communication et d’effets d’annonce, comment Eric Besson peut-il prétendre aujourd’hui ignorer cette circulaire ?

Circulaire ciblant les Roms : quand Eric Besson appliquait la circulaire

Mardi 7 Septembre 2010

Communiqué de Sandrine Mazetier, Secrétaire nationale à l’Immigration
 
 
 
Eric Besson affirme découvrir aujourd’hui la circulaire du 5 août demandant expressément aux Préfets de cibler les Roms.
 
Pourtant la première application de campement de Roms a trouvé à s’appliquer dès le lendemain. En effet, le 6 août à Saint Etienne, 135 personnes étaient évacuées et recevaient une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
 
Et dès le 19 août, Eric Besson communiquait sur le nombre d’expulsions de Roms réalisées pour le seul mois d’août, suite aux annonces de Nicolas Sarkozy.
 
Alors que les expulsions de Roms ont été effectuées depuis début août à grand renfort de communication et d’effets d’annonce, comment Eric Besson peut-il prétendre aujourd’hui ignorer cette circulaire ?

Remise en liberté du braqueur présumé du casino d’Uriage : il faut dire toute la vérité

Vendredi 3 Septembre 2010

Paris,
Communiqué
 Jean-Jacques Urvoas,
 Secrétaire national chargé de la  sécurité



La remise en liberté du second braqueur présumé du casino d’Uriage est dénoncée comme un scandale par le ministère de l'Intérieur, par le ministère de la Justice qui en a fait appel et par l’UMP...
Mais si cette remise en liberté sous contrôle judiciaire suscite des interrogations légitimes, il faut dire toute la vérité !
Il semble que le dossier proposé au juge des libertés et de la détention ne contenait pas suffisamment d’éléments conduisant à décider d’un placement en détention. Dans cette mesure, il est difficile d’en faire grief au juge. Au moment des faits, les consignes données aux policiers étaient impératives : il fallait interpeller vite.
Le ministre de l’Intérieur est donc le plus mal placé pour protester puisque c’est lui qui a troublé un exercice serein de la Justice en pesant ou en faisant peser sur le cours des investigations, en précipitant l'interpellation, contre l'avis des professionnels de terrain...
Cette affaire confirme la nécessité d’une justice et d’une police remplissant leurs missions dans la sérénité et avec des moyens adéquats.

Rentrée scolaire : toujours moins pour l’Ecole et toujours pire pour les élèves

Mardi 31 Août 2010

Paris,
Communiqué du Bureau national

 


Alors que 12 millions d’élèves prendront jeudi le chemin des salles de classes, la rentrée scolaire 2010 s’annonce catastrophique. Les effets nocifs des mesures gouvernementales se conjuguent au détriment des élèves, des familles et des enseignants : nouvelles suppressions de postes, suppression de la formation pratique des enseignants, suppression de la carte scolaire et réforme du lycée.

Depuis 2008, ce sont 40000 postes qui ont été supprimés. La droite s’attaque désormais aux missions essentielles de l’Ecole, avec autant de cynisme que de détermination, privant les équipes éducatives des moyens de faire réussir tous les élèves et de lutter efficacement contre l’échec scolaire. Luc Châtel a ainsi réclamé de ses services une augmentation des effectifs dans chaque classe, une diminution de la scolarisation des enfants âgés de deux ans en maternelle – alors que l’on sait que cette scolarisation est l’un des principaux leviers de la réduction des inégalités scolaires – et la suppression des Rased, ces enseignants spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire.

Les déclarations à l’emporte pièce du ministre sur l’autorité, qui foulent au pied les principes d’individualisation et de rôle éducatif des sanctions, ne masquent pas la sombre réalité : l’encadrement diminue drastiquement. Le nombre de Conseillers principaux d’éducation (CPE) recrutés ne cesse de décroître (600 en 2002, 400 en 2005, 250 prévu en 2010) et le nombre d’assistants d’éducation reste très insuffisant. Les effectifs du personnel surveillant ont été presque divisés par deux depuis 2004. L’école manque de Conseillers d’Orientations Psychologues, d’éducateurs spécialisés, d’assistantes sociales, d’infirmières… Ce sont les plus fragiles qui souffrent de cette situation : cette année encore, le gouvernement se montre incapable d’offrir une solution de scolarisation à plus de 13000 enfants en situation de handicap.
Cette rentrée sera aussi marquée par l’arrivée dans les salles de classes de nouveaux professeurs, affectés à plein temps, sans aucune formation pratique. Dans plus d’une dizaine d’académies, leur accompagnement par des professeurs expérimentés n’est même pas assuré, pas davantage que leur remplacement, quand ils seront en formation. Les parents, qui ont demandé sans relâche l’an passé que les remplacements des professeurs absents soient assurés par du personnel compétent et formé n’ont pas été entendus.

Cette année, les familles devront assumer les coûts de l’impéritie gouvernement et de la précipitation dans laquelle ont été préparés les nouveaux programmes du lycée. La moitié des élèves de seconde n’auront pas de manuels à la rentrée. Le coût du renouvellement de l’ensemble des livres scolaires – plus de 200 euros – sera à la charge des familles. 

Les acteurs de la communauté éducative n’ont été entendus ni sur la question de la violence (le gouvernement ayant refusé de prendre en considération les conclusions des Etats généraux sur la sécurité), ni sur la formation, ni sur la nécessaire revalorisation des métiers de l’enseignement, ni sur les rythmes scolaires.

Où sont vraiment les milliardaires d’Hortefeux ?

Lundi 23 Août 2010

 Paris,
 Communiqué de
Benoît HAMON
Porte-parole




Le ministre de l’intérieur a beau jeu d’attaquer les « milliardaires de gauche », il faut cependant renvoyer les milliardaires là où ils sont, dans les petits papiers du gouvernement et à la table du trésorier de l’UMP : le président de BNP Paribas et son directeur général ont dégagé à eux deux 1,2 millions d’euros de plus-value an actions après avoir exercé puis revendu des stocks-options en août.

Pourtant, alors que le ministre du budget annonce un coup de rabot de 10 milliards sur les niches fiscales, aucune mesure ne sera prise sur les stocks-options, au détriment de toute justice fiscale mais également de l’efficacité économique. Les revenus issus de la spéculation et des stocks-options sont loin d’être consommés mais sont au contraire épargnés sur les marchés financiers, participant ainsi à la création des bulles spéculatives.

Encore une fois, le gouvernement mène une politique injuste et totalement contre-productive. Alors que les très hauts revenus seront épargnés par les mesures prises, ce sont les ménages moyens et modestes qui supporteront les coûts de la politique d’austérité : prime pour l’emploi amputée du RSA, choix obligatoire entre la demi-part fiscale et l’APL pour un enfant étudiant.

L’annonce des plus-values réalisées par les dirigeants de BNP Paribas constitue un nouvel exemple du caractère profondément injuste et cynique de la politique menée par le gouvernement. Loin des discours du président de la République au G20 sur la régulation financière mondiale, elle ne fait que montrer un peu plus la collusion entre le monde de la banque et de la finance et le gouvernement actuel.

Brice Hortefeux: un ministre sans cap!

Mercredi 18 Août 2010

Paris
Communiqué de
 Jean-Jacques Urvoas
Secrétaire national à la Sécurité



Décidément, en matière de sécurité, il ne se passe pas une demi-journée sans nouvelle mauvaise surprise. Après les révélations hier sur les 3500 suppressions de postes dans la Police dans les trois années à venir, le ministre de l’Intérieur a annoncé mardi soir la suppression de la Police de proximité pour la seconde fois, après la première suppression en 2002 par N. Sarkozy lui-même.

On apprenait que les Unités Territoriales de Quartier (UTeQ) seraient supprimées au profit des Brigades Spéciales de Terrain (BST). Reprenant les arguments totalement faux de N. Sarkozy en 2002 sur la police de proximité, B. Hortefeux a expliqué que « ces policiers ne seront pas des agents d’ambiance ou des éducateurs sociaux. Ce ne seront pas des grands frères inopérants en chemisette qui font partie du paysage. Ce seront des fonctionnaires expérimentés qui travaillent dans une tenue d’intervention adaptée à leur mission : l’intervention et la répression des crimes et des délits ».

On reste sans voix devant ces arguments d’une abyssale sottise. Comme si les policiers des UTeQ n’étaient pas des fonctionnaires expérimentés, sur le terrain, chargés de faire respecter l’ordre public.

Surtout, alors que le développement des UTeQ, annoncé à partir de 2008 par N. Sarkozy, était au cœur de la politique de ce gouvernement, on se demande pourquoi subitement elles seraient devenues le symbole d’une Police laxiste et inefficace ? Est-ce un aveu d’échec, ou tout simplement un nouveau tour de passe-passe médiatique, qui consiste, selon la méthode habituelle de N. Sarkozy et de ses amis, à multiplier les annonces pour faire croire qu’ils agissent ?

Ce matin, nouvelle surprise. Le ministre a annoncé que les UTEQ ne seraient finalement pas supprimées, mais qu’elles allaient évoluer. Je voudrais donc demander à ce gouvernement s’il sait où il va. N. Sarkozy supprime la police de proximité puis crée les UTeQ, ensuite lui les supprime pour finalement ne plus les supprimer. Tout ceci traduit une improvisation qui n’est pas compatible avec une politique de sécurité sérieuse et dans la durée.

En outre, même si Brice Hortefeux est probablement fatigué par ses multiples déplacements aussi stériles que nombreux, il faut faire attention aux termes que l’on choisit. La notion de « brigade spéciale » renvoie aux plus sombres périodes de la seconde guerre mondiale. Les « BS » étaient une unité de la police de Pétain spécialisée dans la traque aux « ennemis intérieurs » travaillant en étroite collaboration avec les polices allemandes. Elles ont laissé dans les mémoires de l'époque (y compris parmi les policiers) un souvenir horrifié, à tel point que personne ne voulait plus les rejoindre.

David Assouline sur France2 : «le gouvernement du désordre»

Mardi 17 Août 2010

 

Invité ce mardi 17 août aux 4 Vérités sur France2, David Assouline est intervenu sur la question de la sécurité rappelant que le gouvernement stigmatisait certaines catégories de la population et réduisait le nombre de policiers et de gendarmes sur le terrain tout en s'adonnant à de «grandes déclarations», or cela «empêche le débat». Le secrétaire national à la communication et à la mobilisation s'est montré très préoccupé sur le sujet de la sécurité, qui est «l'un des premiers droits de l'homme pour les citoyens» a-t-il rappelé.
 
David Assouline a évoqué le travail des élus et des maires sur le terrain qui «mettent des moyens pour la sécurité» et qui font tout pour que cela se passe bien. Pour faire reculer l'insécurité, le sénateur a insisté sur la question de l'éducation afin que les jeunes puissent se construire un avenir, tout en fédérant tous les acteurs de la vie publique (services sociaux, police, mairie). David Assouline a également mentionné les contrats locaux de sécurité et de prévention créés par Lionel Jospin.
 
Interrogé sur la politique d'expulsion des Roms opérée par le gouvernement Sarkozy, David Assouline s'est montré très critique : «c'est ignoble, c'est le gouvernement du désordre».
 

Quand Tintin répond à Brice Hortefeux, par Pouria Amirshahi

Mardi 17 Août 2010

 

 


«extrait de l’album: Les bijoux de la Castafiore»
«Cette reproduction n’a aucune portée commerciale et ne saurait être utilisée comme telle»

Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme répond dans une tribune à la dérive xénophobe et sécuritaire du gouvernement. Il brosse détaille notamment les conséquences des déclarations de Nicolas à l'encontre des gens du voyage et concernant la déchéance de la nationalité, que Martine Aubry avait dénoncé comme une «dérive anti-républicaine». Il appelle tout ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'image que cette politique donne de la France à venir à la manifestation du 4 septembre.

 

Pourquoi les socialistes appellent au rassemblement républicain du 4 septembre.

On savait depuis longtemps la frontière mouvante entre la droite dite républicaine et la droite prétendue nationale. Les premiers n’ont pas toujours hésité à franchir le rubicond de la xénophobie, stigmatisant l’étranger comme le fauteur des troubles du pays. Charles Pasqua avait en son temps déclaré en 1988 que le RPR partageait avec le Front National « les mêmes valeurs », Jacques Chirac avait évoqué en 1995 « le bruit et l’odeur ».

Subliminal, le discours de la droite autour de l’identité nationale est de plus en plus « décomplexé » et l’année qui vient de s’écouler laissera des blessures et des plaies vives : on laisse à penser que les pratiques musulmanes sont majoritairement passéistes, on laisse entendre que délinquance et immigration sont consubstantielles, on met en doute l’appartenance à un supposé « corps traditionnel français » des millions de citoyens, on fait la chasse aux étrangers « en trop »…bref on organise méthodiquement la propagation des peurs et des préjugés, de ces bêtises qui font le lit d’un racisme de moins en moins ordinaire. Hommes et femmes honnêtes mais sans papiers sont transformés en de vulgaires criminels ; les gens du voyage sont des « gens qui posent problème » ; les jeunes de quartier (qu’on appelle aussi « issus de l’immigration ») sont fauteurs de troubles quand ce n’est pas carrément assassins de policiers ; « quand il y en a un, ça va »…et on les reconnaît facilement quand ils « portent leur casquette à l’envers ».

Expulsions, humiliations et déchéance de la nationalité remplissent la feuille de route d’un pouvoir qui a choisi de tourner le dos au mariage du temps et de l’action pour ne privilégier que le verbe violent de l’instant et mettre en exergue des « exemples » pour ériger une théorie générale de l’insécurité.

Cette stratégie, pour odieuse qu’elle soit, a cependant une limite : celle des français eux- mêmes qui ne se reconnaissent pas dans ces beugleries de bistrot et qui savent bien dans leur immense majorité ce qu’être français veut dire. On sait en tout cas depuis le 5 mai 2002 ce qu’ils ne veulent pas en étant ce jour-là plus de 82% à rejeter le candidat de l’extrême droite Jean-Marie Le Pen. La séquence présidentielle d’alors n’a laissé dans l’histoire que la marque du traumatisme démocratique du 21 avril alors que – à toute chose malheur est bon – le peuple français avait massivement fait la démonstration de sa culture fondamentalement républicaine et tolérante. Aux yeux du monde et pour elle-même, la France avait alors signifié de quel côté de l’intelligence humaine elle voulait se placer.

La grande erreur de Nicolas Sarkozy est bien de faire croire aux français qu’ils sont ce qu’ils ne veulent pourtant pas être : stupides, bêtes, veuls, pleutres. En s’en prenant comme il l’a fait aux gens du voyage, en laissant entendre que, même français ils ne le sont pas (et ne le seront jamais) tout à fait, cet homme là ne grandit pas la République ni l’image de la France dans le monde. Quant le gouvernement suédois en appelle publiquement à des mesures européennes de long terme en faveur de l’intégration des roms (accès aux soins, scolarisation des enfants, accompagnement éventuel vers la sédentarisation, etc.), il fait honneur à la politique, au pouvoir éclairé, à l’intelligence. Il est pourtant de droite, lui aussi…

Quand son homologue français les humilie, il s’embourbe certes dans la honte, mais dans cette honte qui fait le ridicule d’un Capitaine Haddock quand il déclare tout de go face à un camp de familles tziganes où règnent pauvreté et misère : « Aucun sens de l’hygiène ces zouaves-là ! Inouï… ». C’est toujours dans cet album d’Hergé d’ailleurs (Les bijoux de la Castafiore) que l’on retrouve cet échange entre Dupond et Tintin. On croirait presque lire un dialogue entre Nicolas Sarkozy et Fredrik Reinfeldt, le premier ministre suédois!


Pourtant, à ce niveau de responsabilité et avec tant d’enjeux qui sculptent en ce moment même le devenir de la civilisation des hommes, il serait bien plus digne de s’adresser d’abord à l’intelligence des citoyens. « Dire la vérité » ne rime pas forcément avec asséner des méchancetés, mais poser les questions, identifier les enjeux, tracer un chemin et, par- dessus tout, en débattre publiquement pour associer les gens à la construction de leur monde. C’est sans doute aussi la raison pour laquelle les français se reconnaissent de moins en moins dans le personnage qu’ils ont élu président de la République alors qu’il faisait de grands discours sur « nos grands hommes », « notre grande histoire », « notre grand peuple » composé, comme lui-même et des millions d’autres, de familles venues d’ailleurs au long de ces derniers siècles. A ce jeu de la haine ordinaire, ce petit président finira lui-même haï de ses propres compatriotes tant il apparaît de plus en plus clairement qu’il ne les aime pas, tant il ne les connaît pas ; d’ailleurs, aime-t-il notre pays, lui qui se drape si souvent des prétendues réussites d’un modèle anglo-saxon pourtant bien plus inégalitaire et communautariste ?

A la République laïque faiseuse de paix, d’égalité et surtout de conscience, il répond par la différenciation permanente des citoyens entre eux, privilégie le « curé » au lieu de « l’instituteur », les « vrais français » face aux « français douteux ». A la République sociale porteuse de solidarité entre tous, il veut substituer une société du « chacun selon ses moyens ». A la liberté il répond par le contrôle renforcé des populations. A l’égalité il répond par plus de discriminations. En continuant sur le chemin du déni de la France réelle, en traçant la route imbécile de la violence verbale et de la mise à l’index, Nicolas Sarkozy mérite de moins en moins les honneurs de la fonction qu’il occupe…théoriquement dans l’intérêt de tous. Au service du pouvoir de l’argent, la droite actuelle est ennemie de la cause du bien commun et de la raison. A sa vision étriquée d’une petite France repliée sur elle- même, nous opposerons la grande idée d’une Nation qui sait que le plus important, avec ceux « venus d’ailleurs » comme ceux nés ici, est d’en faire des français à part entière, fiers citoyens de notre République. Et, puisqu’il faut dire un mot de l’insécurité qui semble justifier autant de bassesse de la part du gouvernement, disons seulement que notre pays sera rendu plus sûr lorsqu’il aura pris le parti de lutter contre la misère, de mettre le paquet pour une école de tous les enfants, de confier aux gendarmes et policiers des missions plus nobles que celles de chiffrer leurs actes comme on collectionne les figurines Panini, de renouer avec un service public d’égal accès pour tous, de privilégier l’industrie et l’agriculture nationales, de contribuer aussi à une autre politique de coopération et de développement avec les pays les moins avancés. Gageons alors que la France reprendra le chemin d’une société plus fraternelle.

D’ici que le pouvoir change de majorité politique, il nous reste à défendre inlassablement cette autre idée de la France et d’être présent avec celles et ceux qui font de la défense des idéaux de la République un combat qui ne se discute pas. Pour tous ceux-là, le prochain rendez-vous est le 4 septembre prochain.

La dérive antirépublicaine du gouvernement

Mardi 17 Août 2010

 

Le Parti socialiste a vivement réagi aux dérives antirépublicaines du gouvernement. Pour preuve, découvrez notre pearltrees récapitulant notre position sur le sujet.

Triste comédie sur le thème de la sécurité

Lundi 9 Août 2010

On pourrait rire de cette triste comédie sur le thème de la sécurité si seulement celle-ci ne se faisait pas sur le dos des français

4 français sur 6 jugent que la délinquance a augmenté ces derniers mois et les ministres continuent leur parade.
A Nice, c’est tous les jours carnaval et le ministre, maire adore mettre son costume de gendarme. Le voilà qui accuse Martine Aubry de non-assistance à personne en danger. Logique, on ne peut pas dire qu’il ait brillé dans son costume de ministre de l’industrie, lui qui restera le recordman des déclarations lénifiantes et impuissantes face aux délocalisations, aux plans sociaux et à la désindustrialisation accélérée de la France.
Christian Estrosi est un ministre pour du beurre.
La violence économique et la violence sociale ont frappé des milliers de familles françaises sans distinction d’origine. La crise inspire l’humilité aux gouvernants de l’immense majorité des pays du monde. Pas chez nous. Dans le gouvernement de la France on est responsable de rien. C’est au choix, ou la crise, ou les prédécesseurs ou les voisins, ou les français eux mêmes qui sont responsables des problèmes.
En Corse, Xavier Bertrand interrompt des vacances pour se payer les socialistes.  « Pour le Mouvement populaire, la nationalité française se mérite et les droits et devoirs qui s'y rattachent sont essentiels », dit il.  Mais avec Xavier Bertrand, on peut être assuré que les devoirs attachés à la citoyenneté française sont proportionnés au portefeuille et au service rendu à l’UMP.
La direction des affaires criminelles et des grâces révélait dans un rapport en 2009 l’impunité des auteurs de délits économiques et financiers en raison de la faiblesse des effectifs qualifiés pour mener des enquêtes dans ce domaine et l’absence de moyens pour diligenter des procédures. La droite ne déteste pas tous les délinquants de la même manière. Certains iraient jusqu’à dire qu’en  échange d’un chèque de 7500 euros à l’UMP on est moralement absous de ses pêchés.
Nous sommes députés et élus de terrain. Tous les jours nous observons le délitement de la cohésion sociale dans nos territoires.
A Annonay en Ardèche, c’est le commissariat de Police qui ferme.
En Meurthe et Moselle ce sont 80 postes de gendarmes qui ont disparu.
A la droite nous disons : L’augmentation de la violence est une réalité. Elle exige d’être traitée sérieusement par des gens sérieux. Cessez de faire des économies de bout de ficelles sur le dos de la sécurité de nos concitoyens. Plutôt que de protéger Madame Bettencourt, rétablissez les effectifs de police et de gendarmerie.
 
Olivier Dussopt Député de l’Ardèche
Hervé Féron Député de Meurthe et Moselle

La dérive anti républicaine qui abîme la France

Dimanche 1 Août 2010

Paris,
Communiqué
Martine Aubry, Première Secrétaire du PS
Jean-Jacques Urvoas, Sécrétaire National à la Sécurité
Marie-Pierre de la Gontrie, Sécrétaire Nationale à la Justice

Les dernières déclarations du Ministre de l'Intérieur et de sa majorité, après celles du Président de la République à Grenoble que le Parti Socialiste a dénoncées avec force, marquent un pas de plus dans l'outrance verbale et une dérive antirépublicaine qui abîme la France et ses valeurs par des lois d'exception aussi iniques que vraisemblablement anticonstitutionnelles.

La dureté des mots et la dérive des propositions n'ont d'égal que l'ampleur des échecs de Nicolas Sarkozy en matière économique et sociale comme en matière de sécurité. Il ne faut pas chercher ailleurs cet affolement de la droite.

Mais nous le disons avec force : nous ne laisserons pas masquer ces échecs comme les affaires qui touchent aujourd’hui la droite par un écran de fumée jouant sur les peurs.

Nous ne laisserons pas stigmatiser les étrangers, pas plus que les Français issus de l'immigration ou les gens du voyages, comme l'ont fait honteusement le Président de la République et sa majorité.

En matière de sécurité, à la politique spectacle et de coups de menton aussi inefficaces qu'anxiogènes de Nicolas Sarkozy, nous opposons une politique du résultat, celle que conduisent les élus socialistes partout en France, dans leurs collectivités territoriales.

Et pour avoir des résultats en matière d’insécurité, nous connaissons les solutions : il faut des policiers et des gendarmes alors que 10 000 postes ont été supprimés depuis quatre ans ; il faut une police de proximité qui a été démantelée par la droite ; il faut aussi une organisation efficace de lutte contre le grand banditisme et il faut enfin une politique de prévention sans laquelle il n'y aura que de résultats durables. On ne peut pas bâtir une société en ne maniant que la répression, la punition ou le châtiment. Ne croire qu’à la force, c’est avoir une vision myope de l’éducation et contribuer à fabriquer une société de haine qui ne fait que  préparer les drames de demain.

Un nouveau projet de loi sur la responsabiité pénale des parents de mineurs délinquants0..

Dimanche 1 Août 2010

Communiqué
Jean-Jacques Urvoas
Secrétaire national à la sécurité




Le Chef de l’Etat veut fuir le débat sur son bilan en matière de sécurité : c’est un mauvais bilan, il le sait. Il cherche donc à détourner l’attention, en utilisant les vieilles recettes de la provocation. C’est la raison essentielle de ses annonces de Grenoble.

C’est dans cette même veine qu’il faut lire les nouvelles déclarations d’Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, qui annonce une nouvelle loi sur la responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants.
Celle-ci n’est évidemment pas utile car le cadre légal que prétend construire Eric Ciotti existe déjà. Dans le code civil, l’art. 1384 organise déjà la responsabilité des parents du fait de leurs enfants, fondée sur leur responsabilité morale d’adultes qui se doivent d’exercer leur autorité sur leur progéniture. Dans le code pénal, l’art. 227-17, adopté par la majorité RPR de l’époque, a déjà créé une sorte de délit de « mauvaise parenté » en introduisant la responsabilité pénale des parents. Cet article a d’ailleurs déjà donné lieu à des condamnations de parents de mineurs récidivistes.
Toutefois, si ce texte venait à être débattu au Parlement, les socialistes le combattraient en faisant des propositions fortes, pour voir enfin la France sortir de l'échec en matière de lutte contre l'insécurité.  On ne peut pas bâtir une société en ne maniant que la répression, la punition ou le châtiment. Ne croire qu’à la force, c’est avoir une vision myope de l’éducation et contribuer à fabriquer une société de haine qui ne fait que  préparer les drames de demain

Hortefeux confirme la dérive sécuritaire et xénophobe du gouvernement

Mercredi 28 Juillet 2010

Gens du voyage : Brice Hortefeux confirme la dérive sécuritaire et xénophobe du gouvernement

Plutôt que de prendre la mesure des questions que pose l'intégration des gens du voyage, français (une majorité) ou étrangers, la droite continue de se fourvoyer dans un discours démagogique, agressif et stigmatisant. L'existence-même de la réunion du 28 juillet sur les Roms était indigne d'un gouvernement qui se réclame de la République, les annonces faites par Brice Hortefeux sont dans la continuité.

Les incidents du Loir-et-Cher auraient dû rester ce qu'ils sont, une affaire de vandalisme à traiter par la justice comme telle. Au lieu de cela, Nicolas Sarkozy a retrouvé ses accents les plus populistes et démagogiques pour faire un amalgame scandaleux entre gens du voyage, Roms, immigration clandestine et violences de tous types. C'est une approche communautariste, qui stigmatise injustement et indistinctement des Français, des étrangers, une écrasante majorité de citoyens et de résidents sans histoire, un mode de vie qu'il convient de respecter.

Les citoyens ont droit à des débats politiques qui respectent leur intelligence. Le mode de vie des gens du voyage, dont seule une minorité est itinérante, représente un enjeu de citoyenneté, d'éducation mais aussi de respect d'une mémoire trop souvent effacée des médias et des enseignements. Plutôt qu'une réponse sécuritaire et brutale telle que nous l'annonce ce soir Brice Hortefeux, c'est d'un travail de fond associant l'Etat, les collectivités territoriales (notamment les Mairies), les associations, les services sociaux et les professionnels éducatifs dont les gens du voyage ont besoin.

C'est par une politique du respect et de l'intelligence que l'état de droit et l'autorité de l'État seront les mieux à même de réinvestir tous les territoires.

Par son obsession à détourner les Français de ses fautes politiques et de la crise morale dans laquelle le gouvernement s'est empêtré, Nicolas Sarkozy n'honore ni sa fonction ni la République dans son ensemble, et manque une fois de plus l'occasion de mener une action utile à la France et aux Français.

 

Gens du voyage: une nouvelle stigmatisation d'une catégorie de citoyens par Nicolas Sarkozy

Lundi 26 Juillet 2010

  Communiqué
Jean-Jacques Urvoas Secrétaire national à la sécurité
Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme




Une fois de plus Nicolas Sarkozy œuvre à la communautarisation de la nation en stigmatisant volontairement une catégorie de citoyens et de résidents. En évoquant « les problèmes que posent les comportements de certaines parmi les gens du voyage » pour justifier la réunion qu’il convoque le 28 juillet à l’Elysée, le Président de la République désigne des « boucs émissaires » afin de donner corps à sa perception sécuritaire des tensions sociales qui s’aggravent dans notre pays.

Ce qui aurait dû rester une affaire de vandalisme et traitée comme telle par la justice, devient pour le Chef de l’Etat une affaire nationale de sécurité intérieure.
 
Cette initiative démagogique amène plusieurs réflexions :

1)   Il est temps d’engager une réflexion de fond sur l’intégration des catégories les plus éloignées de la citoyenneté, de la lutte contre les exclusions et de toutes les formes de discriminations et de préjugés. L’ordre du jour de la réunion du 28 ne prend pas ce chemin, loin s’en faut.

2)   Pour ce qui concerne spécifiquement les gens du voyage itinérants (environ 15 % de l’ensemble), c’est avec les associations, les services sociaux et les professionnels éducatifs concernés qu’il est temps d’engager un débat sur les actions permettant de concilier le libre choix d’une vie nomade et la pleine intégration dans la communauté nationale. On est loin de cette vision : déjà en 2003, tournant le dos à l’esprit de la loi de 1972 qui avait consacré les droits des personnes itinérantes, la majorité UMP avait restreint les droits des gens du voyage concernant l’occupation des terrains dans le cadre de la loi sur… la sécurité intérieure ! C’est cette même vision qui prime aujourd’hui: logique sécuritaire et communautarisme.

3)   Quant à la lutte contre les comportements violents, le parti socialiste appelle à un complet renversement de perspective et le retour à une vraie stratégie de sécurité intégrant toutes les dimensions du problème : éducatives, culturelles, sociales, économiques, urbaines et de sécurité publique. La réunion du 28 juillet ressemble à la enième mise en scène d’un Président faisant de la sécurité son fond de commerce politique, sans aucune volonté d’apaisement.


Nicolas Sarkozy ne se comporte pas comme le Président de tous les Français mais comme un homme de division. Les Français savent parfaitement qu’on ne gouverne pas à coups de rodomontades.

Recrudescence des violences : la politique de N. Sarkozy est un échec, je demande que la sécurité de

Mardi 20 Juillet 2010

Communiqué
Martine Aubry, Première secrétaire



Je condamne avec la plus grande fermeté les violences commises à Grenoble et à Saint-Aignan. Elles font suite aux multiples agressions dont ont été victimes des représentants des forces de l’ordre depuis mai, à Villiers-sur-Marne, à La Courneuve ou à Saint Ouen. Ces actes, comme les violences qui sont le quotidien de nombre de nos concitoyens, sont inexcusables et leurs auteurs doivent être punis. La loi de la République doit s’appliquer partout et pour tous.

 La recrudescence des violences signe l’échec de N. Sarkozy sur le terrain de la sécurité, lui qui en a été responsable presque continûment depuis 2002, d’abord comme Ministre de l’Intérieur puis comme Président de la République. En avril dernier, l'Observatoire national de la délinquance relevait que plus de 240 000 faits de violences physiques ont été enregistrés entre avril 2009 et mars 2010, soit un des niveaux parmi les plus élevé jamais atteints. Et depuis 2009, plus de 6000 policiers ont été victimes d’agression, chiffre en augmentation de 12% depuis 2005.

 L’échec du gouvernement en matière de sécurité est aggravé par l’abandon des territoires, notamment les plus défavorisés, dans lesquels la présence de l’Etat et des services publics recule depuis 2002.

 Pour ce qui concerne la politique de sécurité, le bilan de l’action de N. Sarkozy est une catastrophe. Au lieu d’une vraie politique nationale de sécurité, N. Sarkozy a préféré une agitation sécuritaire inefficace, qui conduit à privilégier les actions coups de poing au détriment d’une action durable sur le terrain contre la grande délinquance et au détriment d’une police de proximité et d’une politique de prévention qui assure en permanence la sécurité des Français. La diminution du nombre de policiers et de gendarmes – 4 000 en moins en 2009, 11 000 en moins d’ici à fin 2011 – désarme les forces de l’ordre et réduit leur présence dans les territoires les plus difficiles ainsi que les plus isolés, notamment en zone rurale.

 Les Français souffrent au quotidien de cette dégradation. Nos concitoyens ont droit à une véritable politique de sécurité, plus efficace que l’envoi ponctuel de quelques unités supplémentaires qui sont reparties dès que les ministres ont tourné le dos.  De plus, ces interventions coups de poing nuisent aux bonnes relations qui doivent exister entre la population et la police.

Il faut un complet renversement de perspective et le retour à une vraie stratégie de sécurité intégrant toutes les dimensions du problème : sociales, économiques, urbaines et sécuritaires. Il faut remettre à plat les modalités d’intervention des forces de l’ordre, leur priorité et mettre un terme à la réduction des moyens.

 Pour y parvenir, j’appuie la demande d’une rencontre nationale sur la sécurité lancée par l’Association des maires des grandes villes de France, présidée par Michel Destot, pour qu’enfin les décisions soient prises. Le moment est venu de réagir fortement.

La coopération culturelle menacée par le projet de loi du gouvernement

Vendredi 9 Juillet 2010

Pouria Amirshahi, Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme,
Sylvie Robert, Secrétaire nationale à la culture,
Karine Gloanec Maurin, secrétaire nationale adjointe à la culture.
 
 La coopération culturelle menacée par le projet de loi du gouvernement

 
Jeudi 8 juillet le projet de loi sur l’action extérieure a été adopté en commission mixte paritaire et le texte qui en ressort suscite la plus vive inquiétude du parti socialiste en particulier dans le domaine de l’action culturelle extérieure de l’Etat. Il sera présenté en commission mixte paritaire ce lundi 12 juillet.
  
 La création d’une agence culturelle sous forme d’un établissement commercial (EPIC) risque d’affaiblir encore notre action culturelle internationale.
  
 Le gouvernement est passé en force, contre l’avis de très nombreux parlementaires qui réclamaient une réforme plus équilibrée autour d’une agence sous forme d’établissement public administratif sur le modèle de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Les acteurs de la culture et de la coopération, dans leur majorité, refusent la mise en place d’une agence culturelle à la « Britannique » qui s’en remettra à la seule logique du marché pour lever des fonds et faire des profits sur le dos des usagers, contraints de payer de plus en plus chers et de consulter des bibliothèques de plus en plus vides.
  
 Cette régression va en outre opérer un nouveau « tour de vis budgétaire » qui pourrait être fatal d’ici 2012 : l’action culturelle extérieure perdrait 5% de ses crédits en 2011, puis 7,5% en 2012 et 10% en 2013, et les suppressions d’effectifs de fonctionnaires (3 sur 4 départs à la retraite) concerneront surtout les fonctionnaires détachés des autres ministères, c’est-à-dire ceux venus de l’Education nationale (143) qui animent actuellement le réseau culturel.
 
 Pourtant la situation du réseau culturel français est déjà périlleuse : la politique pratiquée depuis 2002 a déjà abouti à la fermeture de dizaines d’instituts culturels dans le monde, à priver le réseau culturel d’un tiers de ses moyens, à la suppression d’une large portion des effectifs des professionnels de la coopération culturelle et éducative exerçant à l’étranger. Outre la qualité et le contenu des actions de coopération culturelle, des milliers d’agents du réseau sont aujourd’hui fragilisés.
  
 Le réseau culturel français est le réseau de la diversité culturelle contre les tendances à la standardisation du marché ; il est le réseau des cultures françaises et francophones sans hégémonie de l’une sur l’autre. C’est un outil qui permet aujourd’hui d’offrir un accès quasi gratuit aux livres et aux autres supports de diffusions culturelles numériques, à la diffusion de spectacles et d’évènements culturels pour tous,  grâce aux subventions publiques de l’Etat mais aussi par le moyen d’un mécénat d’entreprise bien réel. Il est enfin le réseau qui permet un apprentissage de la langue française, comme langue de partage et d’ouverture, contre toutes les tentatives d’uniformisation, à des tarifs abordables, avec une politique d’aide et de bourse ciblée.
 
 Le parti socialiste plaide pour une autre réforme, autour d’un établissement public administratif qui permettra de garder dans le giron public l’action culturelle extérieure et un plan de relance équilibré en moyens financiers et humains, sur un mode de financement mixte (privé/public) pour sortir ce réseau de la mort clinique que vient de programmer ce gouvernement. Le Parti Socialiste réclame une vision ambitieuse autour du réseau culturel extérieur, de ses instituts et de ses alliances françaises, qui sont autant d’outils d’influence et de rayonnement majeurs dans le monde d’aujourd’hui.

 

Réforme territoriale, une défaite pour le gouvernement

Jeudi 8 Juillet 2010

Communiqué
 Elisabeth Guigou,
Secrétaire nationale chargée de la réforme de l'Etat et des collectivités      territoriales.



Adoption de la réforme territoriale au Sénat : un vote en forme de défaite pour le gouvernement.

Depuis cette nuit, c’est donc chose faite : le Sénat a adopté un projet de loi de réforme des collectivités territoriales.

Pourtant, ce vote est très loin de signer la victoire du gouvernement : 166 sénateurs seulement ont voté pour le texte, alors que 160 élus se sont prononcés contre. Cet écart infime témoigne de la fébrilité d’une majorité qui ne soutient plus son gouvernement dans un projet régressif et incohérent, débattu dans un désordre parlementaire à ce jour inédit.

En outre, le cœur du texte a été balayé par des sénateurs qui ont rétabli la clause de compétence générale et voté contre le mode de scrutin prévu pour l’élection du conseiller territorial.

Malgré tout, c’est probablement un soulagement pour un gouvernement qui voit le cauchemar de dix jours d’humiliations et de contestations provenant des rangs de sa propre majorité prendre fin. Mais la bataille n’est pas terminée, loin s’en faut.

Compte tenu de la déperdition de voix constante subie par le gouvernement, l’ultime passage du texte à l’Assemblée pourrait définitivement sonner le glas d’une pseudo-réforme récusée par les parlementaires, les élus locaux et les citoyens. Le Parti Socialiste mènera la dernière bataille pour obtenir le retrait de cette pseudo-réforme et la prise en compte des propositions qu’il a faites.

Attaques contre les médias

Mercredi 7 Juillet 2010

Paris,
Communiqué
Patrick Bloche,
Secrétaire national aux médias


Attaques contre les médias

En diffamant gravement les journalistes qui, avec beaucoup de professionnalisme, participent à la rédaction de Mediapart, la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy tente de faire diversion à défaut de pouvoir répondre sur le fond aux faits révélés depuis trois semaines par cet organe de presse en ligne.

Mediapart, comme les autres médias, ne fait que son travail d'information qu'une décision de justice vient de considérer comme légitime et d'intérêt public.

Le Parti socialiste juge extrêmement grave les attaques injurieuses dont les journalistes de Mediapart font aujourd'hui l'objet, tout particulièrement de la part de membres du gouvernement. Il  leur demande instamment de respecter l'indépendance des médias et la liberté d'expression qui sont des fondements de notre démocratie républicaine.

Il apporte son soutien à l’ensemble des médias attaqués par le gouvernement et l’UMP

Non remplacement de M. Joyandet : un coup porté à la coopération et à la francophonie

Lundi 5 Juillet 2010

Pouria Amirshahi,
Secrétaire national à la coopération, à la francophonie, à l’aide au développement et aux droits de l’homme


En choisissant de ne pas nommer un nouveau secrétaire d’Etat à la coopération et à la francophonie, le président de la république confirme la désinvolture avec laquelle il traite les questions essentielles de la coopération et de la francophonie.

Le montant total de l’aide au développement apporté par la France reste bloqué à 0,47 % du PIB loin de l’objectif des 0,7 % que certains Etats comme la Suède ont même dépassé. Cette faillite est d’ailleurs reconnue par le Ministre des affaires étrangères lui-même qui annonce désormais « une action renforcée ».
 
Un mois après le Sommet Afrique France de Nice, toutes les déclarations présidentielles s’évaporent pour laisser la France sans bilan et sans projet. Tout pourtant devrait porter la France a définir et mettre en œuvre une autre politique de coopération, fondée sur le respect, et sur l’engagement concret dans des projets prioritaires en matière agricole, de santé, d’éducation, de culture et de développement économique. Tout devrait conduire la France à promouvoir le principe d’égalité et d’échanges entre toutes les cultures francophones. C’est malheureusement l’indigence qui est au rendez-vous et l’improvisation qui sert de boussole. A la veille de la fête nationale durant laquelle les troupes de nombreux Etats africains ont accepté de défiler sur les Champs-Elysées, ce choix est révélateur du peu de cas que fait Nicolas Sarkozy de ce grand sujet.

Hausses des tarifs dans les services public

Jeudi 1 Juillet 2010

Paris
Communiqué
Razzy Hammadi,
Secrétaire national aux services publics



Hausses des tarifs dans les services public : en pleine crise, un nouveau coup dur pour le porte monnaie des Français

Prix des transports, de l’énergie, des timbres : de nouvelles hausses de prix dans les services publics vont alourdir le budget des ménages et entreprises français à compter de ce 1er juillet.

Les augmentations de tarification sont particulièrement sensibles dans le secteur de l’énergie. Après avoir augmenté de 9,7% le 1er avril dernier, les prix du gaz vont subir une nouvelle hausse comprise entre 2% et 4,7% cet été. Soit une hausse d'environ 8 euros par an pour ceux qui utilisent le gaz pour leurs besoins ménagers, de 45 euros par an pour ceux qui l'utilisent également pour se chauffer. Les prix du gaz auront ainsi augmenté de 15% pour la seule année 2010.

Pour l’électricité, on annonce déjà de possibles augmentations pour le mois d’août, et le projet de loi NOME, qui doit passer au Sénat en septembre, laisse craindre de fortes augmentations du prix.

Les augmentations sont également notables pour le secteur des transports. La SNCF augmentera au 1er juillet les tarifs de ses trains Corail, Intercités et express régionaux d'environ 2,5%. Cela se traduira par une hausse du billet allant de 10 centimes à 2,30 euros selon la distance parcourue.

Envoyer une lettre coûtera enfin deux centimes de plus, soit une hausse de 3,5% en moyenne.
 
A l’heure où les difficultés se font de plus en plus criantes pour nos concitoyens et les entreprises françaises, le Parti Socialiste s’inquiète des conséquences de ces augmentations. Nous serons particulièrement vigilants quant à la destination de ces hausses tarifaires, afin qu’elle participe à des investissements d’avenir, et non à assurer des revenus supplémentaires à ces entreprises et à leurs actionnaires.
 

Comité des signataires de l’Accord de Nouméa

Jeudi 1 Juillet 2010

Paris
Communiqué du Secrétariat  national

  


Comité des signataires de l’Accord de Nouméa


Le Parti socialiste a pris connaissance avec satisfaction des conclusions positives du 8e comité des signataires de l’Accord de Nouméa, réunissant les représentants des forces politiques de Nouvelle-Calédonie qui avaient signé, le 5 mai 1998, avec le gouvernement de Lionel Jospin cet accord de paix et de développement.

L’Accord de Nouméa permet à la Nouvelle-Calédonie, dans le prolongement des Accords de Matignon de 1988, d’assumer des responsabilités croissantes en matière de politique économique et sociale et de relations internationales dans le Pacifique, de donner corps à une citoyenneté calédonienne associant tous ceux qui sont attachés à cette terre et de tracer une perspective d’émancipation.

Dans ce cadre, il appartient aux institutions locales d’accroître leurs efforts pour que le développement profite à tous et pour réduire les inégalités criantes que connaît le Territoire, inégalités dont la poursuite ou l’aggravation lui ferait courir le risque d’une crise sociale et politique.
A
Le Parti socialiste restera attentif à l’application loyale et complète de l’accord par le gouvernement et les partenaires politiques en Nouvelle-Calédonie.
 

Le Parti Socialiste apporte son soutien à la deuxième cérémonie des Y’a bon awards

Mercredi 26 Mai 2010

Communiqué de Pouria Amirshahi
Secrétaire National à la Coopération, à la Francophonie, à l’aide au      développement et aux droits de l’homme


La cérémonie des Y’a bons awards 2010 se déroulera demain jeudi 27 mai 2010 pour une deuxième édition.
Cet événement s’inscrit dans une démarche de lutte contre les préjugés, contre le racisme explicite ou implicite, source de tant de discriminations. Certaines déclarations publiques de personnalités connues sont encore trop souvent empreintes de racisme « ordinaire », banalisées et contribuent à nourrir un esprit malsain pour notre République.
En mettant en lumière ces déclarations, cette initiative a le mérite de mêler humour et dénonciation du racisme et contribue à responsabiliser les personnalités publiques sur la portée de leurs mots. Dans un climat de méfiance, voire de xénophobie, alimenté par certains ministres ou responsables UMP depuis plusieurs mois, le Parti Socialiste soutient cette initiative d'utilité publique contre le racisme et les discriminations.
 

Lettre d’une ancienne déportée : le parti socialiste condamne la censure

Mercredi 28 Avril 2010


Bruno Julliard, Secrétaire national à l’éducation  
Pouria Amirshahi, secrétaire national aux droits de l’homme  

 
Lettre d’une ancienne déportée : le parti socialiste condamne la censure

Le parti socialiste est scandalisé par la censure dont a fait l’objet la lettre écrite par Ida Grinspan, ancienne déportée, qui devait être lue par des élèves de Parthenay dans le cadre de la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation. Le temps où Alain Resnais, le cinéaste de Nuit et Brouillard, était contraint de masquer le képi français du gardien du camp de Pithiviers est pourtant révolu. Ida Grinspan a été arrêtée par des gendarmes français – c’est un fait, qui ne souffre pas de contestation quinze ans après la reconnaissance par le président de la République Jacques Chirac de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France.

Le Maire de Parthenay, Xavier Argenton, comprend bien mal le devoir de mémoire et l’exigence de l’histoire. Evoquer le trop plein de « repentir » pour justifier la censure et le refus de la vérité, c’est faire injure aux milliers de gendarmes qui se sont engagés dans la Résistance, et aux 54 membres des forces de l’ordre français qui ont été reconnus comme Justes parmi les nations.

Gardes à vue : réformer la procédure maintenant

Vendredi 26 Mars 2010

Marie-Pierre de la Gontrie, Secrétaire Nationale aux Libertés Publiques et à la Justice    
Les députés socialistes ont  défendu hier une proposition de réforme de la garde à vue, visant notamment à instituer la présence effective d’un avocat dès le début de la garde à vue.
Alors que la politique du chiffre instaurée par le gouvernement a entraîné une explosion du nombre de gardes à vue et que les décisions de justice se multiplient pour réclamer le plein respect des droits de la défense, il est aujourd’hui nécessaire et urgent de réformer cette procédure pour mettre le droit français en conformité avec la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme.
À travers cette proposition de loi, le Parti Socialiste  entend réaffirmer, par les amendements de ses députés :
·   Le caractère exceptionnel du placement en garde à vue, qui doit être subordonné à l’accord d’un magistrat sur son principe comme pour sa prolongation.
·   Le renforcement des droits de la défense avec l’assistance d’un avocat dès le début de la garde à vue et pendant les auditions, un accès au dossier et des entretiens à intervalles réguliers, le rétablissement de la notification du droit au silence
·   L’interdiction de prise en compte du nombre de gardes vue comme indicateur d’efficacité des services, contraires à la nature de la garde à vue qui doit être justifiée par les besoins de l’enquête
Le Premier ministre, comme la Garde des Sceaux ou encore le Ministre de l’Intérieur ont fait régulièrement état de leurs préoccupations sur ce sujet.  Sans agir.
Avec la proposition de réforme discutée aujourd’hui, le gouvernement a l’occasion de montrer que leurs préoccupations vont au-delà de la déclaration d’intention.
 
Le Parti Socialiste réaffirme la nécessité et l’urgence d’une réforme de la procédure de la garde à vue et appellent les députés de la majorité à prendre leurs responsabilités et à voter cette proposition de loi.

Améliorer les congés maternité, paternité et parental : des actions concrètes pour promouvoir les dr

Vendredi 26 Mars 2010

Paris, le 26 mars 2010
Gaëlle Lenfant, Secrétaire nationale Droits des femmes     



Les députés socialistes ont proposé une loi, examinée hier à l’Assemblée, destinée à améliorer les congés maternité, paternité et parental en termes de durée et de rémunération.
 
Cette proposition de loi s’inscrit dans la lignée d’initiatives européennes récentes tendant vers une prolongation du congé maternité, une meilleure rémunération du congé parental et une incitation des pères à participer à l’éducation des enfants.
 
Les députés français ont voté le mois dernier une résolution proposée par les socialistes, sur l’harmonisation des législations européennes en fonction des législations les plus avancées pour les droits des femmes. La droite doit accepter d’en appliquer concrètement les principes.
 
Pour garantir une meilleure protection des femmes, les socialistes proposent de porter l’actuel congé maternité de 16 à 20 semaines. En outre, certaines femmes ne peuvent profiter de ce congé, sans subir d’importantes sanctions financières parfois rédhibitoires, notamment les femmes exerçant une activité non salariée (chefs d’entreprises, artisanes, etc.) ou travaillant en intermittence. C’est une inégalité et une injustice à laquelle il est nécessaire de remédier.
 
Les propositions que nous faisons, pour améliorer les congés paternité et parental, sont aussi guidées par la volonté de promouvoir une juste répartition du travail domestique entre les sexes. Au sein des familles, ce sont encore majoritairement les femmes qui sacrifient leur carrière et leur autonomie pour s’occuper des enfants.
 
Les inégalités qui subsistent dans les sphères privée et professionnelle doivent être corrigées par une action politique volontariste.
 
L’accompagnement des femmes et notamment des mères, vers des emplois de qualité, passe aussi par des conditions de travail permettant aux femmes et aux hommes de concilier les temps de vies familiale et professionnelle. À cet égard, le Parti socialiste réaffirme son opposition aux coups portés par la droite contre le service public de la petite enfance, essentiel pour l’autonomie des femmes.
 
Cette proposition de loi marque la volonté des socialistes d’engager le débat et une action efficace pour promouvoir les droits des femmes. Les déclarations d’intention de la droite ne suffisent pas, il est urgent de mettre en œuvre des mesures concrètes pour garantir effectivement et dans tous les domaines, l’égalité entre les sexes.

Chômeurs en fin de droits : le gouvernement joue la montre, les chômeurs désespèrent

Mercredi 24 Mars 2010

Paris, le 23 mars 2010
Communiqué d’Alain Vidalies
Secrétaire national au travail et à l’emploi


Les partenaires sociaux et le cabinet du ministre délégué à l'emploi, Laurent Wauquiez, se sont réunis pour une nouvelle réunion de négociation sur la prise en charge financière des chômeurs en fin de droits qui vont se retrouver sans aucune prise en charge, dont le nombre est estimé à 400 000 en 2010. La réunion n’a abouti à aucun accord ni à aucune mesure concrète.
 
Pour de nombreux syndicats, cette réunion s’est avérée être une véritable perte de temps. Sur l’opportunité de créer une allocation particulière pendant la crise pour les personnes en fin de droits qui ne bénéficieraient pas de contrats aidés ou de formations rémunérées, les syndicats se sont vus opposer une fin de non-recevoir, l’entourage de Monsieur Wauquiez n’ayant apparemment pas mandat, à l’heure actuelle, pour évoquer une telle solution !
 
La ficelle est un peu trop visible : le gouvernement essaie de gagner du temps en espérant vainement une sortie de crise. En attendant, pour les chômeurs en fin de droits, c’est une double peine : ils subissent les conséquences de l’inaptitude du gouvernement à relancer l’économie et de son inconséquence à ne pas les aider à traverser la crise.
 
Malgré une politique injuste lourdement sanctionnée par les urnes, le gouvernement et le Président de la République continuent d’opposer un refus manifeste d’aider ceux qui sont directement victimes de la crise. Quand il s’agissait d’aider les banques, le carnet de chèque de M. Sarkozy était ouvert, mais quand il s’agit de soutenir les 400 000 personnes qui n’auront plus rien pour vivre, le Président refuse une « allocation d’assistance de plus ».
 
Le Parti socialiste a fait des propositions qui peuvent être mises en œuvre immédiatement, notamment la création d’une Allocation Solidarité Crise (ASC) prolongeant de six mois les indemnités chômages.

TAXE CARBONE

Mardi 23 Mars 2010

Communiqué
de Laurence Rossignol, Secrétaire Nationale à l’environnement et au développement durable   
 
Voilà donc et sans plus d’explications la taxe carbone enterrée par le Premier Ministre. Cette annonce prolonge tout naturellement les propos du Président de la République qui, au salon de l’Agriculture, avait lâché que « toutes ces histoires d’environnement, ça commençait à bien faire », dévoilant ainsi l’insincérité de sa « conversion » à l’écologie.
 
Si l’abandon de la taxe carbone, qui était injuste et inefficace, est une bonne nouvelle pour les ménages, en revanche le gouvernement vient aussi de renoncer à toute réorientation de la fiscalité en faveur de l’environnement.
 
Progressivement ce sont les engagements du Grenelle, qui, un à un, se dissolvent. Après la défaite de la droite aux élections régionales il s’agit donc pour le gouvernement de revenir sur quelques mesures particulièrement impopulaires, pour pouvoir encore mieux protéger le bouclier fiscal et les nombreuses exonérations accordées aux catégories les plus favorisées.
 
Cette déclaration du Premier Ministre n’est assortie d’aucune proposition, aucune alternative, aucune perspective, si ce n’est de s’en remettre à une hypothétique décision européenne.
Le Parti socialiste sera extrêmement vigilant: le gouvernement ne doit pas saborder le Grenelle de l’environnement pour garder le cap d’une politique rejetée dimanche par les Français.

Liberté de la presse : le Parti socialiste demande l'abrogation de la nouvelle loi hongroise sur les

Mardi 5 Janvier 2010

Communiqué de Patrick Bloche
Secrétaire national aux médias






L'entrée en vigueur de la loi hongroise sur les médias, le jour même où la Hongrie a pris la présidence de l'Union européenne, est un très mauvais signe pour l'Europe et pour la liberté de la presse.
 
Cette loi contraint les journalistes à obéir aux injonctions d'un Conseil des médias soumis au parti au pouvoir, en exposant à des peines allant jusqu'à 730.000 euros d'amendes les médias qui porteraient atteinte à "l'intérêt général, l'ordre public et la morale" ou qui livrerait des "informations partiales", notions si vagues qu'elles laissent libre cours à l'arbitraire.
 
Cette loi viole également le principe de protection des sources, en imposant aux journalistes la communication des sources pour les questions relevant de la sécurité nationale.
 
Le Parti socialiste dénonce cette violation manifeste de la liberté de la presse, incompatible avec les principes défendus par les institutions européennes. Il partage les doutes légitimement exprimés par la Commission européenne et sera attentif à la stricte application du droit garantissant les libertés. En écho aux protestations des associations de journalistes, il demande l'abrogation immédiate de cette loi.
 

Travailleurs sans-papiers : les contradictions du gouvernement

Jeudi 3 Décembre 2009

Alors qu’Eric Besson et Xavier Darcos multiplient les effets d’annonce en prétendant durcir les sanctions contre les entreprises employant des travailleurs en situation irrégulière, les députés UMP font voter un texte qui allégera les sanctions à leur encontre.

En effet, un article de la proposition de loi « simplification du droit » permettra aux personnes morales de droit public de ne pas avoir à rompre un contrat avec une entreprise mise en cause pour travail dissimulé, et notamment employant des travailleurs en situation irrégulière. La mise en place de pénalités financières, plafonnées, leur permettant de sanctionner ces entreprises paraît bien dérisoire face aux réalités.

Si l’avis du Conseil d’Etat sur le texte a conduit à restreindre ces dispositions aux entreprises publiques, la volonté initiale du législateur était de l’appliquer à l’ensemble des entreprises privées et publiques.

Le Parti socialiste dénonce ces contradictions entre les annonces médiatiques des ministres et la portée réelle des textes adoptés.

Il rappelle que les sanctions relatives à l’emploi de travailleurs en situation irrégulière existent déjà mais ne pourront être efficaces que si les moyens sont donnés notamment à l’Inspection du Travail pour lui permettre d’accomplir sa mission.

Communiqué de Sandrine MAZETIER, Secrétaire nationale à l’Immigration

En 2009, le PS a été rejoint par 10 535 nouveaux adhérents

Lundi 23 Novembre 2009

À la suite de la publication d’informations erronées dans la presse, le Parti socialiste souhaite apporter les informations suivantes sur le nombre de ses adhérents.

Au 23 novembre 2009, nous avons 200 299 adhérents.


En 2009, 10 535 nouveaux militants ont décidé de nous rejoindre alors que cette année n’est pas une année de congrès ou de désignation importante. C’est une progression significative.

En juin 2009, le Bureau national des adhésions, composé de l’ensemble des sensibilités du Parti socialiste, a annoncé publiquement avoir « radié » 48 000 adhérents qui n’étaient plus à jour de leur cotisation depuis fin 2006 et qui figuraient encore au fichier.

Le Parti socialiste fait montre de la plus grande transparence sur le chiffre de ses adhésions.
Il appelle l’UMP, dont l’ancien secrétaire général annonce une baisse de 30 000 du nombre des adhérents, à faire preuve de la même clarté.

Communiqué de Pascale Boistard, Secrétaire nationale à l’organisation et aux adhésions