Info Fédé 16 | Septembre 2007
Par Fédération PS Charente, mercredi 10 octobre 2007 à 18:51 :: INFO Fédé 16 :: #108 :: rss
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Extrait Info Fédé 16 : l'édito de Jean-Jacques FOURNIE, Premier Secrétaire Fédéral
Nous devons proposer une politique alternative !…
Cent jours déjà… Cent jours où l’activisme forcené du président de la République n’aura jamais été pris en défaut. Nicolas Sarkozy parle de tout, il est partout, il s’occupe de tout, il décide de tout. Il sera donc responsable de tout. Car l’état de grâce, habituel après l’élection d’un nouveau président, ne durera pas toujours. Et alors que la croissance ralentit, la dette publique explose, les déficits se creusent, le réveil risque d’être douloureux.
D’autant qu’au delà des mesures cosmétiques sur le service minimum ou la récidive qui plaisent à l’opinion publique mais qui ne résoudront rien, et par delà la mise en place de commissions de réflexion et autres comités d’évaluation, il apparaîtra qu’en cent jours, l’acte majeur du nouveau gouvernement aura été le «paquetcadeau fiscal» offert à quelques milliers de Français les plus fortunés.
Qu’aurions-nous fait, nous, de ces cent premiers jours ? Au premier abord, il peut paraître facile de poser la question. Bien au contraire, car nous sommes dans l’opposition et c’est à nous qu’il revient de proposer des pistes et des solutions alternatives. Nous aurions fait autre chose et nous l’aurions fait autrement :
Pour nous, la priorité aurait d’abord été le pouvoir d’achat des ménages avec un seul objectif : la relance économique et la création d’emplois.
Ce train de mesures aurait été accompagné d’une politique fiscale incitative.
Dès la rentrée, après être revenu sur les fermetures de classes dans les écoles en zones d’éducation prioritaire, nous aurions affecté des assistants d’éducation dans les établissements les plus sensibles pour coordonner un dispositif anti-échec scolaire.
Un pacte de solidarité urbaine aurait été lancé pour les communes où les enjeux sociaux sont les plus lourds, et nous aurions placé les habitants, les associations d’économie sociale mais aussi les entreprises, au coeur de ce processus de renouvellement urbain et de dynamisation économique des quartiers.
L’ensemble de ces premières mesures aurait été accompagné d’une relance du dialogue social préalable à la préparation d’une grande conférence nationale sur les revenus, les salaires, les retraites et la sécurité sociale professionnelle.
Le choix d’une politique de sécurité qui ne soit pas rythmée par les faits divers et l’émotion populaire qui les accompagne, mais qui soit animée par la volonté sincère et sérieuse de résoudre vraiment le problème majeur que demeure la violence dans notre société.
Le Parti socialiste doit évoluer. Il l’a toujours fait et il va le faire. Il doit s’adapter à la nouvelle donne internationale, économique, sociale, sociétale. Il a commencé et il va continuer.
Mais, il doit aussi, et parallèlement, s’opposer au gouvernement quand c’est nécessaire et proposer une politique alternative quand c’est opportun. C’est la tâche qui nous incombe si nous voulons convaincre les Français que nous sommes une force politique responsable, à la fois porteuse d’un idéal et consciente des réalités. Il en va de notre crédibilité. Et plutôt que de gaspiller notre énergie en de vaines querelles internes, c’est par l’action politique, au sens le plus noble et le plus large du terme, que nous gagnerons l’estime des Français. Et par là même, la nôtre…
Jean-Jacques FOURNIÉ
Premier Secrétaire Fédéral
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