Fédération du Parti Socialiste de Charente

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lundi 3 décembre 2007

Info Fédé 16 | Novembre 2007

Retrouver toute l'actualité du Parti Socialiste en Charente dans notre lettre Fédérale.


Extrait Info Fédé 16 : La Charente à l’Assemblée Nationale. Immigration par Marie Line RAYNAUD - Députée de la Charente

La droite flirte avec les extrêmes…

Le 23 octobre dernier, l’Assemblée nationale a voté une énième loi sur l’immigration alors même que certains décrets de la loi Sarkozy, sur le même sujet, ne sont toujours pas parus. Brice Hortefeux, Ministre de l’immigration et de l’identité nationale a essayé, non sans difficultés, de défendre et justifier la mission que lui avait confiée le Président de la république, celle de défendre l’«identité de notre nation». La dénomination de son ministère a créé un rejet, tant il est vrai que jamais, or des périodes sombres de notre histoire, un gouvernement ne s’était préoccupé de cette thématique. La droite essaye de scinder une fois de plus l’unité de notre pays en mobilisant les Français contre ce «danger extérieur» : les immigrés…

Disposition particulièrement injuste…

Cette loi, (encore faut-il que les décrets complets d’application soient un jour publiés !), va durcir les conditions du regroupement familial en imposant, d’une part, une évaluation des connaissances de la langue française et des valeurs de la République, d’autre part en instaurant des conditions de ressources (l’étranger, souhaitant faire venir sa famille en France, devra prouver qu’il dispose de revenus au moins égaux à un SMIC ou plus). Cette disposition est particulièrement injuste, car cela impose aux étrangers de vivre plus confortablement que la plupart des concitoyens français de notre pays.

L’objectif présidentiel est de passer d’une «immigration subie à une immigration choisie» avec une augmentation de 7 à 50% du taux d’immigration économique, prévisions totalement irréalisables lorsque l’on sait que le Canada, pays pionnier en la matière, n’est pas arrivé à dépasser les 23%.

Lors de son examen au Palais-Bourbon, l’inacceptable amendement Mariani, autorisant le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière, a été adopté.

Le gouvernement souhaite ainsi utiliser le génome humain non à des fins thérapeutiques, mais pour sélectionner et classer les individus dans notre société sur une base génétique et non plus juridique et humaniste. Actuellement seuls les grands délinquants sont fichés génétiquement. Il est très grave de confondre criminalité et immigration !…

Par ailleurs, nous le savons toutes et tous, la notion de famille n’est pas seulement une question de filiation génétique.

Un joli clin d’oeil à l’extrême droite…

Cette quatrième loi en quatre ans ne permettra pas de lutter contre l’immigration irrégulière, et ne changera pas la situation en matière d’immigration économique. Elle servira uniquement à aggraver la situation administrative et la détresse des demandeurs au regroupement familial.

Ne nous y méprenons pas, seuls les demandeurs originaires de pays pauvres (principalement d’Afrique noire et du Maghreb) seront concernés en premier. Le gouvernement permet à l’UMP d’adresser de ce fait un joli clin d’oeil à l’extrême droite…

Marie Line RAYNAUD - Députée de la Charente


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mercredi 10 octobre 2007

Info Fédé 16 | Septembre 2007

Retrouver toute l'actualité du Parti Socialiste en Charente dans notre lettre Fédérale.


Extrait Info Fédé 16 : l'édito de Jean-Jacques FOURNIE, Premier Secrétaire Fédéral

Nous devons proposer une politique alternative !…

Cent jours déjà… Cent jours où l’activisme forcené du président de la République n’aura jamais été pris en défaut. Nicolas Sarkozy parle de tout, il est partout, il s’occupe de tout, il décide de tout. Il sera donc responsable de tout. Car l’état de grâce, habituel après l’élection d’un nouveau président, ne durera pas toujours. Et alors que la croissance ralentit, la dette publique explose, les déficits se creusent, le réveil risque d’être douloureux.
D’autant qu’au delà des mesures cosmétiques sur le service minimum ou la récidive qui plaisent à l’opinion publique mais qui ne résoudront rien, et par delà la mise en place de commissions de réflexion et autres comités d’évaluation, il apparaîtra qu’en cent jours, l’acte majeur du nouveau gouvernement aura été le «paquetcadeau fiscal» offert à quelques milliers de Français les plus fortunés.
Qu’aurions-nous fait, nous, de ces cent premiers jours ? Au premier abord, il peut paraître facile de poser la question. Bien au contraire, car nous sommes dans l’opposition et c’est à nous qu’il revient de proposer des pistes et des solutions alternatives. Nous aurions fait autre chose et nous l’aurions fait autrement :
Pour nous, la priorité aurait d’abord été le pouvoir d’achat des ménages avec un seul objectif : la relance économique et la création d’emplois.
Ce train de mesures aurait été accompagné d’une politique fiscale incitative.
Dès la rentrée, après être revenu sur les fermetures de classes dans les écoles en zones d’éducation prioritaire, nous aurions affecté des assistants d’éducation dans les établissements les plus sensibles pour coordonner un dispositif anti-échec scolaire.
Un pacte de solidarité urbaine aurait été lancé pour les communes où les enjeux sociaux sont les plus lourds, et nous aurions placé les habitants, les associations d’économie sociale mais aussi les entreprises, au coeur de ce processus de renouvellement urbain et de dynamisation économique des quartiers.
L’ensemble de ces premières mesures aurait été accompagné d’une relance du dialogue social préalable à la préparation d’une grande conférence nationale sur les revenus, les salaires, les retraites et la sécurité sociale professionnelle.
Le choix d’une politique de sécurité qui ne soit pas rythmée par les faits divers et l’émotion populaire qui les accompagne, mais qui soit animée par la volonté sincère et sérieuse de résoudre vraiment le problème majeur que demeure la violence dans notre société.
Le Parti socialiste doit évoluer. Il l’a toujours fait et il va le faire. Il doit s’adapter à la nouvelle donne internationale, économique, sociale, sociétale. Il a commencé et il va continuer.
Mais, il doit aussi, et parallèlement, s’opposer au gouvernement quand c’est nécessaire et proposer une politique alternative quand c’est opportun. C’est la tâche qui nous incombe si nous voulons convaincre les Français que nous sommes une force politique responsable, à la fois porteuse d’un idéal et consciente des réalités. Il en va de notre crédibilité. Et plutôt que de gaspiller notre énergie en de vaines querelles internes, c’est par l’action politique, au sens le plus noble et le plus large du terme, que nous gagnerons l’estime des Français. Et par là même, la nôtre…

Jean-Jacques FOURNIÉ
Premier Secrétaire Fédéral


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mardi 1 mai 2007

INFO Fédé 16 | 6 mai - 5J

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Extrait Info Fédé 16 : le billet de Pierre RATERRON, Secrétaire Fédéral à la Culture

Oui, définitivement, c’est Ségolène !

«La finale se joue entre les deux finalistes, pas avec le troisième… C’est comme cela que ça se passe à la Coupe du monde, non ?…» Nicolas SARKOZY est content de lui, son entourage s’esclaffe… Et pourtant, il vient de faire non pas une erreur mais une faute, car l’élection présidentielle n’est pas une compétition sportive, aussi prestigieuse soit-elle… C’est faire preuve d’un rare mépris aussi bien pour l’enjeu national que pour les électrices, les électeurs qui n’ont pas choisi les deux finalistes au premier tour…

  • Content de lui et sûr de lui, Monsieur SARKOZY… C’est un homme d’appareil, il sait s’en servir pour menacer les parlementaires UDF de cinglantes défaites aux législatives si… Ceux qui se sont précipités pour faire allégeance n’avaient certainement pas suffisamment confiance en leurs électeurs qu’ils ont pourtant représentés depuis cinq ans…
  • Content de lui, sûr de lui et ne doutant de rien quand, par exemple, il menace de «virer, quand il sera élu», la Rédaction de France 3 qui, à ses yeux, n’avait pas été assez révérencieuse à son égard… Ou lorsqu’il produit sur scène un transfuge, pathétique jusqu’à la caricature, et qu’il le charge d’animer le «pôle gauche de l’UMP», plaisanterie «énaurme» qui rappelle celle de la «clef du champ de tir» destinée aux bleusailles…
  • Content, sûr de lui, ne doutant de rien et fin diplomate quand, en plein meeting, il rappelle que ce sont nos amis Allemands qui ont inventé la solution finale…
  • Content, sûr de lui, ne doutant de rien, fin diplomate et prêt à tout, par exemple, pour empêcher le débat que Ségolène ROYAL a proposé à François BAYROU, débat franc et courtois qui a quand même eu lieu, passant outre aux pressions diverses de la droite. Quelle belle leçon de tolérance et de respect de la liberté d’expression nous donnent Monsieur SARKOZY et ses amis !… Saluons, à cette occasion, l’indépendance de BFM TV et de RMC…

Alors, pour ce qu’elle apporte de sincérité, de courage et de conviction, pour ce qu’elle propose, pour ce qu’elle est, oui, définitivement, c’est Ségolène ROYAL que nous choisissons pour devenir la Présidente de la République Française !…

Pierre RATERRON - Secrétaire Fédéral à la Culture


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jeudi 26 avril 2007

INFO Fédé 16 | 6 mai - 10J

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Extrait Info Fédé 16 : le billet de Pierre RATERRON, Secrétaire Fédéral à la Culture

Puisque nous partageons les mêmes valeurs, alors, RASSEMBLONS-NOUS !…

« Je dois aller au-delà, bien sûr en rassemblant toute la gauche et les écologistes mais aussi, bien au-delà, pour rassembler une majorité de Français qui veulent vraiment que cela change et qui veulent aussi que le pouvoir sortant rende des comptes. C’est ce que nous allons faire dans les jours qui viennent, pour que la France se relève, pour que nous défendions nos valeurs, parce que l’ancien système ne fonctionne plus… Je vous invite à l’imaginer, cette France qui a envie d’aller de l’avant…». Tard dans la nuit de dimanche, rue de Solférino, Ségolène ROYAL lance cet appel… Lundi matin, aux informations, plusieurs militants de l’UDF, qui ont voté pour François BAYROU, s’expriment. A la question «Qu’est-ce qui vous sépare de Nicolas SARKOZY, d’une part, et de Ségolène ROYAL, d’autre part ?…», ils répondent avec une belle unanimité : «Avec le premier, nous ne partageons pas les mêmes valeurs… Et avec la seconde, nous ne partageons pas ses solutions…». Par leurs déclarations, ces militants de l’UDF viennent de donner la définition de la démocratie participative : tout d’abord, partager les mêmes valeurs, les mêmes principes généraux et souvent les mêmes idéaux. C’est le préambule nécessaire et suffisant pour lancer le débat participatif, confronter les propositions et choisir, ensemble, les dénominateurs communs qui permettront d’enrichir la substance des propositions / solutions grâce à la diversité des apports…

Au fil de la campagne du premier tour, si nous pouvions légitimement douter de la rupture effective avec la droite dont François BAYROU faisait état (moi le premier, dans les précédentes Lettres aux adhérents), le vote de dimanche a légitimé cette prise de position. Mais l’important est que plus de 18 % des votants ont cru en cette rupture… S’il ne nous appartient pas de spéculer sur les intentions de François BAYROU, en revanche il semblerait très malvenu qu’il déçoive ses électeurs qui auront, sans nul doute, une excellente mémoire…

Vous qui avez cru en cette rupture, puisque nous partageons les mêmes valeurs, semble-t-il, alors rassemblons-nous et répondons ensemble à l’invitation de Ségolène ROYAL : «Venez, forces vives de notre belle nation, serrez-vous les coudes, nous allons rendre le sourire à notre pays…».

Pierre RATERRON - Secrétaire Fédéral à la Culture


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